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Expositions 2022

Année
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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




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Caroline Cloutier, Downstairs (by Day) / En bas (le jour), 2022. Impression numérique, 266 x 178 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste | Downstairs (by Day) / En bas (le jour), 2022, digital print, 266 x 178 cm.
Courtesy of the artist.

Caroline Cloutier
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022
Le travail de l'ombre

Ouverture samedi le 22 janvier 2022 - 12h à 17h
En présence de l'artiste Caroline Cloutier
Réservations obligatoires pour la visite des expositions, veuillez s.v.p. utiliser ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

L'opuscule qui documente l’exposition-à découvrir par le biais de ce LIEN (pdf).

Le travail de l’ombre est une exposition de l’artiste visuelle Caroline Cloutier qui poursuit les interrogations de son travail récent, présenté tant en galerie qu’in situ. Fondées sur des exercices perceptuels, généralement photographiques, ses œuvres proposent des emboîtements et des replis d’espaces, déployant des architectures quasi-abstraites. Au contraire d’artistes qui réfléchissent les particularités d’un lieu par sa reconstitution partielle dans l’espace d’exposition, Cloutier travaille avec les espaces tels qu’ils se trouvent, comme une matière ; non pas pour en révéler une quelconque essence, mais plutôt pour documenter l’expérience particulière de leurs ambivalences, leurs aspects liminaires.

Présenté en primeur chez OPTICA, Le travail de l'ombre regroupe une paire d’impressions photographiques et une installation murale, mises en relation par une intervention qui découpe l’espace de la galerie en zones franches d’ombre et de lumière. Les deux photographies laissent entrevoir un fragment exemplaire d’un certain legs de la modernité architecturale, angulaire et lisse ; si bien que l’espace photographié, que l’on arrive à reconstituer malgré la vue télescopée et partielle que nous en avons, semble appartenir simultanément aux règnes du privé et du public, du domestique et du civil. Dans ces images, l’artiste relate l’effet qu’ont les lumières artificielles et naturelles qui entrent dans cet espace selon le moment de la journée, lumières qui en modifient profondément sa lecture en créant des interstices visuels dans le bâti.

Cette fascination pour la lumière est aussi présente dans une sculpture composée de plaques triangulaires polies, placées au mur de manière concentrique. Si la pratique de la sculpture est arrivée plus récemment dans la démarche de l’artiste, elle participe d’une volonté similaire à la photographie : celle de travailler directement la capacité de la lumière à transformer et à interférer notre perception. Tout aussi important dans le corpus présenté est cette révélation du travail humain – en montrant dans le détail de ses images les aspérités des murs et des planchers, des surfaces qui sont habituellement lustrées ou polies. Ainsi, les œuvres de Caroline Cloutier, si elles s’allient à la rigueur géométrique de l’abstraction et du minimalisme, ou encore à la photographie moderniste et aux sites qu’elle reproduit, sont aussi informées par un intérêt pour les traces de ces espaces sentis, voire ressentis.

Daniel Fiset

Caroline Cloutier est la lauréate 2020 de la bourse d'études supérieures en arts visuels Yvonne L. Bombardier de La Fondation J. Armand Bombardier.

Fondation J. Armand Bombardier
Créée en 1965 par l'épouse et les trois filles de l'inventeur, la Fondation J. Armand Bombardier participe à l’avancement des individus, des organisations et des communautés en appuyant des initiatives qui favorisent l’innovation sociale et le renforcement des capacités. Depuis ses débuts, elle est l’un des vecteurs choisis par Bombardier pour réaliser sa responsabilité sociale.

Une fondation, trois destinations : la Fondation œuvre en philanthropie tout en soutenant le Musée de l'ingéniosité J. Armand Bombardier et le Centre culturel Yvonne L. Bombardier à Valcourt, à travers lesquels elle promeut la persévérance scolaire et l'accès aux arts et à la culture.

Caroline Cloutier tient à remercier la Fondation J. Armand Bombardier, le Conseil des arts de Longueuil, le Centre Sagamie.

Rappel des mesures sanitaires
Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous avons mis en place des mesures sanitaires.

Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :
- Réservation, svp utilisez ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder à la fois un maximum de 8 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.
Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.
Bienvenue à tous!

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

CHOQUETTE, Emmanuelle. « Caroline Cloutier, Variations», Espace art actuel, no 126, automne 2020, p. 96-98.

fondationbombardier




Caroline Cloutier est basée à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont été présentées à Montréal, Toronto, Linz, Rome et New York. Elle est représentée par la Galerie Nicolas Robert et ses productions ont maintes fois été soutenues par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est candidate à la maîtrise en Studio Arts, Photography, à l’Université Concordia.

Daniel Fiset est un travailleur culturel basé à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Il occupe actuellement le poste de commissaire adjoint à l’engagement à la Fondation PHI. Ses recherches récentes portent sur les intersections des pratiques artistiques, critiques et pédagogiques au Québec.




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Olivia Boudreau, J'ai peur, 2022. Installation vidéo à deux projections, HD, 28 min. 28 s, couleur, stéréo. Avec l'aimable permission de l'artiste. | Two-channel video installation, HD, 28 min. 28 sec., color, stereo. Courtesy of the artist.

Olivia Boudreau
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022
J'ai peur

Ouverture samedi le 22 janvier 2022 - 12h à 17h En présence de l'artiste Olivia Boudreau
Réservations obligatoires pour la visite des expositions, veuillez s.v.p. utiliser ce formulaire : https://form.jotform.com/202475220037243

L'opuscule qui documente l’exposition-à découvrir par le biais de ce LIEN (pdf).

« Amaxophobie : la peur de conduire un véhicule »
– La liste des phobies

Ne craignez rien, observez simplement : le vrombissement tranquillisant d’une Lincoln classique avançant le long d’un sinueux chemin de campagne, tard le soir ; le réconfort rythmique des voix des deux femmes se parlant à voix basse sur la banquette arrière ; les vues cinématographiques apaisantes d’une route plongée dans l’obscurité qui se révèle peu à peu dans un parcours de trente minutes. J’ai peur (2022), la plus récente projection vidéo d’Olivia Boudreau, a en son cœur conceptuel un scénario à deux voix ancré dans d’innombrables phobies et, pourtant, il s’en dégage un effet d’ensemble empreint de chaleur. Une certaine nostalgie habite cette scène familière et intemporelle, ouvrant les sens aux ballottements tranquilles d’aventures nocturnes motorisées.

La trame verbale de la performance, puisée d'un site web libre offrant une compilation de phobies, parle des peurs à la première personne, les deux actrices se confiant l’une à l’autre à l’écran : « J’ai peur des objets qui sont à ma droite… J’ai peur du diable… J’ai peur d’aller à l’école. » Filmées à partir de la taille dans de confortables fourrures d’un blanc cassé et des hauts en laine, elles s’échangent les mots avec un mélange troublant d’intimité et de pince-sans-rire. Chacune livre ses phrases sans hésitation et sans anxiété, reconnaissant à peine l’aveu chuchoté de l’autre, et la cadence de leurs réactions devient aussi importante que leur contenu. La peur, ou sa proche parente la phobie, alterne de manière imprévisible entre l’englobant et le minimal, l’abstrait et le précis, le dicible et le ridicule, le comique et le triste. À l’annonce de certaines phobies surgit souvent une menace ou un malaise, faisant vibrer une corde sensible chez l’auditrice ou l’auditeur qui reconnaît alors ses propres peurs.

Boudreau projette cette spacieuse scène de banquette arrière au fond de la galerie OPTICA, derrière l’entrée au public. Conséquemment, le point de vue immersif de la voiture classique glissant sans effort sur la lisse chaussée nocturne est la première chose qui s’offre à nous. Cette grosse machine-chaloupe, cette boîte en acier, suscite un sentiment de protection contre ce grand inconnu que représente le monde extérieur. Dans ce véhicule, devant la danse de la ligne jaune centrale, nos peurs sous-jacentes s’évanouissent à l’arrière dans un murmure et l’on se trouve ailleurs.

Didier Morelli

Traductrice : Colette Tougas

Interprètes : Rosa-Anne Déry et Sarah Laurendeau
Direction photo : Julien Fontaine
Conception sonore : Frédéric Cloutier
Maquillage et coiffure : Mary Khalife

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Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder à la fois un maximum de 8 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
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REVUE DE PRESSE

Olivia Boudreau s'intéresse à notre capacité à lire et à éprouver le réel. Elle cherche à saisir l’influence de l'inconscient et de la culture sur le sens que nous attribuons aux images et aux événements. Ses films, ses installations vidéo et ses performances offrent des expériences qui engagent les capacités de perception du spectateur et l'invitent à aller au-delà des évidences. Par des images très composées, des corps qui attendent, des actions qui se déploient avec lenteur, le travail met en évidence les changements subtils qui peuvent provoquer une diversité d'interprétations.

Ses œuvres ont été largement diffusées au Canada, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, à The Rooms, St John’s, à la Contemporary Art Gallery de Vancouver et à l’international, au Fresnoy (France) et au Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain.

Ses courts-métrages ont été projetés lors de plusieurs festivals importants : Toronto International Film Festival, Internationale Kurzfilmtage Oberhausen (Allemagne), SIFF (Seattle, États-Unis) et Stockholm Film Festival. En 2012, 2014 et 2016, Boudreau a été mise en nomination pour le prestigieux Prix Sobey en art contemporain au Canada.

Didier Morelli est historien de l'art et artiste de la performance, critique et commissaire d'exposition. Il est titulaire d'un doctorat en études de la performance de la Northwestern University à Chicago. Rédacteur adjoint de la revue Espace art actuel, ses écrits ont été publiés entre autres dans Art Journal, Canadian Theatre Review, C Magazine, Border Crossings, Esse Arts + Opinions, Performa Magazine, Spirale et TDR : The Drama Review.




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L’artiste Maryam Eizadifard,
Crédit photo | Photo credit: Manoushka Larouche.

Maryam Eizdifard
du 22 février 2022 au 22 février 2022
En conversation avec Maryam Eizadifard, récipiendaire de la résidence Intersections

En conversation avec Maryam Eizadifard, récipiendaire de la résidence Intersections : mardi le 22 février 2022, 12h30 à 13h30, en direct sur Facebook. Connectez-vous via ce « lien! »

L’artiste Maryam Eizadifard s’intéresse aux notions d’espace et de temps, inhérentes à l’immigration et au déracinement. Au cours de cette conversation, elle fera part des investigations qu’elle a effectuées pendant sa résidence de recherche au centre OPTICA. Elle s’entretiendra aussi sur sa production en cours dans les ateliers de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.

La discussion sera animée par Romeo Gongora, professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, et Marie-Josée Lafortune, directrice du Centre d’art contemporain OPTICA. Une période de questions suivra la présentation.

Venez en grand nombre !

La discussion sera diffusée sur Facebook Live

Programme de résidence artistique Intersections:

La résidence Intersections de recherche, création et diffusion récompense des artistes émergent.es, issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et récemment diplômé.e.s de la maîtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Ce nouveau programme vise à offrir un soutien aux artistes de la diversité en leur donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à leur formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

La résidence Intersections est une initiative conjointe du Conseil des arts de Montréal, du Centre d’art contemporain OPTICA et de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.



Diplômée de la Faculté d'art et d'architecture de l'Université de Téhéran (2007), Maryam Eizadifard a quitté l’Iran afin de poursuivre des études supérieures en arts visuels en 2011. Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM en 2018, elle s’intéresse à la nature transitoire des lieux et à leur impact sur la mémoire et le corps.

« L'influence de l'environnement, l'espace intime et privé, est la clé de ma compréhension de la condition féminine. Qu'est-ce qui fait de moi une femme ? En analysant ces espaces, j'explore les tensions entre le vide et l’occupation qu'ils véhiculent. Quand l'être humain est absent, cet espace privé est-il vraiment vide ? »

Ces expérimentations nourrissent le concept de « ville-corps » qu’elle a développé.
Le site Internet de l'artiste : maryamizadifard.com




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Gabriela Löffel et Michele Robecchi
le 23 février 2022
Entretien vidéo / Discussion publique

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation, OPTICA a lancé en 2021 une nouvelle série d’entretiens vidéo qui donne la parole à des artistes, des commissaires d’exposition, des auteurs, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Nous vous invitons à consulter l'entretien vidéo qui a eu lieu en ligne entre Gabriela Löffel et Michele Robecchi le 8 décembre 2021 dans le cadre de l'exposition solo de Gabriela Löffel, [Performance] du 6 novembre au 18 décembre 2021.


LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).




Gabriela Löffel (Oberburg, 1972) vit en Suisse. Elle travaille à partir de médias temporels et s’intéresse aux zones issues de la politique et de la finance. L’artiste poursuit une recherche – analysant les systèmes et les structures qui régissent la représentation des réalités – que l’on pourrait appeler l’espace de la médiation. Fragmenter, traduire et passer du document, de l’immédiat à l’interprétation et à la mise en scène sont des stratégies qu’elle use dans son processus de création. Cette méthode lui permet de créer et de proposer des espaces de questionnements, de doutes raisonnables et de perturbations de la lecture linéaire. Il en résulte des compositions audiovisuelles qui sont ensuite traduites sous forme d’installations vidéo multicanaux dans l’espace.

Michele Robecchi est auteur et commissaire indépendant ; il vit à Londres où il est rédacteur responsable de l’art contemporain chez Phaidon Press.




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Portrait de|of Caroline Cloutier. Caroline Cloutier, Bleue (séries, sélection), 2020. Impression numérique, 91,44 x 57,15 cm. Avec l’aimable permission de l’artiste.|Caroline Cloutier, Bleue (series, selection), 2020.
Digital print, 91,44 x 57,15 cm. Courtesy of the artist.

Caroline Cloutier
du 26 février 2022 au 26 février 2022
Nuit blanche à Montréal : Pliages et illusions chez OPTICA

En virtuel, samedi 26 février de 19h à 20h15, OPTICA invite le grand public à une nuit de découverte et d'expérimentation artistique en virtuel portant sur la pratique de l’artiste Caroline Cloutier dont l’exposition Le travail de l’ombre est présentée du 22 janvier au 19 mars chez OPTICA.

Caroline Cloutier s’intéresse à l’image photographique comme dispositif de construction spatiale et aux différents modes d’interaction entre l’image, l’espace et la perception. À travers ses installations photographiques qui défient la perception, elle cherche à déconstruire l’espace dans une perspective de mise en abyme menant à une réflexion sur la construction du dispositif et sur son processus photographique. À l’aide de jeux d’éclairage et de miroirs, utilisés à la prise de vue, elle crée des emboîtements d’espace, des volumes qui complexifient notre compréhension de l’espace architectural. Imprimées en grand format, ces images, tantôt à l’échelle des objets, tantôt à une échelle plus grande, sont d’une grande qualité picturale.

Lors de cet événement virtuel, les participants et les participantes rencontreront l’artiste et découvriront le processus créatif des projets qu’elle a réalisés pour le théâtre Espace Go : l'œuvre public La lumière des appareils et l'œuvre scénographique J’ai cru vous voir. Dans le cadre d’un atelier créatif, tenu à la suite de la présentation de l’artiste, les noctambules seront initié·e·s à la technique du kirigami, l’art japonais de découpage de papier, technique fréquemment utilisée par Cloutier pour concevoir les maquettes de ses œuvres. Accompagné·e·s de l’artiste et de l’équipe du Programme éducatif public d'OPTICA, les participants et les participantes créeront des structures de papier plus ou moins complexes qu’ils·elles photographieront avec leur téléphone pour créer un jeu d’illusion d’espace architectural immersif.

La présentation publique et la participation à l’atelier sont gratuites.

*Réservation requise par courriel à mediation@optica.ca

À la suite de votre réservation, un lien Zoom vous sera envoyé par courriel avant le début de l'activité virtuelle.

Dans le cadre de la Nuit blanche à Montréal.
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Caroline Cloutier est basée à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont été présentées à Montréal, Toronto, Linz, Rome et New York. Elle est représentée par la Galerie Nicolas Robert et ses productions ont maintes fois été soutenues par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est candidate à la maîtrise en Studio Arts, Photography, à l’Université Concordia. Le site web de l'artiste : carolinecloutier.net


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Portrait de Maryam Eizadifard
Photo : Manoushka Larouche

Appel de candidatures. Résidence Intersections de recherche, création et production
Ouverture du concours : 3 mars 2022
Date limite de dépôt : 4 avril 2022
du 3 mars 2022 au 4 avril 2022
Intersections - Résidence de recherche, création et production 2022-2023

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM lancent un appel de candidatures pour les artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération) qui sont membres des minorités ethniques ou visibles**. Les candidat.e.s éligibles sont diplômé.e.s de la maîtrise à l’EAVM. Ce partenariat vise à offrir un soutien de recherche, de création et de production à un.e artiste en lui donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à sa formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

Ce projet prend la forme d’une résidence en vue de la réalisation d’une œuvre qui entre en dialogue avec des archives (fonds documentaire du centre d’art contemporain OPTICA ou autre, en fonction de la recherche de l’artiste). À la fin de la résidence, OPTICA présentera une exposition de l’artiste sélectionné.e. Le lauréat ou la lauréate tiendra aussi une présentation publique sur sa pratique artistique au centre. Un accompagnement par l’EAVM et OPTICA sera fourni dans le cadre du projet d’une durée d’un an.

Conditions d'admissibilité
- être un.e artiste issu.e. de l’immigration (de première ou de seconde génération) membre des minorités ethniques ou visibles**;
- être un.e artiste professionnel.le** en arts visuels;
- être diplômé du programme de maîtrise à l’EAVM;
- être citoyen.ne canadien.ne ou résident.e permanent.e du Canada à la date de dépôt de la demande;
- être domicilié sur le territoire de l’île de Montréal depuis au moins un an;
- être disponible pour toutes les activités incluses dans le cadre du projet.

Soutien offert
- trois mois de résidence de recherche à l’automne 2022 au centre d’art contemporain OPTICA incluant un espace de travail et un accès aux équipements de bureau, aux archives et à la documentation;
- un studio pour la création et la production, ainsi qu’un accès aux ateliers techniques spécialisés de l'EAVM pour une durée d’un an;
- un accompagnement professionnel totalisant 60 heures par OPTICA (30h) et l’EAVM (30h);
- une subvention de recherche (max. 1500$);
- un cachet de production (3,000$), d’exposition (2,120$) et de présentation publique (125$);
- une plage d’exposition ou de diffusion du projet final dans la programmation d’OPTICA et une présentation publique au cours de l’année 2023.

Veuillez noter que nous ne prenons pas en charge les frais d’hébergement ou de transport. Le calendrier et les conditions de travail peuvent être modifiés en fonction du contexte pandémique.

Dossier de candidature
- une lettre de motivation décrivant le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique (max. 400 mots);
- une démarche artistique (max. 500 mots);
- un curriculum vitae (max. 3 pages);
- 10 images maximum au format JPG d'un poids maximal de 1Mo par image et/ou extraits vidéo et audio (5 minutes maximum, par hyperliens) avec une liste descriptive des images et/ou des extraits audiovisuels;

Le dossier de candidature doit être soumis dans un seul document PDF (taille maximale du fichier de 15 Mo) et envoyé au plus tard le 04 avril 2022 à minuit à l’adresse courriel:intersections@uqam.ca

Seuls les documents exigés seront transmis aux membres du comité d'évaluation. Il n'y aura pas de commentaires du jury.

Pour plus de renseignements, vous êtes invité.e à contacter : intersections@uqam.ca

** Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal:
https://www.artsmontreal.org/glossaire/






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Logo volet jeunesse du programme éducatif public chez OPTICA réalisé par Tamzyn Berman.| Logo for the youth component of the public education program at OPTICA created by Tamzyn Berman.

le 9 mars 2022
OPTICA présente son nouveau logo jeunesse!

Le programme éducatif jeunesse d'OPTICA ne cesse de croître et d'évoluer et nous avons pensé qu'il était temps qu'il ait son propre logo.

Depuis 2014, le programme éducatif public d'OPTICA propose un programme de visites, d’activités éducatives et d’événements critiques qui a pour objectif de faire découvrir l’art contemporain à tous et à toutes, d’une façon simple et accessible. Le programme s’est démarqué notamment par ses nombreuses initiatives menées au sein des écoles, ce qui lui a permis de développer une expertise en médiation artistique auprès de jeunes publics. Pour souligner cet engagement, OPTICA est fier de dévoiler la nouvelle identité visuelle du volet jeunesse de son programme éducatif public. Il s’agit d’un logo évolutif réalisé par la talentueuse graphiste Tamzyn Berman (Atelier Pastille Rose). Vous découvrirez ses versions hautes en couleurs et en textures au fil de nos prochains projets et initiatives artistiques. Nous avons bien hâte de vous les présenter! Pour ne rien manquer, suivez-nous sur Instagram @optica_jeunesse.




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Myriam Yates, Marie Warsh
le 10 mars 2022
En conversation Myriam Yates avec Marie Warsh

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation, OPTICA a lancé en 2021 une nouvelle série d’entretiens vidéo qui donne la parole à des artistes, des commissaires d’exposition, des auteurs, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Nous vous invitons à consulter l'entretien vidéo qui a eu lieu en ligne entre Myriam Yates et Marie Warsh le 2 décembre 2021 dans le cadre de l'exposition solo de Myriam Yates, Parcs. Playgrounds du 6 novembre au 18 décembre 2021.


LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).




Myriam Yates a exposé au Canada et, sur la scène internationale, à Paris et à Berlin. Oeuvrant en photographie et en cinéma, Yates a présenté son travail dans divers cadres, entre autres des festivals de cinéma, des expositions et des magazines. En 2015, elle a reçu le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton en arts médiatiques du Conseil des arts du Canada.

Marie Warsh est une historienne du paysage et auteure qui travaille pour Central Park Conservancy depuis 2005. Elle est l’auteure de nombreux articles sur l’histoire des parcs et des terrains de jeu ainsi que du livre Central Park’s Adventure-Style Playgrounds: Renewal of a Midcentury Legacy, Bâton-Rouge, LSU [Presses universitaires de l'État de Louisiane], 2019.

Dans Central Park's Adventure-Style Playgrounds, Marie Warsh raconte l’histoire fascinante de la construction des terrains de jeu dans le célèbre parc new-yorkais au cours des années 1960 et 1970, dans le cadre de l’expérimentale « révolution du terrain de jeu » initiée au milieu du siècle dernier. Warsh explore leurs liens avec l’art, le design récréatif, l’urbanisme, les mouvements populaires et les théories sur le développement de l’enfant ayant cours à l’époque. Elle poursuit son récit jusqu’à l’heure actuelle, abordant la préservation et le renouveau de ces terrains de jeu entrepris des décennies plus tard par le Central Park Conservancy.




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Caroline Cloutier, Emmanuelle Choquette

Caroline Cloutier, Emmanuelle Choquette
le 18 mars 2022
En conversation Caroline Cloutier avec Emmanuelle Choquette

de 12h00 à 13h00, en direct sur Zoom
*Réservation requise par ce lien! Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation en cours, OPTICA a lancé une nouvelle série d’entretiens vidéo.

Le 18 mars prochain, OPTICA vous convie à une rencontre qui aura lieu en direct sur la plateforme Zoom. Cette série de conférences sur l’art contemporain, initiée par OPTICA, donne la parole à des artistes, des commissaires d’exposition, des auteur.e.s, des éducateurs, des éducatrices et des universitaires.

Animée par l'auteure, chercheure et commissaire Emmanuelle Choquette, la discussion portera sur la pratique de l’artiste Caroline Cloutier dont l’exposition Le travail de l’ombre est présentée jusqu'au 19 mars chez OPTICA. Une période de questions suivra la discussion.

Caroline Cloutier s’intéresse à l’image photographique comme dispositif de construction spatiale et aux différents modes d’interaction entre l’image, l’espace et la perception. À travers ses installations photographiques qui défient la perception, elle cherche à déconstruire l’espace dans une perspective de mise en abyme menant à une réflexion sur la construction du dispositif et sur son processus photographique. À l’aide de jeux d’éclairage et de miroirs, utilisés à la prise de vue, elle crée des emboîtements d’espace, des volumes qui complexifient notre compréhension de l’espace architectural. Imprimées en grand format, ces images, tantôt à l’échelle des objets, tantôt à une échelle plus grande, sont d’une grande qualité picturale.

Bienvenue à toutes et tous !



Caroline Cloutier est basée à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont été présentées à Montréal, Toronto, Linz, Rome et New York. Elle est représentée par la Galerie Nicolas Robert et ses productions ont maintes fois été soutenues par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est candidate à la maîtrise en Studio Arts, Photography, à l’Université Concordia.

Emmanuelle Choquette est auteure, chercheure et commissaire indépendante. Titulaire d'une maîtrise en histoire de l'art de l’UQAM, ses recherches concernent notamment les pratiques performatives et installatives portant un regard critique sur les formats de l’exposition. Ses textes ont paru dans les revues Espace art actuel, Vie des arts, le Sabord, Ciel Variable et esse art + opinions. En 2019, elle a co-dirigé la publication «Une bibliographie commentée en temps réel : l'art de la performance au Québec et au Canada». Ses projets de commissariat collaboratif ont été présentés au centre Artexte et à la Maison des arts Desjardins de Drummondville. Elle a participé à des résidences de recherche à Est-Nord-Est (St-Jean-Port-Joli) et au Laboratorio Arte Alameda (Mexico) en partenariat avec OBORO. En 2017, elle est lauréate de la bourse Jean-Claude Rochefort pour la critique d'art et le commissariat d’exposition. De 2013 à 2021, elle a occupé le poste de directrice générale d’Arprim, centre d’essai en art imprimé et a siégé au conseil d’administration du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec. Elle a reçu le Prix ARDI pour l'innovation en philanthropie culturelle en 2020.




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Portrait de Gali Blay. Avec l’aimable permission de l’artiste.| Documentation du projet Le langage de l’amitié, 2022.
Crédit photos : Claudia Goulet-Blais et Sandrine Côté.
Portrait of Gali Blay.Courtesy of the artist.| Documentation of the project The Language of Friendship
,2022. Photo credit: Claudia Goulet-Blais and Sandrine Côté.

Leila Zelli et Gali Blay
le 21 mars 2022
Visite de l’artiste Gali Blay dans le cadre du projet parascolaire Le langage de l’amitié à l’école Saint-Arsène!

Depuis 5 mois, OPTICA mène un projet artistique avec l'artiste Leila Zelli à l'école primaire Saint-Arsène (Rosemont-La Petite-Patrie). Dans le cadre d’ateliers hebdomadaires, un groupe d’élèves explore le thème de l'amitié et la richesse des relations interpersonnelles en expérimentant différentes disciplines artistiques auprès d’artistes invité.e.s. Cette semaine, ont été abordées les techniques du film d’animation.

Par ailleurs, Leila Zelli réalise actuellement un court métrage en collaboration avec l’artiste Gali Blay (Berlin). About Dam and Hofit est l’histoire d’une amitié oubliée entre la pointe du mont Damavand d'Iran (Dam) et un avion de l'armée de l'air israélienne (Hofit). De passage à Montréal pour finaliser ce projet d’animation, Gali Blay est venue rencontrer les élèves. Elle leur a parlé du processus de création de son personnage Hofit, en leur présentant ses inspirations, ses esquisses, ses maquettes, son travail en studio. Les jeunes ont également eu la chance de visionner un extrait du film en primeur. Gali Blay a ensuite accompagné les jeunes dans la réalisation de courtes séquences d’animation en utilisant un écran vert.



Native de New York (1986), Gali Blay a grandi en Israël et vit actuellement à Berlin, en Allemagne. Réalisatrice de films d’animation, elle œuvre à l’intersection du documentaire et de la fiction, cet entre-deux qui se situe entre la réalité créée par les images et les scénarios qu’elle conçoit.

Détentrice d’un baccalauréat de la Bezalel Academy of Arts and Design, Jérusalem et d’une maîtrise (mention honorifique) en design social de la Design Academy Eindhoven aux Pays-Bas, elle a exposé dans divers lieux et présenté ses films dans plusieurs festivals. Mentionnons entre autres le Wall Street, Eindhoven, NL (2018), le Musée Tijdelijk Bijlmerbajes, Amsterdam, Pays-Bas (2017), le Festival du film Bogoshorts, Bogota, CO (2017) et le Salone Del Mobile, Milan, IT (2017).




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Logo soulignant les 50 ans d'OPTICA réalisé par la graphiste Tamzyn Berman. | Logo celebrating 50 years of OPTICA created by graphic designer Tamzyn Berman.

OPTICA
le 1 avril 2022
OPTICA : 50 ANS D’HISTOIRE

Fondé en 1972, OPTICA œuvre à promouvoir l’art contemporain canadien. Le centre cherche à sensibiliser les différents publics aux enjeux qui animent les discours et les pratiques artistiques en arts visuels par le biais d’un programme d’expositions, d’activités critiques et éducatives. Il célèbre ses 50 ans cette année.

À cette occasion, nous voulons souligner le legs des centres d’artistes, explorer le rôle que ceux-ci peuvent jouer dans le présent, par l’entremise d’un cycle de commissariats, d’expositions individuelles et monographiques. Ce n'est donc pas dans une perspective rétrospective que nous abordons cette histoire mais plutôt en se projetant dans l’avenir afin d’envisager comment ce legs est perçu auprès d'une jeune génération et présenter de nouvelles initiatives issues de divers horizons.

Ce cycle proposera notamment une approche de l’histoire à travers laquelle une variété de points de vue, d'initiatives et de récits jettera un éclairage renouvelé sur les concepts de réconciliation et de diversité.

Au cours de ce présent cycle, nous souhaitons partager notre expertise et faire valoir d'autres modèles d'apprentissage au contact d'œuvres et d'artistes contemporains. Nous comptons prendre une part active dans l’enseignement des arts visuels, utilisant l’environnement du centre d’artistes et le contexte de l’art actuel comme éléments déclencheurs pour aider les jeunes à exprimer et à formuler dans leurs propres mots leur expérience et leur appréciation de l’art.

Des problématiques telles que les migrations, l’hospitalité, le rapport à l’autre et à soi, etc. se retrouveront au cœur de la programmation éducative.

OPTICA souhaite ainsi participer à la reconnaissance et à la légitimation des pratiques commissariales et artistiques qui portent plus directement sur les enjeux de médiation culturelle et d'éducation des arts.

Marie-Josée Lafortune
Directrice




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1.Clara Gutsche, Alice, Oliver, Bainbridge Island, 2014. (″Brother for Sale / Sister for Sale : $1.00 negotiable″), série | series «Siblings and Singles», 2008-2022. Épreuve couleur chromogénique | Chromogenic colour print, 101,6 x 127 cm, agrandissements | enlargements. Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist.©Clara Gutsche / SOCAN (2022)
2.Clara Gutsche, Sarah and Noémi, série | series «Jeanne-Mance Park», 1982-1984. Épreuve à la gélatine argentique, virage au sélénium et à l’or sur papier photographique traditionnel | Gelatin silver print, selenium and gold toning on traditional photographic paper, 40 x 50,4 cm. Collection Musée des beaux-arts de Montréal.©Clara Gutsche / SOCAN (2022)

Clara Gutsche
Commissaire / curator : Marie-Josée Lafortune

du 9 avril 2022 au 11 juin 2022
Portraits d’enfants. Children
Des séries Milton-Park (1970-1973), Les sœurs Cencic (1974-1976), Sarah (1982-1989), Jeanne-Mance Park (1982-1984), Siblings and Singles (2008 - 2022)



Visite commentée : samedi 11 juin, à 15h avec Clara Gutsche et Marie-Josée Lafortune.

L'opuscule qui documente l’exposition-à découvrir par le biais de ce LIEN (pdf).

La photographe Clara Gutsche a observé la réalité sociale de ses contemporains d’un point de vue intimiste et engagé. L’important legs des droits civiques et celui de la cause des femmes ont eu une influence déterminante dans sa façon d’appréhender le réel. Puisant son inspiration dans la banalité des situations domestiques, approche qui rejoint ses convictions féministes, elle a cherché à représenter cette position dans un contexte culturel et social en constante évolution.

Cette exposition monographique veut souligner la contribution significative de l’artiste qui s’inscrit dans la tradition de la photographie documentaire. Le corpus réunit des portraits réalisés à partir des années 1970 jusqu’à nos jours.

La série Milton-Park (1970-1973), entreprise avec son conjoint David Miller, est certes la plus connue. L’acte photographique agit non seulement comme témoin, mais il est aussi porteur d’une cause que Gutsche décrit de l’intérieur. Ses images tout comme celles de Miller ont transcrit et enregistré un quotidien qui a permis de faire avancer la cause d’une communauté où le couple a vécu. The Women’s Centre, 3694 Ste-Famille (1971-1972) regroupe, dans l’exposition, des portraits de femmes qui font découvrir un milieu de vie féministe. On s’attarde entre autres aux activités communautaires et militantes qui y ont cours. Il s’en dégage une intimité, une proximité avec le sujet, qui provient de l’expérience de l’artiste et de sa connaissance des courants sociaux, ayant participé à des groupes de conscientisation du mouvement féministe aux États-Unis.

À la suite de Milton-Park, elle s’intéresse à représenter un même sujet sur une plus longue période. Les séries Les sœurs Cencic (1974-1976) et Sarah (1982-1989) sont caractéristiques d’un processus qui s’inscrit dans la durée. L’artiste amorce une réflexion qui porte sur le médium photographique, à savoir comment il peut être utilisé pour décrire les expériences des filles et des femmes.

D’une grande sobriété, les portraits individuels et de groupe des six sœurs Cencic font défiler le devenir « femme » des jeunes filles, captées dans leur quotidien et dans leurs activités pendant trois années consécutives. Gutsche explore les conventions du portrait (frontalité, pose) qu’elle continuera à la naissance de sa fille Sarah, entreprenant de documenter la relation mère-fille dans des intérieurs domestiques et des extérieurs, baignés par la lumière naturelle.

Ces séries se démarquent par leur style direct, épuré, et par le thème de l’enfance, de la jeunesse, de la représentation de soi comme sujet. D’autres similitudes les rassemblent. On remarque les éléments architecturaux des lieux (seuil, embrasure de porte, escalier) qui encadrent le sujet et servent d’accessoires ou de toiles de fond aux mises en scène. Abondent aussi les références aux formats intimistes des portraits du 19e siècle (Cameron) et à une modernité photographique (Evans, Strand).

Par contraste, Jeanne-Mance Park (1982-1984) offre une facture minimaliste, plus graphique, et accorde une place prépondérante à l’espace vécu, à une géographie humaine (A. Frémont). Gutsche rend ce lien perceptible à travers les interrelations sociales qui composent et habitent le paysage et auxquelles elle participe avec sa fille. La présence de Sarah et celle de l'artiste, que l'on aperçoit en ombre portée avec la chambre photographique, se fondent dans les aires de jeux du parc. Le paysage devient le motif principal de la fonction de documenter, d’enregistrer le réel tel qu’il se présente, sans hiérarchie, ramenant les composantes presque sur un même plan.

Présentés en primeur, les portraits en pied, de grand format, de la série Siblings and Singles (2008-2022) ont été réalisés lors d'une résidence artistique en Suisse et auprès de familles et proches de l’artiste, au Canada et aux États-Unis. Gutsche poursuit ses recherches sur le genre et l’identité, en actualisant ces enjeux. Elle observe les transformations du temps, thème qui lui est cher, et s’attarde aux liens fraternels, aux rites de passage, photographiant des jeunes à l’orée de l’adolescence et à différents stades de leur vie. L’expérience dans la durée est une constance dans sa pratique et propose une vision contemporaine du portrait comme genre.

Commissaire : Marie-Josée Lafortune

Une publication accompagne cette exposition et paraîtra en 2023.

Visite de groupe, réservation recommandée par le biais de ce formulaire.

Remerciements
Les trente-deux épreuves argentiques des séries Milton-Park (1970-1973), Les sœurs Cencic(1974-1976), Sarah(1982-1989) et Jeanne-Mance Park(1982-1984) proviennent de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal. Nous voulons exprimer toute notre gratitude à l’équipe de conservation et à son directeur Stéphane Aquin pour le prêt accordé.

Clara Gutsche remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec pour l’Atelier-résidence de la Fondation Christoph Merian à Bâle, Suisse (2008), la APTPUC (Association des professeur.e.s à temps partiel de l’Université Concordia) Développement professionnel, Pedro Jose Barbáchano et David Miller.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE_FR_et_ANG_(pdf)

REVUE DE PRESSE

DELGADO, Jérôme. «Clara Gutsche, Portraits d'enfants. Children», paru dans Ciel variable, no. 121, «Déambulations, Wanderings», Montréal, 2022, pp.93-94.

MAVRIKAKIS, Nicolas. « 'Portraits d’enfants. Children', Clara Gutsche et la photo-sensibilité », Le Devoir, 14 mai 2022.



Native de Saint-Louis (Missouri), Clara Gutsche est professeure au département des arts visuels (Studio arts) de l’Université Concordia où elle enseigne la photographie. Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et particulières au Canada et à l’étranger. Elle a participé à de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis et en Europe, principalement en Belgique, en France, en Italie et au Portugal.

Marie-Josée Lafortune est directrice du centre d’art contemporain OPTICA. Elle a publié dans les revues esse arts + opinions, Parachute, Spirale et a codirigé les ouvrages Penser l’indiscipline et
Archi-féministes !, parus chez OPTICA.




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Olivia Boudreau & Didier Morelli @4TH SPACE
Design : Claudia Goulet-Blais

Olivia Boudreau & Didier Morelli @ 4TH SPACE, 2 PM - 3 PM
le 22 avril 2022
Discussion publique : Olivia Boudreau et Didier Morelli

OPTICA, centre d'art contemporain présente une discussion publique entre l'artiste Olivia Boudreau et l'historien de l'art Didier Morelli le 22 avril, 14h, à 4TH SPACE situé à l'Université Concordia, espace LB 103, 1400 Blvd De Maisonneuve Ouest, Montréal, Qc, H3G 1M8

Veuillez noter que la discussion se déroulera en anglais, alors que la séance de questions sera bilingue.
L'artiste a présenté l'installation vidéo J’ai peur à la galerie en janvier dernier jusqu'à la mi-mars 2022. La performance, le film et l'installation sont au cœur de la pratique de Boudreau. Ce travail spécifique aborde les thèmes des phobies, de l'intimité, du mouvement, de la psychologie et bien plus encore. Didier Morelli, auteur de l'opuscule de l'exposition, contribuera également à cette discussion en partageant son point de vue en tant qu'artiste de la performance et historien de l'art.

OPTICA, centre d'art contemporain, présente cette discussion publique dans le cadre d'une série de conférences sur l'art contemporain qui donnent la parole à des artistes, des commissaires d'expositions, des écrivains, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Comment pouvez-vous participer ? Assistez à la discussion en personne (attention, un maximum de 25 personnes est autorisé dans l'espace) ou en ligne en vous inscrivant à la conférence sur la plateforme Zoom ou en la regardant sur la chaîne YouTube de 4th Space.


Enregistrez-vous ici:

Vous avez des questions : écrivez à info.4@concordia.ca

Depuis 1972, OPTICA œuvre à promouvoir l’art contemporain canadien et cherche à sensibiliser les différents publics aux enjeux qui animent les discours et les pratiques artistiques en arts visuels par le biais d’un programme varié d’expositions, d’activités critiques et éducatives.



Olivia Boudreau s'intéresse à notre capacité à lire et à éprouver le réel. Elle cherche à saisir l’influence de l'inconscient et de la culture sur le sens que nous attribuons aux images et aux événements. Ses films, ses installations vidéo et ses performances offrent des expériences qui engagent les capacités de perception du spectateur et l'invitent à aller au-delà des évidences. Par des images très composées, des corps qui attendent, des actions qui se déploient avec lenteur, le travail met en évidence les changements subtils qui peuvent provoquer une diversité d'interprétations.

Ses œuvres ont été largement diffusées au Canada, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, à The Rooms, St John’s, à la Contemporary Art Gallery de Vancouver et à l’international, au Fresnoy (France) et au Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain.

Ses courts-métrages ont été projetés lors de plusieurs festivals importants : Toronto International Film Festival, Internationale Kurzfilmtage Oberhausen (Allemagne), SIFF (Seattle, États-Unis) et Stockholm Film Festival. En 2012, 2014 et 2016, Boudreau a été mise en nomination pour le prestigieux Prix Sobey en art contemporain au Canada.

Didier Morelli est historien de l'art et artiste de la performance, critique et commissaire d'exposition. Il est titulaire d'un doctorat en études de la performance de la Northwestern University à Chicago. Rédacteur adjoint de la revue Espace art actuel, ses écrits ont été publiés entre autres dans Art Journal, Canadian Theatre Review, C Magazine, Border Crossings, Esse Arts + Opinions, Performa Magazine, Spirale et TDR : The Drama Review.




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Caroline Cloutier, Emmanuelle Choquette
le 26 mai 2022
En conversation Caroline Cloutier avec Emmanuelle Choquette

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation, OPTICA a lancé en 2021 une nouvelle série d’entretiens vidéo qui donne la parole à des artistes, des commissaires d’exposition, des auteurs, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Nous vous invitons à consulter cet entretien vidéo qui a eu lieu en ligne entre Caroline Cloutier et Emmanuelle Choquette le 18 mars 2022 dans le cadre de l'exposition solo de Caroline Cloutier, Le travail de l'ombre du 22 janvier au 19 mars 2022.


LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).


Caroline Cloutier s’intéresse à l’image photographique comme dispositif de construction spatiale et aux différents modes d’interaction entre l’image, l’espace et la perception. À travers ses installations photographiques qui défient la perception, elle cherche à déconstruire l’espace dans une perspective de mise en abyme menant à une réflexion sur la construction du dispositif et sur son processus photographique. À l’aide de jeux d’éclairage et de miroirs, utilisés à la prise de vue, elle crée des emboîtements d’espace, des volumes qui complexifient notre compréhension de l’espace architectural. Imprimées en grand format, ces images, tantôt à l’échelle des objets, tantôt à une échelle plus grande, sont d’une grande qualité picturale.

Merci à Ivetta Sunyoung Kang pour le montage vidéo.



Caroline Cloutier est basée à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont été présentées à Montréal, Toronto, Linz, Rome et New York. Elle est représentée par la Galerie Nicolas Robert et ses productions ont maintes fois été soutenues par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est candidate à la maîtrise en Studio Arts, Photography, à l’Université Concordia.

Emmanuelle Choquette est auteure, chercheure et commissaire indépendante. Titulaire d'une maîtrise en histoire de l'art de l’UQAM, ses recherches concernent notamment les pratiques performatives et installatives portant un regard critique sur les formats de l’exposition. Ses textes ont paru dans les revues Espace art actuel, Vie des arts, le Sabord, Ciel Variable et esse art + opinions. En 2019, elle a co-dirigé la publication «Une bibliographie commentée en temps réel : l'art de la performance au Québec et au Canada». Ses projets de commissariat collaboratif ont été présentés au centre Artexte et à la Maison des arts Desjardins de Drummondville. Elle a participé à des résidences de recherche à Est-Nord-Est (St-Jean-Port-Joli) et au Laboratorio Arte Alameda (Mexico) en partenariat avec OBORO. En 2017, elle est lauréate de la bourse Jean-Claude Rochefort pour la critique d'art et le commissariat d’exposition. De 2013 à 2021, elle a occupé le poste de directrice générale d’Arprim, centre d’essai en art imprimé et a siégé au conseil d’administration du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec. Elle a reçu le Prix ARDI pour l'innovation en philanthropie culturelle en 2020.




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Clara Gutsche, Zoë Tousignant, Marie-Josée Lafortune @4TH SPACE, 12:30 PM - 1:30 PM
le 1 juin 2022
Discussion publique autour de l'exposition Portraits d'enfants. Children de Clara Gutsche

OPTICA, présente une discussion publique avec la photographe Clara Gutsche dont l'exposition Portraits d'enfants. Children est actuellement présentée à la galerie. Cette exposition comprend des œuvres des séries Milton-Park (1970-1973), Les sœurs Cencic (1974-1976), Sarah (1982-1989), Jeanne-Mance Park (1982-1984) et Siblings and Singles (2008-2022).

Zoë Tousignant, historienne de l'art et conservatrice de la photographie au Musée McCord, se joindra à cette conversation pour parler des différentes séries de Gutsche, de son processus créatif et du contexte historique des photographies. Marie-Josée Lafortune contribuera également à cette discussion en partageant son point de vue en tant que commissaire de l'exposition Portraits d'enfants. Children.

Initiée par OPTICA, cette discussion publique s'inscrit dans le cadre d'une série de conférences sur l'art contemporain qui donne la parole à des artistes, des commissaires d'exposition, des écrivains, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Assistez en personne : l'espace de 4TH Space peut accueillir confortablement jusqu'à 30 spectateurs ou en ligne en vous inscrivant au webinaire Zoom ici
ou en regardant sur YouTube.
Si vous avez des questions, envoyez-les à info.4@concordia.ca


Photographe, éducatrice et critique, Clara Gutsche a immigré à Montréal en 1970. Native de St. Louis (Missouri), elle est professeure au département des arts visuels (Studio Arts) de l'Université Concordia où elle enseigne la photographie. La caméra comme médium lui permet d’explorer les relations personnelles à travers le portrait et les valeurs culturelles à travers les paysages urbains et les intérieurs architecturaux.

Elle a participé à de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis et en Europe, notamment en Belgique, en France, en Italie et au Portugal.

Ses œuvres font partie d'importantes collections privées et publiques au Canada et à l'étranger : le Centre canadien d'architecture, le Musée canadien de la photographie contemporaine, le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée de la Photographie à Charleroi, le Center for Creative Photography, Tucson, Arizona et le Museum of Fine Arts, Houston.

Les écrits critiques de Clara Gutsche sur la photographie ont été publiés dans plusieurs revues (Vanguard, C Magazine, Canadian Art). Son récent essai « Is the Artist an Unreliable Archivist? Reflections on the Photographic Preservation of a Montreal Neighbourhood » a paru dans Photogenic Montreal: Activisms and Archives in a Post-Industrial City, édité par Martha Langford et Johanne Sloan, aux presses de McGill-Queens University (2021).



Zoë Tousignant est conservatrice en photographie au Musée McCord. Elle possède un doctorat en histoire de l’art de l’Université Concordia et une maîtrise en muséologie de l’Université de Leeds.

Ses recherches portent sur la photographie du vingtième siècle et contemporaine produite au Québec et au Canada. Dans le cadre de ses nombreux projets de commissariat, elle a collaboré étroitement avec des photographes tels que Serge Clément, Carlos Ferrand, Marisa Portolese et Gabor Szilasi.

Ses essais sur la photographie ont paru dans de nombreux catalogues, monographies et périodiques. Elle collabore régulièrement au magazine Ciel variable depuis plus de 10 ans. Parmi ses publications récentes, citons le livre Gabor Szilasi : le monde de l’art à Montréal, 1960-1980 (Musée McCord et McGill-Queen’s University Press, 2019) et la collection d’essais Les lieux des savoirs photographiques : le laboratoire, sous la direction de Martha Langford et Zoë Tousignant (FAEP et Artexte, 2021).

Marie-Josée Lafortune est directrice du centre d’art contemporain OPTICA. Elle a publié dans les revues esse-arts + opinions, Parachute, Spirale et a codirigé les ouvrages Penser l’indiscipline et Archi-féministes!, parus chez OPTICA.




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Clara Gutsche, Zoë Tousignant, Marie-Josée Lafortune.
Crédit photo : Claudia Goulet-Blais

Clara Gutsche, Zoë Tousignant, Marie-Josée Lafortune @4TH SPACE
le 1 juin 2022
En conversation Clara Gutsche, Zoë Tousignant, Marie-Josée Lafortune

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation, OPTICA a lancé en 2021 une nouvelle série d’entretiens vidéo qui donne la parole à des artistes, des commissaires d’exposition, des auteurs, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Nous vous invitons à consulter cet entretien vidéo qui a eu lieu à 4TH SPACE (Concordia) et en ligne entre Clara Gutsche, Zoë Tousignant, Marie-Josée Lafortunele le 1er juin 2022 dans le cadre de l'exposition solo de Clara Gutsche, Portraits d’enfants. Children du 9 avril au 11 juin 2022.


LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).




Photographe, éducatrice et critique, Clara Gutsche a immigré à Montréal en 1970. Native de St. Louis (Missouri), elle est professeure au département des arts visuels (Studio Arts) de l'Université Concordia où elle enseigne la photographie. La caméra comme médium lui permet d’explorer les relations personnelles à travers le portrait et les valeurs culturelles à travers les paysages urbains et les intérieurs architecturaux.

Elle a participé à de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis et en Europe, notamment en Belgique, en France, en Italie et au Portugal.

Ses œuvres font partie d'importantes collections privées et publiques au Canada et à l'étranger : le Centre canadien d'architecture, le Musée canadien de la photographie contemporaine, le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée de la Photographie à Charleroi, le Center for Creative Photography, Tucson, Arizona et le Museum of Fine Arts, Houston.

Les écrits critiques de Clara Gutsche sur la photographie ont été publiés dans plusieurs revues (Vanguard, C Magazine, Canadian Art). Son récent essai « Is the Artist an Unreliable Archivist? Reflections on the Photographic Preservation of a Montreal Neighbourhood » a paru dans Photogenic Montreal: Activisms and Archives in a Post-Industrial City, édité par Martha Langford et Johanne Sloan, aux presses de McGill-Queens University (2021).



Zoë Tousignant est conservatrice en photographie au Musée McCord. Elle possède un doctorat en histoire de l’art de l’Université Concordia et une maîtrise en muséologie de l’Université de Leeds.

Ses recherches portent sur la photographie du vingtième siècle et contemporaine produite au Québec et au Canada. Dans le cadre de ses nombreux projets de commissariat, elle a collaboré étroitement avec des photographes tels que Serge Clément, Carlos Ferrand, Marisa Portolese et Gabor Szilasi.

Ses essais sur la photographie ont paru dans de nombreux catalogues, monographies et périodiques. Elle collabore régulièrement au magazine Ciel variable depuis plus de 10 ans. Parmi ses publications récentes, citons le livre Gabor Szilasi : le monde de l’art à Montréal, 1960-1980 (Musée McCord et McGill-Queen’s University Press, 2019) et la collection d’essais Les lieux des savoirs photographiques : le laboratoire, sous la direction de Martha Langford et Zoë Tousignant (FAEP et Artexte, 2021).

Marie-Josée Lafortune est directrice du centre d’art contemporain OPTICA. Elle a publié dans les revues esse-arts + opinions, Parachute, Spirale et a codirigé les ouvrages Penser l’indiscipline et Archi-féministes!, parus chez OPTICA.




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Offre emploi / Employment Offer
du 9 août 2022 au 20 septembre 2022
Offre d’emploi : Responsable du programme éducatif public d’OPTICA

Conditions d’emploi :

• Poste permanent (Contrat de travail à durée indéterminée)
• 28 heures par semaine, du mardi au vendredi
• Salaire annuel : 32 000$
Date limite pour postuler : 20 septembre 2022
• Entrée en fonction : 4 octobre 2022

DOCUMENT OFFRE D’EMPLOI (pdf)

Le centre d’art contemporain OPTICA est à la recherche d’une personne dynamique afin de pourvoir le poste de responsable de son programme éducatif public. Sous la supervision de la directrice générale, la personne titulaire du poste a pour mandat de coordonner et de développer les contenus et les activités du programme éducatif public d’OPTICA. Elle doit posséder 2-3 années d’expérience en médiation culturelle ou avoir acquis une expérience complémentaire dans le cadre de ses études et détenir une bonne connaissance du milieu de l’art contemporain.

Les tâches sont rattachées au développement des contenus et des ressources pédagogiques en art contemporain, à l’accueil des publics, à la préparation et à l’animation de visites, de discussions et d’ateliers de création, à des activités de recherche en médiation culturelle ainsi qu’à la réalisation de projets spéciaux.

Situé à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, OPTICA s’inscrit parmi les premiers centres d’artistes autogérés canadiens. Depuis 1972, le centre œuvre à promouvoir l’art contemporain canadien et cherche à sensibiliser les différents publics aux enjeux qui animent les discours et les pratiques artistiques en arts visuels par le biais d’un programme varié d’expositions, d’activités critiques et éducatives.

Responsabilités

Description des tâches :

● Développement des contenus pédagogiques en français et en anglais, conception d’outils pédagogiques et de ressources en médiation culturelle portant sur les pratiques des artistes exposant au centre (documents informatifs, capsules vidéo ou sonores, entrevues virtuelles avec les artistes, trousses pédagogiques, etc.);
● Développement de contenus et d’activités de recherche en médiation culturelle par le biais de colloques, de rencontres publiques, de publications, etc. ;
● Accueil de publics, préparation et animation de visites interactives, de discussions et d’ateliers créatifs et éducatifs en lien avec le programme d’expositions du centre, notamment dans le cadre des événements culturels des Journées de la Culture et de la Nuit blanche à Montréal;
● Suivi et coordination des différents volets éducatifs du centre auprès de divers partenaires (correspondance, échéanciers, etc.) tels que Les Laboratoires contemporains pour les tout-petits auprès des Centres de la petite enfance (CPE), des garderies et du préscolaire, le programme Artiste à l’école pour les élèves du primaire et du secondaire et les projets spéciaux;
● Rédaction et transmission des demandes de subvention et des rapports auprès des partenaires institutionnels;
● Supervision de stagiaires en médiation culturelle;
● Engagement dans les différentes activités du centre : vernissages, discussions, événements et rencontres du comité éducatif;
● Promotion du programme éducatif public et ses activités dans l’infolettre du centre, dans les différents réseaux sociaux et auprès de la communauté enseignante montréalaise.

Profil recherché :

● Détenir un diplôme universitaire de premier cycle dans une discipline pertinente : arts visuels et médiatiques, enseignement et éducation des arts;
● Deux à trois années d’expériences pertinentes en médiation culturelle;
● Connaissance du milieu de l’art, de l’enseignement, des organismes culturels ou communautaires;
● Intérêt et aisance avec les jeunes publics;
● Rigueur, esprit d’initiative, sens aiguisé des responsabilités;
● Capacité à planifier, à organiser, à s’adapter aux contextes changeants et à travailler aussi bien seul.e qu’en équipe;
● Habilité à entretenir des relations positives et bienveillantes;
● Excellente habileté de communication et capacité de prise de parole en public;
● Capacité à travailler dans un environnement MAC, excellente maîtrise des suites Office (Word, Excel, Outlook), Adobe (Photoshop, Premier), Google et des réseaux sociaux (Instagram, Facebook, etc);
● Bilinguisme français et anglais, tant à l’oral qu’à l’écrit.

Conditions d’emploi :

• Poste permanent (Contrat de travail à durée indéterminée)
• 28 heures par semaine, du mardi au vendredi
• Salaire annuel : 32 000$
Date limite pour postuler : 20 septembre 2022
Entrée en fonction : 4 octobre 2022

Avantages :

• 2 semaines de congé payé à la période des Fêtes
• 4 semaines de vacances payées par année

Lieu de travail

OPTICA, centre d’art contemporain
5445 avenue de Gaspé, local 106
Montréal, Québec H2T 3B2
514 874-1666
www.optica.ca

Travail en présentiel, environnement agréable, une équipe dynamique et un lieu de diffusion reconnu pour ses réalisations en art contemporain sur la scène locale et nationale.

Entrée en fonction : 4 octobre 2022

Nous accordons une grande valeur à la diversité culturelle et encourageons les candidat.e.s à mentionner si elles et ils (iels) sont issu.e.s de l’immigration, membres de minorités visibles ou autochtones.

Les candidat·e·s intéressé·e·s sont prié·e·s de bien vouloir soumettre leur curriculum vitae, accompagné d’une lettre d’intérêt au plus tard le 20 septembre 2022 à 23h59 à l’attention de Marie-Josée Lafortune, directrice générale : mjlafortune@optica.ca

Veuillez SVP inscrire le nom du poste dans le titre de votre courriel.

Nous remercions à l’avance toutes les personnes qui poseront leur candidature. Nous communiquerons toutefois seulement avec celles et ceux qui seront retenu.e.s en entrevue.




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TVTV, Four More Years (image vidéo/video still), 1972. 1/2 vidéo 61/28. Avec l'aimable permission de | Courtesy Electronic Arts Intermix (EAI), New York

Top Value Television (TVTV) Commissaire/Curator: Eli Kerr
du 8 septembre 2022 au 22 octobre 2022
Alternative Convention: Top Value Television's Four More Years

Vernissage le 8 septembre 2022 de 17h à 21h

C’est avec plaisir qu’OPTICA, centre d’art contemporain, présente l’exposition Alternative Convention: Top Value Television’s Four More Years [Convention alternative : Four More Years de Top Value Television] organisée par le commissaire canadien Eli Kerr. L’exposition porte sur un seul artéfact vidéographique intitulé Four More Years, une réalisation de Top Value Television (TVTV), un collectif vidéo américain des années 1970. TVTV réunissait des journalistes, des activistes, des artistes et des membres d’autres groupes vidéo comme Raindance Corporation, Videofreex et Ant Farm. Pour ces jeunes gens – la première génération de l’après-guerre à grandir avec la télévision –, de nouveaux outils, comme la caméra portative Portapak de Sony, ouvraient de nouvelles possibilités d’expérimentation riches en potentiel politique et émancipatoire.

TVTV a été formé en 1972 dans le but de produire une couverture télévisuelle alternative des conventions des partis à la fois démocrate et républicain aux États-Unis. Munis de cartes de presse et de leur léger équipement de tournage, les membres de TVTV déployèrent des techniques journalistiques subversives sur les planchers des deux conventions. En changeant la direction de leurs caméras pour interviewer les journalistes des chaînes de télévision à propos de leur couverture, TVTV ébranla l’establishment des nouvelles et du reportage télévisuels. Four More Years allait devenir la première bande vidéo d’un demi-pouce, indépendamment produite, à être diffusée à la télévision nationale : ce fut un point tournant dans l’histoire de la vidéo et du journalisme, qui introduisit une ère de production vidéo artisanale et donna naissance à un genre de documentaire expérimental connu sous le nom de « Guerilla Television ».

Un demi-siècle plus tard, nous sommes maintenant dans ce futur où plusieurs des aspirations de la Guerilla Television ont été réalisées. Non seulement son style de journalisme citoyen a-t-il réverbéré jusque dans le monde du divertissement et celui de la politique, mais il existe aujourd’hui un accès quasi illimité à la vidéo et aux moyens de participer à la culture visuelle. Cependant, l’héritage de Four More Years de Top Value Television et, de manière plus générale, du mouvement de la Guerilla Television nous rappelle que, malgré la démocratisation de l’accès et l’autonomisation issue des médias sociaux, les structures de pouvoir qui régissent la production et la diffusion des médias peuvent parfois donner l’impression d’être plus centralisées et opaques que jamais.

La présente exposition revisite TVTV et leur bande-phare Four More Years afin de susciter une réflexion sur le passé ainsi que l’avenir de la vidéo décentralisée, de la production médiatique politique et de la politique de la production médiatique. Elle pose les questions qui suivent. Quelles sont les possibilités et les conditions qui s’offrent aux artistes et aux activistes cherchant à changer les structures des médias dans le présent ? La stratégie contre-culturelle consistant à infiltrer le système et à le changer de l’intérieur est-elle encore concevable ? Qu’arrive-t-il une fois que l’alternative est devenue la convention ?

Alternative Convention: Top Value Television’s Four More Years a d’abord été présentée en septembre 2021 à la galerie Justina M. Barnicke de l’Université de Toronto, dans le cadre des exigences pour la maîtrise en arts visuels en études commissariales. Cette deuxième présentation de l’exposition itinérante fait partie d’un projet de recherche commissariale à long terme entrepris par Eli Kerr.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Actif entre 1972 et 1979, le groupe vidéo Top Value Television (TVTV) a été à l’avant-garde du mouvement documentaire alternatif connu sous le nom de « Guerilla Television ». TVTV a été fondé par Allen Rucker, Michael Shamberg, Megan Williams, Tom Weinberg et Hudson Marquez. Tout au long des années 1970, environ trente autres groupes et personnes des médias allaient participer à des productions de TVTV. Pionnier des caméras Portapak et de la nouvelle technologie vidéo, le groupe a été formé à l’origine pour offrir une couverture alternative aux conventions présidentielles républicaine et démocratique à Miami en 1972. À la suite de l’accueil critique favorable de leurs enregistrements des conventions, TVTV a été réorganisé pour devenir une compagnie de production indépendante qui allait réaliser diverses émissions comme Adland (1974), Gerald Ford’s America (1975), TVTV Goes to the Super Bowl et TVTV Looks at the Oscars (tous deux en 1976).

(né en 1988) Eli Kerr est lauréat du prix du commissaire de moins de 30 ans de la Fondation Hnatyshyn en 2019, qui lui a permis de faire une résidence commissariale à Fogo Island Arts en 2021. En 2020, il a fondé Parc Offsite, un espace d’exposition et un bureau commissarial à Montréal.




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Portrait de Leyla Majeri.
Crédit photo : Edouard Larocque

Leyla Majeri
du 13 septembre 2022 au 30 avril 2023
Récipiendaire de la Résidence Intersections!

Félicitations à Leyla Majeri, lauréate de la Résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion, deuxième édition 2022.

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM sont heureux d'annoncer que l’artiste Leyla Majeri est la récipiendaire de la Résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion, édition 2022.

Leyla Majeri concentre sa pratique sur l’installation sculpturale et le film d’animation expérimental, qu’elle relie aux écologies présentes entre la matière, l’imaginaire et le politique. Dans le cadre de cette résidence, elle s’intéressera aux approches fictionnelles de l’ethnographie, à la biologie spéculative et aux formes de connaissances intangibles pour développer un nouveau corpus à la fois sculptural et documentaire. Son travail a été présenté notamment au centre CIRCA, à la Galerie de l’UQAM, à Arprim, à la Parisian Laundry, à Eastern Bloc, au Paved Arts (Saskatoon) et au centre Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli) où elle a effectué une résidence.

Le jury de cette année, présidé par Mariza Rosales Argonza, chargée de projets par intérim – diversité culturelle dans les arts du Conseil des arts de Montréal, était composé de Romeo Gongora, professeur à l‘EAVM, Marie-Josée Lafortune, directrice du centre d’art contemporain OPTICA et de la commissaire Ji-Yoon Han.

La Résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion récompense des artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et diplômé.e.s de la maîtrise à l’EAVM. Les artistes lauréats ont accès, notamment, aux ateliers techniques spécialisés de l’École des arts visuels et médiatiques, à un studio de création ainsi qu’à une résidence de recherche au Centre d’art contemporain OPTICA. Un accompagnement professionnel est aussi offert par les structures partenaires.

Pour plus d'informations sur la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, veuillez consulter le site.



LIENS UTILES

Site web de Leyla Majeri

Étudier à l'ÉAVM

Conseil des arts de Montréal

OPTICA, centre d'art contemporain

Leyla Majeri concentre sa pratique sur l’installation sculpturale et le film d’animation expérimental qu’elle relie aux écologies présentes entre la matière, l’imaginaire et le politique. Avec Harness the Sun (Arprim, Montréal, 2016), elle initie un dialogue entre sa pratique artistique et sa pratique de jardinage pour envisager des manières de faire qui soient ancrées dans l’idée d’engagement, à la fois comme processus artistique et mode de résistance. Depuis Don't Blame Us If We Get Playful (Galerie de l’UQAM, 2018) et Garden Archive - There’s a wasp who penetrates the ladybug (CIRCA, Montréal, 2019), elle poursuit cette exploration où elle conjugue différents langages et territoires de pratique, matérialités, formes de vie et biotopes. Ses recherches en cours puisent dans les approches fictionnelles de l’ethnographie, la biologie spéculative et les formes de connaissances intangibles qu’elle réimagine depuis une parcelle de terre, au milieu d’un champ agricole, où elle a aménagé un potager vivrier, une pharmacopée de plantes médicinales et récemment, y a inclus des végétaux qu’elle incorporera dans son travail.




Leyla Majeri vit à Tiohtià:ke / Mooniyaang / Montréal où elle est née. Son travail a été présenté notamment au centre CIRCA, à la Galerie de l’UQAM, à Arprim, à la Parisian Laundry, à Eastern Bloc, au Paved Arts (Saskatoon) et au centre Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli) où elle a effectué une résidence de recherche en 2017. Au centre d’artistes L’imprimerie, elle revisite actuellement des savoir-faire artisanaux et des procédés organiques qu’elle adaptera à ses installations. En continuité avec cette recherche, elle concevra un jardin de plantes tinctoriales qu’elle annexera au centre à l’été 2022. En 2023, elle présentera, entre autres, une nouvelle exposition au centre Skol. Leyla Majeri est récipiendaire de subventions de projet du Conseil des Arts du Canada et détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM.


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Anne St-Louis
du 4 octobre 2022 au 4 octobre 2022
Bienvenue à Anne-St-Louis!

OPTICA est ravi d'accueillir Anne-St-Louis qui se joint à l’équipe en tant que responsable du programme éducatif public d’OPTICA!

Anne est récemment diplômée d'une maîtrise en muséologie de l'Université de Montréal. Ayant un intérêt marqué pour la médiation et l'expérience des publics, elle oriente ses recherches autour du fonctionnement affectif et de l'immersion psychologique en contexte muséal ainsi que sur le bien-être par l'art et les institutions culturelles. Elle a contribué à la mise sur pied de projets d'accompagnement à la visite pour des publics divers au Musée des beaux-arts de Montréal et elle s'implique auprès d'un projet de recherche de l'Université de Montréal qui porte sur l'immersion au musée et sur les bénéfices éducatifs et sociaux qui en découlent. Chez OPTICA, elle souhaite créer des projets éducatifs inclusifs et pertinents et ouvrir les portes du monde de l'art contemporain au plus grand nombre. Bienvenue à Anne!




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Laura Acosta & Santiago Tavera,The Novels of Elsgüer (Episode 1): When the River Sings Stones it Brings,2021. Installation multimédia : projections vidéo, performance. Dimensions variables. Avec l’aimable permission des artistes. | Multimedia installation, video projections, performance. Variable dimensions. Courtesy of the artists.

Laura Acosa & Santiago Tavera
du 7 octobre 2022 au 20 novembre 2022
Laura Acosa & Santiago Tavera à la Changwon Sculpture Bienniale, Corée du Sud

Laura Acosa et Santiago Tavera présenteront The Novels of Elsgüer (Episode 1): When the River Sings Stones it Brings, 2021, une expérience vidéo virtuelle, dans le cadre de l’exposition en ligne Across Space de la Changwon Sculpture Biennale, en Corée du Sud, du 7 octobre au 20 novembre 2022. Ce projet présente un paysage, fait de textures de peaux et de corps amorphes, séduisant et sensuel tout en étant aussi grotesque et étrange. L’œuvre explore la peau comme un territoire composé de strates d’expériences vécues et de souvenirs accumulés qui en façonnent et transforment continuellement la topographie. Tout comme un paysage naturel, notre peau porte les marques des processus de métissage du colonialisme, de même que celles de récits d’oppression aussi bien que de résilience. Ce projet a été réalisé avec le soutien du Conseil des arts du Canada et d’OPTICA.

L’exposition en ligne Across Space – Sympathetic Vibration (Resonance) fait partie de la Changwon Sculpture Biennale – Channel: Wave-Particle Duality. Le titre de l’exposition porte le message que, quand les gens se rassemblent autour d’objectifs communs, leur pouvoir s’amplifie et joue un rôle clé dans la transformation du monde. Les artistes invité.e.s sont appelé.e.s à rendre l’idée que « nous, les êtres humains, et mère nature sommes tous et toutes entrelacé.e.s ». L’exposition réinterprète la structure de la circulation organique chez les humains et dans la nature du point de vue de la physique quantique, mais en rupture avec la croyance conventionnelle selon laquelle les êtres humains et la nature existeraient séparément.

Site Internet officiel

Site Internet de l'exposition



Santiago Tavera et Laura Acosta (nés en 1988, à Bogota) sont des artistes canado-colombiens établis à Montréal. Dans leur pratique de collaboration, ils se sont forgés une intersection entre l’investigation par Tavera des technologies virtuelles et des environnements immersifs en lien avec le corps, et l’exploration par Acosta de la performance en relation avec des textiles portables. Ils créent ainsi des expériences immersives et des performances élargies dans lesquelles le public interroge sa propre position dans un espace. Leurs projets collaboratifs ont reçu l’appui du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, et ont été présentés au Canada au MAI (Montréal, arts interculturels), à Articule, et à la galerie SUR, de même qu’à l’International Image Festival de Manizales et à l’International Symposium on Electronic Art – ISEA.

Santiago Tavera construit des installations immersives et interactives qui explorent des récits virtuels de dislocation et de perception. Dans son œuvre, les compositions multimédias vidéographiques, les animations 3D, le texte, le son et les matériaux réflexifs évoquent des expériences de processus d’identification et de représentation physiques, numériques et queer. Tavera détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia.

Laura Acosta crée des scènes surréelles qui intègrent le mouvement improvisé, des structures textiles et des éléments multimédias, dans le but d’explorer des thèmes liés à l’identité et au déplacement. Elle détient une maîtrise en beaux-arts (Fibres and Material) de l’Université Concordia, un baccalauréat interdisciplinaire en beaux-arts de l’Université NSCAD et un diplôme supérieur en beaux-arts du Fanshawe College.




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TVTV, Four More Years (image vidéo/video still), 1972. 1/2 vidéo 61/28. Avec l'aimable permission de | Courtesy Electronic Arts Intermix (EAI), New York. Crédit|Credit: Simon Belleau

Eli Kerr et Brandon Poole
du 15 octobre 2022 au 15 octobre 2022
Focused Group: Four More Years

Le samedi 15 octobre à 15 heures, joignez-vous à Eli Kerr et à Brandon Poole pour Focused Group, une projection et une discussion collective, dans le cadre de l’exposition en cours au centre OPTICA : Alternative Convention: Top Value Television’s Four More Years.

Empruntant son nom aux entrevues de groupes spécialisées [focus group] utilisées en recherche marketing et en science politique, Focused Group a pour objectif de réunir des volontaires autour de la projection d’une heure de Four More Years, film réalisé par Top Value Television, suivie d’une discussion ensemble. L’événement part de la prémisse que la dépolitisation et l’apathie politique générale ne peuvent pas être attribuées seulement à un manque de concentration, mais que les contenus médiatiques et les technologies de communication sont tous deux des agents influents qui façonnent la conscience politique actuelle tout comme c’était le cas il y a 50 ans. Dans le contexte de cette projection, nous pourrons discuter des défis auxquels font face les médias indépendants aujourd’hui, l’état de la vidéo comme outil à la fois en art et en journalisme, et comment nous, en tant que groupe, voyons l’avenir de l’art et de la politique, de la politique et des médias.

Les places sont limitées à 24 et les réservations se font sur la base de premier arrivé, premier servi. Réservez à communications@optica.ca.



Brandon Poole (né en 1986) est artiste et maître de conférences ; il vit à Montréal. Ayant reçu une formation en journalisme et en philosophie, il a une pratique axée sur la recherche qui s’articule à partir d’entrevues et de travail sur le terrain dans le but d’étudier les histoires entremêlées des médias, de la simulation et de l’image, ainsi que leurs avenirs spéculatifs. Il détient une maîtrise en études visuelles de l’Université de Toronto et un baccalauréat enrichi en beaux-arts avec mention, de l’Université de Victoria. Son travail a été présenté à la Biennale de Toronto, à l’Art Museum de l’Université de Toronto, à la Presentation House (Vancouver, C.-B.) et à la Fifty Fifty Gallery (Victoria, C.-B.). Il exposera en solo à Deluge Contemporary Art (Victoria, C.-B.) à l’automne 2022 et à Dazibao (Montréal) à l’automne 2023.

Eli Kerr (né en 1988) est un commissaire établi à Montréal. Depuis 2014, il produit des expositions à Montréal, souvent dans des contextes indépendants. En 2020, il a ouvert Parc Offsite, un espace d’exposition et un bureau commissarial. Même si son historique d’exposition démontre qu’il a soutenu la pratique d’artistes de manière générale, l’histoire des médias et l’économie politique de la technologique sont des thèmes et des intérêts critiques qu’il privilégie et qui prennent principalement la forme d’expositions collectives thématiques.

Eli a commencé à travailler sur Four More Years de TVTV alors qu’il effectuait une résidence commissariale à l’International Studio and Curatorial Program (ISCP) à New York en 2017. Il a depuis été en résidence commissariale au centre Rupert à Vilnius, en Lituanie (2018), et à Fogo Island Arts (2021). En 2021, il a terminé ses études à l’Université de Toronto dont il détient une maîtrise en études visuelles (commissariat). Son exposition de soutenance Alternative Convention: Top Value Television’s Four More Years a été présentée à l’origine à la galerie Justina M. Barnicke avant son itération à Optica en 2022. En 2023, il sera commissaire en résidence au Hordaland Kunstsenter à Bergen, en Norvège.




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Olivia Whetung, Stand, 2019. Perles de rocaille Miyuki, bois de placage d'essences de bouleau, de cerisier, d'érable et de chêne brûlés, pierres de rivière, ruban de signalisation, 5 panneaux de 60,96 x 243,84 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste. | Miyuki seed beads and wood burning on birch, cherry, maple, and oak veneer, river stones, flagging tape. 5 panels each 60,96 x 243, 84 cm. Courtesy of the artist. Crédit photo: SITE Photography.

Olivia Whetung
du 12 novembre 2022 au 17 décembre 2022
Sugarbush Shrapnel, 2019-2020

Présentation publique de l'artiste : 19 novembre 2022 à OPTICA, 15h à 17h, en anglais. Traduction disponible lors de la session de questions et réponses.

Lien de l'événement : ici

Dans sa pratique artistique, Olivia Whetung utilise diverses disciplines pour examiner comment la traduction et le transfert des connaissances peuvent se comprendre, comme elle le dit, en tant qu’« actes de/présence indigène active ». Dans une partie importante de sa recherche, l’artiste Mississauga-Nishinaabe a exploré les manières dont le savoir est porté par la langue, la terre et les espaces d’eau. Pour son exposition individuelle au centre d’art contemporain OPTICA, Sugarbush Shrapnel, initialement présentée à la Contemporary Art Gallery, (11 octobre 2019 – 5 janvier 2020), Whetung élargit ces investigations matérielles et conceptuelles pour prendre en compte ses propres liens à l’écosystème complexe de son lieu de résidence à Chemong Lake, en Ontario, en particulier l’importance de la souveraineté alimentaire et la fragilité des relations symbiotiques, à une époque de changements climatiques et de destruction environnemental en accéléré.

Depuis longtemps, les perles occupent une place importante dans la pratique de Whetung, depuis les premières œuvres tissées au métier qui renvoient à ses efforts pour parler couramment l’Anishinaabemowin, à des collaborations en performance avec Jeneen Frei Njootli, une artiste Vuntut Gwitchin, alors que les perles étaient utilisées en tant qu’entités sonores dynamiques. Les œuvres perlées les plus récentes de Whetung incluent de la broderie, une méthode par laquelle les perles sont cousues à l’aiguille et enfilées sur une matière qui devient le support et l’arrière-plan des images. Pour Whetung, le perlage est un dispositif mnémonique. Le savoir est répertorié non seulement dans l’image perlée comme telle, mais dans la technique utilisée par l’artiste – l’acte incarné du perlage –, et encodée dans les matériaux avec lesquels elle travaille. Ainsi, le perlage peut être perçu comme un répertoire d’actions, de témoignages et de reconnaissances. Dans des œuvres comme wabano (2012), qui transcrit les données électroniques d’un chant Nishinaabe en présence matérielle, et tibewh (2018), qui décrit des vues aériennes des écluses de la 43 Trent-Severn Waterway, les sons de mots et la connaissance des littoraux sont portés par les perles sans les révéler complètement. Devant ces œuvres, nous nous trouvons devant une nouvelle traduction : un testament à la manière dont Whetung utilise le langage visuel Nishinaabe à la fois pour retenir et réinscrire du sens.

Pour Sugarbush Shrapnel, Whetung porte son attention sur les habitants végétaux et animaux de ses propres territoires. De sombres prévisions climatiques ont incité l’artiste à imaginer comment nous pourrions nous souvenir des écosystèmes après les avoir altérés à tout jamais. Quelles pratiques de cueillette alimentaire – précisément la pratique Nishinaabe de production de sirop d’érable – seront durables ou pas dans les décennies et siècles à venir ? Comment la dévastation environnementale affectera-t-elle les capacités Nishinaabeg de transmettre leur savoir culturel et la gérance environnementale aux générations futures ? Comment ces altérations affecteront-elles les innombrables êtres non humains dont les besoins d’existence sont inextricablement liés aux nôtres ?

Whetung réfléchit à ces questions dans cette exposition avec de nouvelles et ambitieuses œuvres grand format. Des panneaux ultra-minces en placage d’érable, de bouleau et de cerisier s’élèvent du sol de la galerie jusqu’au plafond comme un bouquet d’arbres. Dans les lignes perlées et pyrogravées les plus dépouillées, dessinées et cousues à la surface du bois presque translucide, Whetung trace les relations fragiles, et souvent indétectables, entre les espèces de la zone forestière où elle habite : le carouge à épaulettes qui abrite son nid dans les champs de riz sauvage sur le bord du lac ; l’écureuil qui, lorsqu’il est affamé à la fin de l’hiver, gratte l’écorce de l’érable pour s’alimenter de sa sève sucrée, signalant que les arbres sont prêts pour la récolte de sève ; le colibri qui boit à même le chèvrefeuille et le féconde en même temps ; les glands du chêne dont se nourrit la dinde sauvage ; et le sabot de la vierge, dont les graines sont soutenues en partie par un champignon qui pousse, invisible, sous le tapis forestier. Comme des scènes à demi retenues qui sont tirées du brouillard de la mémoire, les images de Whetung n’offrent que les rebords les plus dénudés d’une symbiose riche et à l’équilibre délicat déjà dans un processus de changement irrévocable. Le bois lui-même est choisi parmi des arbres indigènes de la région des Grands Lacs, mais son choix d’un placage très usiné témoigne d’une reconnaissance par l’artiste de sa complicité passive avec les industries forestières destructrices.

Tout près, un corpus individuel offre des fragments de nature différente : de petits éclats de pierre, résidus de la chaleur intense du feu requise pour faire bouillir la sève chez la famille Whetung en hiver, sont encastrés dans des cosses perlées. Comme de menues structures, des tombeaux ou des capsules témoins, ces cosses abritent un souvenir précieux. Elles ne nous sont peut-être pas adressées, mais à un futur où le savoir de la cueillette du sirop d’érable sera perdu avec les changements climatiques ; pratique qui, selon ce que suggère Robin Wall Kimmerer dans Braiding Sweetgrass, a d’abord été apprise d’animaux dont l’existence est maintenant menacée. Ensemble, les œuvres de Sugarbush Shrapnel se présentent comme des messages mnémoniques à des futurs perdus et comme des hommages urgents au wenji-bimaadiziyaang, qui signifie en Anishinaabemowin quelque chose comme « d’où nous tirons notre existence et notre vie ».

Auteure : Kimberly Phillips

Traductrice : Colette Tougas

Kimberly Phillips, Olivia Whetung Sugarbush Shrapnel, 11 octobre 2019 au 5 janvier 2020, Contemporary Art Gallery, Alvin Balkind Gallery, Vancouver. Texte curatorial.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE(pdf)



Olivia Whetung est membre de la Première Nation Curve Lake et citoyenne de la Nation Nishnaabeg. Son œuvre a fait l’objet d’expositions individuelles à : Gallery 44, Toronto (2018) ; Alternator Centre for Contemporary Art, Kelowna (2018) ; Artspace, Peterborough (2017) ; et 180 Projects, Sault Sainte-Marie. Elle a participé à des duos et des expositions collectives, entre autres à : Queen’s University, Kingston (2019) ; Crystal Bridges Museum of American Art, Bentonville, Arkansas (2018-2019) ; Textile Museum of Canada, Toronto (2018) ; Art Gallery of Mississauga (2018) ; Carleton University Art Gallery, Ottawa (2017) ; Access Gallery, Vancouver (2016) ; Western Front, Vancouver (2016) ; Axenéo7, Gatineau ; VIVO Media Arts Centre, Vancouver (2016) ; et Open Space, Victoria (2014). Elle détient un baccalauréat en beaux-arts avec une mineure en langue Anishinaabemowin de l’Algoma University (2013) et une maîtrise en beaux-arts (arts visuels) de l’University of British Columbia (2016). Elle a reçu le Hartman Award en 2018, le William and Meredith Saunderson Prize for Emerging Artists en 2016, et est lauréate d’une bourse d’études supérieures du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada et d’une Aboriginal Graduate Fellowship. En 2019, elle a reçu le prix Joseph-S.-Stauffer attribué par le Conseil des arts du Canada.

Kimberly Phillips est directrice des SFU Galleries à la Simon Fraser University. Depuis les 15 dernières années, à titre de directrice de galerie, de commissaire et de professeure à partir des territoires non cédés des peuples des Nations xwməθkwəy̓ əm (Musqueam), sḵwx̱wú7mesh (Squamish) and səl̓ilwətaʔɬ/sel̓ílwitulh (Tsleil-Waututh)/Vancouver, BC), elle a travaillé à créer des modes de rencontre significatifs et inattendus entre les artistes contemporain.e.s et leurs publics. Dans sa pratique commissariale, Phillips conserve un intérêt particulier envers le spectral et le résistant, de même que les conditions dans lesquelles les artistes travaillent. Elle a été commissaire de plus de 50 expositions et projets publics, récemment comme conservatrice à la Contemporary Art Gallery (2017-2020) et directrice-conservatrice de l’Access Gallery (2013-2017). Elle a dirigé plusieurs publications. Phillips détient un doctorat en histoire de l’art de l’University of British Columbia (2007), où elle a été lauréate de la bourse doctorale Izaak Walton Killam.




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Maryam Eizadifard, Algue charnelle, 2022. Verre coulé, impression jet d'encre. 30,48 x 20,32 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste. | Cast glass, inkjet print. Courtesy of the artist.

Maryam Eizadifard
du 12 novembre 2022 au 17 décembre 2022
Fragment-s de silence I

Discussion publique de l'artiste avec My-Van Dam : 17 décembre 2022 à OPTICA de 15h à 17h (en français).

Dans sa pratique, Maryam Eizadifard tente de ressentir les effets qu’ont les espaces sur le corps. Précisément, les endroits où ce dernier n’a aucun repère. Elle est attentive aux empreintes que porte la mémoire du corps et que ces espaces pourraient éveiller. Une odeur, une ambiance familière, la manipulation d’un objet peuvent faire émerger un souvenir enfoui et soudainement, un nouvel environnement devient repère. L’accumulation des différents lieux, vécus par Eizadifard, compose une géographie intérieure dans laquelle ils sont mis en relation grâce à la mémoire et aux fils impressionnistes que tisse celle-ci.

Originaire de l’Iran, l’artiste aurait souhaité documenter entièrement son expérience d’immigration au Canada. Faute d’avoir constitué ces archives, elle tente de reproduire les sentiments d’étrangeté en lien avec ce déplacement et comment ceux-ci affectent le corps. Elle active des expériences performatives en vivant ailleurs quelques mois pour comprendre comment agira ce mouvement ou encore, elle s’isole quelques jours pour ressentir quels effets auront sur elle – et précisément sur sa mémoire – les éléments de la nature. Fragment-s de silence I relate en dessins et en textes les récits de ses rencontres avec l’eau et la terre. Elle poursuivra éventuellement ces courtes retraites avec l’air et le feu.

Lorsqu’elle entre dans la cave d’un vieux moulin situé à Terrebonne, le souvenir du sous-sol de la maison ancestrale de son enfance, où se trouvait un bassin d’eau, refait surface. Une atmosphère semblable se dégage des deux lieux qui n’ont pourtant rien en commun sinon qu’on y retrouve de l’eau en milieu souterrain. Pourtant, des images claires lui reviennent. Elle y reste confinée pendant une semaine, sans contact avec le monde extérieur. Chaque jour, elle s’écrit une lettre. Rédigée en persan et traduite en français, elle y relate les réminiscences de la nuit, entremêlées aux souvenirs de sa jeunesse et à ses pensées qui défilent dans l’isolement.

Le compositeur Saku Mantere s’est inspiré de ces écrits pour concevoir une pièce sonore qui habille l’espace de la galerie et évoque cette suspension du temps propice à une forme d’attention plus aiguisée. Les dessins, créés durant cette semaine recluse du monde, mêlent l’observation de l’environnement souterrain, où l’artiste se trouve, aux sensations (re)vécues grâce au lieu. Ils sont dédoublés, résultant de la superposition d’acétates qui reprennent le motif, de manière à troubler la vision comme si on regardait leur reflet sur l’eau. Eizadifard a fait le même exercice d’isolement dans la forêt. Encore une fois, elle s’est approchée de la nature et a laissé place aux souvenirs que les éléments lui réverbéraient pour créer une série de dessins. Elle y a installé des miroirs et a, une fois de plus, joué avec la multiplication des images afin qu’elles trouvent écho. Des dessins de la forêt et de l’eau ont été également imprimés sur du verre coulé pour maintenir un rapport vaporeux à la mémoire.

Lors de ces expérimentations où tout son corps est engagé dans un rapport intime avec l’espace, le passage du temps est uniquement rythmé par la nature, aucun autre repère n’intervient dans sa perception des journées qui s’écoulent. Cette abstraction brouille le rapport espace-temps et permet peut-être d’habiter plus entièrement et consciemment ce qui nous entoure comme ce qui vit en nous.

Autrice : Catherine Barnabé



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Maryam Eizadifard tient à remercier l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, le Conseil des arts de Montréal, Catherine Barnabé, Alexandre Bérubé, Lola Dancose, Romeo Gongora, Marie-Josée Lafortune, Anne Thibault, Claude Timmons;

Musique :
Saku Mantere (composition), George Doxas (enregistrement, mixage et ingénierie), Jessica Duranleau (cor français), Juliette Malgrange (violoncelle), Gabriel Trottier (cor français), Adrian Vedady (contrebasse).




Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2018), Maryam Eizadifard s’intéresse à la nature transitoire des lieux et à leur impact sur la mémoire et le corps Fragment-s de silence I s’inscrit à la suite de la résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion, effectuée par Eizadifard en 2021-2022 au centre d’art contemporain OPTICA et à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM en partenariat avec le Conseil des arts de Montréal.

Maryam Eizadifard fait partie du collectif CODE BLANC composé de My-Van Dam et de Stanley Février, qui utilise les institutions culturelles comme outil de réflexion et de création pour soulever les enjeux d’équité et d’inclusion dans les arts visuels. Les membres s’appuient sur les compétences et les ressources existantes du milieu, dont les musées, les galeries et les centres d’artistes, et appellent les acteurs économiques, culturels et sociaux à apporter leurs réflexions sur les enjeux de la diversité culturelle.

La résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion, édition 2022, est une initiative de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal en partenariat avec le Conseil des arts de Montréal et le centre d’art contemporain OPTICA.