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Léa Moison, 25/09 = 1 (partition) 1/5, 2018. Graphite sur papier. 104,14 x 175,26 cm. | Graphite on paper. 104,14 x 175,26 cm. variable size. Crédit | Credit: Paul Litherland.


Léa Moison
du 19 janvier 2019 au 16 mars 2019
25/09=1

Vernissage, samedi le 19 janvier 2019 - 15h à 18h
Dans le cadre de l’exposition 25/09=1 Léa Moison présente un corpus de dessins et une architecture obtenus à partir de protocoles et de systèmes, qui tentent de traduire le son bidimentionnellement et tridimensionnellement. L’artiste qui allie les arts visuels et médiatiques avec une solide culture musicale, développe une pratique reposant sur un mode de composition qui joue entre le passage du sonore au visuel. Chaque œuvre provient d’un travail de traduction de données découlant d’une série de relais effectuée d'une discipline à l'autre, suivant un système d'équivalence bien défini : ainsi la musique devient partition qui devient dessin qui devient objet qui devient musique, et ainsi de suite.

Montées sur papier blanc, les notations graphiques ne réfèrent pas au solfège et ne dévoilent pas une musique à jouer : le son s’avère absent et affranchit de repères de correspondances de cause à effet. Un volume, déployant une onde dépouillée, transpose aussi le phénomène sonore dans l’espace en s’inspirant de Iannis Xenakis qui combinait dans certains projets la musique électronique et l’architecture. La méthode utilisée par Moison comporte une certaine liberté de production qui rejoint la philosophie de l’indétermination de John Cage. Ce dernier décrivait lui-même les éléments de ses compositions en termes de méthode et de structure. En effet comme chez Cage, le processus chez Moison prévaut sur le geste et la touche subjective de l’artiste, tandis que le résultat laisse incorporer une part d’imprévisible. La reproduction de la matière de base (les données objectives issues de la structure d’une partition ou d’une sculpture) aboutit à la constitution d’objets indépendants qui étend de manière infinie les possibilités formelles.

L’espace d’exposition circonscrit un univers aérien, presque inexistant et irréel, une ambiance onirique où le temps s’avère suspendu.

Auteure : Esther Bourdages

Esther Bourdages travaille dans le champ des arts visuels et technologiques en tant qu'auteure, commissaire et chercheuse indépendante. Sa recherche curatoriale explore des formes d'art telles que l'art in situ, l'installation et la sculpture, souvent en conjonction avec le son.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)


REVUE DE PRESSE

BEHA, Claire-Marine. «Les (nombreuses) expositions à voir en février à Montréal», Le Baron, 31 janvier 2019.



Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM et d’un diplôme en psychologie, Léa Moison vit et travaille à Montréal. Suite à ses études en musique et aux Beaux-arts de Lorient, elle décide d'explorer le lien entre les arts et de rallier dans un même espace la musique, le dessin et la sculpture. En parallèle, elle intervient auprès des jeunes à travers d'ateliers créatifs et imagine des projets aux travers desquels elle souhaite permettre aux jeunes de développer leur propre langage plastique.