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Exibitions 1995

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Index of artists, authors and curators

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OPTICA Fonds (Concordia University Archives)

Guidebooks to help in consulting the archives

Electronic Reproduction Fees





Patrick Mahon, Lesley Menzies, Daryl Rydman, Clinton Wilson
From January 12th 1995 to February 11th 1995
Latitude 53





Lorraine Oades
From January 12th 1995 to February 11th 1995
Laura 1898-1990

The following document is only available in French :
Laura 1898-1990 est le troisième portrait d'une série consacrée à des femmes : le premier étant The Diana Piano (1989-90), une installation interactive sur l'artiste multidisciplinaire Diana Kemble de Vancouver et le second, Enseigner les sens de savoir (1991-92), une installation multi-média à la mémoire de la philosophe et activiste politique Simone Weil. Pour ce projet-ci, les images vidéo sont tirées à partir des photographies prises par Laura, la grand-mère de Lorraine, à différents moments de sa vie. Le texte lu provient de la correspondance hebdomadaire que ces deux femmes ont entretenu avec régularité pendant onze ans.

Sur l'une des photographies, une jeune femme se tient debout immobile dans la neige avec les mains derrière le dos, la tête légèrement inclinée, les yeux regardant vers le sol. Le mouvement sinueux de sa longue jupe drapée contraste avec sa chemise de dentelle, ornée par un camée. Cette tenue vestimentaire, qui conviendrait mieux à la chaleur d'un intérieur de studio, intrigue car elle traite une féminité, une coquetterie si l'on se réfère au temps de pose requis pour capter cette image.

La fidélité de l'acte photographique a ceci de troublant : elle rend manifeste et présent le souvenir d'une absence. Elle nous dit que cela a été. Comment se fait-il qu'un simple détail, le fait d'être ainsi vêtue dans la neige, puisse éveiller en nous un sentiment de nostalgie? Dans La chambre claire, Roland Barthes use du mot lation punctum pour désigner «cette blessure, cette piqûre, cette marque faite par un instrument pointu» qui vient me chercher et me «percer». «Le punctum d'une photographie, c'est ce hasard qui, en elle, me point (mais aussi me meurtrit, me poigne).» Ainsi l'image nous interpelle-t-elle sans que nous puissions vraiment savoir comment nommer ce trouble.

Le travail de Lorraine Oades a cette qualité de soutenir notre regard par la retenue, qu'elle installe et à laquelle nous ne pouvons nous soustraire.
-Press release (Optica)

Originaire de Winnipeg, Lorraine Oades termine en 1990 sa maîtrise en arts visuels à l'université Concordia, Montréal. En 1984, elle gradue de Emily Carr College of Art and Design, Vancouver. En 1993, invitée par le conservateur Brian Foss, elle participe à l'exposition de groupe «Entrespace» au Centre Saidye Bronfman de Montréal et expose en solo The Diana Piano à la galerie Bourget de l'université Concordia. En 1992, Corrine Corry présente conjointement, sous le titre générique «Table des matières», le travail de Lorraine Oades et de Pamela Landry à la Centrale. Lorraine y expose alors Enseigner les sens à savoir.

Bibliographie
- Carpenter, J.R. «Lorraine Oades, Gallery Optica, Montreal.», <>C Magazine, no 46, été 1995, p.44.
- Liss, David. «Out of ruin, a statement about life», The Gazette, 21 janvier 1995, p.I5.




Francine Desmeules, Jean-Pierre Morin, Jean-Pierre Séguin
From January 19th 1995 to February 24th 1995
Deux villes / Two cities





Paul Perchal
From February 16th 1995 to March 18th 1995
Uncharted passages





Frédérick Belzile
From February 16th 1995 to March 18th 1995
L'ombre portée





Catherine Heard
February 23rd 1995
Conférence





Robert Saucier
From March 23rd 1995 to April 22nd 1995
Exposition solo





Josée Bernard
From March 23rd 1995 to April 22nd 1995
Réveils





« Exposition de groupe »
From April 27th 1995 to May 13th 1995
Événement bénéfice

The following document is only available in French :
«Mobiliers d’artistes»
Artists: Ingrid Bachmann, Barbara Mgill Balfour, Nancy Bergeron, Marc Cramer, Alain Bertrand, Guy Bourassa, Doug Buis, Bill Burns, Michael Campbell, Natasha Chamka, Guy Chapleau, André Clément, Christine Corlett, Loly Darcel, Francine Desmeules, Robbin Deyo, Lucie Duval, Denis Farley, Nikki Forrest, Andrew Forster, Pierre Fournier, Joel Frohman, Jean-Pierre Gauthier, Diane Gougeaon, David Hall, Jennifer Hamilton, Kathy Kennedy, Yvonne Lammerich, Marie Larivée, Barbara Layne, Marie-France Légaré, Katherine Liberovskaya, Annie Martin, Jean-Pierre Morin, Lorraine Oades, Janice Rahn, Éric Raymond, Daniel Roy, Johanne Roy, Jean-Pierre Séguin, Stephanie Shepherd, Jenifer Southern, Sarah Stevenson, Lorraine Tanguay, Louise Wilson, Laurel Woodcock et plusieurs autres.

La galerie se transforme en entrepôt de meuble éclectique.
Laissez vous tenter par notre nouvelle collection de prêt-à-meubler printanier : un vaste choix original de lampes, chaises, commodes, tables, tabourets, poufs, coussins, porte-manteaux, etc., conçus par des artistes et designers, saura égayer votre intérieur! Et cela, à des prix compétitifs variant entre 50,00$ et 300,00$ pièce.
- Press Release (Optica)



Pierre Fournier, Sophie Jodoin, Marcel Lemyre, David Rasmus, Laurel Woodcock
From May 18th 1995 to June 17th 1995
Souffrance(s)





Kathleen King, Wrik Mead
From September 7th 1995 to October 7th 1995
Le mois de la photo à Montréal





Nikki Forrest
From September 7th 1995 to October 7th 1995
Noise Box



Bibliographie
- «27. Galerie Optica (salle multidisciplinaire). Nikki Forest. Noise Box / Temporary Room.» Le mois de la photo à Montréal. L’éternel et l’éphémère, septembre 1995, p.15.
- Langford, Martha, «The Inventorizing of Photography», Border Crossings (A Magazine of the Arts), vol. 15, no 1, février 1996, pp.18-23.
- Lehmann, Henry, «Gays and guns; Diversity in Mois de la Photo», The Mirror, vol. II, no 16, 21-28 septembre 1995, p.39.




Eduardo Aquino, Josée Bernard, Andrew Carlisle, Michael Fernandes, Nelson Henricks, André Martin, Rita Mckeough, Mary Sui Yee Wong
From October 5th 1995 to November 5th 1995
Other real stories / D'autres fictions



Bibliographie
- Couëlle, Jennifer, «Lorsque l’art devient média…», Le Devoir, 12 octobre 1995, p.B10.




Erwin Driessens, Maria Verstappen
From October 12th 1995 to November 11th 1995
L'usine / The Factory

IAGO Gallery is the exact replica of an existing structure, a model that can be dismantled and is thus a touring exhibition space. IAGO Gallery has the particularities of an apartment transformed into a gallery. The only constraint for the artist is to obey the reduction scale. IAGO is a project of David Reynaud and Grazia Quaroni, Paris.

In IAGO Gallery, we set up a cyclical process: shapes will be constinuously generated, documented, presented and degenerated. The viewer can look from the outside into the various rooms of the model and see what happens inside.

S/He watches the cycle, from which s/he perceives one phase in each room: an amount of melted wax coagulates by pouring it into cold water, the shape dries by ventilation, the shape is documented on video, the shape is presented to the public, the shape becomes fluid by melting. This cycle repeats itself constantly in the same way, but each time the transformation of the material will be different.

IMA (image generating software)
Computer images generated by means of a specially developed program. An IMA is the result of breeding cells. One single cell functions as a parent cell. This cell has given color. While breeding, a cell divides into four "baby" cells. Their colors are defined by the influence of their surroundings (adjacent cells) combined with their own free will. Repetition of breeding process refines the tissue, and an inpredictable image – with a more or less coherent structure – arises. This program creates an “endless” amount of different images.
-Press Release (Optica)

The artists' biograhies are available in French only :
Erwin Driessens et Maria Verstappen vivent et travaillent à Amsterdam où ils ont complété leurs études à la State Academy of Fine Arts en 1991. En 1994, ils exposent en solo dans le cadre de « (Un) controlling » au Stedelijk Museum Bureau à Amsterdam. La série Morphothèques, que l’on a pu voir à la galerie Optica lors de l’exposition « Le bénéfice du doute » en 1993, résulte d’un système autonome, produisant des formes multiples ayant tous la même masse, qui s’apparente au cycle fermé où les énergies se recyclent sans cesse de l’usine (The Factory). Driessens et Verstappen ont également participé à plusieurs expositions de groupe dont entre autres « En scene » (1993) au W139, à « Amsterdam, Artificial » (1993) à la galerie van Rijsbergen à Rotterdam, « Fodor Longa Res Brevis » (1992) au musée Fodor à Amsterdam.




Robbin Deyo
From October 12th 1995 to November 11th 1995
Choice tomatoes

Standing in front of the rows of canned tomatoes in the local supermarket, I look at all the possibilities and then reach for a can. At that moment I realize that I have selected the same brand as always and it is the one that my mother purchases. I look at the rows of canned tomatoes again and see all the other labels that I have never considered.

When is the freedom to choose exercised? How is choice determined? In an era where there is so much apparent choice how often is this dictated by learned patterns that go unquestioned? Is there a choice? In "CHOICE Tomatoes" I consider these questions through depictions of an ever growing collection of different labels of a single consumer product available to the Canadian consumer.
-Press Release (Optica)

The artist's biograhy is available in French only :
Native de Vancouver, Robbin Deyo poursuit présentement une maîtrise ès art (beaux-arts) à l’Université Concordia à Montréal. En 1994, elle complète ses études de premier cycle au Emily Carr Institute of Art and Design où elle a principalement exposé à la galerie Concourse. Le nouveau corpus de travail présenté à la galerie Optica s’inscrit dans la continuité d’une recherche portant sur les enjeux d’un ordre social, questionnant les idéologies acceptées, tandis que sont également considérées les problématiques relatives à la peinture, à la construction d’un discours féminin et aux relations historiques entre un art officiel et d’autres pratiques par Deyo en s’engageant dans une série de peintures décrivant le domestique et des objets personnels que l’on retrouve dans un trousseau, une armoire de cuisine ou dans une malle au grenier. « Choice Tomatoes » est la première exposition solo de cette jeune artiste à Montréal.




Marie-France Brière
From November 16th 1995 to December 16th 1995
Detroit

Curator : Sylvie Parent

The recent sculptures of Marie-France Brière appear as formal constructions: blocks, columns and panels. They suggest fields of absence and expectation. They do not function as structural supports, nor do they relate directly to object or image. Animated by sense of absence, they ask to be elaborated upon. As a result our attention is also drawn towards the space between each component and their respective material properties.

Conceived in pairs, these sculptures stress the ideas carried by ach element and its likeness. Like magnets, they attract and repel while consuming the space which divides them. In their duality, each sculpture seems to look towards its other. The viewer, in contemplation of this, is drawn into the dynamic field of their dialogue.

Constructed of stone and plaster, the physical properties of these materials are emphasized, The black and white of their surfaces pushes this contrast even further. Fundamental binary oppositions are presented: dark-light, fullness-emptiness. These surfaces or screens are open to a multitude of readings.

Weight and ephemerality are juxtaposed and then conflate. Plaster, a material of transition and transformation contests the immutability of the stone. Is it this plaster surface that modeled the rock, or the other way around?

The pictural qualities of surface and the “sedimentary content” beneath are dynamic collusion. If they allude do anything in particular: cliff faces, an expanse of ice, or nebuli, these sculptures also propose a “realization of worlds” which changes with each viewer.
- Sylvie Parent (October 1995)
- Press release(Optica)

The artist's biograhy is available in French only :
Marie-France Brière terminait en 1989 une maîtrise en arts plastiques à l'Université du Québec à Montréal où elle donne des ateliers de sculpture sur pierre. «Dans ses oeuvres, les tensions qui existent entre les surfaces et les voluments plats sont dynamisées par une utilisation juste et signifiante des matières qui portent en elles leur propre potentiel pictural», comme l'écrit Sylvie Parent. «LAC» (1994), que l'on a pu voir à Axe Néo-7 à Hull, «Groupe-Fantômes» (1992) au Centre Expression à Saint-Hyacinthe et «Fantômes» (1991) à La Centrale à Montréal s'inscrivent dans un corpus d'oeuvres qui «établissent un contact intense» avec le spectateur ou la spectatrice. En 1994, elle expose en solo à la galerie Christiane Chassay de Montréal. En sus d'avoir participé à plusieurs expositions de groupe, dont entre autres «Artedomani Punti Di Vista» (1992) à Spolète en Italie sous la direction de Sylvie Parent, Marie-France Brière s'intéresse aussi à la problématique de l'oeuvre publique comme le démontrent ses réalisations dans le cadre du programme de l'intégration des arts à l'architecture («Un nouveau Musée... pour rire», Montréal, 1992) ou pour le cimetière Mont-Royal (Quadrata, 1993).


Bibliographie
- Couëlle, Jennifer, «Le vieux couple ‘nature-culture’ sur fond de lianes», Le Devoir, 2-3 décembre 1995, p.D11.




Evelyn Mitsui
From November 16th 1995 to December 16th 1995
Traiter de la vie, la mort et d’autres histoires

"Negotiating life, death and other stories", is an assemblage, a collage of objects and stories told by my parents… tales composed of many things, including memories, folklore, and perhaps fiction. This piece depicts the irony and humor, found in life, ceremony and folklore in pre and post war Japan. Thrown together pell mell, scrambled and out of context, the myriade of elements are left unexplained and cryptic with the intention to provoke the viewer to draw his or her own associations.

Three stories are present...
The first story, told by my father, is about his memories and thoughts of the burial ceremony of my grandfather, who died when my father was twenty-four. The body is washed by the eldest child of the family, then clad in a white cotton kimono. The kimono must be made by the women of the family-ripped, not cut-and hand sewn. Then the body is cremated in a simple wooden coffin. The bones are then transferred from a common container to an urn and are passed from family member to family member, mismatched chopstick to mismatched chopstick. For my father, the last part of the ceremony shed a whole new light upon two things in particular, "Never eat with mismatched chopsticks, and never pass food from chopstick to chopstick". He was told. "It will bring bad luck."

The second story is told by my mother, an anecdote about eating tomatoes during the war. My mother and my grandmother are sent out of Tokyo, to the country to stay with relatives for safety. The village is bombed any way: all is destroyed, food is scarce. However, my grandmother keeps serving fresh tomatoes with their meals. The question is finally raised, "Where are these tomatoes coming from?" My grandmother reluctantly concedes her secret; patch of tomato plants behind the house has flourished over a cracked septic tank.

Kappa, a Japanese folkloric water character, bridges the two stories together. He is a trickster, part turtle, part monkey, beaked like a bird, with webbed hands and feet. Upon his head is a dish which must always be filled with water- for if the dish were to dry up, he would lose his powers. Young girls were warned to be wary when swimming in lakes or rivers for Kappa would steal their virginity. Boys were cautioned not to stand too close to the hole in the outhouse , Kappa might grab their testicles and rob them of their virility.
- Press release (Optica)

Evelyn Mitsui is a second generation Japanese Canadian. She has lived, over the past three decades, in three different countries, on three different continents : Lesotho, South Africa, Geneva, Switzerland and Toronto, Canada. She received her BFA from York University, Toronto in 1990. She has exhibited actively since finishing school, in group shows, exhibiting mostly site specific installation art in non-traditionnel spaces, warehouse spaces, building basements, hotels, ie : "Chambermade" in the Embassy Hotel in London, Ontario; "Chambre d’hôtel", in a youth hostel in Quebec City for the 15th anniversary celebration of the artist-run centre La Chambre Blanche. Most recently, however she is attempting to acquaint her work to the gallery site, her last group show was at the Mississauga Art Gallery, Ontario. In the summerof 1994, she was named a resident at the Banff Centre in Alberta.


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© Page couverture l Book cover, Mouvance : A Book on the Work of Ian Carr-Harris, 1995.

November 21st 1995
Lancement de la publication Mouvance : A Book on the Work of Ian Carr-Harris