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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




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© Gaëlle Choisne, La part de Colombo, 2013. Capture d’image d’une vidéo de l’assiette restante laissée aux esprits, 4’00, 16/9.
Avec l'aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Gaëlle Choisne
du 9 mars 2014 au 31 mai 2014
Gaëlle Choisne, lauréate de la résidence de recherche jeune création, Montréal-Valence

Cocktail de bienvenue, jeudi 13 mars de 17h à 19h. Bienvenue à tous!

Du 9 mars au 31 mai 2014, nous accueillons Gaëlle Choisne, une jeune artiste française d’origine haïtienne diplômée de l’École supérieure nationale des Beaux-Arts de Lyon (2013). La pratique de Choisne porte sur le déplacement, l’engagement, l’absence de traces, les histoires coloniales et la diaspora haïtienne. Elle propose de nouvelles reconstitutions, des micro-histoires s’intéressant aux traces d’une Histoire muette. Ses installations sont au carrefour de la sculpture et de la photographie, privilégiant un rapport vivant avec la matière et le déchet.

À Montréal, Choisne souhaite poursuivre ses recherches in situ à l’échelle de la ville englobant les parcs, le Jardin botanique, les sociétés d’histoire naturelle et ethnographique ainsi que des rencontres avec des écrivains, des artistes, des gens de la communauté haïtienne. À la fin du séjour, l’artiste rendra publique sa recherche, le 22 mai 2014 dans l’espace AGORA, dédié à l’interprétation de l’actualité de l’art dans le nouveau lieu d’OPTICA.

Le programme croisé de résidence art3 \ OPTICA reçoit le soutien du Ministère des relations internationales du Québec, du Consulat général de France à Québec dans le cadre de la 64ième Commission permanente de coopération franco-québécoise et de la région Rhône-Alpes.

Consulat Général de France Région Rhône-Alpes art3



Née à Cherbourg en 1985, Gaëlle Choisne a exposé principalement à Lyon. En 2013, elle participe au Genova maXter Program auprès des artistes Giorgio Andreotta Calò et le collectif de graphistes Åbäke, au Museo d’Arte Contemporanea di Villa Croce, en Italie. Dans la même année, elle est artiste en résidence chez Astérides à la Friche Belle de Mai, Marseille. Lauréate du Prix Linossier 2013 qui distingue trois étudiants de l’École des Beaux-Arts de Lyon, elle présentera en mars 2014 l’une de ses œuvres dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Lyon.


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© Toi Ungkavatanapong, documentation visuelle de l'intervention urbaine (détail) Nuts Society présentée du 20 avril au 26 mai 2001 par OPTICA.

Ciao BELGO Ciao!!
le 13 mars 2014
+ Cocktail de bienvenue à Gaëlle Choisne

Le jeudi 13 mars prochain, OPTICA vous convie pour un dernier 5 à 7 dans l'édifice BELGO. Profitez de cette occasion pour rencontrer Gaëlle Choisne, jeune artiste française d’origine haïtienne diplômée de l’École supérieure nationale des Beaux-Arts de Lyon, lauréate de la résidence de recherche jeune création 2014 à Montréal, en collaboration avec art3 (Valence). Gaëlle sera au Québec du 9 mars au 31 mai.

Nous espérons vous voir en grand nombre pour ce dernier adieu à notre local 508 qui a marqué plus d'une décennie dans l'histoire de OPTICA.

OPTICA sera en poste sur l'avenue de Gaspé à compter du 1er avril prochain.

Le programme croisé de résidence art3 \ OPTICA reçoit le soutien du Ministère des relations internationales du Québec, du Consulat général de France à Québec dans le cadre de la 64ième Commission permanente de coopération franco-québécoise et de la région Rhône-Alpes.

Consulat Général de France Région Rhône-Alpes art3




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Résidence de recherche jeune création, Valence (France) 2014
le 1 avril 2014
Appel à candidatures pour artistes | Date limite : 1er avril 2014

OPTICA (Montréal) et art3 (Valence) ont initié une résidence de recherche dédiée à la jeune création* à laquelle est rattachée une bourse. Les structures hôtes ont pour rôle principal d’agir comme médiateurs auprès de l’artiste qui évolue dans un milieu de vie distinct, ainsi que d’organiser des rencontres avec des professionnels et des présentations publiques. Au terme de la résidence de trois mois, le boursier rend publique sa recherche et un ouvrage est coédité par OPTICA et art3 l'année suivante.

Pour connaître toutes les modalités concernant cet appel et déposer votre candidature, veuillez consulter notre rubrique Résidence de recherche jeune création, Montréal-Valence (France).

Nouveauté:: Il est maintenant possible de soumettre votre candidature en ligne. Il est donc à noter qu'aucun dossier envoyé par la poste ou par courriel ne sera accepté.

*Spécifiquement pour cet appel, les duos d'artistes ou les commissaires ne sont pas éligibles.

DATE DE TOMBÉE :: 1er avril 2014.


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© Mathieu Latulippe, La chute, 2013.
Impression jet d’encre | Inkjet print
48 x 68 cm
Avec l'aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Mathieu Latulippe
du 17 mai 2014 au 28 juin 2014
Retour à Paradise Lost

On a tous rêvé, à un moment ou à un autre, d’avoir accès à un coin de Paradis. On n’est pas toujours conscient que l’on se réfère à une conception chrétienne du monde, mais c’est bien là la preuve que ce lieu fait maintenant partie de notre imaginaire collectif, au même titre par exemple que l’Arcadie des Grecs. Mais lorsqu’on y pense sérieusement, on parvient difficilement à une vision totalement positive de ce lieu idyllique, tant l’idée de la catastrophe et de la chute lui est intimement associée. Il s’agit là d’une des manifestations de notre difficulté à concevoir une utopie incarnée. Difficile aujourd’hui de croire que ce Paradis ne serait pas menacé par le progrès industriel, que ce soit sous la forme de la pollution ou de la contamination nucléaire. Mais notre véritable empêchement à imaginer positivement ce lieu de nos origines tient certainement à notre rapport ambigu à la nature. Si nous sommes enclins à croire que dans ce jardin la nature se montrerait bienveillante, féconde et nourricière, nous sommes aussi conscients qu’il s’agit d’un environnement sauvage, non domestiqué, camouflant des bêtes féroces prêtes à bondir pour nous anéantir.

Au fond, notre rêve le plus secret est probablement de pouvoir remettre les pieds dans ce Paradis, mais sous la forme d’un parc thématique, où tout est contrôlé. Mathieu Latulippe a eu l’excellente idée de nous convier à une telle excursion. Bien entendu, il ne s’agit pas d’une reconstitution du Paradis originel, mais bien du développement d’un paradis artificiel contemporain, dont l’apparence le rapproche à certains égards de notre imaginaire de la banlieue. À travers une série de scénettes, dans certaines desquelles la nature reprend ses droits et qui n’ont rien à envier aux images des films catastrophes, l’artiste nous donne la possibilité de vivre un succédané de l’expérience de l’incommensurabilité sidérante. Mais ce jardin des merveilles réhabilité dispose aussi d’une dimension affabulatoire qui nous enjoint de jouir, ne serait-ce que l’espace d’un instant, de notre innocence retrouvée, ce qui nous permettra peut être de nous affranchir collectivement de nos peurs millénaires.
Pierre Rannou

L’artiste remercie le Conseil des arts du Canada, Optica, art3, Atelier Clark, Guy Asselin, Hugo Bergeron, Simon Bilodeau, Pierre Durette, Madeleine Grondin, Jules Lassale, André Latulippe, Frédéric Lavoie, Pierre Rannou et Kerim Yildiz.

Revue de presse : «Du paradis perdu à la religion de l’art» de Pierre Rannou (Esse arts + opinions, 2015, no 83, pp.42-47), Visite d'atelier : Mathieu Latulippe «Retour à Paradise Lost» rédigé par Éloi Desjardins (Un show de mot'arts, 16 mai 2014), «Tout le monde veut aller au ciel, oui mais personne ne veut mourir» de Normand Babin (Montréalistement, 31 mai 2014) ainsi que «Paradise Lost : a coup de guano» de Claire Moeder (Ratsdeville, 13 juin 2014), Jérôme Delgado «Derrière le paradis, la chiante réalité» (Le Devoir, 8 juin 2014).

Mathieu Latulippe vit et travaille à Montréal. Il a exposé au Canada et à l’étranger, notamment au FIFA, à la Manif d’art 4 de Québec, au Centre de diffusion Clark, à la Fonderie Darling, à la Triennale 2011 du Musée d’art contemporain de Montréal et au Netwerk, centre d’art contemporain (Belgique).


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© Jennifer Lefort + Dominique Pétrin
Avec l'aimable permission des artistes | Courtesy of the artists

Jennifer Lefort + Dominique Pétrin
du 17 mai 2014 au 28 juin 2014
Full Spectrum

Jennifer Lefort et Dominique Pétrin se partagent la salle d’exposition pour y réaliser une œuvre exploratoire en tandem. Constatant leurs affinités pour le motif et la couleur dans leurs pratiques respectives, elles décident d’œuvrer à un projet in situ, un processus «ouvert» instaurant un dialogue entre elles.

L’art pictural de Lefort s’inscrit dans le registre de l’abstraction. Ses toiles imposantes deviennent le réceptacle de traitements multiples, souvent antinomiques sur la surface. Dirigeant le regard au gré des variations de textures, des empâtements et des couleurs, les lignes sinueuses et brisées se déploient dans un espace d’une grande intensité chromatique, rythmé de motifs ancrés dans la vie contemporaine.

Pétrin confectionne des environnements immersifs de facture vibrante, grinçante et all over. Par l’entremise d’un répertoire iconographique réalisé à grande échelle grâce à la sérigraphie, la répétition de motifs imprimés devient le déclencheur d’effets perceptifs psychédéliques. Investissant l’espace d’exposition tout comme la sphère publique avec exubérance et humour, Pétrin puise son imagerie à même la diversité de la culture visuelle mondiale.

Habitant respectivement les villes de Gatineau et de Montréal, Pétrin et Lefort ont préparé à distance une partie du matériel destiné à l’installation qu’elles utiliseront en galerie. Réceptives à l’échange par l’entremise du jeu, elles se dotent d’un protocole de création pour sortir de leur zone de confort et défier les attentes du public. Ponctuant l’espace d’interventions à la fois individuelle et commune, les deux artistes optent pour une approche collaborative faisant écho à celle de Team Macho. Le collectif torontois a choisi d’intégrer des perspectives personnelles à leurs œuvres pop éclectiques afin d’éviter le piège d’une voie unique. À l’écoute des aléas du moment, l’œuvre de Pétrin et de Lefort prendra toutefois des directions inattendues et mettra au défi ce qui caractérise l’éthique des graffiteurs, c’est-à-dire intervenir sans empiéter sur le travail et le territoire de l’autre.

Julie Alary Lavallée

Les artistes remercient Kandis Friesen et Jacinthe Loranger.

Récipiendaire du prix de la Fondation Joe Plaskett (2005) et détentrice d’une maîtrise en arts visuels de la York University de Toronto (2006), Jennifer Lefort est finaliste au concours de Peinture canadienne de la Banque royale du Canada (2007). Présentes dans plusieurs collections publiques et privées, ses œuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles et collectives en Amérique du Nord. Représentée par la galerie Patrick Mikhail, elle vit et travaille à Gatineau. 71

Dominique Pétrin est une artiste multidisciplinaire dont la carrière est traversée à la fois par les arts visuels et la musique. Son travail de l’art imprimé a fait l’objet de nombreuses expositions individuelles au Canada et en Europe. Reconnue pour ses performances, Pétrin a pris part à de nombreuses manifestations d’envergure, dont la Frieze Art Fair (Londres), le festival Désordres (Lille en France), et la Triennale québécoise. En nomination pour le prestigieux Prix Sobey 2014, elle vit et travaille à Montréal.



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© Gaëlle Choisne, détail de l'installation "En ba la kay", 2013 | "En ba la kay" installation detail.
Projection de la vidéo "Diorama" sur sculpture treillis en métal et béton | Video projection of "Diorama" on metal and concrete sculpture.
Avec l'aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Gaëlle Choisne
le 22 mai 2014
Présentation de Gaëlle Choisne | Gaëlle Choisne's Presentation

*Présentation :: jeudi 22 mai (19h)*
Résidence de recherche jeune création, Montréal-Valence 2014

Au terme de sa résidence, Gaëlle Choisne présentera les résultats de sa recherche menée à Montréal. Diplômée de l’École supérieure nationale des Beaux-Arts de Lyon (2013), cette jeune artiste française d’origine haïtienne s’intéresse à la notion de déplacement, à l’absence de traces, aux histoires coloniales et à la diaspora haïtienne. Sa pratique propose de nouvelles reconstitutions, des micro-histoires liées aux traces d’une Histoire muette. Au carrefour de la sculpture et de la photographie, ses installations privilégient un rapport vivant avec la matière et le déchet.

S'entamera une discussion autour de ses recherches en vue de la réalisation d’un film expérimental entre Haïti, Montréal et ailleurs. À partir de la figure du zombie comme une probable figure symptomatique d’un malaise politique en Haïti ou comme point de départ pour expliquer une longue stigmatisation occidentale, elle tente par une approche intuitive d’en démêler quelques aspects – Jean-Price Mars, Carl Brouard, les guides du musée colonial de Moulin-sur-Mer, René Depestre, Frantz Voltaire, Carmen Brouard, Meli-Melo, Wikipédia, I walked with a zombie, La Minustah, Les Griots, Youtube, Françoise Forêt, La Maison d'Haïti, The Rainbow and the Serpent, Laennec Hurbon, Allo la police, Arnold Antonin, l'île magique, L'arbre véritable...

Le programme croisé de résidence art3 \ OPTICA reçoit le soutien du Ministère des relations internationales du Québec, du Consulat général de France à Québec dans le cadre de la 64ième Commission permanente de coopération franco-québécoise et de la région Rhône-Alpes.

Consulat Général de France Région Rhône-Alpes art3




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Mathieu Latulippe et Laurent Pernel
le 22 mai 2014
Mathieu Latulippe Visions [ Documents de recherche], Laurent Pernel, Théâtre de Verdure

*Lancement :: jeudi 22 mai (19h)*
OPTICA vient de recevoir plusieurs exemplaires de sa toute nouvelle publication à propos des projets réalisés par les lauréats 2011 et 2012 du programme croisé de résidences de recherche art3 / OPTICA.

Mathieu Latulippe Visions [ Documents de recherche], Laurent Pernel, Théâtre de Verdure co-édition art3 | Optica, 2014

96p. ; ill.n/b ; coul. ; 14 X 18 cm
Texte : Cécile Poulin
Graphisme : Jocelyne Fracheboud et Nadia Campagnola
ISBN 978-2-912342-47-8 ; 500 ex.
15$ - Prix de lancement

Cet ouvrage a bénéficié de l'aide du ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur du Québec, du Consulat général de France à Québec dans le cadre de la 64ième Commission permanente de coopération franco-québécoise et de la Région Rhône-Alpes.


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© Karilynn Ming Ho, Where Where There There, 2012. Image tirée d’une monobande, son, installation, 18 min 20 sec. | Single-channel video still, sound, installation, 18 min 20 sec. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Karilynn Ming Ho
du 6 septembre 2014 au 18 octobre 2014
Love is Just a Four-Letter Word

*Vernissage :: samedi 6 septembre (15h)*
Oeuvrant principalement en installation vidéo, Karilynn Ming Ho observe la nature itérative de la performance et les éléments formels de sa construction grâce à une combinaison de textes trouvés, d’arrangements minimaux, de sons et de gestes issus de la culture d’élite et populaire. Par le biais d’actions fragmentées liées à des personnages divers, laissant indécis le récit et l'identité, elle élabore une relation complexe entre les acteurs et la caméra où tout sens de l’avant et de l’après se perd entre chacune des coupures réalisées au montage. Cette méthode crée de nombreuses pistes de lecture dont celle d’y percevoir le caractère essentiellement répétitif de la vie quotidienne. Basée sur la réitération des formes sémiotiques de production, issues des grammaires cinématographique, sociale, rituelle et théâtrale, la plupart des projets de Ming Ho examinent la façon dont ces processus de codification fonctionnent en tant que lieux de performativité.

Pour son dernier projet vidéographique, l’artiste fait écho aux comportements capitalistes à l’aide des représentations du désir et de la perte. Son oeuvre s’attarde à la façon dont la chanson d'amour et le montage reflètent la nature du marché ; hausse et chute continuelles, inflation et récession, tomber en amour et s'effondrer. Selon l'artiste, «le marché produit des corps désirants, capitalisant sur une économie d'émotions qui projette un « amour » insatiable, inaccessible et, finalement, une illusion ; un désir inassouvi qui nous maintient dans l’attente de vouloir davantage ».1 Pour Ming Ho, la performance et le capitalisme ont en commun un schéma répétitif, investi par une multiplicité de corps performants et d’objets dans la quête permanente du gain et la perception d’un manque sans fin, reconstitué par le langage, les gestes et les objets. En plus d’analyser cette dynamique, son travail aborde l'inséparabilité du corps et celle de son image. En effet, la culture de l’écran et Internet ont mis en place une plateforme génératrice pour l’artiste de scripts et d’espaces de performativité. Elle tire parti de l'afflux infini de photos et de vidéos téléversées quotidiennement qui exposent l'ubiquité du langage et des gestes au sein du climat culturel actuel. C'est par l’intermédiaire de l’imbrication du corps et de l'image que Ming Ho explore la façon dont l'écran nous a tous transformé en sujets performants.

1. Karilynn Ming Ho, Notes préparatoires, 2014.

Karina Irvine

Karina Irvine est une auteure et commissaire émergente de Vancouver (Colombie-Britannique). Elle termine actuellement sa maîtrise en histoire de l'art à l'Université York.

Traduction : Julie Alary Lavallée

Karilynn Ming Ho vit et travaille à Vancouver. Elle a obtenu un baccalauréat de l'Alberta College of Art and Design (2005) et une maîtrise en arts visuels de l'Université Simon Fraser (2010). Travaillant dans l’univers des émissions de téléréalité, ses projets artistiques ont été présentés à travers le Canada et à l'étranger dans le cadre d’expositions individuelles et collectives.


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© Alexis Bellavance, Les premiers, 2013. Installation audio | Audio installation. 6,1 x 6,1 m. Avec l'aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Alexis Bellavance
du 6 septembre 2014 au 18 octobre 2014
L'échelle des amas

*Vernissage :: samedi 6 septembre (15h)*
Les choses les plus belles sont d’habitude les plus simples et celles en deux dimensions sont plus faciles à comprendre que celles en trois dimensions et il n’existe rien de tel qu’un cube blanc pour isoler une œuvre d’art, pour mieux la regarder, mais ce n’est pas si simple, parce qu’il existe des images qui bougent et parfois même des images qui ne sont pas des images mais davantage des constructions, des expériences, des images dans lesquelles on peut pratiquement pénétrer.

Dans l’exposition d’Alexis Bellavance, au-delà du simple cadre posé au mur se déploie une machine, une technologie rudimentaire et inutile, d’une quiétude vrombissante, alimentée par une fan, qui tient autant du sac de chips que de la gomme baloune – n’y voyez rien de réducteur –, c’est en fait une paroi de mylar, qui sert habituellement de couverture de survie et dont la fonction est désormais strictement esthétique, poétique, l’appareillage rappelle certaines œuvres de James Turrell, le Leviathan d’Anish Kapoor, le mylar mince et léger, en mouvement constant, presque insaisissable, se dévoile parfait dans son froissement imparfait.

Aux côtés du cadre accroché au mur et de la fan, il y a une porte fermée et quand on ouvre cette porte, c’est le Big Bang, l’Univers et la Voie lactée, la noirceur et la lumière et tout le tralala qu’on leur connait s’embrayent en mouvement, un trou noir calme, le mylar – qu’on nomme en anglais space blanket comme il a été développé par la NASA – s’enchante, valse et se transforme, crépite et chante, c’est très beau, l’envers du décor, la machine de Bellavance en est une qui nous dévoile son fonctionnement simple et incroyable, aux miroitements et froissements versatiles uniques et jamais répétés, comme ceux d’un feuillu en bourrasque – du périple spatial, on revient à la nature la plus élémentaire.

Dans le cube blanc, le tableau exposé devient magnifique et merveilleux et encore pourtant si simple, mais on n’en a pas idée vu d’ici, ce n’est qu’un communiqué de presse, pour voir la beauté de la machine, son endroit et son envers, il faudra se déplacer, regarder, ouvrir la porte, vivre, s’enchanter.

Marc-Antoine K. Phaneuf

Marc-Antoine K. Phaneuf est artiste et auteur. Il a publié trois livres aux éditions Le Quartanier. On pourra voir ses dessins à OPTICA en janvier prochain.

*Soirée audio :: samedi 13 septembre (20h)*
Alexis Bellavance et Jonathan Villeneuve accueilleront Chantal Dumas et Érick d'Orion dans la Machine à deux temps lors d'une soirée d'art audio à l'atelier Belleville (6538 Waverly, Montréal).
Entrée gratuite

Depuis 2001, Alexis Bellavance réalise des installations, des photographies et des performances, celles-ci l’ont amené aux quatre coins du monde, il fait aussi de la musique, il est membre du trio BOLD et l’heureux créateur, avec Jonathan Villeneuve de la Machine à deux temps, un instrument baroque installé en permanence dans leur atelier d’inventeurs, rue Waverly.


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© Edith Brunette, Consensus, 2012. Image tirée d'une vidéo, 42 min | Video still, 42 min. Avec l'aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Edith Brunette
du 1 octobre 2014 au 31 décembre 2014
Résidence de recherche art3/OPTICA - Valence (France)

Observant les discours en tant que révélateurs des relations de pouvoir qui animent la société, Edith Brunette s’intéresse à la parole des institutions gouvernantes et à celle de ceux qui les contestent. Elle provoque la prise de parole de divers acteurs sociaux afin de susciter une réflexion sur notre perception du monde et sur les moyens de s'en approprier collectivement les représentations. Dans le cadre de la résidence à art3 (Valence), elle prendra pour objet d’étude l’entreprise française S.T. Dupont. L’artiste y questionnera les discours portant sur le beau, la culture et la liberté à travers les produits manufacturés de la compagnie et leur mode de production.

Le programme croisé de résidence de recherche art3/OPTICA reçoit le soutien du ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur du Québec, du Consulat général de France à Québec dans le cadre de la 64ième Commission permanente de coopération franco-québécoise et de la Région Rhône-Alpes.

*Présentation d'Edith Brunette au centre art3 (Valence) le 26 novembre à 18h*
Edith Brunette présentera ses recherches menées durant son temps de résidence en France. Cette rencontre sera l’occasion de découvrir son travail passé, de même que les pistes du projet en cours, portant sur l’industrie française du luxe. Entre l’éclat des objets, des icônes et des fondations d’art, et l’anonymat d’une main d’œuvre précarisée, l’artiste interroge sa propre place dans un système qui l’invoque d’une main et la rejette de l’autre.
Consultez le site web de l'artiste ici

Le programme croisé de résidence art3 \ OPTICA reçoit le soutien du Ministère des relations internationales du Québec, du Consulat général de France à Québec dans le cadre de la 64ième Commission permanente de coopération franco-québécoise et de la région Rhône-Alpes.

Consulat Général de France Région Rhône-Alpes art3




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© Julie Lequin, Confabulatory Chronicles, 2012 -. Impression numérique| Digital print. 76,2 x 101,6 cm. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo: Paul Litherland

Julie Lequin
du 15 novembre 2014 au 20 décembre 2014
Bibelots

*Vernissage samedi le 15 novembre à 15h*
Julie Lequin fait de sa pratique un lieu où converge une multiplicité de médiums parmi lesquels prédominent le dessin, la performance, la vidéo, la sculpture et l’installation. Conceptuelles et bricolées, ses œuvres intègrent ses expériences de vie qui ont forgé son identité. Reproduisant des personnages de toute pièce qui meublent son existence, Lequin utilise l’humour, la satire, mais fait également appel à la nostalgie pour traiter de sujets identitaires et revoir les lieux qui l’ont façonnée et qu’elle a habités. Adepte du "Do it Yourself" (fais-le toi-même) et fascinée par la culture populaire, elle recrée à la main son environnement immédiat qu’elle documente, archive, manipule et bonifie à chaque intervention artistique.

Articulées autour d’une pratique interculturelle axée sur l’interaction et l’échange, ses œuvres constituent un laboratoire où l’artiste négocie sa relation au monde à la première personne. Reflet d’un monde globalisé, elles soulignent la complexité des relations entre individus et rendent compte des usages d’une langue étrangère qui permettent d’engager des identités nouvelles. Alternant le français et l’anglais, l’installation vidéo "Top 30" (2012) magnifie cette dualité à l’œuvre; Lequin filme à rebours le jour de ses anniversaires dans les divers lieux où elle a vécu. Sans être présentée dans son intégralité, cette vidéo divisée par année expose une actrice à chaque fois différente personnifiant l’artiste. Fredonnant une chanson qui l’aurait marquée durant l’année, ces femmes partagent l’intimité de Lequin et incarnent par leur dissemblance l’évolution même de l’identité.

L’installation "Confabulatory Chronicles" (2012 -) met pour sa part en scène, ou plutôt en boîte, les hommes marquants dans sa vie, tels que des enseignants et des amoureux. À l’image d’un diorama grandeur nature, cette plateforme lui permet d’en accentuer et d’en caricaturer certains traits. Lors d’une résidence réalisée à Mexico, Lequin a notamment appris des techniques artisanales et locales à base de papier mâché, cristallisées dans ce projet sous la forme de piñatas. Ce modus operandi affirme plus largement un processus dans sa pratique d'absorption et de représentation à la fois de codes culturels divers et d’observations quotidiennes. Il témoigne universellement de la nature hybride, poreuse et en constante transformation de l’identité au contact des autres et de leur univers.

Julie Alary Lavallée

Julie Alary Lavallée est coordonnatrice aux communications et aux archives au centre OPTICA. Également auteure, elle prépare sa thèse de doctorat sur l’art contemporain de l’Inde.

Communiqué de presse (pdf)

*Atelier scolaire*
Dans le cadre du programme médiation jeune public d’OPTICA, Julie Lequin est allée à la rencontre d’élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus située dans le quartier Mile End. Les élèves participants au projet ont eu l'occasion de visiter l’exposition en présence de l’artiste et d'explorer le processus créatif par l'entremise d'un atelier donné à leur école. Les oeuvres vidéo créées par les élèves durant l'atelier seront exposées à l'espace AGORA du centre OPTICA.

*Vernissage des élèves*
Les élèves exposeront leurs chefs-d’œuvres dans l’AGORA d’OPTICA du 10 au 20 décembre. Le vernissage aura lieu le 9 décembre lors d'un 5 à 7.

Pour plus d’information sur le programme médiation jeune public, contactez Marie-Laure Robitaille à mediation@optica.ca

Le programme de médiation jeune public reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins de l'Est du Plateau et la Caisse Desjardins des Versants du mont Royal.


Entente sur le développement art3



Diplômée en arts visuels de l’Université Concordia et du Art Centre College of Design de Pasadena (Californie), Julie Lequin est la lauréate 2014 de l’atelier-résidence de la FONCA à Mexico en partenariat avec le Conseil des arts et des lettres du Québec. Ses œuvres ont été exposées au Centre Clark, à l’espace Art in General, New York et au Los Angeles County Museum of Art.


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© Renata Poljak, Great Expectations, 2005. Vidéo, super 16mm, HD, couleur, 17min. | Video, super 16mm, HD, color, 17min. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Renata Poljak
du 15 novembre 2014 au 20 décembre 2014
Great Expectations

*Vernissage samedi le 15 novembre à 15h*
Renata Poljak élabore essentiellement un travail sur la mémoire et l’identité, révélant comment les idéologies façonnent l’histoire individuelle et collective. Sa production articule son expérience personnelle au contexte social et conjugue documentaire et fiction autour des traumatismes des guerres de (l’ex-)Yougoslavie, ayant sévi de 1991 à 2001. Artiste multidisciplinaire, on la connaît surtout pour ses vidéos, un médium avec lequel elle entretient une affinité particulière depuis 1996 : « Bien que la notion de vidéo ne m’ait pas été familière auparavant, celle-ci a répondu à toutes mes attentes, comme si tous mes questionnements devinrent subitement clairs, n’attendant que cette forme pour s’articuler. » 1

OPTICA présente trois œuvres vidéos, dont "Great Expectations" (2005). Poljak y partage un récit familial polyphonique s’échelonnant sur trois générations patriarcales via son grand-père, « king’s father », son oncle, « the king – who taught me how to swim », et son cousin, « the king’s son ». Par le biais de cette narration — doublée de plans subjectifs des lieux ayant bercé son enfance — l’artiste remonte le fil du temps jusqu’à la République socialiste de Croatie des années 1960, traverse la montée du nationalisme et de l’économie de marché des années 1980, et aboutit aux tensions qui fermentent aujourd’hui dans les Balkans, lourd héritage d’une décennie de conflits armés dont profite l’extrême-droite. Cette violence sourde est évoquée tant dans ses manifestations physiques (une architecture dévastée par les ruines et l’urbanisme sauvage) que sonores (les crépitements d’un feu dont l’origine troublante sera éventuellement révélée).

C’est davantage autour de figures féminines que se concentrent "Jump" (2000) et "Things We Don’t Talk About" (2014), où Poljak semble poursuivre l’exploration d’une même tension. Celle-ci s’incarne dans le va-et-vient incessant et le leitmotiv stérile de la première vidéo, des éléments qui trouvent leur écho dans le silence inconfortable et le regard pesant (male gaze) de la seconde. Outre un propos fort assumé sur la condition féminine, l’artiste jette un regard sur les conséquences universelles d’un manque de résolution ou de communication en renvoyant à un malaise plus large, un doute et une vulnérabilité propres à la condition humaine. Or le corpus présenté en galerie échappe au défaitisme : la photographie et le récit constituant "Blue" (2010) nous laissent entrevoir que l’équilibre — bien qu’éphémère, comme toute chose — demeure possible.

1. Traduction libre. Déclaration tirée d’une conversation entre Renata Poljak et Branka Bencic dans le cadre de l’exposition "In Three Chapters", 2011. [En ligne : http://www.renatapoljak.com/Conversation.html, consulté le 21 octobre 2014.]

Geneviève Bédard

Geneviève Bédard est auteure, commissaire émergente et coordonnatrice des expositions et de la médiation à VOX, centre de l’image contemporaine.

Communiqué de presse (pdf)

Suite à sa formation à l’École des beaux-arts de Split (1997), en Croatie, Renata Poljak complète un post-diplôme à l’École régionale des beaux-arts de Nantes (1999) et participe à bon nombre de résidences internationales, notamment comme artiste invitée à la San Francisco Art Institute (2002). Son travail est présenté de par le monde, dont au Centre Georges Pompidou (2010) et au Palais de Tokyo (2012) à Paris, à la Stephan Stoyanov Gallery à New York (2013) et au Muzej suvremene umjetnosti de Zagreb (2013).


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© Julie Lequin, Madame Coucou, 2014. Photographie numérique, 76,2 x 101,6 cm. | Digital photography, 6,2 x 101,6 cm. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo : Paul Litherland.

Les samedis famille | Family Saturdays
du 22 novembre 2014 au 20 décembre 2014
Ateliers de création

Grâce aux samedis famille, vous et vos enfants pourrez découvrir la nouvelle exposition de Julie Lequin intitulée Bibelots.

Dans un climat de convivialité, les enfants pourront se familiariser avec la démarche artistique de l'artiste tout en partageant leurs observations avec notre médiatrice au cours de la visite de l'exposition. Par la suite, vous serez invités à fabriquer des piñatas, directement inspirées de l'installation Confabulatory Chronicles.

Julie Lequin fait de sa pratique un lieu où converge une multiplicité de médiums parmi lesquels prédominent le dessin, la performance, la vidéo, la sculpture et l’installation. Conceptuelles et bricolées, ses œuvres intègrent ses expériences de vie qui ont forgé son identité. Lequin utilise l’humour, la satire, mais fait également appel à la nostalgie pour traiter de sujets identitaires et revoir les lieux qui l’ont façonnée et qu’elle a habités.

L’installation Confabulatory Chronicles (2012 -) met en scène, ou plutôt en boîte, les hommes marquants dans sa vie, tels que des enseignants et des amoureux. À l’image d’un diorama grandeur nature, cette plateforme lui permet d’en accentuer et d’en caricaturer certains traits. Lors d’une résidence réalisée à Mexico, Lequin a notamment appris des techniques artisanales et locales à base de papier mâché, cristallisées dans ce projet sous la forme de piñatas.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les ateliers de création en famille ont lieu les samedis 22 et 29 novembre ainsi que le 20 décembre. La médiatrice offrira l’atelier de 13h à 16h. Vous êtes libre de débuter l’atelier quand bon vous semble et de prendre le temps qu’il vous faut pour terminer votre œuvre.

Les ateliers de création s’adressent aux enfants âgés de 4 ans et plus.

Gratuit

Pour plus d’informations, veuillez contactez Marie-Laure Robitaille à mediation@optica.ca

Le programme éducatif public reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins de l'Est du Plateau et la Caisse Desjardins des Versants du mont Royal.


Entente sur le développement art3




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Hétéropolis (le livre), publication Adaptive Actions, décembre 2013.| Hétéropolis (the book), publication Adaptive Actions, december 2013.

Adaptive Actions - Jean-Maxime Dufresne et Jean-François Prost
du 6 décembre 2014 au 13 décembre 2014
Hétéropolis - Atelier en deux volets

Les samedis 6 et 13 décembre 2014 de 13h à 17h

Maximum de 12 participants
Réservations : communications@optica.ca

Coût : 20,$ incluant un exemplaire du livre Hétéropolis.
Gratuit pour les détenteurs du livre.
Des rafraîchissements seront servis.

ATELIER
Interpellé par le paradoxe de l’hétérogénéité et l’homogénéité que l’on retrouve dans le tissu urbain des villes du monde, Adaptive Actions (AA) propose un atelier de deux jours au centre OPTICA où les participants partageront leurs réflexions sur ces mutations. Certains secteurs de la Ville de Montréal, comme les quartiers traditionnellement ouvriers du Mile End et du Mile Ex, se transforment rapidement, s’embourgeoisent avec la présence de galeries d’art, de centres d’artistes et d’entreprises internationales d’envergure qui s’y implantent. Comment repositionner les points de contact entre les diverses communautés ? De quelle manière les relations et les dynamiques de pouvoir influencent-elles ce développement ou comment le potentiel narratif de ces lieux peut-il encore se manifester aujourd’hui?

Le livre Hétéropolis contient des pages vides, laissés ainsi volontairement afin d’accueillir les interventions des participants de l’atelier. Ceux-ci seront appelés à y interagir directement, commentant les formes d’hybridation qui surgissent des diversités urbaines qu’ils auront observées sur le terrain. Usant de médiums variés pour l’exprimer, ils et elles seront invités à se prononcer sur une condition ou une situation existante, émergente ou imaginée propre à Montréal. Une discussion sur les projets réalisés dans le livre aura lieu dans l’espace AGORA du centre OPTICA durant la deuxième fin de semaine de l’atelier.

Davantage d'informations sur l'atelier


INFORMATION SUR LE LIVRE
Le livre Hétéropolis est publié en français et en anglais en 1 000 exemplaires et compte 320 pages. Il comprend une entrevue avec le théoricien politique Michael Hardt, une douzaine d’essais critiques et textes de fiction de 1500-4000 mots (signés Kyong Park, Sophie Le-Phat Ho, Patrice Loubier, Alexandra Tigchelaar, Gean Moreno, Scapegoat et autres), et plus de 40 contributions sous forme de photos, de dessins, de scans et de citations (incluant le travail de Laurence Bonvin, Jean-Pierre Aubé, Ana Rewakowicz, Nuria Carton de Grammont, Tercerunquinto et Electronic Disturbance Theatre 2.0 / b.a.n.g. lab). Le livre met en relation des contributeurs internationaux d’une diversité de lieux et contextes urbains tels que Montréal, Tijuana, Miami, Hong Kong, Beyrouth, Québec, Le Caire, New York et Douala.

Édité par le comité de publication : Marie-Pier Boucher, Jean-Maxime Dufresne, Gema Melgar et Jean-François Prost. Design du livre en collaboration avec FEED (Montréal).

Avec le soutien de la Galerie Leonard & Bina Ellen Art Gallery de l'Université Concordia.

Davantage d'informations sur le livre Hétéropolis


ADAPTIVE ACTIONS
AA œuvre activement à la création d’une banque en ligne d’interventions urbaines. Sous forme d’appel libre à projets, AA devient un cercle de réflexion, générant diverses plateformes en vue d’apporter des changements à l’environnement urbain. Le laboratoire Adaptive Actions soutient les causes minoritaires et vise à faire connaître les attitudes de vie urbaines alternatives, les contre-conduites et les créations artistiques citadines à travers lesquelles l’imaginaire et la création personnelle influent sur le quotidien. AA se donne pour mission de répertorier et divulguer des actions existantes ainsi que susciter la réalisation de nouvelles activités créatives d’adaptation de l'espace urbain. AA a été présenté à la Biennale Madrid Abierto (2010), aux galeries SPACE de Londres (2007) et Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia à Montréal (2010) ainsi qu’à la Triennale d'architecture de Lisbonne (2013) et à Matadero Madrid (2013). En 2014, à la suite de la parution récente du livre Hétéropolis, la plateforme Adaptive Actions fera l’objet d’une série d’interventions dans la ville de Mexico et dans le cadre de la Biennale de Montréal.
www.adaptiveactions.net/information

JEAN-FRANÇOIS PROST
Artiste diplômé en architecture et en design de l’environnement, Jean-François Prost s’intéresse aux nouveaux territoires urbains se situant en marge des zones habituellement investies, aux lieux (et situations) négligés, indéterminés, sur-contrôlés et sans spécificité apparente. Ses actions abordent la notion de l'art en tant qu’acte de résistance, d'état d'esprit, de dispositif pour énoncer ou échanger les idées. Fondateur de la plateforme Adaptive Actions (2007) et co-fondateur de l'atelier SYN- (2000), son travail individuel et collectif a notamment été présenté au centre Dare Dare à Montréal (1998-2000), au Centre Canadien d’Architecture à Montréal (2004), à la Biennale d’architecture internationale de Rotterdam (2005), à la 3e Manif d’art de Québec (2005), à la Biennale de Liverpool (2006), aux fondations Graham (2009) et Musagetes (2011-13), à la Triennale d’architecture de Lisbonne (2013), ainsi qu’à la Biennale d'architecture de Sao Paulo (2013).
www.jean-francoisprost.blogspot.com
www.adaptiveactions.net/information
www.amarrages.com

JEAN-MAXIME DUFRESNE
Jean-Maxime Dufresne est un artiste diplômé en architecture et en multimédia, dont les recherches s’intéressent aux mutations qui façonnent nos territoires urbains et leurs réalités sociales. L’enquête architecturale et la capacité d’action artistique sont reconsidérés dans une approche protéiforme combinant installation, photographie, vidéo, son, intervention et travail d’édition. Son travail individuel et collaboratif a été présenté au Canada (Sporobole, Optica, Fonderie Darling, Skol, Centre Canadien d’Architecture), aux États-Unis (Graham Foundation), en Espagne (Madrid Abierto), en Finlande (Titanik) et au Brésil (Sao Paulo Architecture Biennale). Avec l’artiste Virginie Laganière, il poursuit une nouvelle production sur des réalités post-olympiques complexes et souvent controversées (Centre VU Photo, Manif d’art 7 / Biennale de Québec, 2014) à Beijing, Athènes, Montréal et Sarajevo, et qui se prolongera à Berlin, Munich et Tokyo en 2014-15. Ses séjours en résidence ont été soutenus par le Conseil des arts du Canada et le CALQ au Inside-Out Art Museum, Beijing (2013) ; Raw Material Company, Dakar (2011) ; Homesession, Barcelone (2012) et Titanik, Turku (2014). Son travail récent dans SYN- inclut le projet Infracampus à l’Université de Guelph réalisé avec le soutien de Musagetes (2011-13). Depuis 2009, il contribue à la plateforme Adaptive Actions (AA) à titre de co-éditeur du livre Hétéropolis et pour les chapitres récents de Montréal, Lisbonne et Madrid.
www.jmdufresne.ca
www.adaptiveactions.net/information
www.amarrages.com




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Atelier à l'école Saint-Enfant-Jésus, 2014.
Photo : Julie Lequin

Exposition des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition de Julie Lequin
du 9 décembre 2014 au 20 décembre 2014

Vernissage le 9 décembre de 17h à 19h
Dans le cadre du programme médiation jeune public d’OPTICA, Julie Lequin est allée à la rencontre d’élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus située dans le quartier Mile End. Les élèves participants au projet ont eu l'occasion de visiter l’exposition en présence de l’artiste et d'explorer le processus créatif par l'entremise d'un atelier donné à leur école. Les oeuvres vidéo créées par les élèves durant l'atelier seront exposées à l'espace AGORA du centre OPTICA.

Pour plus d’informations sur le programme médiation jeune public, contactez Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif public reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins de l'Est du Plateau et la Caisse Desjardins des Versants du mont Royal.


Entente sur le développement


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