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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

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Teja Gavankar, other’s spaces 002, 2016. Dessin, 21, 59 x 27, 94 cm. | Drawing, 21, 59 x 27, 94 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist

Teja Gavankar
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

S’immiscer dans le quotidien et transformer l’espace dans ses traits les plus banals compose le terrain d’action et d’investigation de l’artiste indienne Teja Gavankar. Par la pratique du dessin et de l’intervention in situ, elle négocie les modes d’apparition du territoire afin d’en extraire l’identité et d’en extirper les spécificités. Puisant à même les éléments du paysage construit, devenus communs en raison de leur expérience répétée, elle y fait émerger de nouvelles configurations. Alors que l’artiste a principalement développé des projets in situ dans l’espace urbain, celui présenté au centre OPTICA incarne une première intervention en galerie.

Intéressée par la géométrie et la topologie, Gavankar revisite les éléments architecturaux - les murs, les chaussées, les escaliers et plus récemment le motif du coin - pour en faire les conditions d’émergence d’une expérience, cherchant à rompre la quiétude de leur fonctionnalité, de leur structure et de leurs caractéristiques propres. Très minimales, ces interventions artistiques, tant graphiques que physiques, mettent pourtant en œuvre une force certaine. Elles trafiquent les petites choses, la banalité, afin d’engendrer des subtilités porteuses de grandes ambiguïtés perceptives.

La pratique du dessin de l’artiste prend d’assaut la grille, cet outil-support papier, qui oriente et guide le trait dans un esprit cartésien. De nombreux artistes indiens ont repensé et critiqué les moyens de décrire, de calculer et de mesurer les multiples manifestations qui composent le monde. Associées notamment à la modernité et au colonialisme, ces balises, déployées en Inde lors de l’occupation britannique, ont permis de catégoriser et de créer des topologies des diverses ressources, tant naturelles qu’humaines, retrouvées sur le territoire. Même si Gavankar, tout comme d’autres artistes de la nouvelle génération créative de l’Inde, ne fait pas directement intervenir ces références historiques, son usage de la grille demeure toutefois critique. Il s’agit de s’attaquer aux structures contraignantes et à la rigueur qu’elles imposent. Par endroit, elle fera en sorte de la faire voler en éclat, de privilégier les lignes courbes ainsi que les traits décalés et obliques, en dehors des zones rectilignes, ou d’en radier certains carreaux. Tant de façons de laisser le trait réinventer la ligne et introduire la souplesse dans la rigidité.

Auteure : Julie Alary Lavallée

Julie Alary Lavallée est doctorante en histoire de l’art à l’Université Concordia.
Ses recherches portent sur les expositions collectives d’art contemporain de l’Inde dans un contexte diasporique.

Présentation publique de Teja Gavankar à la Fonderie Darling
L'événement est organisé en partenariat avec la Fonderie Darling, 745, rue Ottawa, H2C 1R8. La présentation aura lieu en anglais, la conversation en anglais et en français. Jeudi 16 novembre de 18h à 20h.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

DERY, Milly-Alexandra (2018). « Teja Gavankar : Other’s Spaces », Espace art actuel. no. 119, printemps-été, pp. 89-91.

RAIKAR-MHATRE, Sumedha. "Sumedha Raikar-Mhatre: Born Out Of A Space Crunch, Back From A Show In Montreal, Artist Teja Gavankar Reflects On Mumbai's Geometry And Contradictions Of Urban Living", Mid-day, 17 décembre 2017.

DELGADO, Jérôme. « Invisibles corruptions, Teja Gavankar séduit avec des petits dérangements de l’ordre établi », Le Devoir, 2 décembre 2017.



Titulaire d’une maîtrise en arts visuels de la Maharaja Sayajirao University, Baroda (Inde), Teja Gavankar compte un parcours ponctué de nombreuses résidences, dont l’une réalisée en 2014 à la Fonderie Darling (Montréal) grâce au concours de la Inlaks Shivdasani Foundation. En 2016, elle prenait part à l’exposition Young Subcontinent (Serendipity Art Festival, Inde). Elle vit et travaille à Bombay.