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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques





Paméla Landry
du 11 janvier 2002 au 16 février 2002
Le Centre de la caresse

Fascinée par les machines et la possibilité de comprendre l’âme humaine, Paméla Landry construit des sculptures qui, sans en emprunter la forme, suggèrent le mode du portrait. Ses assemblages d’objets hétéroclites, aux allures masculines, prêtent leurs apparences à des voix féminines, concourant à rendre troublante et instable leur identité.

Les trois sculptures interactives qui composent «Le Centre de la caresse» évoquent différents états d’engagement que l’on découvre et explore en touchant, enlaçant de ses bras ou simplement en écoutant. Cet ensemble regroupe Le Poste des contentements, Le Rayon du besoin et L’Aile de l’abandon.

Rebutée par l’idée d’un monde où chaque chose a sa place et une fonction précise, Paméla Landry propose des sculptures qui détournent et déjouent les identités et s’offrent en solution de rechange. Dans ses sculptures, l’apparente cohérence d’un tout cède la place à la dérision et à l’absurde dès qu’il y a manipulation et interaction. Elle a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles au Québec et au Canada. Parmi ses expositions les plus récentes, mentionnons «Le Ludique» au Musée du Québec, «Machining in the Digital Age : Bricoleur Urbane» à Open Space en 2001, «Les Iconoclastes» sous le commissariat de Gaston Saint-Pierre à la Chapelle historique du Bon-Pasteur en 1997, et «Tes yeux» à B-312 en 1997 et à la Richmond Art Gallery en 1999. Elle fut aussi la commissaire de «Machines festives» présentée à la Centrale en 1999 et qui sera reprise à l’Œil de Poisson en 2002. Paméla Landry vit et travaille à Montréal. Elle enseigne au cégep du Vieux Montréal depuis 1995.

Bibliographie
- Delgado, Jérôme, «Se frotter à l’art», La Presse, 21 janvier 2002, p.C4.
- Lamarche, Bernard, «À marquer de pierres blanches», Le Devoir, 19-20 janvier 2002, p.C10.
- Mavrikakis, Nicolas, «Rentrée culturelle d’hiver», Voir, 10-16 janvier 2002, p.18.
- «Fast Forward», Canadian Art, vol. 18, no 4, hiver 2001, p.20.
- Mavrikakis, Nicolas, «Touche-moi», Voir, 4 au 10 avril 2002, p.46.




Carl Trahan
du 11 janvier 2002 au 16 février 2002
Exposition collaborative

Projet élaboré en collaboration avec Josée Blanchet, Dmytro Chraiman, Bernadette Houde, Jean-Ernest Joos, Maria Pasik, Gwenaël Rattke, Svetlana Sinitsina, Steve Topping et Lynne Trépanier.

On nous propose de circuler dans un conduit qui, à travers trois médiums, la photographie, le son, le film, nous confronte successivement à l’image du corps, à la voix, puis au geste. Mais aucun de ces moments d’expérience ne se suffit à lui-même, ni même ne se complète l’un l’autre. Visages découpés sur fond neutre qui ne renvoient à aucun événement identifiable, voix riches et séduisantes, mais hors corps, hors contexte, et qui ne parlent de presque rien si ce n’est de la langue, gestes émouvants et trop pleins de sens qui témoignent silencieusement d’une rencontre au sens perdu. Tout se joue ici dans les blancs et les interstices.

Poursuivant sa réflexion sur l’informe, Carl Trahan s’interroge sur le phénomène de l’interlangue, ces formations, ou déformations, singulières qui naissent des tentatives incertaines de passer d’une langue maîtrisée à une autre en apprentissage. Les sons produits se situent entre le ratage et la création, entre l’inouï et le compréhensible.

Afin de tenter l’impossible et de saisir ces œuvres momentanées, intimement liées à une voix singulière et à une rencontre unique, les différentes dimensions de l’expérience de parole sont donc ici dissociées. On pourra, dans les interstices ainsi créés, vivre le désarroi, l’éblouissement, la découverte et l’errance qu’éprouvent ceux qui se retrouvent – et se perdent – entre les langues.
- Jean-Ernest Joos

Les participants à ce projet sont des artistes interdisciplinaires (photographie, peinture, son, film, vidéo, installation...), designers de mode, linguistes, philosophes. Ils ont vécu en Ukraine, Russie, Israël, France, Allemagne et aux États-Unis. Ils parlent le français, l’anglais, le russe, l’ukrainien, l’hébreu, l’allemand, l’espagnol et l’arabe. Tous vivent à Montréal. Le travail de Carl Trahan a été présenté, entre autres, à Montréal (Skol, Clark), Rouyn-Noranda (L’Écart), Toronto (Mercer Union, A Space) et Kelowna (Alternator). Ce projet est dédié à Nathalie Richer (1967-2001).

Bibliographie
-Delgado, Jérôme, «Indéchiffrable et pourtant… », La Presse, samedi 19 janvier 2002
-Lamarche, Bernard, «À marquer de pierres blanches», Le Devoir, 19-20 janvier 2002, p.C10.
-«Fast Forward», Canadian Art, vol. 18, no 4, hiver 2001, p.20.




Marcelino Stuhmer
du 23 février 2002 au 30 mars 2002
Peripheral Narratives : Stories From In-Between

«Peripheral Narratives : Stories from In-Between» est constituée de deux pièces : My baby just cares for me, une installation vidéo, et I’ll be seeing you, une série de cinq photographies. Dans l’installation vidéo My baby just cares for me, le narrateur raconte l’expérience d’avoir été témoin de la dispute ambiguë d’un couple d’immigrants, lors d’un bref arrêt à la Gare du Nord de Bruxelles. Son interprétation de l’incident est celle d’un étranger dont les contraintes temporelles et l’individualisme créent un conflit intérieur. À un niveau, l’œuvre traite du fait d’être un spectateur en public et de comment, en retour, la présence et les actions de l’«autre» sont lues comme étant un «spectacle».

I’ll be seeing you fait référence à ce genre documentaire qu’est la photographie de police pour explorer des notions d’identité et de reconstruction par la mémoire. Elle laisse entendre que la mémoire est essentiellement une forme d’imagination, qui fusionne la perception physique du réel et les portraits illusoires de visages et d’expériences intenses dont on se souvient. Puisque les photographies ne révèlent pas les faits derrière les visages, l’œuvre offre au spectateur une occasion de scruter et essentiellement de construire, tout comme les portraits qui sont littéralement des collages, un récit fait à partir de fragments donnés.

Comme la mémoire opère dans des langages à la fois subjectif et objectif, elle mêle constamment désir personnel, imagination et culpabilité à des perceptions acquises qui s’appuient sur la mémoire/amnésie sociale ou culturelle collective. Les œuvres présentées tentent d’examiner la mémoire en tant que site social, psychologique et émotif du moi. Bien que les deux œuvres soient indépendantes, lorsque montrées ensemble, des chaînes narratives se forment inévitablement entre elles.

L’artiste Marcelino Stuhmer est un Américain de souche hollandaise- indonésienne. En 2000, il complète une maîtrise en arts plastiques à la School of the Art Institute of Chicago, et fait partie du Skowhegan School of Painting and Sculpture. En 2001, il reçoit le Prix royal de la peinture aux Pays-Bas et participe à plusieurs expositions collectives aux États-Unis et en Hollande, dont la Zolla/Lieberman Gallery à Chicago et le Gemeentemuseum à La Haye. Parmi ses projets à venir, mentionnons une exposition personnelle à la Essl Collection de Vienne dans le cadre de sa «Emerging Artist Series» et la publication de son livre d’artiste I’ll be seeing you. Il est présentement artiste en résidence à la Rijksakademie d’Amsterdam.

Bibliographie
- Crevier, Lyne, «Glandeur», Ici, 7-13 mars 2002, p.31.




Thérèse Mastroiacovo
du 23 février 2002 au 30 mars 2002
Hello Fellow Artists

À la fin de cinq années de collaboration artistique, Thérèse Mastroiacovo entamait un corpus d’œuvres intitulé The Politics of Recognition, qui allait embrouiller les notions de création partagée, de collaboration et de communication. S’appliquant à produire des images d’enchevêtrement et se servant de déclencheurs souples d’obturateur, l’œuvre tentait de faire éclater les restrictions liées à la libre expression, à la propriété, à l’authenticité et aux pratiques éthiques. C’est en ayant derrière elle cet historique de travail qu’elle a commencé Hello fellow artists, une série vidéo qui s’approprie, ou réoriente en quelque sorte, le travail d’autres vidéastes, en identifiant la source, mais en réarrangeant le résultat. Enfreignant inévitablement le droit d’auteur, elle expérimente de pas être reconnue comme étant l’artiste qui a fait l’oeuvre bien qu’elle soit en mesure de l’identifier comme étant sienne : l’original est toujours plus reconnaissable que son oeuvre. Parmi les artistes obligés de collaborer avec Mastroiacovo dans cette première version de son projet en cours, mentionnons William Wegman, Dara Birnbaum, Antonio Muntadas et Douglas Gordon.

Thérèse Mastroiacovo est une artiste visuelle qui travaille en cinéma, vidéo, photographie, sculpture et performance. Elle vit et travaille à Montréal.

Bibliographie
-Tousignant, Isa, «Video killed the video star», Hour, 14-20 mars 2002, p.29.




Dianna Frid, Rosa Lee, Laurent Roberge
du 19 avril 2002 au 25 mai 2002
La survivance : Temps fantômal

Commissaire : Lorraine Simms

«Temps fantômal» est une exposition de groupe présentée dans le cadre d’une série d’expositions et d’événements examinant le thème de la survivance et qui fait partie d’une programmation spéciale d’Optica au cours de l’année 2002. Cette exposition souligne les aspects matériel et somatique, mettant en relief les relations énigmatiques de temps et de processus qui entrent en jeu dans la production artistique. Les œuvres de Dianna Frid (Chicago), de Rosa Lee (Londres) et de Laurent Roberge (Montréal) révèlent l’engagement lent et contemplatif que comporte cette production. Les artistes réunis abordent le temps sous le mode de l’expérience, donnant à voir le côté somatique du processus de création.

Chaque artiste produit des œuvres par l’usage de gestes répétés et par une accumulation de matériaux. Rosa Lee additionne les couches de peinture pour créer des abstractions complexes et presque «tissées», Dianna Frid brode des images schématiques sur un tissu qui a été coupé, cousu et effiloché, et Laurent Roberge empile de petits carrés de papier pour construire des formes sculpturales qui font écho à l’espace de la galerie et le perturbe. À mes yeux, la répétition, parfois obsessionnelle de ces actions qu’entraîne la production des oeuvres, met l’accent sur la somme de travail exigée par des activités quotidiennes récurrentes. Les gestes réguliers requis pour compléter chaque œuvre renvoie à des tâches qui sont cycliques et jamais complètement terminées. Bien que les pratiques artistiques individuelles de Lee, Frid et Roberge demandent un engagement envers un travail manuel, la lecture de leurs œuvres n’est pas subordonnée à leur présentation.

«Temps fantômal» occupe les deux espaces d’Optica. Les œuvres de chacun des artistes seront présentées dans la galerie, alors que les matériaux, les outils et autres objets relatifs à leur formulation seront disposés dans la salle multidisciplinaire. Cet espace évoquera le laboratoire/atelier où le parcours indirect de la création individuelle offre ses propres énigmes et ses révélations.

Alors que la technologie joue un rôle de plus en plus important dans nos activités quotidiennes, les concepts de vitesse et d’efficacité prennent une nouvelle signification. «Temps fantômal» adopte une position qui tranche carrément avec ces objectifs, en présentant des œuvres créées par des artistes dont la démarche est lente, répétitive et contemplative.
- Lorraine Simms (trad. Colette Tougas)

16 avril 2002
Présentations publiques avec la commissaire et les artistes
Collège Dawson
3040, Sherbrooke Ouest, salle 4c.1

Lorraine Simms vit et travaille à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts plastiques de l’Université Concordia (1990) et enseigne présentement au département des beaux-arts du Collège Dawson. Elle a reçu de nombreuses bourses du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions personnelles et collectives dont «Conte de jours /Recounting Days», Optica, un centre d’art contemporain, Montréal (1998), et «Shadow» à la A.R.C. Gallery, Chicago, Illinois (2000). Cette année, son travail a fait l’objet de deux expositions personnelles : «La foule» à la Galerie Occurrence, Montréal, et «Moments figés» à la Galerie Expression, St-Hyacinthe. Elle a été commissaire des expositions «Matière papier», Galerie McClure, Centre des Arts visuels, Montréal (1991), «Le Jardin manifeste» (1993) et «Conceits» (1995) à la Galerie La Centrale, Montréal et a été co-commissaire de «Moments entrelacés» à la Galerie La Centrale (1998). Son texte, intitulé Signs of the Times : Reading and writing, painting, a été publié dans le cadre de ce projet de commissariat.

Rosa Lee vit et travaille à Londres. Elle a étudié à la St. Martin's School of Art et au Royal College of Art, et a reçu de nombreux prix dont deux British Council Awards (1994, 2002) et un John Moores 16 à Liverpool (Prizewinner 1989). Elle a été peintre en résidence chargée de cours à la Winchester School of Art de 1988 à 1989, a donné plusieurs conférences et publié divers articles dans des revues d’art. Elle travaille présentement à un texte pour un ouvrage dirigé par Rosemary Betterton. Les peintures de Lee ont été présentées dans plusieurs expositions personnelles et collectives, dont «British Abstract Art Part I» (1994) et «Part 3» (1996). Elle a aussi participé aux expositions collectives itinérantes «(dis)parities» (1992), «Surface» (1993), «The Question of Scale» (1995/96), «Permission to Speak» (1996), «Craft» (1997-98) et «Fabrications» (1999).

Dianna Frid est née à Mexico et a émigré à Vancouver en 1983. Elle vit et travaille présentement à Chicago. Elle détient un baccalauréat en arts du Hampshire College, MA (1988), en arts plastiques de la School of the Art Institute of Chicago (1991), et étudie actuellement au programme de maîtrise en arts plastiques de cette même institution. Elle s’est méritée de nombreux prix et bourses, entre autres du Conseil des Arts du Canada, de la School of The Art Institute of Chicago et du The Banff Centre for the Arts. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions collectives. Parmi ses expositions personnelles récentes, mentionnons «Les Jeux Sont Faits», Esso Gallery, New York (2001), «Du Sable Park : Hidden In Plain View», Chicago Architecture Foundation (2002), et «There Was, There Is», St. Mary’s College, Notre Dame, Indiana (2002).

Laurent Roberge vit et travaille à Montréal. Il a étudié au Emily Carr College of Art and Design (diplôme en arts visuels, 1982), à l’Université Concordia (maîtrise en arts plastiques, 1989) et à l’Université McGill (diplôme en éducation des arts, 1992). Il enseigne présentement au département des beaux-arts de l’Université Concordia et du Collège Dawson. Il s’est mérité de nombreux prix, dont plusieurs du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Son travail a été présenté dans des expositions individuelles et collectives dont «Touch, Please», Kyoto, Japon (1995), «The Paper Biennale '98», Musée de Rijswijk, Hollande (1998), et «Les Bricolos», Galerie Clark, Montréal (1998). Une exposition personnelle de son travail a été présentée à Galerie Clark en 2000.


Bibliographie
-Lammerich, Yvonne, «News, Montréal», Contemporary, juin-juillet-août 2002, pp.43-44.
-Lehmann, Henry, «City Focus : Montreal», ARTnews, mai 2002, pp.100-104.
-Patterson, Jody «Temps fantômal», para-para, no 008, mai-juin-juillet 2002, p.3.



image
© Programme l Program, 2002.

Exposition de groupe
du 13 septembre 2002 au 7 décembre 2002
La survivance : La demeure

Commissaire : Marie Fraser

Artistes : Kim Adams, Michel De Broin, Constanza Camelo, Claudine Cotton, Alexandre David, Marie-Suzanne Désilets, Rachel Echenberg, Marie-Ange Guilleminot, KIT + Artengine = Borderline Developments, Lani Maestro, Shelley Miller, Janet Morton, Daniel Olson, Jean-François Prost, Ana Rewakowicz, Danielle Sauvé, Steve Topping, Mary Sui Yee Wong

Sans dissocier l’expérience artistique de la vie quotidienne, ou même de la domesticité, cette exposition regroupe des artistes qui interrogent la notion de demeure pour l’ouvrir à une réflexion sur la mobilité, le nomadisme, la précarité de l’habitat, la rencontre de l’intimité et de l’urbanité. Du lieu où l’on habite, la demeure se trouve façonnée aujourd’hui, dans le contexte d’une mouvance culturelle, par sa propre quête et par l’idée d’habiter l’inhabituel.

Oeuvres inédites présentées dans les lieux publics et privés à travers la ville de Montréal du 13 septembre au 3 novembre 2002.

Voir le catalogue des publications.

N.B. «La demeure» fait partie de la «chronologie très personnelle d'une première décennie passée à faire le critique» de Jérôme Delgado : De Visu - Couvrir depuis 2000 (Le Devoir, édition du 31 décembre 2009).


13 septembre - 13 octobre
Daniel Olson
Cultural Services, Inc.
Une division de Free Man Detective Bureau

Interventions de l’artiste dans des lieux privés : les gens étaient invités à bénéficier du service en téléphonant à Optica pour prendre rendez-vous. Les dossiers et les archives du Cultural Services Inc. étaient disponibles pour consultation à la galerie.

Daniel Olson est un artiste multidisciplinaire qui s’intéresse à des objets domestiques rudimentaires qu’il transforme de façon ludique et sonore, soit pour être présentés dans le cadre d’exposition, soit pour être manipulés dans le cadre de performances. La question de l’univers domestique, comment le corps interagit quotidiennement avec les objets et l’environnement immédiat,ainsi que la dimension privée et publique de la vie des gens sont sans doute les aspects les plus importants de sa pratique des dernières années. À la manière d’un détective et sous les auspices d’une compagnie de services culturels, Daniel Olson s’infiltre, discrètement et sur demande, dans la vie privée et mène une enquête sur les habitudes et les biens culturels des gens en consultant leurs livres, leurs magazines, leur collection d’art et de disques. Comme une ombre, il dissimule en échange des traces de son passage. Les résultats de ses investigations privées ont été compilés et pouvaient être consultés à la galerie.


Rachel Echenberg
Body-house : les paroles autonomes»

Édifice Belgo
13 septembre (17h-19h)
Parc Lafontaine, en face du Centre Calixa-Lavallée
19 septembre (14h-18h)
Métro Place-des-Arts, sortie sud-est de la rue Jeanne-Mance et du boulevard de Maisonneuve
28 septembre (13h-16h)

Rachel Echenberg travaille au seuil du privé et du public. En cherchant à provoquer une expérience très intime dans des lieux souvent marqués par l’anonymat, ses performances témoignent de l’extrême vulnérabilité du corps dans l’espace public. Depuis les dernières années, son œuvre s’achemine vers une démarche où sa présence en public, pouvant parfois susciter une interaction avec les gens, prédomine sur l’objet. L’artiste décrit sa performance Body-house : les paroles autonomes comme une tentative d’habiter à l’intérieur de soi tout en étant simultanément présent dans l’espace extérieur. Se positionnant ainsi à la frontière de l’individu et du social, son corps apparaît comme une métaphore de la demeure. Pendant plusieurs heures consécutives, Rachel Echenberg est assise et transmet dans l’espace environnant des sons produits par son corps. Diffusés par des haut-parleurs, les sons se mélangent aux bruits et à la présence des gens. L’idée du «corps-maison» est ici un «corps-émetteur» qui projette son intériorité dans l’espace de l’autre.


13 septembre - 13 octobre
Shelley Miller
Trimmings»

Édifice Belgo
305, rue Ste-Catherine Ouest
Intersection des rues Clark et Prince Arthur Ouest
Intersection de l'avenue Duluth et de la rue Coloniale
Avenue Duluth près de la rue Laval
Rue Villeneuve Ouest près de la rue Clark
Rue St-Viateur Ouest, dans la ruelle entre les rues St-Urbain et Waverly
122, rue Bernard Ouest

Shelley Miller crée un interstice entre l’univers domestique et l’espace urbain industrialisé. Disséminés à différents endroits à travers la ville pour recouvrir partiellement des graffitis, des fragments de motifs ornementaux. À la fois parement et garniture, Trimmings rappelle l’espace décoratif d’intérieurs ainsi que les modes de vie et l’opulence qui leur sont associés. Mais une fois retournés comme un gant, l’intérieur se retrouve à l’extérieur, l’espace privé s’expose dans l’espace social. Les motifs colorés, fabriqués de sucre et de meringue, semblent désormais suspendus entre une atmosphère ornementale somptueuse, l’univers excessif du kitsch associé à la culture populaire et les gestes sociaux dont les graffitis sont la marque. Par-delà cette imbrication critique de références, Shelley Miller, en utilisant une matière périssable qui se désagrège d’elle-même, questionne également l’effacement et la disparition des traces du privé dans l’espace public.


Michel De Broin
Trou»

Une roulotte itinérante était visible sur la voie publique, à l’intérieur d’un périmètre entre le boulevard René-Lévesque et la rue Ste-Catherine, comprenant le boulevard St-Laurent, les rues Clark, St-Dominique et Place du Marché.
Intersection des rues Clark et Ste-Catherine
12 septembre - 2 octobre
Terrain vague à la sortie de la station de métro St-Laurent
3 octobre - 13 octobre

Michel de Broin utilise ici le motif de la caravane pour pousser l’utopie de l’habitat jusqu’à ses propres limites, jouant à compromettre les notions de sécurité et de confort associées à la demeure. «Mon projet initial, Il y a péril en la demeure, consistait à suspendre une roulotte habitée à 100 pieds dans le ciel à l’aide d’une grue fixe. Suspendue par son cordon, la roulotte était jetée au-dehors, dans l’espace sans protection. Avec ce nouveau projet que j’ai intitulé Trou, j’ai voulu créer les conditions de sécurité et de confort propres à la demeure en créant au sein de la roulotte une bulle où l’on puisse se lover. J’ai donc ouvert un orifice à l’arrière de la roulotte où il est possible de se glisser pour s’abandonner dans son repli. Ouverte, disponible et offerte aux passants, la roulotte est stationnée sur la voie publique dans le centre-ville. Elle se déplace à plusieurs reprises, parfois seulement pour changer de côté de rue, à l’intérieur d’un quartier délimité.»


13 septembre - 13 octobre
Alexandre David
Construction sans titre

Ilôt Balmoral

À mi-chemin entre la sculpture et le pavillon architectural, l’installation d’Alexandre David occupe un lieu de passage auquel elle s’intègre parfaitement en exploitant sa potentialité transitoire. D’apparence minimale, la construction de bois invite à la déambulation et propose aux passants différents types d’expérience de lieux : de la véranda à la maison, du salon au jardin. Ni dedans et ni dehors, ni privé ni public, elle se présente comme une suite d’interstices et de dénivelés qui pervertissent l’idée même de lieu. À la manière d’un passage ou d’un déambulatoire, l’espace dans lequel nous sommes nous fait prendre conscience de la présence toujours reportée d’un autre. Cette complexité spatiale se trouve renforcée, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, par la présence des arbres qui ferment et ouvrent tout à la fois la structure. Et c’est plutôt les notions de place et de seuil qui permettent de décrire notre expérience, comme si chacun des espaces s’offrait en réalité comme un trait d’union pour que s’effacent ses propres limites.


13 septembre - 13 octobre
Lani Maestro
The Room in Space

Place Albert-Duquesne, à l'intersection des rues de Maisonneuve et Clark
Parc Jeanne-Mance, près de la rue Duluth
Parc Lafontaine, près de la rue Duluth

Lani Maestro place la demeure en lien avec la notion de déplacement. Plusieurs de ses œuvres ont cherché à montrer comment la quête d’un chez-soi et la notion d’exil sont des conditions mêmes de l’existence. Ne serait-ce que par son titre, «La chambre dans l’espace» évoque l’idée d’un lieu vide et l’isolement, mais s’offre aussi comme une incitation à créer soi-même le lieu où l’on vit. Il s’agit d’un ensemble de sculptures-installations qui, placées dans trois parcs urbains, nous invite à différentes expériences de lieu en nous déplaçant à travers la ville. Construites de bois et de bambou, elles résident dans l’espace comme des petites oasis que l’on découvre presque par hasard en suivant son chemin à travers les parcs, les arbres, les branches, les gens. Intimes par leur échelle et leur emplacement, ces habitacles attendent pour ainsi dire d’être habités, d’être investis de notre présence. Devant poser le geste de s’approprier ce lieu, ils nous impliquent dans une expérience poétique qui nous invite à voir la demeure non seulement comme le lieu où l’on habite, mais comme une manière d’être et d’habiter le monde.


13 septembre - 13 octobre
Ana Rewakowicz
The Occupants (Les occupants)

5470, rue Casgrain
mercredi - dimanche (12h-17h)
230, rue Marie-Anne Est, à l'extérieur
4123, rue de Bullion, à l'extérieur
vendredi - dimanche

Au cours des dernières années, Ana Rewakowicz a réalisé un ensemble d’œuvres gonflables, dont une chambre et des vêtements, que l’on peut manipuler, porter, transporter et déplacer, mais qui, dans un esprit ludique, placent les individus dans des situations étranges de confort et d’inconfort. Cette expérience désorientante de la mobilité et de l’instabilité permet de requestionner la définition de la demeure comme le lieu fixe d’une appartenance où se forgent les identités. The Occupants poursuit cette interrogation en proposant aux gens d’interagir avec des ballons-sondes qui habitent différents espaces d’appartements. Flexibles et informes, ils peuvent prendre possession de la pièce pour la remplir entièrement, bloquer l’accès d’une porte, d’une fenêtre, d’un corridor, ou flotter simplement à l’intérieur de l’espace. Cette intrusion évoque métaphoriquement la présence d’un corps étranger dans son propre espace de vie. Ana Rewakowicz nous place ici délibérément dans une situation de négociation avec cet intrus, de manière à attirer notre attention sur la distance qui nous sépare des autres, des individus qui nous entourent et que nous rencontrons dans le quotidien.


13 septembre - 13 octobre 2002
Mary Sui Yee Wong
Wanshàng

Parc du Carmel, Avenue Carmel entre Henri-Julien et Drolet

Mary Sui Yee Wong propose une expérience métaphorique de la demeure en la rapprochant d’une réflexion sur la mémoire et la notion de lieu. Comment un lieu vient-il «hanter» notre mémoire pour s’y loger et y demeurer? C’est à partir de l’enfance et de l’espace utopique du jeu qu’elle construit une installation qui joue sur le basculement du jour et de la nuit, du plaisir et de la peur. À proximité d’une aire de jeu, une construction rappelant les habitations d’enfant combine deux traditions chinoises anciennes: les maisons, les voitures et les jouets construits en papier qui sont brûlés pour apaiser les fantômes lors du Festival des fantômes affamés, et les lanternes qui s’illuminent pour célébrer la nouvelle lune. Wanshàng est aussi le mot en mandarin pour dire «soir» , utilisé pour qualifier le passage du temps. Comme le décrit Mary Sui Yee Wong, «ce moment où la vie se transforme du jour à la nuit, du public au privé, du lieu de travail à la maison, des affaires au plaisir, de l’extérieur à l’intérieur. C’est le temps où la nuit (wan) se lève (shàng) et remplace le jour.»


13 septembre - 13 octobre
Danielle Sauvé
Chambres paupières

6846, rue St-Denis, Métro Jean-Talon
mercredi - dimanche (12h-17h)

Danielle Sauvé présente, depuis plusieurs années, des objets extraits de notre environnement domestique, qui nous apparaissent à la fois familiers, intimes mais aussi étranges, comme dépossédés de leurs propriétés. En exagérant l’échelle et en interchangeant les qualités des objets et de divers instruments usuels, elle les travestit et les fait basculer dans l’univers fabriqué et architecturé, mais combien poétique, de la sculpture. Chambres paupières est une installation vidéo qui explore ce même sentiment de familiarité et d’étrangeté. La demeure y apparaît comme une quête, comme un lieu à atteindre mais qui constamment nous échappe. Scènes d’errances urbaines et scènes intimistes qui puisent dans l’univers domestique s’enchaînent et se croisent dans des séquences d’images projetées et présentées sur de petits écrans. Dans l’espace d’un appartement, ces images côtoient des meubles et divers objets domestiques. C’est lors d’une résidence à Barcelone, il y a deux ans, que Danielle Sauvé a entrepris de travailler ses premières images filmées.


21 octobre - 3 novembre 2002
Marie-Suzanne Déslets, Jean-François Prost
Co-habitations hors champ

Habitation temporaire sur le toit de l’édifice de la compagnie Multidick, au 4495, chemin de la Côte-de-Liesse, visible à partir de la voie Métropolitaine

Ayant chacun développé une réflexion critique sur la présence du corps et sur sa relation à l’espace urbain, Marie-Suzanne Désilets et Jean-François Prost collaborent pour un premier projet d’abri temporaire. Installée sur le toit d’un édifice à proximité d’une autoroute, leur demeure occupe ici de façon insolite un environnement urbain extrême, marqué par la densité, l’anonymat et le déplacement. Visible à partir de voies surélevées de circulation rapide, leur roulotte immobilisée sur le toit s’offre instantanément à la vision des automobilistes. S'illuminant la nuit, sa présence est d’autant plus forte qu’elle surgit du paysage urbain et de l’atmosphère de circulation routière pour apparaître sous les apparences d’une fiction travaillant dans l’imaginaire. Durant deux semaines, les artistes habitent leur refuge, partagent leur existence et leur quotidien dans cet endroit insolite et combien isolé de tout espace privé et de vie domestique. Investissant un lieu impossible, ils soulignent la précarité et la vulnérabilité de l’habitation. Ils contribuent ainsi à déplacer la fonction de l’architecture vers le processus pour mettre davantage l’accent sur l’expérience d’habiter au quotidien, sur la survivance et la solitude.


13 septembre - 7 décembre
Kim Adams
Research Slides

En galerie

L’œuvre de Kim Adams fait très souvent allusion à la demeure. Sous une forme ludique, les notions d’habitat et de mobilité sont traitées par des environnements excessifs, dérisoires et fantaisistes, qui évoquent autant de constructions et d’inventions humaines. Depuis la fin des années 70, Kim Adams a constitué une «collection» très singulière d’images, sorte d’archives personnelles qui lui servent de référence pour ses œuvres. Quelque deux cents diapositives, dont un nombre important montrent des habitations temporaires étranges, des maisons mobiles, des véhicules et toutes sortes de moyens de transport modifiés, trafiqués, réinventés. Ces images témoignent de la manière dont les gens s’inventent et conçoivent des manières inhabituelles d’habiter le monde et de s’y déplacer, des manières qui nous apparaissent fantaisistes mais d’une étrange densité. Elles traduisent des modes de vie et nous parlent de mentalités. L’exposition présentait également des maquettes de Kim Adams.


13 septembre - 7 décembre
Constanza Camelo
Abri-Cobijo

En galerie
Intervention performative de trente minutes présentée en 1995, dans le cadre de la Bienal de Venecia, à Bogota en Colombie. Se déroulant simultanément à la Biennale de Venise en Italie, cet événement est organisé par le collectif d’artistes colombiens Las Matracas à Venecia, un quartier défavorisé de la ville.

Performeurs : Constanza Camelo, Santiago Echeverry, Sara Yepes

«J’ai conçu cette action sur le terre-plein de l’avenue principale traversant le quartier de Venecia. Le soir, ces espaces qui séparent les rues de Bogota deviennent des lieux de demeure pour les personnes sans-abri, dépotoirs de détritus, témoins des cadavres des morts violentes. Inspirée par les enfants qui se construisent des abris éphémères, cette intervention utilisait des couvertures de feutre sur lesquelles le drapeau colombien est imprimé. La police militaire les emploie également pour protéger ses soldats du froid et pour les recouvrir lorsqu’ils meurent au combat. À tour de rôle, les performeurs jouaient à couvrir le corps de l’autre, ils échangeaient leurs places, leurs postures et devenaient des tas de corps, d’ordures, d’abris. La couverture était à la fois cachette, enveloppe et demeure. Les mouvements des corps éveillaient le souvenir d’un jeu d’enfant: couvrir pour être couvert à son tour et à son tour découvrir ; édifier un espace privé en reconstruction permanente, mais aussi, évoquer l’état de ceux qui sont forcés d’occuper l’espace public en tant que lieu intime du quotidien, du sommeil et de la mort.»


13 septembre - 7 décembre
Claudine Cotton
Une vraie famille doit faire son lit petit à petit

En galerie
Performance présentée dans le cadre d’«Émergence 2001 : La famille», à Québec, du 19 au 25 août 2001.

Depuis les dernières années, les performances de Claudine Cotton se déroulent de plus en plus en fonction d’une présence aux autres et d’une interaction humaine. C’est en dialoguant à la fois avec l’insolite et le familier, le public et le privé, qu’elles provoquent des situations de rencontre et de convivialité, où les gens sont invités à participer, à s’engager. Une vraie famille doit faire son lit petit à petit pousse plus loin encore cette quête par un désir d’établir un rapport intime avec les gens de la rue. Comme une forme d’itinérance, Claudine Cotton s’est déplacée quotidiennement pendant une semaine dans le quartier St-Roch de la ville de Québec en offrant aux gens de dormir dans son «lit promenade». Faisant littéralement intrusion dans l’espace urbain et dans un lieu public, l’image du lit devient ici la base des rencontres avec les gens, évoquant un univers familier, voire le confort domestique. Cet accueil de l’étranger dans son propre espace, où le partage d’intimité devient le fondement des rencontres, n’est pas sans lien avec la demeure comme quête d’un chez-soi.


13 septembre - 7 décembre
Marie-Ange Guilleminot
transformationparlor.com

En galerie

Mobiles, transportables et intimes, les œuvres de Marie-Ange Guilleminot se concoivent dans une relation à l’autre et fonctionnent comme un don. C’est dans cette même atmosphère d’interface que se bâtit le projet virtuel transformationparlor.com. Il s’agit d’un site web où se côtoient des œuvres, des artistes, des témoignages, et où le lieu d’exposition apparaît dans une constante relation avec l’espace de vie. Une partie du site s’articule d’ailleurs sur le plan de la maison de l’artiste brésilienne Lygia Clark, Construis toi-même l’espace où tu vis (1960). En cliquant sur les chambres-modules, le plan s’ouvre sur de nouveaux espaces où on découvre des œuvres liées au corps, au vêtement, aux lieux qu’on habite et qui nous habitent. Pour sa présentation à Optica, le site s’est développé pour inclure un projet réalisé en octobre 1994 à Tel Aviv. Marie-Ange Guilleminot avait alors occupé pendant un mois la terrasse de la galerie Bograshov, transformant l’espace d’exposition et le bureau de la galerie en un espace de vie, dans une relation constante avec la rue. Ce moment représente pour elle l’origine du Salon de transformation, une œuvre qui voyage à travers le monde depuis 1997.


13 septembre - 7 décembre
KIT + Artengine = Borderline Developments
Greylands Project

En galerie

KIT (fondé en 1992) : Manchester, Londres et Montréal
Artengine (fondé en 1996) : Ottawa

Greylands est le titre d’un projet et le nom d’un collectif d’artistes, d’architectes et d’ingénieurs, actif dans plusieurs villes d’Europe et d’Amérique, qui élabore des interventions in situ et sur le web dans une perspective critique et sociopolitique. Sous le couvert d’une compagnie immobilière avec son bureau de vente factice, Greylands propose un commentaire satirique sur l’utilisation et la planification de l’espace urbain. Depuis une première intervention de KIT à Widnes en Angleterre (1997), le collectif a réalisé d’autres projets de réaménagement de «zones grises» en espaces d’habitation sur un terrain contaminé au centre-ville d’Ottawa (1999) ainsi que sur une place publique à Mexico (2002). À partir d’un ordinateur et via [www.greylands.com], on pouvait se porter acquéreur d’un terrain sur un lotissement de développement domiciliaire et concevoir virtuellement les plans de son habitation. Sur le site réel, la compagnie installe ses bureaux et fonctionne comme une entreprise de développement. Les projets sont archivés et documentés sur le site de la compagnie.


13 septembre - 7 décembre
Janet Morton
Cozy

En galerie
Installation présentée à Toronto au 13 Third St. Wards Island, du 7 au 21 novembre 1999, et au Trinity Square Park, en avril 2000, dans le cadre de l’exposition Wool works, organisée par le Textile Museum du Canada.

Pour recouvrir une maison au Wards Island, Janet Morton a confectionné une sorte de vêtement fabriqué de quelque 800 tricots usagés, boutonnés et ornés de détails architecturaux tricotés à la main. Habillant tout d’abord une maison habitée, le projet fut par la suite réinstallé, pour une durée de trois jours, sur une structure d’échafaudage au Trinity Square Park. Le vêtement, qui sert habituellement à recouvrir le corps, prend ici des proportions démesurées jusqu’à atteindre une dimension habitable (7,62 x 8,53 m). Alors que Janet Morton semble référer littéralement à la demeure comme symbole de la chaleur et du refuge, ce recouvrement agit au contraire pour la protéger et expose ainsi sa fragilité et sa vulnérabilité. L’intérieur est tourné vers l’extérieur, ce qui provoque un renversement des espaces privé et public et, plus fortement encore, de l’intimité et de l’extériorité. Accentuée ici par l’échelle de l’objet et celle du matériau (des vêtements de tricot), cette contradiction d’une expérience publique d’un espace privé semble occasionner une domestication de la notion de public.


13 septembre - 7 décembre 2002
Jean-François Prost
Convivialités électives

En galerie
IInstallation-performance réalisée et présentée dans le cadre des projets-résidences du Lobe à Chicoutimi, sur le Saguenay près du village de Ste-Rose-du-Nord, du 19 février au 10 mars 2000.

Jean-François Prost a une pratique hybride, comme artiste et architecte, combinant l’installation et la performance. L’ensemble des projets qu’il a réalisés aux cours des dernières années s’inscrit en dehors du cadre traditionnel de l’architecture, cherchant plutôt à investir des lieux résiduels, des sortes de no man’s land ou des terrains vagues. Travaillant à l’échelle domestique, c’est l’idée d’habiter un lieu dans sa relation à l’environnement et dans sa dimension quotidienne qui suscite son questionnement. Parmi ses réflexions, on retrouve des thèmes comme l’urbanité, le nomadisme et la déterritorialisation qui viennent s’ajouter à une réflexion sur l’abri et les rapports humains. Convivialités électives a pris forme suite à une invitation du Lobe à Chicoutimi. Jean-François Prost a installé sur les glaces du Saguenay un abri temporaire qu’il a habité l’hiver pendant plusieurs semaines. À proximité des cabanes de pêche, l’habitation devient abri et refuge. La demeure s’inspire ici d’un dialogue avec le milieu, les gens et l’environnement, et est motivée par la vulnérabilité et la dimension précaire d’une situation de survie et d’observation du quotidien.


13 septembre - 7 décembre
Steve Topping
Home Projects

En galerie

Au cours des dernières années, Steve Topping a réalisé plusieurs projets d’habitation temporaire à différents endroits au Québec et au Canada, dont à Cartier en Ontario, durant l’hiver 1997, ainsi qu’au centre-ville de Montréal, en 1998-1999. En développant ses abris et ses espaces alternatifs comme des demeures éphémères et transportables, il réexamine le statut d’environnement domestique. Il questionne notamment comment l’aménagement et l’organisation d’un espace d’habitation peuvent affecter et transformer notre vie quotidienne. À Montréal, c’est sur le toit d’un édifice commercial au coin des boulevards St-Laurent et de Maisonneuve, dans un lieu qui abritait une ancienne machinerie de monte-charge, qu’il s’est organisé un espace domestique où il a vécu pendant six mois. Toute la conception de son espace de vie était pensée en fonction de l’espace d’habitation très restreint, voire contraignant, et des objets qu’il pouvait recycler. Ce qui redéfinit ici la demeure, ce n’est donc pas l’habitation elle-même, mais un processus davantage orienté vers l’expérience quotidienne d’un espace à habiter, qui reste entièrement maniable, transformable, adaptable à une forme de recyclage et à un mode de vie nomade.


Présentations publiques

28 septembre (13h-17h)
Circuit commenté en présence des artistes
Journées de la culture

5 octobre (14h)
Table ronde : Habiter l'inhabituel
En galerie
Participants : Marie Fraser, Marie-Paule Macdonald (University of Waterloo), Shauna McCabe (Confédération Centre Art Gallery)

23 novembre
Rencontre avec les artistes : L'oeuvre habitée
En galerie

Bibliographie
- «Artist Run Culture - A portfolio of recent and upcoming work from across the country», Mix V 28.3, hiver 2003, p.16.
- Charron, Marie- Ève, «Espaces à occuper», Le Devoir, 28-29 septembre 2002, p.F10.
- Delgado, Jérôme, «Mexico, Mexico, Mexi-iii-co!» La Presse, 7 septembre, 2002, p.15.
- Delgado, Jérôme, «Visites libres», La Presse, 22 Septembre 2002, p.E6.
- Devine, Shannon, «No Birthday Cakes Here, Local Artist elevates baking materials to high art», the LINK, 29 octobre 2002.
- «Fast Forward», Canadian Art Fall 2002, vol. 19, no 3, p.34.
- Giguère, Amélie, «La demeure Inventer la demeure», ETC Montréal, vol 61, mars-avril-mai 2003, pp.27-31.
- Lamarche, Bernard, «En tous lieux», Le Devoir, 24-25 août 2002, pp.C10-C11.
- Lamarche, Bernard, «Art contemporain et logique événementielle», Coranto #1, novembre 2002.
- Miller, Marcus, «News, Montréal», Contemporary, décembre 2002, pp.23-24.
- Miller, Marcus, «Highlights, Montréal», Contemporary, décembre 2002, p.30.
- Monfort, Mikaëlle, «Rue des plaisirs», Quartier Libre, 10 septembre 2002.
- Paré, André Louis, «La Demeure», para para, no 10, avril-mai-juin 2003, pp.2-3.
- Redfern, Christine, «2002/ the year in review / Visual Arts Off the wall», Mirror, vol. 18, no 29, 24 décembre 2002 - 8 janvier 2003.
- Rochefort, Jean-Claude, «Improvisation no 2 : Un bilan plutôt dont on attendait beaucoup plus», Le Devoir, 2-3 novembre 2002, pp.E11-E12.
- Woodley, Matthew, «Space invader», Mirror, 19-25 septembre 2002, p.41.
-«Tranches radicale dans l’année d’art 2002 au Québec», INTER, no 84, pp.4-33.

- Couillard, Claude, «Arts Visuels : Artiste Détective», 5 octobre 2002, [www.radio-canada.ca/culture].
- Couillard, Claude, «La Demeure», 19 septembre 2002, [www.radio-canada.ca/url.asp?/culture/expositions/v2/].

- Entrevue à Radio Canada CBC , Émission «Montréal Ce Soir» de Raymond St. Pierre, 1 novembre 2002.
- Entrevue à Radio Canada CBC, Émission «Tous Les Matins» de Dominique Bertrand et Paul Houde, 8 novembre 2002.




Paul Litherland, Bertrand Cloutier
du 13 septembre 2002 au 19 octobre 2002
Turning Point

Commissaire : Pierre Fournier

La mort est à dix secondes de distance. Juste assez de temps pour faire quelque chose de simple, sans importance. Dans l’esprit des sports extrêmes, l’artiste et son mentor, tous deux en chute libre, vous invitent à considérer ce que signifie garder le contrôle dans des situations dangeureuses.

Il est difficile de faire quelque chose d’ordinaire en chute libre dans le ciel. La peur de la mort, celles de commettre une erreur, de ne pas réussir ou tout simplement celle du ridicule entrent toutes en jeu et doivent être surmontées si l’on veut continuer, survivre.

«Turning Point» est une collaboration de l’artiste Paul Litherland et de l’artiste aérien Bertrand Cloutier. Il s’agit d’une installation vidéo comprenant deux projections vidéo synchronisées avec son en quadraphonie. Nous sommes invités à faire l’expérience d’être déstabilisés et enchantés par les parachutistes en chute libre (Litherland et Cloutier), qui se font des signes entre eux et dans notre direction. Ensemble, ils tournent dans un mouvement sans fin.

Bibliographie
- «Legend of the fall», Mirror, 12-18 septembre 2002, p.56.




Rhonda Weppler
du 2 novembre 2002 au 7 décembre 2002
Exposition solo

À l’âge de dix ans, j’ai reçu une Bible en cadeau pour ma première communion. Elle avait une petite couverture en laiton avec une boucle minuscule qui devait servir, j’imagine, à l’attacher à un porte-clefs ou à un collier. Plus amulette que livre, elle était pratiquement impossible à ouvrir et le texte était tellement petit qu’il fallait une loupe pour arriver à le lire. Ce n’était pas vraiment un livre, mais plutôt l’idée d’un livre particulier, un repère que je pouvais porter et qui me rappelait l’importance des renseignements condensés qu’il contenait.

L’œuvre que je présente à Optica prend la forme de deux collections de livres. Assemblés à partir d’impressions numériques, de papier de construction en couleur et de ruban adhésif, ces livres n’existent cependant que comme surface. Matériellement vides de tout renseignement, ils ne se comportent pas comme la plupart des livres que nous connaissons. Ils sont plutôt remplis de la simple idée de ce qu’un livre devrait être.

1 novembre 2002 (12h30-13h30)
Présentation publique
Université Concordia, VA Building, Salle 125A


image
© Page couverture l Book cover, Abus Mutuel : négocier la survivance, 2005.

le 16 novembre 2002
Colloque «Abus mutuel ou négocier la survivance»

Commissaires : François Dion, Marie-Josée Lafortune

Modératrice : Ingrid Bachman

Conférenciers : Lori Blondeau, Emmanuel Galland, Catherine Grout, Cuahtémoc Medina, Jeanne Randolph

En collaboration avec le centre d'artistes Artengine

Ce colloque rassemble des artistes, des critiques et des commissaires qui concourent, de par leur activité critique et artistique, à réévaluer notre rapport aux modèles et au réseau traditionnel de diffusion dans un contexte de mondialisation des marchés et de propension au nationalisme culturel. L’on peut percevoir dans leurs démarches une volonté de réagir et de repenser les habitudes, les automatismes et les conditionnements qui façonnent et déterminent l’existence de l’art, tant du côté de sa production et de sa présentation, que de sa réception et de son analyse.

Dans le contexte du colloque, les intervenants et les conférenciers invités avaient l’occasion d’examiner et de commenter ce qui leur semble signifiant et emblématique des attitudes actuelles, résultant de l’amalgame des motivations individuelles et des pressions institutionnelles. Les positions adoptées par chacun entraînent une activité critique, génèrent d’autres réseaux et des événements en périphérie du monde international de l’art, et ouvrent sur des alternatives.

À travers un dialogue qui cherche à faire partager ce qui se manifeste principalement dans le travail et l’action, la rencontre souhaite mettre de l’avant l’individu, entendu comme un agent intervenant dans le champ artistique, au sens où l’entendait Bourdieu. L’action est ainsi liée aux idées de présence et de persistance, voire de contre-pouvoir, inscrites dans l’esprit d’une constante négociation entre les différents agents.

Nous vivons présentement un ensemble de perturbations où la spontanéité, la transparence, la démocratie, les rencontres désintéressées, conformes à l’utopie moderniste, sont remises en cause. Les gestes et les actions posés aujourd’hui demandent de prendre en compte la part de négociation et de compromis que cela nécessite pour subsister. Et comme le disait Cuauhtémoc Medina à propos des responsabilités du commissaire, il faut savoir faire usage de «mésinterprétation productive, d’opportunisme responsable et d’abus mutuel».
- Cuauhtémoc Medina, «Another Hysterical Attempt to Theorise about Defeat : Untimely remarks on the fate of the XXV Bienal de São Paulo’s curatorial team»

Voir le catalogue des publications.


Lori Blondeau
Kinda Princess : The Life of a Performance Artist/b>

Lori Blondeau est une artiste d’origine Cree/Saulteaux qui vit à Saskatoon. Son travail inclut des performances, des sculptures et des productions en nouveaux médias. Ses œuvres explorent l’influence des médias de masse (contemporains et historiques) et de la culture sur l’identité aborigène, l’image et la définition de soi. Elle s’est intéressée à l’impact de la colonisation sur les rôles traditionnel et contemporain des premières nations et sur les styles de vie de leurs membres. En septembre et octobre 2001, elle participait à «Blast» (Galerie 101, Ottawa) et à «Locating Feminism» (MAWA, Winnipeg). Lori Blondeau est également membre fondatrice et directrice du centre d’artistes Tribe à Saskatoon.


Emmanuel Galland
Sans titre


Emmanuel Galland est artiste, communicateur, commissaire d’exposition, bien connu de la scène montréalaise pour son engagement auprès du centre d’artistes Clark où il a organisé avec succès des événements artistiques, l’on pense notamment aux bricolos, qui ont su rallier la communauté. Il navigue à travers plusieurs réseaux et manifestations, ayant participé au comité de programmation des deux forums «AfricAmérica» (2000-2002). Intéressé par les modes de diffusion et curieux de revisiter un eurocentrisme et un américanisme prédominants, il a parcouru la Biennale de La Havane, la Biennale des Caraïbes et celle de Dakar à titre personnel comme observateur.


Catherine Grout
Destination publique


Catherine Grout est docteure en histoire de l’art et en esthétique, et est commissaire de la Biennale d’Enghien-les-Bains depuis 1993. Elle est présentement professeure associée invitée à l’université Keio (Tokyo). Ses recherches et travaux concernent, depuis les années 80, l’art en milieu urbain et le paysage. Elle a récemment organisé les manifestations «Le paysage du fleuve Tamshuei, la ville rencontre le fleuve», 1er festival de Chuwei, à Taiwan et «Artists in akiya», à Tokyo, Kyojima, Japon (2002). Elle est également l’auteure de plusieurs livres : À propos de l’art dans la ville, éd. Unité Mobile, Besançon, 1991, Le Tramway de Strasbourg, éd. du Regard, Paris 1995, L’Art en milieu urbain, trad. Erimi Fujiwara, éd. Kajima, Tokyo, 1997, Pour une réalité publique de l’art, éd. L’Harmattan, Montréal/Paris, 2000, Pour de l’art dans notre quotidien. Des œuvres en milieu urbain, trad. Yao Meng-Yin, éd. Yuan-Liou, Taipeh, 2002. Membre fondateur du Groupe de Recherche franco-japonais sur le Paysage Urbain (Université de Tokyo, Fondation Toyota), elle a conçu un symposium international portant sur de nouvelles notions dans le domaine du paysage à TN Probe à Tokyo en 1997.


Cuauhtémoc Medina
Maximum effort, Minimum result


Cuauhtémoc Medina est critique d’art. Il a abondamment écrit sur l’art contemporain du Mexique et de l’Amérique Latine. Il a été conservateur en art contemporain du Carillo Gil Museum, membre de l’équipe de «Curare : Critical Space for the Arts» et est présentement chercheur à l’Institut de Recherches Esthétiques à l’Université nationale de Mexico. Il a récemment publié «Recent Political Forms : Radical Pursuits in Mexico» TRANS>arts.cultures.media, no 8, 2000 et Graciela Iturbide aux éditions Phaidon. Il a été conseiller éditorial pour le numéro spécial portant sur le Mexique de la revue Parachute et est commissaire d’une exposition présentement à la South London Gallery de la Tate à Londres.


Jeanne Randolph
Elegy for an Educated Bum


Jeanne Randolph une théoricienne culturelle, déformée par la psychanalyse, à qui l’éthique technologique, l’anti-intellectualisme, l’effacement public des imaginaires éthiques et l’impérialisme de la publicité ont pratiquement fait perdre la tête. Elle est maître assistant au département de psychiatrie de l’université de Toronto, fonction dont elle a volontiers dévié au cours des vingt dernières années pour lire, penser, écrire et commettre ses «exposés/performances». Son troisième recueil d’écrits, intitulé LIVES OF OBJECTS BRIEF AND ENDLESS : psychoanalytic images of a technological society, paraîtra en décembre 2002 aux éditions YYZ Books.


Le colloque s'est déroulé à la SAT, devant un public, sur une période de 4 heures. Les conférenciers ont fait une présentation individuelle de 15 à 20 minutes, à laquelle d’autres intervenants et le public ont pu réagir. Les présentations et les discussions alternaient avec la diffusion et la transmission sur le net, en direct ou en différé, d’œuvres vidéo et/ou de performance.
Le public relié par l’Internet a pu communiquer avec les conférenciers tout au long de l’événement, en utilisant une fenêtre «chat». Leurs questions ont été acheminées par le modérateur aux conférenciers durant les périodes de question.


François Dion est diplômé en Études des arts de l’Université du Québec à Montréal. Il a collaboré à divers périodiques québécois et canadiens, publié plusieurs textes de catalogue et collaboré à l’organisation de divers événements et colloques. Il est co-fondateur de Cube Éditeur. À titre de commissaire, il a organisé des expositions pour la Galerie VOX, Optica, le Centre d’art Saidye Bronfman à Montréal, ainsi que pour la Galerie 101 à Ottawa et le Centre d’art contemporain de Rueil-Malmaison (France). Il prépare actuellement une exposition pour la Galerie d’art d’Ottawa. Il a travaillé comme coordinateur au Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec de 1996 à 1998 avant de prendre la direction de la Galerie 101 à Ottawa. Il a été membre du conseil d’administration de Artist-Run Centres and Collectives of Ontario. Depuis 2001 il est directeur du Centre d’information Artexte à Montréal.

Marie-Josée Lafortune est directrice d’OPTICA, un centre d’art contemporain où elle travaille depuis 1993 à la diffusion et à la promotion des activités critiques et éditoriales de la galerie. Artiste, elle est aussi commissaire d’exposition et a publié des textes dans Parachute, Spirale, Esse et Mix Magazine. Elle vient de faire paraître avec Lynn Hughes, Penser l’indiscipline : recherches interdisciplinaires en art contemporain, qui débute une nouvelle collection d’essais critiques chez OPTICA.

Ingrid Bachman est une artiste interdisciplinaire qui réalise des installations et qui est à l’occasion, critique et commissaire d’exposition. Ses préoccupations sont orientées vers les technologies désuètes et les nouveaux médias numériques. Sa recherche actuelle porte sur des comportements émergents actualisés par des systèmes et des réseaux à partir du champ de l’Intelligence Artificielle comme modèles pour créer des oeuvres interactives. Elle est la co-éditrice de Material Matters, une anthologie critique regroupant des essais qui examinent les liens entre matériau et culture. Elle est présentement directrice du Programme de maîtrise es arts à l’Université Concordia.

Artengine est un centre d'artistes qui occupe, depuis sa fondation en 1996, l'espace virtuel du Web. Artengine favorise la représentation et la contribution des arts visuels et des nouveaux médias dans la définition du Web en développant et en participant à diverses interventions artistiques reliées aux technologies de l'information. Artengine privilégie la création et la diffusion d'oeuvres qui exploitent et questionnent les ressources des nouveaux médias et du Web dans leur réalisation et leur propagation. La philosophie d'Artengine est axée sur la reconnaissance du Web, qui peut agir à la fois comme un médium, un outil, un lieu de concertation et de collaboration, et un réseau facilitant la dissémination des oeuvres d'art.


Bibliographie
- Mavrikakis, Nicolas, «Arts Visuels, Nos Choix», Voir, 5-11 septembre 2002, pp.83-84.