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Expositions 1988

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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques





Bill Burns, Alan Storey
du 9 janvier 1988 au 31 janvier 1988
The Art Train / Le train de l'art

Optica présente le travail résultant de la collaboration des artistes Bill Burns et Alan Storey, tous deux de Colombie-Britannique. Cette installation, Le train de l'art, est accompagnée de deux pièces murales, réalisées par Bill Burns autour de problématiques complémentaires.

LE TRAIN DE L'ART
Le rapport indéfinissable qui existe entre la galerie en tant qu'institution sociale épurée et le soi-disant vrai monde est l'un des aspects les plus fascinants de la production artistique contemporaine. Le marché de l'art surchauffé et expansionniste des dernières années s'est converti aux valeurs du marché et ce, sur la supposition que la récupération de l'art, le commerce et la critique font route ensemble dans le même train. Le train de l'art se meut grpace à l'action exercée par la force gravitationnelle. Il transporte autour des pilliers de la galerie quatre formes élémentaires, la boule, le cône, le cube et le cylindre, qui ont dominé la théorie et la structure mythologique de l'art occidental. Le matériau (chocolat) utilisé dans la confection de ces formes met en relief la fécondité de cette vérité historique. Pensez à « Chocolate Baggage », « Chocolate Grinder », « Chocolatine Fertility: the Easter Rabbit lays chocolate eggs ». Train et chargement mi-amer sont propulsés par la seule action de la gravité, ce ciment rhétorique de la tradition sculpturale.

PIECES MURALES
Les pièces murales à panneaux multiples font allusion aux affichages commerciaux. Leurs motifs de couleurs sont le reflet des motifs utilisés dans les programmes de décoration de bureau. Ainsi comme le veut la tradition moderniste, les tableaux de couleurs que s'est approprié le monde du commerce sont à nouveau recyclés. Ces oeuvres examinent l'espèce de glissement qui survient entre l'artefact fabriqué à un seul exemplaire et l'image photographique d'objets fabriqués en série (dans ce cas-ci, un train)
-Bill Burns (traduit par Daniel Fitzgerald)
-Communiqué de presse (Optica)

Bill Burns est originaire de la Saskatchewan. Il a étudié à Vancouver, Victoria et, plus récemment, à Londres en Angleterre. Il a exposé, notamment, à Western Front, à la Walter Phillips Gallery, à la Surrey Art Gallery, à la London International Art Fair, au Goldsmiths' College (à Londres), au Trent Polytechnic (à Nottingham), à la Manchester City Gallery et à la Auto-Galerie (à Berlin) Il a de plus participé au Projet K-18 à Kassel en 1985.

Alan Storey est originaire de la C-B où il a fait ses études. Il a esposé a Open Space, à la Or Gallery, à a Walter Phillips Gall, à Western Front ainsi qu'à la Contemporary Art Gallery, a Mercer Union, a la Surrey Art Gallery, et plus, récemment à la Vancouver Art Gallery. Il a de plus participé à l'October Show ainsi qu'à l'exposition From Sea to Shining Sea, organisée par Power Plant.



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© Page couverture l Book cover, La photographie en tant que document vulgaire / Towards the photograph as a vulgar document, 1992.

Exposition de groupe
du 6 février 1988 au 28 février 1988
La photographie en tant que document vulgaire / Towards the Photograph as a Vulgar Document

Artistes : Raymonde April, Charles Guilbert, Bob Burley, Tim Clark, Eileen Cowin, Lee Friedlander, Michel Gaboury, Suzy Lake, Lucie Lefebvre, George Legrady, Sherrie Levine, Laurie Simmons, Mitra Tabrizian, Andy Golding, Mark Lewis

Colloque/Symposium
26, 27, 28 février 1988

Pour fêter son 15ième anniversaire en tant que galerie autogérée par des artistes Optica prépare un événement qui, se voulant plus qu’un simple répertoire rétrospectif, prendra la forme «d’annales vivantes ». Parmi les thèmes récurrents qui ont été abordes au cours des ans, « Vers une photographie devenue document vulgaire » s’avère particulièrement représentatif du programme de la galerie.

Structurellement, l’événement comprendra une exposition, un colloque et un livre. L’exposition sera l’aspect visuel d’une analyse critique dont le colloque représentera l’aspect théorique. Quant au livre il referera aussi bien à l’exposition en reproduisant plusieurs œuvres, qu’au colloque grâce à des textes rédigés par les conférenciers et à l’histoire d’Optica par le biais de documents d’archives.

« La photographie en tant que document vulgaire » ne traite pas nécessairement d’images obscènes mais plutôt de la façon dont la photographie interroge et explore les contradictions et les potentiels de la photographie documentaire au cours des 15 dernières années.

Le document vulgaire pose des questions telles que : En regardant une photographie croyez-vous à ce que vous voyez ? Vous identifiez-vous à ce que vous voyez ? Le monde représente est-il le vôtre ? Reconnaissez- vous au photographe l’autorité de " réorganiser" votre monde ? Trouvez- vous que les photographies vous représentent adéquatement en tant qu’homme ou en tant que femme ?

Étant donne que le document vulgaire pose toutes ces questions, il ne peut être défini par une seule idée. Aussi, les divers points de vue présents tant par les photographes inclus dans l’exposition que par les conférenciers participant au colloque supportent cette multiplicité.

Treize artistes du Québec, du Canada, des États-Unis et d’Angleterre font partie de cette exposition soit : Raymonde April et Charles Guilbert, Bob Burley, Tim Clark, Eileen Cowin, Lee Friedlander, Michel Gaboury, Suzy Lake, Lucie Lefebvre, George Legrady, Sherrie Levine, Laurie Simmons et Mitra Tabrizian.

Le vernissage aura lieu le samedi 6 février de 14h00 à 17h00. De plus, dans le cadre du colloque, une soirée de fermeture sera organisée le samedi 27 février à 20h30.

Enfin, l’automne prochain, en collaboration avec la revue Parachute, Optica publiera le livre faisant partie du projet. Ce livre comprendra une introduction par Dominique Guillaumant, directrice de gestion d’Optica, un historique de la galerie rédigée par Serge Allaire, un essai sur l’exposition de Lorne Falk accompagné de photos des œuvres de l’exposition ainsi que les textes des conférenciers participant au colloque.
- Communiqué de presse (Optica)

N.B. Les textes du colloque ont été publiés (en édition limitée) en 1992, dans le cadre du 20e anniversaire d'Optica.

Voir le catalogue des publications.

Bibliographie
Gravel, Claire, « Place à la photo et à la sculpture », Le Devoir, samedi 20 février 1988, p. C-9.
Denis, Jean-Pierre, « La photographie en tant que document vulgaire towards the photograph as a vulgar document », Parachute, juin juillet août 1988, no. 51, p.31-32.
Svoboda , Jean-Luc, « Optica: La photographie en tant que document vulgaire », Photo Communiqué, Summer 1988, p. 35-36.
Gravel, Claire, « La photo en tant que document vulgaire », Le Devoir, mardi février 1988, p. 11.
Caron, Nathalie, « Les 15 ans à Optica: L'art vulgaire », Voir, 11-17 février 1988, p.12.




Jocelyn Gasse
du 5 mars 1988 au 27 mars 1988
«Compositions»

Les Compositions de Jocelyn Gasse sont des monuments d’éloge au paysage. Agencées en formations pyramidales ou étagées, ces unités architecturales simples semblent animées par un puissant mouvement ascendant. Sur le plancher de l’exposition, l’emploi de formes telles que des perrons, des bassins et des foyers leur confère une dimension plus intime.

La présence que dégagent ces monuments est renforcée par la densité des surfaces peintes en noir qui mettent en valeur diverses qualités et propriétés de la lumière. Une finition réfléchissante reflète les images environnantes. Des sources lumineuses internes et externes permettent de créer des effets théâtraux. L’emploi de la noirceur ou l’absence de lumière fait ressortir les teintes plus claires. Avant tout, l’artiste utilise la lumière comme un élément atmosphérique du paysage qui doit illuminer diverses parties de l’œuvre.

Grâce à ces éclairages, les panneaux se transforment en écrans. Leurs rebords découpent discrètement le paysage en un quadrillage de lignes sans que se perde la continuité qui lie l’ensemble et qui anime le paysage d’un mouvement harmonieux et rythmique. Qu’elles soient hautes ou basses, les sources lumineuses servent de points de référence. Généralement, la partie supérieure des panneaux est illuminée par un soleil couchant, rayonnant une lumière entre chien et loup. Dans certaines œuvres, une bande sombre, modulée par des teintes évoquant des étendues tristes, sépare les zones supérieures des zones de noirceur, de désolation ou de brume ne sont pas menaçantes et semblent plutôt circonscrire un lieu, un instant de méditation. Un instant pendant lequel le spectateur est invité à baigner dans les atmosphères et à découvrir les différentes entorses aux lois de la nature que cachent certaines paysages. Ceux-ci sont inspirés des voyages qu’a effectués l’artiste en Islande, terre d’horizons grandioses, d’étendues désertiques et de phénomènes naturels contradictoires.

Vues à hauteur d’homme, les surfaces réfléchissantes sont articulées en des formes concises qui, d’un point de vue architectural, invitent, attirent et abritent. Le spectateur passe alors des paysages lointains à des structures qui feront naître en lui des sentiments de profondeur, d’intériorité et de continuité. L’œuvre devient alors un observatoire d’où il peut contempler le paysage, non comme une description d’un phénomène extérieur, mais comme un état d’être très concret.
- Cyril Reade
- Communiqué de presse (Optica)

Bibliographie
Lehmann, Henry "Eclectic beauty on the Main", Montreal Daily News, Wednesday March 23, 1988, p. 28.




le 31 mars 1988
Bingo d'art





Stan Douglas
du 2 avril 1988 au 27 avril 1988
Overture, Television Spot

Les œuvres de Stan Douglas sont des objets réalisés conjointement avec la remise en situation du spectateur. Nécessitant un appareillage technologique des plus signifiants au niveau formel, Overture et Television Spots viennent s’introduire de façon critique dans la tradition de la réception des œuvres. Les images qui défilent sous nos yeux renverseraient-elles la dialectique sujet/objet ? Lequel des deux arrive à se dérober à l’autre ? Et comment est médiatisée la conscience de cette mécanique retournée ?

Overture, métaphore de la position du sujet face à l’objet, démontre comment se joue le rapport à l’œuvre par une argumentation de la conscience (extrait de « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust). Installant un équipement de projection à l’endroit où se tient habituellement la spectateur- ici en proie à un cliché de perspective (chemin de fer)- Stan Douglas occasionne de cette façon la rupture de l’effet narration ; et ce, d’autant plus que le texte récité reste autonome par rapport à l’image. Entraîné jusqu’au point le plus rétréci d’une représentation possible par la course du rail à travers la noirceur du temps perdu, le sujet devient ainsi l’objet d’une conscience retrouvée.

Television Spots, conçu à des fins de transmissions sur écran télévisé, s’adresse au sujet consommateur d’images "surfaites". Comprenant sept scénarios (de huit à trente secondes chacun) à narration des plus réduites, cette œuvre brouille les habitudes perceptives du (télé)spectateur. « Their difference invites the activity of the spectator ; they initiate a comparison that illuminates the constructs of the television performance » (Barbara Fischer). Le sujet, alors rappelé à titre d’acteur dans l’élaboration de l’œuvre, signale la valeur pragmatique du travail de Stan Douglas. Pour simuler une certaine régularité au niveau de l’image, l’artiste impose sa rythmique conceptuelle composée de messages quasi subliminaux (stimulant plutôt qu’engourdissant) : d’où l’œuvre s’affirmant comme l’interférence la plus nette au niveau du processus de la consommation des images.

Si, au premier coup d’œil, les œuvres de Stan Douglas semblent refermées sur elles-mêmes, elles s’ouvrent toutefois à chacune des interventions que constituent les sujets. Pour cela, ces œuvres méritent une attention soutenue parce qu’elles attendent du spectateur qu’il scénarise sa propre recherche du temps perdu.
- Hélène Taillefer
- Communiqué de presse (Optica)


Bibliographie
Dumont, Jean, « Roméo Savoie, Stan Douglas et Jean Noël: Une oeuvre d'art n'arrive jamais seule... », La Presse, Montréal, Samedi 23 avril 1988, p.K5-K.6.




Violette Dionne
du 30 avril 1988 au 22 mai 1988
Travers saint

« Rien ne permettant de classer les saints d’après leur sainteté, il faut se contenter de considérer comme saints (…) tous ceux qui ont eu l’honneur, pour un motif quelconque, d’être représentés par des artistes chrétiens dans des monuments chrétiens ».
- Marcel Pacaut, L’iconographie chrétienne, coll. Qui sais-je ?, Paris, PUF, 1952, p.96.

Certains saints auront eu de graves travers avant de devenir saints ; d’autres ont l’air assez bête parce qu’on voit mal à travers leur vie banale ou rarissime en quoi consiste leur sainteté.

Violette Dionne est née en 1959, juste à temps pour égayer de ses sourires les tonitruants discours de la Révolution tranquille. C’est en ce temps-là que la Religion fut mise en terre. De cette terre sont faites les statuettes de l’artiste, représentations à la fois pieuses et fantasques de l’ancien Ciel.

Trois ages sont ici présents : l’âge rouge, celui de la céramique, peut-être comparable a l’âge d’or d’Hésiode ; l’âge blanc, celui de l’hydrocal ; et le dernier, le plus dur, le nôtre, l’âge du béton.

Des écrivains se feront hagiographes imaginaires et consigneront la vie de chaque saint, faux martyr ou vierge sensuelle, dans une sorte de « Légende dorée » de notre temps.

Encore fallait-il trouver à loger cette pierreuse assemblée ; faute d’une église, elle fut accueillie par une galerie. Temporairement, on plaça les saints sur des tables ; on commença la maquette d’une cathédrale ; on fit d’utopiques portails, ceux-ci n’ouvrant cependant sur rien d’autre que sur cela même qui nous emmure tous, élus et visiteurs.

Ici, personne n’est requis de prier. S’abstenir cependant de rire avec ostentation ; interdit aux hommes de blasphémer à haute voix, de chiquer ou de cracher par terre ; les décolletés et les minijupes sont tolérés.
- François Hébert

Tous ces corps durs ont été extraits du moule de la sainteté ; aussi sont-ils coiffés d’un nimbe épais, rond comme un anneau. Ce serait la poignée dont peut se saisir la main qui voudrait les élever à soi et les transplanter d’un lieu à l’autre. Sur ce gigantesque échiquier, impassible aux changements, le saint veille, monolithe auquel même les mains, habituellement plus volubiles, voire vulgaires, ici s’incorporent. De sorte que des singularités, failles de la perfection peut-être, ne pourraient qu’émerger peu à peu de l’uniformité de l’ensemble. Tout indique en effet que nous sommes en présence non pas d’êtres conventionnels comme le voudrait la tradition iconographique chrétienne, mais bien d’une collection d’idiosyncrasies, l’artiste faisant honneur à la bêtise en particulier.
- Violette Dionne

Lancement du catalogue et table ronde:
« L’hagiographie cuite » est publié aux éditions Garamond de Roseau, 1988. Ce collectif comprend des textes de Shalom Aléikoum, Bernard Andrès, Gilles Archambault, Julien Bigras, Normand Biron, Claude Bouchard, Violette Dionne, Brenda Dunn-Lardeau, Célyne Fortin, François Hébert, Jean-Pierre Issenhuth, Alexis Klimov, Nathalie Labrecque, Benoit Lacroix, André Major, Jean Marcel, Bruno Roy, Pierre Turgeon et un avant-propos signée par Louise Poissant.

La table ronde sera composée de Violette Dionne, Brenda Dunn-Lardeau (éditrice de la « Légenda aurea : sept siècles de diffusion », Bellarmin, 1986) et Benoit Lacroix (médiéviste) et s’orientera de façon à développer différents points de vue concernant l’exposition.
- Communiqué de presse (Optica)

Bibliographie
Bélanger, Judith, « 3 expositions: C'est ma tournée ». Voir, 5-11 mai 1988, p. 13.
Villeneuve, Paul, « À la Galerie Optica: "Travers Saints" ou la sainte revue par Violette Dionne ». Journal de Montréal, Samedi 14 mai 1988.




Peter Bowyer
du 1 octobre 1988 au 23 octobre 1988
First Lunar Dump

Depuis quelques années, l'oeuvre de Peter Bowyer a pris la forme de tableaux sculpturaux et d'installations complexes où l'interaction des groupes d'images et de scénarios engendre des situations narratives décousues. Malgré leur caractère fictif, en apparence éloigné dans l'espace et dans le temps, ces curieux tableaux présentent des aspects inquiétants de notre évolution et confrontent le spectateur avec des réflexions sur la difficulté de notre situation actuelle. Donald Kuspit a écrit ce qui suit à propos de l'oeuvre de Bowyer présentée en 1984 dans le cadre de l'exposition «The New City of Sculpture»:
« ...une construction de peinture-sculpture présentant, fort à propos, des personnages rappelant ceux de Piero di Cosimo—quelques-uns plus fantastiques, monstrueux—en situation de révolution néolithique. Il s'agit d'un primitivisme sophistiqué à l'extrême (...). Cet art est doté d'une dimension allégorique poussée, une allégorie subtilement indéterminée, qui convient au sentiment de fin-du-monde. »

Ce sentiment sous-jacent que l'humain perd en quelque sorte le contrôle de sa condition réapparaît dans «First Lunar Dump», la récente oeuvre de Bowyer présentée par la galerie Optica. Cette installation narrative mix-media se compose d'une série de dix illustrations noir et blanc qui ont pour thème central un hypothétique dépotoir de déchets toxiques sur la lune. Une allégorie déprimante de la culture technologique contemporaine en est le résultat.
-Traduction de Rachel Martinez.
-Communiqué de presse (Optica)

Bibliographie
Gravel, Claire, « De Pierre Bruneau à Yves Trudeau », Le Devoir, Samedi 15 septembre 1988.




Steven Curten, Ginette Legaré, David Moore, Serge Murphy, Danielle Sauvé, Louise Viger, Françoise Sullivan
du 29 octobre 1988 au 20 novembre 1988
Histoire de bois

« Histoires de bois », c’est d’abord un atelier de travail tenu durant plus de deux mois dans les locaux de l’École-atelier de sculpture sur bois de Saint-Jean-Port-Joli à l’été de SJPJ, organisme indépendant regroupant J.- Pierre Bourgault, Johanne Blanchette, Jacques Doyon, Roberto Pellegrinuzzi et Michel Saulnier, ce projet visait l’échange et la confrontation entre des pratiques actuelles de l’art contemporain et une certaine tradition du matériau et du savoir-faire encore à Saint-Jean-Port-Joli.

Reprenant l’esprit initial d’un symposium, cet atelier réunissait toutes les conditions nécessaires à un travail et un échange intensifs entre les artistes participants, en relation avec les ressources du milieu. Les artistes jouissaient ainsi d’espaces de travail individuels, de la présence de quatre techniciens d’expérience (Yvon Noël, Stéphane Guérin, Nicole St-Cyr et Sylvie Cloutier), des matériaux nécessaires à leur travaux, d’une salle des machines bien équipée, des ressources artisanales locales (selon les besoins) ainsi que de logements individuels à proximité du fleuve.

L’enjeu du projet était aussi de faire état de différentes stratégies de réévaluation et d’appropriation de strates de culture considérées jusqu’alors, sous l’angle de la modernité, comme résiduelles ou exogènes mais que l’art actuel réévalue aujourd’hui comme partie constituante de sa culture. Les travaux effectués lors de cet atelier s’inscrivent pleinement dans la continuité des enjeux de la modernité que l’on peut, à la suite de Margit Rowell, ramener schématiquement à une polarité nature/culture ou mythologie, primitivisme et inconscient vs rationalité déconstructive et analytique. Les travaux réalisés inscrivent une interpellation réciproque de ces deux attitudes, de ces deux légitimités, sur un terrain où désormais l’Autre ne peut plus être évacué et où les certitudes et les absolus trouvent leur relativisation et leur interdépendance. On retrouvera au sein de tous ces travaux les traces du faire et les éléments d’une narration ou d’une imagerie fragmentée et non univoque, avec des dominantes analytiques ou symboliques, narratives ou conceptuelles. À vous, maintenant, le plaisir de l’exploration et de la lecture.
- Jacques Doyon
- Communiqué de presse (Optica)

Lancement du catalogue et table ronde :
La table ronde, organisée dans le cadre de « l’Art qui parle », réunira Ginette Legaré, Louise Viger, Michel Saulnier et Jacques Doyon. Ils présenteront d’une manière plus détaillée le déroulement et les enjeux de ce projet ainsi que son apport au travail des artistes.

Bibliographie
Pringle, Allan, « Histoires de bois: Wormwood », Etc, No. 6, Hiver 1989, p. 68-70.
Guilbert, Charles, « Bonjour les Arts Visuels! », Voir, 25-31 août 1988, p. 10-11.
Lamarche, Lise, « Histoire de Bois », Vanguard, vol. 18., no. 1, Février-mars 1989, p. 32-33.
Martin, André, « Histoire de bois », Parachute, mars-avril-mai-juin 1989, no. 54, p. 60-61.
Gravel, Claire, « Histoires de bois », Le Devoir, Samedi 5 novembre 1988, C-13.
Caron, Nathalie, « Histoire de bois: Envoye la Pitoune! », Voir, du 3 au 9 novembre 1988, p. 18.




Geoff Miles
du 26 novembre 1988 au 18 décembre 1988
Foreign Relations : Re-W/riting a Narrative in Parts

« La force d'une inscription permet l'éc/rite/ure avant le mot—Même en parcourant cette fascination pour l'image—Pour voir les règles d'une expression devenir les lois d'un échange—Dans lequel le détail devient obsession—Et pourtant par la différence, l'action de démantèlement dans avec la mort de l'identité. »

«Foreign Relations» est une métaphore multi-dimensionnelles et stratifiée de la pratique de la photographie en tant que forme artistique et de son rôle dans le maintien des mythes fondamentaux au sujet de la représentation visuelle, de la différence et de l'identité sexuelles, du savoir et de la puissance. Le titre «Foreign Relations» est la voir d'accès aux intentions de cette oeuvre. En fournissant la première lecture de l'oeuvre, le titre suggère l'idée de règles et de règlements, de diplomatie et d'intrigue dont la fonction de citation/situation/visualisation (citing/siting/sighting) prend place autant entre les sexes par l'entremise de la photographie qu'entre les nations par l'entremise du corps politique. En effet, les deux sens de «Foreign relations» opèrent dans cette oeuvre et, en fait, chacun dépend de l'autre pour raconter le récit inscrit dans la trame narrative visuelle.
-Traduction de Rachel Martinez
-Communiqué de presse (Optica)

Geoff Miles est photographe et vit à Toronto.