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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques





Activité inspirée de la pratique de Sandra Brewster | Activity inspired by Sandra Brewster practice
du 1 janvier 2021 au 1 mai 2021
En cours, médiation : trousse pédagogique numérique pour groupes scolaires

En raison de la crise sanitaire qui réduit considérablement l’accès des jeunes à l’art et à la culture, OPTICA a développé une trousse pédagogique numérique à l’intention des groupes scolaires. La trousse permet de découvrir la pratique de l’artiste Sandra Brewster, dont les œuvres sont confinées chez OPTICA, de s’initier à l’art actuel et d’en apprendre davantage sur les centres d’artistes.

La trousse contient une visite virtuelle pouvant être réalisée par l’enseignant.e à l'aide d'un scénario. Celle-ci peut également être prise en charge par une médiatrice du centre via une plateforme de vidéoconférence. Un carnet de l’élève à télécharger ou à imprimer propose : un lexique des thèmes abordés dans l’exposition, une courte biographie de l’artiste ainsi que 5 activités pédagogiques pouvant être réalisées aussi bien en classe qu’à la maison. La trousse inclut également la marche à suivre d’un atelier de création permettant aux élèves de s’initier à la technique de transfert d’image qu’utilise Brewster dans ses œuvres.

Pour obtenir une trousse et/ou réserver une visite avec une médiatrice, veuillez communiquer avec Sandrine à mediation[at]optica.ca.




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Sandra Brewster, Untitled (Blur), 2017 – 2019.
Détail, photographie transférée sur papier archive à l’aide d’un gel acrylique, 96 photographies,
25,4 x 17,78 cm.
Avec l’aimable permission de Sandra Brewster et Georgia Scherman Projects. |
Untitled (Blur), 2017 - 2019. Detail, Photo-based gel transfer on archival paper, 96 photographes,
25,4 x 17,78 cm.
Courtesy Sandra Brewster and Georgia Scherman Projects

Sandra Brewster
du 16 février 2021 au 3 avril 2021
Works from series:
Smith
Blur

Video:
Walk on by


*AVIS IMPORTANT*Nous sommes heureux.ses d’annoncer qu’OPTICA reprend ses activités en galerie! L'exposition ouvrira le mardi 16 février.
Dans la foulée du contexte actuel, concernant la pandémie COVID-19, OPTICA suit les directives de Santé publique du Québec. Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :

- réservation obligatoire de la visite d’exposition par le biais de ce formulaire;

ou par courriel : communications[at]optica.ca

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 8 personnes à la fois;

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place;
- maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite;

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.

Bienvenue à toutes et tous !

The Potential of Movement

L’œuvre de Sandra Brewster a fait l’objet de nombreuses expositions au Canada et aux États-Unis, dont une récente présentation individuelle au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Elle a également fait partie d’expositions collectives, comme What Carries Us: Newfoundland and Labrador in the Black Atlantic et la première exposition consacrée à la diaspora guyanaise intitulée Un|Fixed Homeland, de même qu’elle a participé à des expositions dans les Caraïbes et des villes du continent africain : Lagos, Addis-Abeba et Cape Town. Sa pratique est une visualisation de la diaspora noire, au pays et à l’étranger.

L’exposition individuelle de Sandra Brewster à OPTICA rassemble des images tirées de la série Blur et l’installation vidéo qui l’accompagne Walk on by, de même que Untitled Smith, une œuvre créée sur une période de huit ans (2011-2019). Même si ces images reposent sur l’intérêt de longue date porté par l’artiste au portrait, elles sont unies par une contestation du point de vue polarisé sur le fait d’être noir (Blackness), c’est-à-dire soit très visible ou rendu invisible.

Blur joue avec la notion traditionnelle du portrait en buste ; cette série de transferts au gel a été réalisée à partir de photographies montrant des personnes noires, incluant des autoportraits de l’artiste dont la tête, les cheveux et le corps sont saisis au beau milieu d’une action. Blur, c’est le corps noir en mouvement, à la fois collectivement et individuellement. L’énergie cinétique des images sous-entend ce qu’on peut rater en clignant de l’œil : un mouvement animé ou une agitation sous la surface.

Pour Brewster, née à Toronto de parents caribéens, le mouvement consiste en plusieurs choses. À cette époque où la violence raciste contre les Noir.e.s se poursuit, le mouvement exige que nous nous souvenions que le changement advient grâce aux mouvements politiques. L’esthétique du mouvement est également une autre manière de penser la migration, non pas comme un but figé, mais comme une arrivée sans destination (Brand, 2002). Le potentiel existe pour avancer, pour retourner, pour vivre dans l’entre-deux du « black and blur » [noir et flou] (Moten, 2017), dans une ouverture à d’autres lieux. Prenons le Kumina, une pratique religieuse d’origine congolaise poursuivie en Jamaïque, dans laquelle les battements du djembé guident les mouvements énergiques et rythmiques des personnes qui dansent. Miss Queenie, interviewée par la chercheure Maureen Warner-Lewis (1977), décrit ainsi la possession spirituelle du Kumina : « […] is de ting dey call a spirit where you head “pin roun” an’ you pupalick ‘pon you neck » [Traduction : c’est la chose qu’ils appellent un esprit quand ta tête se met à tourner et que ton cou fait une culbute.] La kinesthésie du Kumina est une réorientation du corps. Sa possession spirituelle évoquée par « une culbute du cou » suggère le pouvoir des inversions. Ces mouvements rapides et ces rapports incarnés découlent de la diaspora et de la créolisation. Les Caraïbes, où les cultures interagissent et parviennent, malgré les relations historiques de domination et de subordination, à renverser et à bouleverser ces relations, nous orientent vers les possibilités qu’advienne quelque chose de nouveau. La personne submergée détient le pouvoir de devenir subversive, comme le suggèrent ces portraits gestuels.

De la même manière, la douceur du flou et la qualité intemporelle de Walk on by (captée avec une caméra super-8), où des citoyen.ne.s noir.e.s évoluent tout simplement dans le quotidien de Toronto, sous-entendent non pas une arrivée récente, mais de longs récits de présence, lesquels exigent néanmoins de négocier une dynamique sociale invisible qui façonne le mouvement et la liberté.

Tout comme Blur, The Smiths puise dans la force de la répétition. À l’époque de l’annuaire téléphonique, le nom Smith était répété sur de hautes colonnes, ce qui évoquait comme le dit Brewster « la similitude et l’invisibilité ». Dans Untitled Smith (Cold), des multiples de têtes sans visage, à la silhouette africaine, apparaissent sous forme d’une grille parsemée, à l’occasion, d'éclats de couleur issus des vêtements. Dans Untitled (Plain Black), les personnages Smith deviennent monotones, dotés de coiffures afro et de vêtements en blanc, ce qui évoque le négatif d’une photo. Superposées à l’avant-plan des Smith blancs se trouvent deux images détaillées de jeunes gens portant des vêtements sport et d’inspiration hip hop des années 1980, qui puisent dans la série de portraits antérieure de Brewster intitulée Little Boy, tout en renvoyant à sa préoccupation pour la manière dont les jeunes hommes noirs sont représentés dans la société. Dans Untitled (Whiteout), les Smith sont à peine perceptibles, presque complètement blanchis à la chaux à l’arrière-plan. Quelles sont les perturbations dans les mondes incarnés des Smith (en Amérique du Nord) qui exigent que le fait d’être Noir s’affirme ou s’efface ?

Bien que la pratique artistique de Brewster soit ancrée dans les expériences de la diaspora noire, son travail demande que nous commentions nos propres relations (peut-être d’insurgé.e) aux autres mondes, dans l’esprit et dans la chair.

Auteure : Nalini Mohabir

Traductrice : Colette Tougas

Nalini Mohabir est professeure adjointe de géographies postcoloniales à l'Université Concordia.

Nous tenons à remercier Georgia Scherman de Georgia Scherman Projects et le Dr Kenneth Montague de la Ken Montague / The Wedge Collection.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)


REVUE DE PRESSE



Sandra Brewster est une artiste visuelle vivant à Toronto. Dans sa pratique, elle explore l'identité, la représentation et la mémoire, en mettant l’accent sur la présence noire. Fille de parents nés en Guyane, elle est particulièrement attentive aux expériences des personnes d'origine caribéenne et aux relations qu’elles entretiennent avec leurs racines.

L'œuvre de Brewster a fait l’objet d’expositions individuelles, notamment au sein des institutions suivantes : Musée des beaux-arts de l’Ontario, Agnes Etherington Art Centre à Kingston, Art Gallery of Guelph, Or Gallery à Vancouver, YYZ Artists’ Outlet et A Space Gallery à Toronto. Elle a participé à des expositions collectives dans les lieux suivants : Mamuzic Gallery à Novi Sad (Serbie), Art Gallery of Nova Scotia à Halifax, Arsenal Habana (Cuba), Dunlop Art Gallery à Regina, Lagos Photo Festival (Nigeria), Musée des beaux-arts de Montréal, Art Gallery of Windsor et Allegheny Art Galleries à Meadville, PA (É.-U.). L'exposition It's all a blur… de Brewster, présentée lors de l’édition 2017 du CONTACT Photography Festival à Toronto, a reçu le prix d'excellence Gattuso. En 2018, elle est la lauréate du prix Toronto Friends of the Visual Arts et artiste en résidence au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Brewster est titulaire d'une maîtrise en études visuelles de l'Université de Toronto et d'un baccalauréat en beaux-arts de l'Université York. Elle est représentée par Georgia Scherman Projects.




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Laura Acosta et Santiago Tavera,
The Novels of Elsgüer (Episode 4)
Camouflaged Screams
, 2020, installation multimédia et performance, dimensions variables. Avec l’aimable permission des artistes. | Multimedia installation
and performance, dimensions variable. Courtesy of the artists. © Cedric Laurenty.

Laura Acosta et Santiago Tavera
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021
The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams

Avec The Novels of Elsgüer, le duo colombien-canadien Laura Acosta et Santiago Tavera a développé un corpus d’installations transdisciplinaire qui explore les notions de représentation, d’identité et d’appartenance à travers la création d'environnements numériques interactifs et immersifs, portés par une narration non linéaire, des paysages sonores expérimentaux, des sculptures textiles et la performance. Chaque installation réfère à un épisode. The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams approfondit l’idée de paysages incarnés : le corps comme site à la fois organique et virtuel qui a la capacité d’influencer et de créer d’autres environnements. Les participant.e.s sont invité.e.s à s’engager activement, ouvrant un nouvel espace de dialogue sur les notions de présence, d’adaptation et d’agentivité.




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Charlotte Clermont, microsleeps, 2020, photogramme : image numérique transférée sur 16mm. Avec l’aimable permission de l'artiste. | Videostill: Digital image transferred to 16mm.
Courtesy of the artist.

Charlotte Clermont
du 17 avril 2021 au 12 juillet 2021
microsleeps

La démarche artistique de Charlotte Clermont expérimente la malléabilité de l'image en mouvement à partir de supports filmiques et de bandes magnétiques, afin de constituer des espaces - temps complexes et intimes. Intitulée microsleeps, cette installation filmique à trois canaux – dont les images sont originalement captées en pellicule 16mm et transposées sur support numérique – combine des images figuratives altérées par des procédés chimiques, des plans monochromatiques et des trames sonores, réalisées par Émilie Payeur, qui relèvent de la musique expérimentale et noise. Plusieurs éléments empruntent au cinéma structurel tels que l’esthétique minimaliste, l’usage des plans fixes et les images qui défilent en boucle.





MOMENTA | Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Stefanie Hessel; Artiste à confirmer | Artists to confirm

du 10 septembre 2021 au 23 octobre 2021
Quand la nature ressent

L’édition 2021 de MOMENTA | Biennale de l’image, intitulée Quand la nature ressent, est portée par la volonté de troubler la séparation entre la nature et sa représentation. Les expositions présenteront des œuvres d’artistes qui engagent des stratégies de décolonisation et examinent les écologies queers afin de réimaginer les politiques environnementales et la notion de naturel. MOMENTA 2021 s’emploiera à décentrer l’humain occidental en tant que producteur de savoirs sur le monde naturel – créateur souvent à l’avant-plan – pour faire place à des perspectives qui émergent de la frontière floue entre culture et nature, qui intègrent des formes différentes de connaissances, à la fois humaines et non humaines. Audacieuses et porteuses d’espoir, ces histoires « autres » révèlent un changement de perception dirigé vers la réponse des systèmes planétaires en tant que narrateurs de leur propre logique. En se tournant vers les énonciations propres à la nature, la biennale explorera de nouvelles sensibilités bienveillantes.

La commissaire Stefanie Hessler propose d’explorer les systèmes planétaires en tant que narrateurs de leur propre logique, thème autour duquel s’articuleront les expositions, la publication et l’ensemble des activités publiques de la biennale.



Stefanie Hessler (Allemagne) est commissaire, auteure et éditrice. Son travail se concentre sur les systèmes interdisciplinaires, développés à partir d’un point de vue féministe intersectionnel et avec un intérêt pour les océans et autres écologies.




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Myriam Yates, Classic Playground, Upper West Side, Manhattan, NY, 2018, impression numérique, 35,56 x 53,34 cm. Avec l’aimable permission de l'artiste. | Digital print, 35,56 x 53,34 cm.
Courtesy of the artist.

Myriam Yates
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021
Playgrounds

Myriam Yates s’intéresse à la relation qui existe entre les lieux et leur représentation, prenant souvent comme point d’ancrage des sites modernes ou en transition, dont le statut singulier questionne les liens entre l’individu, la modernité et l’architecture. L’artiste y soulève subtilement les enjeux sociaux et politiques qui influent sur le choix des espaces que nous valorisons, délaissons ou détournons de leur vocation première. Le corpus photographique de Playgrounds, axé sur les jardins publics et parcs d’enfants, a été réalisé lors d’un séjour à New York à l’automne 2018. Par le biais de cette série, Yates s’interroge sur la place de l’espace libre dans la ville, sur les notions de contrôle, sur l’émergence d’un certain conformisme et sur l’appropriation de l’espace urbain.




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Gabriela Löffel, Performance, 2017-2018, installation vidéo, 2 canaux, haut-parleurs, 25 min. Avec l’aimable permission de l'artiste. | 2-Channel video installation, speakers, 25 min. Courtesy of the artist.

Gabriela Löffel
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021
[Performance]

La pratique de Gabriela Löffel s’intéresse tout particulièrement à ces zones liminales où s’opèrent des glissements de sens. L’artiste poursuit une recherche qui questionne les systèmes et les structures qui régissent la représentation, l’interprétation de la réalité. Avec [Performance], projection vidéo à deux canaux, elle analyse l’enregistrement audio du discours de présentation d’un directeur technique d’une société de Homeland-Security. Cette œuvre déconstruit la forme parlée et le contenu du discours afin de faire ressortir les procédés de production et la rhétorique d’un langage efficace, servant à véhiculer des intérêts économiques et politiques. Il est aussi question d’examiner le processus d’optimisation et d’appropriation de la prise de parole en public.