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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




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Nelson Henricks, Life Session, 2016.
Film 16mm, 2 minutes 30 secondes| 16mm film, 2 minutes 30 secondes
Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist

Nelson Henricks
du 28 janvier 2017 au 25 mars 2017
Life Session

L’installation de Nelson Henricks emprunte son titre au film Falcon no 615 intitulé Life Session (1977). Falcon Entertainment, également connu sous le nom de Falcon Studios, est basé à San Francisco, en Californie. Fondée par Chuck Holmes en 1971, l’entreprise Falcon Studios est l’un des plus grands producteurs de pornographie gaie au monde. Dès le début des années 1980, la compagnie s’est démarquée comme chef de file à une époque où diffuser de la pornographie constituait un délit. Holmes a soutenu activement la politique tant sur le plan local que national, ayant même contribué au financement de la campagne présidentielle de Bill Clinton dans les années 1990.

Falcon Studios a été critiquée pour avoir tardé à adopter des pratiques sexuelles protégées au début des années 1980. Conséquemment, plusieurs acteurs qui lui étaient associés sont décédés dès les premières années de la pandémie. Avant de mourir d’une maladie associée au sida en 2000, Holmes a investi une grande part de sa fortune dans des causes philanthropiques, finançant des programmes de sensibilisation au VIH/sida et d’autres initiatives communautaires. L’édifice Charles M. Holmes du San Francisco LGBT Community Center a été baptisé en son honneur.

Via une vaste diffusion par commandes postales, Falcon Studios a contribué à la construction d’une esthétique gaie masculine, un style qui s’est d’abord manifesté dans le quartier Castro de San Francisco. Le porno a offert aux hommes résidant à l’extérieur des grands centres urbains des images de styles de vie gais à un moment où ce type de représentations était rare. En ce sens, ces films ont joué un rôle affirmatif et permis la formation d’une identité et d’une esthétique gaies. Aujourd’hui, en tant qu’économie de l’image, l’industrie de la pornographie rivalise avec Hollywood, générant entre 2$ et 4$ milliards par année à travers le monde.

Life Session de Henricks a pour point de départ les deux premières minutes du film Falcon original qui dure lui-même dix minutes. Avec l’aide de plusieurs assistants, des dessins au crayon de cet extrait ont été réalisés ; ainsi, ces images sont devenues la base d’un film d’animation. L’installation comporte une boucle en 16 mm de ces séquences redessinées animées, entrecoupées de prises de vue réelles tirées du film original, de même qu’une série de dessins préparatoires. Life Session examine le mythe de l’artiste dans la culture populaire à travers le prisme d’un artiste dessinant le film d’un artiste dessinant un modèle.

Traducteur : Ron Ross

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Artiste, écrivain et commissaire, Nelson Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et ses installations vidéo, qui ont été présentés à travers le monde. Ses œuvres se retrouvent, entre autres, dans les collections du Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa), du MoMA (New York) et du Musée d’art contemporain de Montréal. Il vit et travaille à Montréal. Il est représenté par Paul Petro Contemporary Art à Toronto.


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Jim Holyoak, Book of Nineteen Nocturnes, 2002-2016
Roman illustré, 500 pages, divisé en 19 feuillets reliés en accordéon, encre de Chine,
graphite, aquarelle, impression jet d’encre et collage sur papier,
30,48 x 43,18 x 30,48 cm.
Hand-drawn novel, 500 pages long, divided into 19 accordion books, India ink, graphite, watercolour, ink-jet prints, and collaged text on paper, 30,48 x 43,18 x 30,48 cm.
Avec l'aimable permission de
l'artiste | Courtesy of the artist

Jim Holyoak
du 28 janvier 2017 au 25 mars 2017
Book of Nineteen Nocturnes

Animal nocturne et passablement solitaire, Jim Holyoak travaille comme le chat maraude: sous la bienveillance des étoiles, dans un silence ponctué de déplacements feutrés, en synchronie avec les ombres. Il laisse généralement derrière lui d’impressionnantes fresques murales où foisonnent d’étranges formes de vie, suspendues entre le temps profond de la terre et un imaginaire qui demeure à venir, où fermentent les potentialités du vivant. Son univers pictural traduit une fascination empathique envers toute forme de vie—disparue, actuelle ou imaginée—et une volonté d’en sonder l’étrangeté inhérente. Holyoak habite un monde labile, évolutif et hétérochronique, qu’il nous donne à voir par une gestuelle sensible à l’encre de Chine, au graphite et à l’aquarelle. Si ses installations murales découlent parfois d’un travail collaboratif, sa production constante de croquis d’après nature reflète la dimension plus cachée de son monde sensible. Par le croquis, Holyoak documente ses déambulations dans les contrées sauvages en Europe du Nord, en Chine et au Canada, et témoigne de la solitude existentielle qui imprègne ces déplacements contemplatifs. Cette accumulation de croquis constitue le substrat de base d’un conte épique, présenté en dix-neuf chapitres au centre OPTICA sous la forme d’une archive mystérieuse.

Odyssée tâtonnante, incertaine et vaguement autobiographique, Book of Nineteen Nocturnes raconte une histoire d’errance marquée par la recherche d’appartenance, et soldée par la découverte intime de sa propre altérité. Au croisement de Lewis Carroll, J.R.R. Tolkien et Guillermo Del Toro, ce récit de voyage fait basculer la longue mémoire et l’hétérogénéité du Deep Time planétaire dans un univers onirique, monstrueux et surnaturel. Tel un songe posthumaniste, les arbres affichent leur faculté de raison, la matière est sensible et s’enchevêtre au vivant, les espèces s’amalgament en hybrides complexes et échappent à toute nomenclature. Sous la forme d’un conte, il nous révèle un monde entre chien et loup, où la réalité se fond dans le rêve et ne concorde pas avec les apparences. Ce que l’on appelle la « réalité » devient un concept fuyant, appréhendable seulement par un regard différé, décalé. En ce sens, Book of Nineteen Nocturnes fait écho à une longue lignée philosophique d’interrogation du réel, que celui-ci soit d’ordre quantique, métaphysique ou cosmique.

Auteure : Gentiane Bélanger

Historienne de l’art, Gentiane Bélanger est directrice-conservatrice de la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s à Sherbrooke.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

KOZINSKA, Dorota. "Something's Stirring In The Night Or Jim Holyoak's Nocturnal Musings". Vie des arts, 21 février, 2017.

L’HEUREUX, Chantal. Entrevue avec Jim Holyoak. Magazine radio In situ. Radio Centre-Ville, CINQ - Radio Centre Ville 102.3 FM, 22 mars 2017.

L’HEUREUX, Chantal. «Événements». Magazine radio In situ. Radio Centre-Ville, CINQ - Radio Centre Ville 102.3 FM, 20 – 26 mars 2017.



Originaire de Aldergrove en Colombie-Britannique, Jim Holyoak vit et travaille à Montréal. Ses oeuvres ont abondamment circulé au Canada, aux États-Unis et en Europe du Nord, plus récemment à la bG Gallery (Santa Monica, Californie) et au Centre Clark (Montréal). Détenteur d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia (2011) et d’un diplôme de l’école Álfaskólinn de Reykjavik en études des elfes et des personnes cachées, il a également suivi une formation en peinture à l’encre à Yangshuo en Chine.


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Autumn Knight, Documents, 2016
Photo : Lynn Lane
Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist

Nadège Grebmeier Forget
Ursula Johnson
Autumn Knight
Michelle Lacombe
Mikhel Proulx

Commissaire | Curator : Nicole Burisch

du 21 avril 2017 au 10 juin 2017
I've Only Known My Own

Nicole Burisch propose une exposition collective portant sur la performance inscrite dans le prolongement de l’art féministe, de l’art conceptuel et dans une réflexion sur l’éphémérité de ce médium. Explorant la façon dont la matérialité du corps est traduit et communiqué à travers les mesures, le processus, la technologie et la documentation, l’exposition à caractère évolutif examine comment la matière du corps peut devenir à la fois un outil et une force génératrice d’expression de système il-logiques. Elle s’intéresse au fonctionnement de l’incarnation matérielle en tant que moyen de résistance et au corps-mesure hissé à la jonction des nouvelles technologies de communication.

REVUE DE PRESSE

DELGADO, Jérôme. «Pourvoyeurs de collectivités». Le Devoir, 14 janvier 2017.


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Caroline Mauxion
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

Caroline Mauxion convoque le monde de l’abstraction par l’éloignement volontaire de la fonction mimétique de la photographie en focalisant principalement sur le caractère indiciel de ce médium. Considérant ses propres images comme des objets manipulables et à disposer dans l’espace, ses photographies, constituées de restants de projets ou encore d’essais et d’explorations, deviennent matière à mutations. Mauxion engage un processus transformatif entre ses clichés et leur lieu de production ou de diffusion via des actions in situ, des gestes à même l'image ou des captations de lumière. Son approche multidisciplinaire interpelle la photographie, l’installation, la performance et la vidéo.




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Teja Gavankar
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

La pratique de Teja Gavankar prend forme, d’une part, dans la pratique du dessin sur support papier et dans l’espace et, d’autre part, dans l’intervention spatiale. Cherchant à transformer subtilement l’espace urbain grâce à l’observation de sa composition, sa texture et sa forme, Gavankar l’investit d’une nouvelle perception, philosophie et psychologie. Elle s’intéresse aux espaces qui renferment des situations évolutives et qui lui permettent de s’y projeter. De nature minimale, mais pourtant bien présentes, ses interventions, ponctuées d’objets de son entourage, deviennent le reflet de son expérience face au lieu où elle se trouve.