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Expositions 1996

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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques





Florene Belmore, Rebecca Belmore, Freda Guttman, Mike MacDonald, Teresa Marshall, Daniel Poulin, Eric Robertson
du 11 janvier 1996 au 17 février 1996
Métissages

Commissaires : Lise Labrie, Domingo Cisneros (publication)
Collaboration avec Est-Nord-Est

« Métissages », avant de prendre la forme d’une exposition, c’est d’abord un atelier de création qui s’est déroulé à Saint-Jean-Port-Joli à l’été 1994. L’idée initiale était d’inviter des artistes d’une diversité d’origines, métis, autochtones ou occidentaux, à venir travailler intensivement dans un même lieu, dont le paysage est marqué par la présence de la nature et par sa proximité avec le fleuve Saint-Laurent. L’entrecroisement s’était fait dès les premiers moments de l’élaboration du projet, lorsque le choix s’est tourné vers deux artistes, eux-mêmes issus d’un métissage culturel, pour agir à titre de commissaires.

« Métissages » est la rencontre de différents milieux culturels, celle aussi de territoires géographiques, de langues, de récits, de mythes, de légendes, de traditions, de savoir-faire… Il s’agit aussi d’une exposition interdisciplinaire, une coïncidence de disciplines diverses : la sculpture, la photographie, l’installation, la performance, les images et les écritures vidéographiques. Pour les artistes, « Métissages » représente bien plus qu’une seule histoire, qu’un seul moment ou qu’une seule expérience : ce fut l’occasion de rencontres avec d’autres artistes, mais aussi avec un lieu inconnu et avec des matières, des formes, des médias nouveaux et parfois même inédits à leurs pratiques.

Ce projet, devenu une exposition où c’est maintenant aux œuvres de parler, de s’exposer, voulait aller au-delà de la reconnaissance bien connue de l’art comme hybride pour questionner l’identité comme quelque chose de « métissée ». C’est un nœud qui se noue autour de l’épineuse question de l’identité, de l’héritage qui lui donne forme. L’idée d’un tel métissage comme étant à l’origine des fondements de l’individu s’avère une position délicate, surtout lorsqu’elle est tenue d’un lieu d’autorité, mais néanmoins nécessaire. Cette exposition glisse donc vers un projet critique et politique. Si dans l’histoire le métis est identifié comme quelque chose d’impure et que c’est à partir de cette impureté que se joue l’exclusion, alors aujourd’hui il faut reconsidérer la quête de spécificité et interroger ses enjeux et l’autorité qui s’y cachent derrière.
-Communiqué de presse (Optica)



Janet Cardiff
du 22 février 1996 au 24 mars 1996
To Touch

À propos du toucher

« Tout comme les images ont parfois une portée sonore, les sons peuvent imprégner l’imagination de vives associations. Cette fusion de l’auditif et de l’optique se répercute dans les installations sonores de Janet Cardiff. L’artiste interpelle plusieurs sens, allant à l’encontre des tendances contemporaines qui privilégient le visuel et négligent injustement le corps physique. En abandonnant l’attente de stimulation visuelle, le corps est appelé à toucher, à écouter, à pénétrer l’antre du désir, à franchir le seuil du voyeurisme et à entrer dans l’imaginaire. En écoutant les intonations de l’artiste, notre imagination leur prête un élément visuel sous-jacent. Attirés par l’éclairage dramatique et nos propres attentes de contenu narratif, nous voilà ensuite suspendus parmi les fugues de Janet Cardiff. Ses histoires de désir, de pertes et de conflits ne dévoilent jamais un unique point de vue. Sa préoccupation pour la langue, ainsi que l’essence de diverses expériences, font de ses phrases une tentative de saisie du sensoriel. Des liaisons amoureuses sont ré-écrites, exprimant le don et l’acceptation, l’écoute et le parler. L’écoute est présente dans les productions de l’artiste, telle une rencontre intime et potentiellement érotique. La technologie est détournée pour s’adapter à nos désirs plutôt que pour les diriger ou les déceler. »
-Laurel Woodcock, extrait du texte du catalogue intitulé Janet Cardiff, Southern Alberta Art Gallery, 1994 (traduit par Carole Beaulieu)
-Communiqué de presse (Optica)

Janet Cardiff est née à Brussels en Ontario. Elle a terminé un baccalauréat ès arts à l’Université Queen et une maîtrise en arts visuels à l’Université de l’Alberta. Ses installations ont été présentées dans plusieurs grandes galeries incluant The Power Plant, The Edmonton Art Gallery, The Southern Alberta Art Gallery, The Nickle Arts Museum, YYZ, Western Front, The Walter Phillips Gallery, et Randolph St. Gallery, à Chicago. Récemment, « To Touch » a été exposée à Zurich en Suisse. En mai 96, elle produira une installation in situ pour le Musée Louisiana au Danemark. Janet Cardiff vit et travaille à Lethbridge en Alberta.



Louise Wilson
du 22 février 1996 au 24 mars 1996
Abulia

« Six sujets humains en santé participeront à cette expérience qui durera sept jours. À chaque jour, on mesurera la stabilité du regard avant et à plusieurs reprises après les 30 minutes de « rotation du torse ». Ces mesures consistent à enregistrer les mouvements des yeux et de la tête alors que le sujet est en état d’agitation active : a) sa tête, alors qu’il ou elle porte un collier cervical; et b) sa tête. L’agitation active de la tête et du corps se fera dans l’obscurité, en faisant accorder les mouvements à un signal auditif (variations des fréquences : 0,3-3,0 Hz). »

Tiré de The Role of Vision and Neck Inputs during Adaptation to Motion Sickness, Montréal, Université McGill, Unité de recherche médicale aérospatiale.

À la fin des années 1994, j’ai participé en tant que sujet à une étude d’une semaine sur le mal du mouvement. Cette étude examinait les effets de ce qu’on appelait des « mouvements provocants, auto-générés ». Des appareils d’enregistrement – qui seront éventuellement utilisés à bord de la Navette Spatiale – étaient attachés directement à mon corps (pour surveiller les changements neurophysiologiques), en plus de ceux « fixés » de façons oblique, puisque la plupart du temps l’expérimentateur m’observait sur un système de surveillance vidéo depuis une pièce voisine. Une série de mouvements était faite à plusieurs reprises dans l’obscurité, avec mon corps qui bougeait en mesure avec un bip électronique – une agitation contrôlée, une performance au regard fixe destinée à provoquer l’état physiologique lié au mal du mouvement.

Ces mouvements auto-générés en sont venus, depuis, à me sembler des gestes de dénégation ou de résistance. Pour ces mouvements, des électrodes et d’autres mécanismes d’enregistrement jouaient le rôle d’agents de surveillance. Ce n’est que lorsque les données informatiques furent analysées que ma performance malaisée fut entièrement évaluée. La documentation vidéo de cette session est cocasse. Tournées dans l’obscurité à l’aide d’une lumière infrarouge, les images sont bizarres et flottantes. Le sexe, l’âge et tout autre trait distinctif sont confus et vagues. Ironiquement, dans cet espace de laboratoire (idéologique), être une femme s’avérait à la fois incongru et sans pertinence. Le regard fixe était dirigé vers le souvenir d’une cible quelques secondes plus tôt et lorsqu’on visionne par la suite cette documentation, on ajoute mentalement à l’image silencieuse à l’écran le son d’un tic-tac électronique.
-Communiqué de presse (Optica)

Louise Wilson est une artiste britannique qui vit présentement à Montréal où elle poursuit une maîtrise ès arts (beaux-arts) à l’Université Concordia. Son travail a été exposé en Grande Bretagne, en France, en Allemagne, en Slovaquie et au Canada – récemment dans le cadre de Rx à l’Agnes Etherington Arts Center, à Kingstone, et dans ISEA 95 à Montréal. Parmi ses textes publiés, mentionnons « The Electonic Caress » (Public #13, 1996) où elle explore son expérience de sujet expérimental en recherche médicale.



Sonia El Eini, Péter Forgács
le 21 mars 1996
Les vidéos que nous aimons

Sélection de Nelson Henricks
Optica, un centre d’art contemporain inaugure la première rencontre d’une série intitulée « Les vidéos que nous aimons » avec des artistes montréalais invités à commenter en galerie des bandes vidéos ou des films d’auteurs qui ont influencé leur pratique. Le vidéaste Nelson Henricks nous présentera deux bandes vidéos récentes de Hongrie.

Les écrits du poète et psychiatre Roland D. laing (traduits en langue populaire hongroise) fournit le prétexte de base de « Why Did the Peacock Scream? » (1993), un scénario humoristique réalisé par Sonia El Eini pour la télévision. Pourquoi sommes-nous ici? De quoi sommes-nous fait? Qu’est-ce que ou peut-être qui devons-nous manger? Et pourquoi? Les réponses à ces questions sont données par des enfants, lesquels avec leur innocence et leur sévérité jettent un peu de lumière sur des questions profondément philosophiques concernant l’existence.

Dans « Meanwhile Somewhere 1940-43 : An Unknown War (III) », 1994, le cinéaste Péter Forgács, récipiendaire de nombreux prix, a créé une œuvre lyrique construite à partir de chutes de film maison tournées durant la première moitié de la seconde guerre mondiale. Les scènes de la vie quotidienne en Hollande, en Pologne, en Allemagne, en Belgique, en France et en Hongrie sont montées de façon à suggérer une histoire intimiste de l’Europe durant la guerre. Forgács nous confronte avec la banalité et la brutalité de la vie au temps de la guerre d’une manière subtile et à la fois troublante.
- Communiqué de presse (Optica)



du 28 mars 1996 au 13 avril 1996
Événement bénéfice

Défilé de mode / performance «Rêve d'un soir»
Du 28 mars au 13 avril 1996, la galerie Optica organise son événement bénéfice annuel où un défilé de mode / performance se tiendra le jeudi 28 mars à la galerie même. Nous organisons un événement éclaté, olé-olé et un peu fou. Des artistes, des conservateurs, des critiques et des directeurs de galerie d’art soit une trentaine de personnes dont Sylvie Tourangeau artiste de la performance, Marie Cardinal écrivaine, Jean-Philippe Côté comédien, André Martin photographe, Pierre Pilotte du CIAC, Colette Tougas de la revue Parachute, Rose-Marie Arbour historienne de l’art, Christine Ross historienne de l’art, Samuel Lallouz galeriste, Ghyslaine Charest photographe, David Liss photographe du Centre Saidye Bronfman, Freda Guttman artiste multidisciplinaire, Bastien Gilbert du RCAAQ, Alexandre Rémi personnificateur féminin, Bernard Bilodeau de la galerie Oboro, Luc Boulanger du journal Voir sont jumelés à des designers montréalais tels que Marie St-Pierre, Dénommé Vincent, Maryse Roy, Philippe Dubuc, Karl Denis, Michel Robidas, Martine Bertrand et Giovanni D’amico pour parader des vêtements ou vêtements objets qu’ils auront choisis. Ils choisiront des vêtements qui ne correspondent pas à leur personnalité, qu’ils ne porteraient pas dans la vie de tous les jours et devront les mettre en valeur sous la forme qui leur conviendra. Chaque modèle prendra de 30 secondes à sept minutes pour performer son ensemble.

Ces invités paraderont sous la musique de leur choix et le tout sera animé par un DJ qui se chargera de la logistique musicale de la soirée. De plus, Myra Cree (animatrice de l’émission l’Embarquement à Radio-Canada FM) agira en tant que commentatrice du défilée. Suite au défilé, un party aura lieu à la galerie pour célébrer cet événement et la venue du printemps.

Pour la durée de l’événement, les vêtements paradés le soir de l’ouverture seront exposés en galerie jusqu’au 13 avril. Durant cette période, nous invitons les gens à venir pour une séance d’essayage ou pour un défilé privé en galerie où un-e employé-e vous assistera pour vous offrir diverses possibilités de métamorphoses. Vous aurez aussi le choix d’être photographié durant tout le processus d’habillement et de parade. Les photographies vous seront vendues pour une modique somme. Tous les vêtements seront mis en vente durant le défilé de mode et pour la durée de l’exposition.

Par cet événement, nous souhaitons créer une forme de symbiose et de rapprochement entre les communautés artistes et de rejoindre un public varié qui sera invité à prendre part avec le milieu des arts visuels.

Le défilé débutera à 20h00 et le prix d’entrée sera de 20$ et 15$ pour étudiants ou un don suggéré de 50$ et plus. Les billets seront en vente à la galerie à compter de 12 mars.
-Communiqué de presse (Optica)



Barbara McGill Balfour
du 18 avril 1996 au 15 mai 1996
m mélancolie et mélanome

Il y a quelques années, j’ai subi une intervention chirurgicale pour enlever un grain de beauté de mon dos. Il n’était que bénin, mais dorénavant, je n’ai pu examiner mes autres grains de beauté ou éphélides sans une profonde méfiance.

Dans cette exposition, les états psychologiques et somatiques du cancer de la peau sont combinés à la mélancolie, tous deux liés étymologiquement par le terme mélanine. Le mélanome est caractérisé par la présence potentiellement maligne de cette substance, alors que la bile noire, l’une des quatre humeurs, était autrefois considérée comme la cause de la tristesse. La dépression, les taches et la moralité sont les vecteurs intersectés de cette gravure / installation et de ce livre d’artiste : « m mélancolie et mélanome ». – B. B

Les gravures, isolées sous verre, font référence à des lamelles microscopiques. Le verre révèle l’action d’interventions optiques : lorsque placées sous un microscope, les cellules sont aplaties pour une meilleure observation, la surface expansive de la peau est divisée en carrés maniables pour mieux examiner la diffusion de la maladie. « m mélancolie et mélanome » transforme notre relation à cette peau, comme la médecine altère notre vision du corps : en agrandissant ses contours et en mettant en relief ses motifs. En tant que spectateurs, nous sommes convoqués à l’expérience d’être miniaturisés en rapport avec notre propre image, notre sens des proportions étant inversé alors que nous regardons la surface à nos pieds. Nous sommes à la fois rapproché et éloignés du corps.

Kim Sawchuk, tiré de « Enlightened Visions, Somatic Spaces : Imaging the Interior of Art and Medecine », dans le catalogue Rx : Taking Our Medecine.
-Communiqué de presse (Optica)

Elevée à Montréal, Barbara McGill Balfour a étudié au Smith College dans le Massachusetts, où elle a gradué en littérature française. Elle passe son « Junior Year Abroad » à Paris où elle assista à des cours à la Sorbonne (Paris IV) et à l’École des Beaux-Arts. De 1980 à 1985, elle étudia au Ontario College of Art à Toronto, et poursuivit ses études à la maîtrise à l’Université Concordia, de 1985 à 1988, au département de gravure. Pendant cinq étés, elle fit de la gravure pour des artistes comme Robert Indiana, Komar & Melamid et Leon Golub, à la Vinalhaven Press, à Vinalhaven dans le Maine. Depuis les six dernières années, elle enseigne la lithographie au département de gravure de l’Université Concordia à Montréal et donne des cours dans le programme interdisciplinaire « Women and the Fine Arts » à la même université.

La production artistique récente de Barbara McGill Balfour pourrait être décrite comme une forme hybride de gravure / installation. Son travail a été montré au Canada, aux États-Unis et dans le Royaume-Uni. Parmi ses expositions collectives récentes, mentionnons l’exposition du « Spontaneous Combustion Collective » à Londres, « Rx : Taking Our Medecine » au Agnes Etherington Art Centre à Kingston en Ontario et « Dessins et Maquettes de Sculpteurs » à la Galerie Samuel Lallouz à Montréal. Ses expositions à venir comprennent un aperçu de collectifs d’artistes à la Mercer Union (Toronto, avril 1996) et « Les Occupantes », une exposition avec le collectif Venus Fly Trap (Montreal, mai 1996).




Jacques Marchand
du 18 avril 1996 au 15 mai 1996
Installation sculpture




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© Page couverture l Book cover, Penser l’indiscipline : recherches interdisciplinaires en art contemporain / Creative Confusions : Interdisciplinary Practices in Contemporary Art, 2001.

Lynne Bell, Joan Borsa, Mark A. Cheetham, Heather Dawkins, Annie Gérin, Amy Gogarty, Mireille Perron
du 4 mai 1996 au 5 mai 1996
Semer le trouble dans la New Art History

Colloque
Centre interculturel Strathearn
Coordonnatrices : Lynn Hughes, Marie-Josée Lafortune
Modératrice : Christine Ross
Répondants : Maria L. Brendel, Curtis J. Collins, Jean Dubois, Andrew W. Elvish, Alanna Hildt, Bernard Lamarche, Daniela Relja

Optica, un centre d’art contemporain, présente le colloque « Semer le trouble dans le New Art History : nouvelles recherches interdisciplinaires en histoire de l’art » les 4 et 5 mai 1996. Ce colloque réunit sept spécialistes canadiens, représentatifs des nouvelles recherches dans le domaine de l’histoire de l’art. Tous ces chercheurs introduisent des points de vue interdisciplinaires dans leur travail et ont été sélectionnés pour ce colloque parce que leur pratique est d’une très grande pertinence pour l’art contemporain. Dans certains cas, leur choix de matériau historique et les termes de leur analyse reflètent des préoccupations dans le discours et la pratique de l’art contemporain; dans d’autres cas, l’art contemporain constitue l’objet de leur recherche. La concentration sur des points de vue sensibles à la pratique contemporaine est volontaire. Le questionnement actuel des canons et règles de l’histoire de l’art ainsi que la recontextualisation et la redéfinition de ses objets et des méthodologies qui lui sont propres, ont été influencé par la production en art contemporain. En retour, les nouvelles approches en histoire de l’art, éclairées par le féminisme, le post-structuralisme, la psychanalyse, la théorie culturelle et l’histoire sociale de l’art, ont exercé un impact évident sur les artistes.

Le colloque sera structuré de façon à intégrer les étudiants à la maîtrise et au doctorat des programmes d’histoire de l’art et d’arts plastiques des quatre universités montréalaises. Les mini-séminaires d’après-midi seront dirigés par ces étudiants qui mèneront la réplique aux présentation aux présentations formelles de la matinée.

Depuis vingt-quatre ans, Optica a commandité une grande variété d’activités connexes comprenant recherche, production, exposition, conversation, documentation et édition. Nous anticipons le plaisir de créer, durant le colloque, des liens entre ces chercheurs stimulants et la communauté locale d’étudiants et d’artistes.
-Communiqué de presse (Optica)

Voir le catalogue des publications.



le 31 mai 1996
Lancement de la publication Marie-France Brière

Commissaire et auteure : Sylvie Parent

Marie-France Brière, S. Parent, Montréal, 1996.
ISBN : 2-9805010-0-X

Lancement publication 31 mai 1996 18h00 à 20h00
À l’occasion de ce lancement, l’artiste présentera deux œuvres commentées dans la publication n’ayant jamais été exposées à Montréal.

La publication comprend un essai de Sylvie Parent portant sur le travail réalisé par l’artiste ces deux dernières années. Un intérêt particulier est porté aux œuvres montrées lors des expositions « Lac », à la galerie Axe Néo-7 de Hull en 1994, « Détroit », à la galerie Optica en 1995, et « Sculptures récentes », à la galerie du centre culturel de l’Université de Sherbrooke en 1996.

L’essai crée des liens entre les différents moments de la production récente de l’artiste et propose des avenues de réflexion sur un travail, dit formel, qui prend appui sur des références liées à un matériau, la pierre, engagé dans une exploration nouvelle de la sculpture.

Le catalogue inclut également une traduction anglaise du texte ainsi que six reproductions en noir et blanc et 3 reproductions en couleur.
-Communiqué de presse (Optica)



Alan Dunning
du 5 septembre 1996 au 12 octobre 1996
Rapture - Scattered Bodies

« Rapture - Scattered Bodies » comprend une projection numérique et une partie sonore, actionnées par ordinateur, d’une durée de cinq heures, ainsi que des objets et des centaines d’images de molécules d’odeurs regroupées sur les murs pour former des équivalents visuels de paysages olfactifs. L’œuvre explore certaines idées concernant l’effondrement des barrières du moi. Utilisant l’image principale d’un plongeur sous-marin, le travail présente un enchevêtrement d’images et de textes pour construire le monde synesthétique du cerveau d’un plongeur en train d’expérimenter l’effondrement des barrières du moi qu’on appelle l’euphorie des profondeurs (« rapture of the deep »).
-Communiqué de presse (Optica)

Depuis vingt ans, Alan Dunning produit des installations in situ complexes et des livres d’artiste, utilisant l’ordinateur comme outil pour générer des images, des champs textuels et des environnements interactifs en temps réel. Son travail a été présenté dans plus de soixante expositions depuis 1980, incluant des expositions personnelles au Musée des Beaux-arts du Canada, à Ottawa, la Walter Phillips Gallery, à Banff, la Rutgers University, au New Jersey, et récemment à la University of Maryland où sa ville virtuelle, The Lost Dimension, faisait partie d’une exposition internationale intitulée « The Digital Village » laquelle présentait des œuvres interactives générées par ordinateur. Cet automne, son œuvre Einstein Brain fera partie de la quatrième Biennale de Saint-Pétersbourg en Russie. Son travail est dans plusieurs collections incluant le Musée des Beaux-Arts du Canada, à Ottawa, et le Museum of Moderne Art, à New York. Il enseigne présentement la sculpture, la peinture, l’interdisciplinarité et les médias au Alberta College of Art and Design à Calgary, en Alberta.



Mindy Yan Miller
du 5 septembre 1996 au 12 octobre 1996
Leningrad 1996

Dans sa production, Mindy Yan Miller s’est constamment intéressée à des questions concernant la mortalité, la mémoire et le travail. Ses œuvres sont caractérisées par un travail intense et répétitif et utilisent des matériaux chargés comme des vêtements usagés et des cheveux.

L’œuvre présentée ici diffère de ce modèle tant dans sa production que dans sa matérialité. Fabriquée de façon industrielle à partir de tissus manufacturés, « Leningrad » prend l’allure « agit-prop » et re-présente un motif textile créé pendant la Révolution russe (« une période où les artistes pouvaient encore croire qu’une interaction productive entre l’art, l’industrie et les masses était possible » -M.YM.) L’image d’un champ labouré par des machines nous rappelle également ce temps où progrès social rimait avec subordination de la nature.

En tant que machine de propagande mise à jour mais malaisée, « Leningrad » fonctionne à la fois comme un appel à l’engagement politique et comme une réflexion sur ses conditions.
-Communiqué de presse (Optica)

Née en 1958 à Sault Ste. Marie, en Ontario, Mindy Yan Miller a étudié le dessin textile avec Naoko Furue. Elle a opéré avec succès une entreprise de design pendant plusieurs années avant de retourner au Nova Scotia College of Art and Design pour compléter sa maîtrise en 1990. Elle vit maintenant à Montréal.

Yan Miller a participé à plusieurs expositions au Canada et à l’étranger. Parmi les plus récentes, mentionnons « Bereft » (1996) à Hallwalls à Buffalo, N.Y., « Définitions, situation, expiration » (1995) au Centre d’art contemporain de Basse-Normandie, une installation vidéo intitulée « Papa » (1995) présentée en solo à B312 à Montréal, « I Killed Jesus » (1994) à W139 à Amsterdam, « Justice in the Flesh » (1994), une exposition de groupe organisée par Stephen Horne à Articule à Montréal, « Textiles, That is to Say » (1994) au Museum for Textiles à Toronto et à la OR Gallery à Vancouver, et une exposition personnelle intitulée « Mindel (every word their name) » (1993) à YYZ à Toronto.



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© Page couverture l Book cover, There was and There was not (Kan ya ma Kan), 1996.

Jayce Salloum
du 31 octobre 1996 au 7 décembre 1996
There was and there was not

Feuillet

24 octobre 1996
Présentation publique de Jayce Salloum
Université Concordia

01 novembre 1996
Présentation publique de Jayce Salloum

Cette installation permet d’examiner les représentations du « Liban » et de son histoire telles que construites dans nos psychés collectives et individuelles. Le Liban a été utilisé comme métaphore, comme « site » au service du réel et de l’imaginaire de plusieurs « visiteurs » au cours de l’histoire. Il a été le terrain de revendications continues, de textes discursifs et d’actes de re-construction. Il est devenu un adjectif pour dire notre nostalgie du passé et nos craintes pour l’avenir. Nous en sommes venus à comprendre si peu, malgré la masse d’informations que nous recevons au sujet du Liban qu’à la seule mention de son nom, par exemple, toutes sortes d’images nous viennent à l’esprit.

« (Kan ya ma Kan)/ There was and there was not » est la transposition d’un atelier de travail et d’archives trouvées, présentant les « ressources » et les artefacts nécessaires pour re-construire une compréhension du processus médiatisé inhérent à la définition et à la perception d’une culture.

Cette œuvre examine l’utilisation d’images et de représentations du Liban et de Beyrouth qui est faite aussi bien en Occident qu’u Liban lui-même, avec un accent particulier sur des moments spécifiques de l’histoire, et des problèmes, de la représentation du Liban, qu’elle provienne de ses habitants ou de visiteurs. Ce travail permet au regardant de se situer en tant que sujet en rapport avec ces questions, et de percevoir les obsessions et l’instabilité d’une identité qui existe dans une culture diversifiée, en déplacement entre diverses cultures.

L’installation incorpore des arrangements d’objets recueillis au Liban, des photographies, des boucles vidéo, des textes (écrit par l’artiste et d’autres), des documents, des cartes géographiques, d’autres reproductions, des caissons lumineux et du matériel d’archives, pour remettre en question nos concepts d’histoire et de méthodologies de recherche et les règles sous-jacentes à l’oblitération d’histoires, ainsi que les différents niveaux que comportent l’illustration / représentation et la compréhension d’une culture autre. Ici, le spectateur et la spectatrice font partie du processus, étant forcés de prendre des décisions et d’assumer la responsabilité de re-construire leurs propres perceptions culturelles.
-Communiqué de presse

There was and There was not (Kan ya ma Kan) (version pdf)

Voir le catalogue des publications.

Depuis 1975, Jayce Salloum travaille avec l’installation, la vidéo, la photographie et le multimédia. Il a aussi monté des expositions à titre de conservateur, donné des ateliers et coordonné des événements culturels. Son travail porte sur de multiples contextes et est engagé, sur un plan critique, dans la représentation de manifestations culturelles et d’autres cultures. Le travail de Salloum a été montré dans plusieurs institutions à travers l’Amérique du Nord et du Sud, en Europe, au Moyen-Orient et dans d’autres régions, incluant des lieux comme American Fine Arts P.S.1. à New York; LACE et LACPS à Los Angeles; The Wexner Center en Ohio; Walker Arts Center; A Space, YYZ et l’Office national du film à Toronto; Oboro, Articule et Optica à Montréal; Western Front, Contemporary Art Gallery et Video In à Vancouver; le Musée canadien de la photographie contemporaine à Ottawa; La Galerie Nationale du Jeu de Paume, l’American Centre et l’Institut du Monde Arabe à Paris; Kunstlerhaus Bethanien à Berlin; Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Fotoptica Int’l Video Festival à Sao Paulo; American University of Beirut et Théâtre de Beyrouth; et télédiffusion sur DUTV à Philadelphie, Independant Focus / WNET à New York, KBDI-TV au Colorado et the 90’s Channel / ree Speech TV.



Karilee Fuglem
du 31 octobre 1996 au 7 décembre 1996
Nothing Between