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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




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© Page couverture l Book cover, Hanna Luczak : Inside Mount Kilimanjaro, 1991.

Hanna Luczak
du 2 février 1991 au 23 février 1991
Inside Mount Kilimanjaro

Dans le travail d’Hanna Luczak, le sens du familier émerge; il invite à l’expérience du soi, même s’il est basé sur un jeu d’opposition – est / ouest, mâle / femelle, communisme / capitalisme, Polonais / Canadien. Quelle est ma place au sein de ces dualités antithétiques? S’il existe une possibilité de comprendre cette complicité, c’est dans la structure de la différence qu’il faut la chercher. Je dirais que cette différence n’est ni une structure d’opposition ni une structure de complémentarité, mais qu’elle naît de la réunion et de l’organisation d’éléments séparés, ce que paradoxalement on appelle une fragmentation. Il n’y a pas autrement de façons logiques de faire face à ces différences, puisqu’il n’existe pas de loi qui contrôle ou détermine les relations qui précèdent, autres que celles qui semblent présider à la pratique de l’art et qui donnent leur légitimité à ce type d’aventure et à ce type d’échange. Si l’on veut tirer le moindre sens de cette situation, (sans prendre les causes pour l’effet), les questions qui naissent d’une manière différente de penser l’art demeurent la base la meilleure d’une quelconque interprétation. Cette forme d’acceptation inconditionnelle est l’un des éléments essentiels de la possibilité d’une relation avec l’Autre.
-Gould Trevor, Francesca Pensirini, Hanna Luczak : Inside Mount Kilimanjaro, "Préambule", Optica, Montréal, 1991.

Voir le catalogue des publications.

- Gravel, Claire, «La montagne sacrée d'Hanna Luczak», Le Devoir, samedi 9 février 1991, p. C-10.
- «Optica, Programmation actuelle», Parallelogramme, vol. 18., no. 3, hiver 1990-91, p. 90.
- Moreau, Yvan, «Hanna Luczak, Inside Mount Kilimandjaro, Galerie Optica», ETC Montréal, no. 14, printemps 1991, p. 73.
- Slejskova, Nadia, trad. de Clément Fontaine, «Hanna Luczak, a model of conceptual thought / un modèle de pensée conceptuelle», ESPACE 17, automne 1991, p. 44-46.




Jocelyne Alloucherie, Patrick Altman, Guy Bourassa, Paul Lacerte, Alain Paiement, Sylvie Readman
du 23 mars 1991 au 21 avril 1991
Photo sculpture

Une exposition présentée conjointement par OBORO et OPTICA

Cette exposition veut donner un aperçu des nombreuses pratiques qui utilisent photographie et sculpture et en problématisent diversement les interrelations. Sculpture photographique (là où la fusion de l'un et l'autre est la plus forte), sculpture se structurant en fonction de paramètres du photographique, photographies insérées dans un dispositif sculptural qui fait référence au contexte de réception médiatique ou esthétique, détour par les genres du paysages ou du portrait, déploiement d'appareils de visionnement, présentation de la sculpture par la photographie... Telles sont quelques-unes des stratégies par lesquelles le photographique envahit littéralement le sculptural et s'y énonce; quelques-unes des stratégies par lesquelles le sculptural se voit détourné et réévalué.

Cette exposition a été réalisée, dans le cadre des Studios d'été de St-Jean-Port-Joli, par Lesley Johnstone, Marie Fraser, Jacques Doyon, Michel Des Jardins et Jean-Pierre Bourgault.

La table ronde réunira des artistes et des représentant-es du comité organisateur. Les discussions traiteront des oeuvres en relation avec la problématique de la photo sculpture et relateront l'expérience des artistes dans le contexte de l'atelier des Studios d'été de St-Jean-Port-Joli. Le catalogue de l'exposition sera lancé à cette occasion.
- Communiqué de presse (Optica)


- Gravel, Claire, «Paul Lacert, L'envers du décor», MTL, avril 1991, p. 54-56.
- Cron, Marie-Michèle, «Trois petits tours...», Voir, du 11 avril au 17 avril 1991, p. 22.
- «Profil de deux centres, Galerie VU, québec, Galerie Optica, Montréal», Parallélogramme, vol 16, no. 4, 1991,p. 72-73.
- Gravel, Claire, «Penser la photographie», Le Devoir, mardi 9 avril 1991, p. B-3.
- Gravel, Claire, «Nos choix, arts visuels, photosculpture», Le Devoir, vendredi 22 mars 1991.




Ginette Prince
du 7 septembre 1991 au 6 octobre 1991
Croisades, chroniques de fin de siècle

Cette artiste multidisciplinaire conjugue l'installation, la performance et la photographie. Elle présentera à la galerie, comme partie intégrante du "Mois de la Photo à Montréal", une installation photographique qui mettra en jeu la problématique de la spatialisation du support et de la théâtralisation de l'image photo.

La démarche de Ginette Prince est fondamentale à la question du lien, du passage et de la limite qui est au coeur de l'orientation actuelle de la galerie: Voilà une oeuvre qui cherche à allier structure, matérialité, thématique, façon de faire, empreintes de surface et d'indices qui se situerait dans le passage entre les objets et les temporalités qui composent l'installation. Dans une veine que nous pourrions qualifier de "baroquisante", les symboles et les analogies tant formelles qu'iconographiques s'accumulent et de déposent dans l'espace pour déployer un "je" qui prend racine et fait corps avec (par) une mythologie personnelle.

La soirée focalisera sur le volet danse de la production vidéographique de Chantal DuPont et plus particulièrement deux de ses réalisations auxquelles a participé Ginette Prince.

Le marché de l'amour, 21 min./Corps d'oeuvres, 16 min/Paroles d'oiseaux à Toro Muerto, 12 min./Rivière aux cerises, 12 min.
- Communiqué de presse (Optica)

- Cron, Marie-Michèle, «D'anges, de chateaux, et de donjons, Ginette Prince, Galeri Optica», Le Devoir, Mercredi 2 octobre 1991, p. B-2.
- «Lien, passage, limite / Présence empirique, Optica, Montréal, Québec», Parallelogramme, vol. 17, no. 2 1991, p. 65.
- Newman, Brenda, «A Quiet Crusad: Ginette Prince's installation work», VIEWS, May 1990, p. 6.
- Campeau, Sylvain, «Ginette Prince ou la lucidité multidisplinaire», ETC MONTRAL,p. 48.



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© Page couverture l Book cover, Empirical Presence : Six Essays, 1992.

Barbara Caruso, Jean-Marie Delavalle, Yves Gaucher, Ron Martin, Jaan Poldaas, Henry Saxe
du 12 octobre 1991 au 10 novembre 1991
The Empirical Presence

Conservateurs : James Campbell et Yvonne Lammerich

Cette exposition a été conçue après avoir observé que l’abstraction, forme d’art éminemment significative de notre époque, souffrait d’un tragique manque d’échanges, tant dans le public que chez les artistes canadiens. Contrairement aux Américains ou aux Européens, tous les artistes qui, ici, se sont engagés dans ce type de recherche ont la plupart du temps travaillé, ces vingt dernières années, dans un isolement relatif. C’est précisément pour initier un dialogue et commencer à combler ce manque que la présente exposition a lieu, malgré son échelle réduite et sa représentativité serrée.

En entamant la dernière décennie du XXe siècle, l’abstraction en art a presque 100 ans. Son existence a coïncidé avec des transformations sociales, politiques et culturelles majeures. Les six artistes réunis ici ont intégré et compris le nouveau code que ces progrès spectaculaires ont créé et c’est en ces termes que leurs œuvres nous abordent.

Comme nous acceptons de plus en plus de nous voir comme le produit des conditions matérielles et de la matière, et de voir celles-ci comme tributaires de nos manipulations, une équation nouvelle se fait jour entre la conscience matérielle intrinsèque de l’être humain et la conscience que nous surimposons à celle-ci. L’esprit et le corps semblent constamment engagés dans un processus d’autoreconstruction, non seulement dans les limites corporelles mais aussi au-delà. Cela se produit, entre autres, via la création d’images, ou lecture de la matière, et via le déploiement de l’imagination dans la formulation d’une équation nouvelle, d’un lien.

Les six artistes de l’exposition s’appliquent tous à élaborer cette expérience. Ils s’en remettent entièrement aux possibilités plastiques et mécaniques qu’elle offre, de même qu’aux possibilités intrinsèques qu’a chacun de nous. Ni le concepteur ni le témoin de l’image n’ont besoin de conventions restrictives. La réciprocité de la relation intègre ces œuvres tant à ce que nous connaissons qu’à ce que nous pouvons connaître, à ce que nous sommes qu’à ce que nous pourrions devenir.

Nos aptitudes intellectuelles nous sont finalement apparues comme des potentialités qui ne se réalisent que dans une pratique, dans l’apprentissage de leur usage. De même, nos conceptions du matériau et de la matière doivent être perçues comme des constructions intellectuelles à acquérir. Les œuvres de Caruso, Delavalle, Gaucher, Martin, Poldaas et Saxe manifestent justement cette réalisation. De là leur « présence empirique ».
- Yvonne Lammerich (co-conservatrice)
- Communiqué de presse (Optica)

Voir le catalogue des publications.

- Dumont, Jean, «Dernière chances», Le Devoir, samedi 9 novembre 1991, p. C-10.
- Campbell, James D. and Yvonne Lammerich. trad. Clément Fontaine, «The Empirical Presence: Sculptural Paradigm; Présence empirique: Un paradigme sculptural», ESPACE, vol. 20, été 1992, p. 48-54
- Hakim, Mona, «Galerie Optica: Sens Cible», Voir, du 31 octobre au 6 novembre 1991, p. 24.
- «Lien, passage, limite / Présence empirique, Optica, Montréal, Québec», Parallelogramme, vol. 17, no. 2, 1991, p. 65.




Alain Fleischer, Gilbert Boyer
du 23 novembre 1991 au 20 décembre 1991
Artistes en miroir

« […] Pendant un an et demi, Boyer et Fleischer ont établi des liens épistolaires relayés par ces systèmes de communication sophistiqués que sont le télécopieur et le téléphone, élaborant et peaufinant peu à peu ce work in progress insolite qui transporte désormais les marques et les indices de leurs correspondances épisodiques au-dessus des continents. Projeté grandeur nature dans la vitrine de l’ancienne librairie Champigny encore pleine de la présence virtuelle de tous les recueils qui ont garnis les rayons de ses bibliothèques, le spectre fugitif et colossal des couvertures de leur livre au titre visionnaire dont les maquettes figurent à Optica (Vues de loin (Vitrines), par Gilbert Boyer chez XYZ et L’exposition de projets par Alain Fleischer chez Gallimard), apparaît et s’évanouit à la nuit tombée telle une éclipse insolente. Puis les livres quittent leur habitacle naturel, la librairie, pour hanter la galerie d’art et s’investir d’une aura singulière : ils deviennent alors une œuvre en soi, immense, agrandie par des projections diapo, un univers privé désormais livré en pâture au public. Ici, l’acte solitaire de la lecture se fait avec les autres, les spectateurs qui passent, s’arrêtent, ajustent parfois leurs lunettes pour pénétrer avec vous dans le corps de l’œuvre et amorcer un dialogue silencieux avec deux textes identiques où une phrase, perverse, jaillit de l’ensemble : « Ce qui compte, c’est le premier regard. »

[…] L’installation de Boyer et de Fleischer, ce tandem au verbe délié et aux origines linguistiques similaires, laisse résonner alors dans la tête du spectateur une folle envie de participer par l’imagination, au déroulement de cette histoire sans fin. »
- Cron, Marie-Michèle, « Artistes en miroir », Le Devoir, décembre 1991.

- Cron, Marie-Michèle, « Artistes en miroir », Le Devoir, décembre 1991. - «Artistes en Miroir, Optica, Montréal, Québec», Parallélogramme, vol. 17, no. 3, 1991-92, p. 80.