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2020 - 2021

Programmation

Sandra Brewster
du 3 octobre 2020 au 28 octobre 2020

Allysha Larsen, Estelle Bonetto, Jeff Morton, Jesse Fulcher Gagnon
du 4 novembre 2020 au 11 décembre 2020

Activité en cours_Art pour emporter ! / Current activity_Takeout Art!
du 17 novembre 2020 au 13 février 2021

Opuscule et entretien vidéo | Sandra Brewster, Nalini Mohabir, Opuscule and Video discussion
du 2 décembre 2020 au 13 février 2021

Activité inspirée de la pratique de Sandra Brewster | Activity inspired by Sandra Brewster practice
du 1 janvier 2021 au 1 mai 2021

Sandra Brewster
du 16 février 2021 au 3 avril 2021

Leila Zelli, Jim Holyoak
du 13 mars 2021 au 13 mars 2021

Cynthia Girard-Renard
du 25 mars 2021 au 15 avril 2021

Laura Acosta & Santiago Tavera
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021

Charlotte Clermont
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021

Laura Acosta & Santiago Tavera avec Shauna Janssen
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021

Charlotte Clermont et Stefano Miraglia
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021

Nouveau partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM et OPTICA
du 25 avril 2021 au 31 mai 2022

Laura Acosta & Santiago Tavera
du 1 juin 2021 au 12 juin 2021

Maryam Eizadifard
du 1 septembre 2021 au 30 avril 2023

Leila Zelli
du 1 septembre 2021 au 30 mai 2022

Claudia Goulet-Blais
le 1 septembre 2021

MOMENTA Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Stefanie Hessler, with | en collaboration avec | Camille Georgeson-Usher, Maude Johnson, Himali Singh Soin | BUSH Gallery : Gabrielle L’Hirondelle Hill, Peter Morin, Tania Willard
du 8 septembre 2021 au 23 octobre 2021

Laura Acosta & Santiago Tavera
du 15 septembre 2021 au 1 mai 2022

Gabrielle L'Hirondelle Hill, Peter Morin et Tania Willard
du 25 septembre 2021 au 25 septembre 2021

Laura Acosta & Santiago Tavera
du 1 octobre 2021 au 30 novembre 2021

BUSH Gallery, zine
du 12 octobre 2021 au 23 octobre 2021

Myriam Yates
du 1 novembre 2021 au 30 janvier 2022

Myriam Yates
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021

Gabriela Löffel
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021

Appel à projets - Programmation 2023-2024


Call for Proposals 
- Programming 2023-2024

du 1 décembre 2021 au 15 mars 2022

Myriam Yates
du 2 décembre 2021 au 2 décembre 2021

Gabriela Löffel
du 8 décembre 2021 au 8 décembre 2021

Caroline Cloutier
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022

Olivia Boudreau
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022

Maryam Eizdifard
du 22 février 2022 au 22 février 2022

Gabriela Löffel et Michele Robecchi
le 23 février 2022

Caroline Cloutier
du 26 février 2022 au 26 février 2022

Appel de candidatures. Résidence Intersections de recherche, création et production
Ouverture du concours : 3 mars 2022
Date limite de dépôt : 4 avril 2022

du 3 mars 2022 au 4 avril 2022


le 9 mars 2022

Myriam Yates, Marie Warsh
le 10 mars 2022

Caroline Cloutier, Emmanuelle Choquette
le 18 mars 2022

Leila Zelli et Gali Blay
le 21 mars 2022

OPTICA
le 1 avril 2022

Clara Gutsche
Commissaire / curator : Marie-Josée Lafortune

du 9 avril 2022 au 11 juin 2022

Olivia Boudreau & Didier Morelli @ 4TH SPACE, 2 PM - 3 PM
le 22 avril 2022

Caroline Cloutier, Emmanuelle Choquette
le 26 mai 2022

Clara Gutsche, Zoë Tousignant, Marie-Josée Lafortune @4TH SPACE, 12:30 PM - 1:30 PM
le 1 juin 2022

Leyla Majeri
du 13 septembre 2022 au 30 avril 2023





Sandra Brewster
du 3 octobre 2020 au 28 octobre 2020
Fermeture de l'exposition et mesures sanitaires le 29 octobre

Nous sommes heureux.ses d’annoncer qu’OPTICA a repris ses activités en galerie!
Cependant, dans la foulée du contexte actuel, concernant la pandémie COVID-19, OPTICA suit les directives de Santé publique du Québec. Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, l'exposition de Sandra Brewster est actuellement fermée jusqu'à nouvel ordre .

Lors de la réouverture, prévue le 29 octobre, nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :

- réservation obligatoire de la visite d’exposition par le biais de ce formulaire;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 10 personnes;

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place;
- maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite;

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.

Bienvenue à toutes et tous !





Allysha Larsen, Estelle Bonetto, Jeff Morton, Jesse Fulcher Gagnon
du 4 novembre 2020 au 11 décembre 2020
ÉCHOS

Dans le cadre du programme Mentorat et visibilité, le Conseil culturel fransaskois, localisé à Regina, a développé sur deux ans un projet de mentorat avec un groupe d’artistes. Depuis le printemps 2019, ils ont été appelé à définir, adapter et repousser les limites artistiques à travers des séances de mentorat régulières animées par l’artiste Serge Murphy.

En tant que partenaire, OPTICA a suivi le développement du groupe d'artistes fransaskois. Depuis le 4 novembre 2020, le Conseil culturel fransaskois présente l’aboutissement du projet qui a pris la forme de la réalisation de l'exposition ÉCHOS accompagnée de six capsules vidéos présentant le travail des artistes. Le projet a reçu le support du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes (SQRC), Direction de la francophonie, de la réflexion stratégique. Les vidéos documentaires sur l’exposition ÉCHOS rassemblent les œuvres d’Allysha Larsen, Estelle Bonetto, Jeff Morton et Jesse Fulcher Gagnon.

Page en français

- Page ÉCHOS en anglais

- vidéo sur les œuvres d’Allysha Larsen

- vidéo sur les œuvres d’Estelle Bonetto

- vidéo sur les œuvres de Jeff Morton

- vidéo sur les œuvres de Jesse Fulcher Gagnon




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Art pour emporter. | Takeout Art.
Crédit : Sandrine Côté.

Activité en cours_Art pour emporter ! / Current activity_Takeout Art!
du 17 novembre 2020 au 13 février 2021

OPTICA propose jusqu'au 13 février 2021 Art pour emporter, un kit de création gratuit à réaliser directement de la maison. Le kit créatif permet au jeune public de découvrir la pratique de l’artiste torontoise Sandra Brewster dont les œuvres sont présentement confinées chez OPTICA. En s’inspirant de l’installation photographique Blur, le kit permet de se familiariser et d’expérimenter avec la technique de transfert au gel qu’utilise l’artiste dans plusieurs de ses œuvres. Le kit comprend un carnet d’activités, le matériel nécessaire à la réalisation de son propre transfert d’image, une marche à suivre imprimée et un tutoriel virtuel pour accompagner les participants à travers les différentes étapes de réalisation du transfert. Voici une belle opportunité de passer du temps en famille en ce début d’année tout en découvrant le travail d’une artiste actuelle.

Les kits sont disponibles en français ou en anglais.

Veuillez réserver votre kit à mediation[at]optica.ca et prévoir un moment pour le récupérer au centre.

Consultez le tutoriel sur notre chaîne Médiation OPTICA.

et le carnet virtuel par le biais de ce lien.


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Opuscule, Sandra Brewster, 2020.
Texte de l’auteure Nalini Mohabir.
Sandra Brewster, Untitled (Blur), 2017 – 2019. Détail, photographie transférée sur papier archive à l’aide d’un gel acrylique, 96 photographies, 25,4 x 17,78 cm. Avec l’aimable permission de Sandra Brewster et Georgia Scherman Projects. Crédit : Paul Litherland | Text of the author of Nalini Mohabir.
Untitled (Blur), 2017 - 2019. Detail, Photo-based gel transfer on archival paper, 96 photographes, 25,4 x 17,78 cm. Courtesy Sandra Brewster and Georgia Scherman Projects. Credit: Paul Litherland


Opuscule et entretien vidéo | Sandra Brewster, Nalini Mohabir, Opuscule and Video discussion
du 2 décembre 2020 au 13 février 2021
Works from series:
Smith
Blur

Video:
Walk on by


Dans la foulée du contexte de la pandémie COVID-19, l’exposition de Sandra Brewster se retrouve confinée jusqu’à nouvel ordre.

Faute de pouvoir vous présenter les œuvres en galerie, OPTICA lance un nouveau format d’édition sous la forme d’un mini-catalogue imprimé et numérique qui regroupe un texte d’exposition, un choix d’images, une biographie, une bibliographie sélective et un plan de salle. Il nous fait plaisir de vous partager en version numérique la brochure qui documente l’exposition de Sandra Brewster intitulée Works from series: Smith, Blur, Video: Walk on by, incluant le texte de l’auteure Nalini Mohabir, professeure adjointe de géographies postcoloniales à l'Université Concordia.

Sandra Brewster, OPUSCULE (pdf)

Aussi, en terme de programme publique, OPTICA inaugure une nouvelle série d’entretiens vidéo dans le but d’approfondir des aspects de la programmation en cours. Nous vous convions à une discussion entre Sandra Brewster et Nalini Mohabir qui traite de la pratique de l’artiste, tout en faisant écho à l’exposition présentée à OPTICA.

LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).



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Trousse pédagogique numérique destinée aux groupes scolaires, 2021. Crédit : Sandrine Côté, Frédérique Davreux-Hébert. |
Digital educational toolkit dedicated to school groups, 2021. Credit: Sandrine Côté, Frédérique Davreux-Hébert.


Activité inspirée de la pratique de Sandra Brewster | Activity inspired by Sandra Brewster practice
du 1 janvier 2021 au 1 mai 2021
En cours, médiation : trousse pédagogique numérique pour groupes scolaires

En raison de la crise sanitaire qui réduit considérablement l’accès des jeunes à l’art et à la culture, OPTICA a développé une trousse pédagogique numérique à l’intention des groupes scolaires. La trousse permet de découvrir la pratique de l’artiste Sandra Brewster, dont les œuvres sont confinées chez OPTICA, de s’initier à l’art actuel et d’en apprendre davantage sur les centres d’artistes. La trousse contient une visite virtuelle pouvant être réalisée par l’enseignant.e à l'aide d'un scénario. Celle-ci peut également être prise en charge par une médiatrice du centre via une plateforme de vidéoconférence. Un carnet de l’élève à télécharger ou à imprimer propose : un lexique des thèmes abordés dans l’exposition, une courte biographie de l’artiste ainsi que 5 activités pédagogiques pouvant être réalisées aussi bien en classe qu’à la maison. La trousse inclut également la marche à suivre d’un atelier de création permettant aux élèves de s’initier à la technique de transfert d’image qu’utilise Brewster dans ses œuvres.

Pour obtenir une trousse et/ou réserver une visite avec une médiatrice, veuillez communiquer avec Sandrine à mediation[at]optica.ca.




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Sandra Brewster, Untitled (Blur), 2017 – 2019.
Détail, photographie transférée sur papier archive à l’aide d’un gel acrylique, 96 photographies,
25,4 x 17,78 cm.
Avec l’aimable permission de Sandra Brewster et Georgia Scherman Projects. |
Untitled (Blur), 2017 - 2019. Detail, Photo-based gel transfer on archival paper, 96 photographes,
25,4 x 17,78 cm.
Courtesy Sandra Brewster and Georgia Scherman Projects.


Sandra Brewster
du 16 février 2021 au 3 avril 2021
Works from series:
Smith
Blur

Video:
Walk on by


*AVIS IMPORTANT*Nous sommes heureux.ses d’annoncer qu’OPTICA reprend ses activités en galerie! L'exposition ouvrira le mardi 16 février.
Dans la foulée du contexte actuel, concernant la pandémie COVID-19, OPTICA suit les directives de Santé publique du Québec. Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :

- réservation obligatoire de la visite d’exposition par le biais de ce formulaire;

ou par courriel : communications[at]optica.ca

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 8 personnes à la fois;

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place;
- maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite;

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.

Bienvenue à toutes et tous !

The Potential of Movement

L’œuvre de Sandra Brewster a fait l’objet de nombreuses expositions au Canada et aux États-Unis, dont une récente présentation individuelle au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Elle a également fait partie d’expositions collectives, comme What Carries Us: Newfoundland and Labrador in the Black Atlantic et la première exposition consacrée à la diaspora guyanaise intitulée Un|Fixed Homeland, de même qu’elle a participé à des expositions dans les Caraïbes et des villes du continent africain : Lagos, Addis-Abeba et Cape Town. Sa pratique est une visualisation de la diaspora noire, au pays et à l’étranger.

L’exposition individuelle de Sandra Brewster à OPTICA rassemble des images tirées de la série Blur et l’installation vidéo qui l’accompagne Walk on by, de même que Untitled Smith, une œuvre créée sur une période de huit ans (2011-2019). Même si ces images reposent sur l’intérêt de longue date porté par l’artiste au portrait, elles sont unies par une contestation du point de vue polarisé sur le fait d’être noir (Blackness), c’est-à-dire soit très visible ou rendu invisible.

Blur joue avec la notion traditionnelle du portrait en buste ; cette série de transferts au gel a été réalisée à partir de photographies montrant des personnes noires, incluant des autoportraits de l’artiste dont la tête, les cheveux et le corps sont saisis au beau milieu d’une action. Blur, c’est le corps noir en mouvement, à la fois collectivement et individuellement. L’énergie cinétique des images sous-entend ce qu’on peut rater en clignant de l’œil : un mouvement animé ou une agitation sous la surface.

Pour Brewster, née à Toronto de parents caribéens, le mouvement consiste en plusieurs choses. À cette époque où la violence raciste contre les Noir.e.s se poursuit, le mouvement exige que nous nous souvenions que le changement advient grâce aux mouvements politiques. L’esthétique du mouvement est également une autre manière de penser la migration, non pas comme un but figé, mais comme une arrivée sans destination (Brand, 2002). Le potentiel existe pour avancer, pour retourner, pour vivre dans l’entre-deux du « black and blur » [noir et flou] (Moten, 2017), dans une ouverture à d’autres lieux. Prenons le Kumina, une pratique religieuse d’origine congolaise poursuivie en Jamaïque, dans laquelle les battements du djembé guident les mouvements énergiques et rythmiques des personnes qui dansent. Miss Queenie, interviewée par la chercheure Maureen Warner-Lewis (1977), décrit ainsi la possession spirituelle du Kumina : « […] is de ting dey call a spirit where you head “pin roun” an’ you pupalick ‘pon you neck » [Traduction : c’est la chose qu’ils appellent un esprit quand ta tête se met à tourner et que ton cou fait une culbute.] La kinesthésie du Kumina est une réorientation du corps. Sa possession spirituelle évoquée par « une culbute du cou » suggère le pouvoir des inversions. Ces mouvements rapides et ces rapports incarnés découlent de la diaspora et de la créolisation. Les Caraïbes, où les cultures interagissent et parviennent, malgré les relations historiques de domination et de subordination, à renverser et à bouleverser ces relations, nous orientent vers les possibilités qu’advienne quelque chose de nouveau. La personne submergée détient le pouvoir de devenir subversive, comme le suggèrent ces portraits gestuels.

De la même manière, la douceur du flou et la qualité intemporelle de Walk on by (captée avec une caméra super-8), où des citoyen.ne.s noir.e.s évoluent tout simplement dans le quotidien de Toronto, sous-entendent non pas une arrivée récente, mais de longs récits de présence, lesquels exigent néanmoins de négocier une dynamique sociale invisible qui façonne le mouvement et la liberté.

Tout comme Blur, The Smiths puise dans la force de la répétition. À l’époque de l’annuaire téléphonique, le nom Smith était répété sur de hautes colonnes, ce qui évoquait comme le dit Brewster « la similitude et l’invisibilité ». Dans Untitled Smith (Cold), des multiples de têtes sans visage, à la silhouette africaine, apparaissent sous forme d’une grille parsemée, à l’occasion, d'éclats de couleur issus des vêtements. Dans Untitled (Plain Black), les personnages Smith deviennent monotones, dotés de coiffures afro et de vêtements en blanc, ce qui évoque le négatif d’une photo. Superposées à l’avant-plan des Smith blancs se trouvent deux images détaillées de jeunes gens portant des vêtements sport et d’inspiration hip hop des années 1980, qui puisent dans la série de portraits antérieure de Brewster intitulée Little Boy, tout en renvoyant à sa préoccupation pour la manière dont les jeunes hommes noirs sont représentés dans la société. Dans Untitled (Whiteout), les Smith sont à peine perceptibles, presque complètement blanchis à la chaux à l’arrière-plan. Quelles sont les perturbations dans les mondes incarnés des Smith (en Amérique du Nord) qui exigent que le fait d’être Noir s’affirme ou s’efface ?

Bien que la pratique artistique de Brewster soit ancrée dans les expériences de la diaspora noire, son travail demande que nous commentions nos propres relations (peut-être d’insurgé.e) aux autres mondes, dans l’esprit et dans la chair.

Auteure : Nalini Mohabir

Traductrice : Colette Tougas

Nalini Mohabir est professeure adjointe de géographies postcoloniales à l'Université Concordia.

Nous tenons à remercier Georgia Scherman de Georgia Scherman Projects et le Dr Kenneth Montague de la Ken Montague / The Wedge Collection.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)


REVUE DE PRESSE

NIMIS, Erika. «Sandra Brewster, Works from series: Smith, Blur; Video: Walk on by», paru dans Ciel variable, no. 117, «Décalé», été 2021, p. 77-79.

SIROIS-ROULEAU, Dominique. « Sandra Brewster, Optica centre d’art contemporain, Montréal », Esse, 102 - Printemps / été 2021.

CHARRON, Marie-Ève. « Mouvantes identitées noires chez Optica », Le Devoir, 20 mars 2021.

DELGADO, Jérôme. « Arts visuels: chanterons-nous avec les machines? », Le Devoir, 23 janvier 2021.



Sandra Brewster est une artiste visuelle vivant à Toronto. Dans sa pratique, elle explore l'identité, la représentation et la mémoire, en mettant l’accent sur la présence noire. Fille de parents nés en Guyane, elle est particulièrement attentive aux expériences des personnes d'origine caribéenne et aux relations qu’elles entretiennent avec leurs racines.

L'œuvre de Brewster a fait l’objet d’expositions individuelles, notamment au sein des institutions suivantes : Musée des beaux-arts de l’Ontario, Agnes Etherington Art Centre à Kingston, Art Gallery of Guelph, Or Gallery à Vancouver, YYZ Artists’ Outlet et A Space Gallery à Toronto. Elle a participé à des expositions collectives dans les lieux suivants : Mamuzic Gallery à Novi Sad (Serbie), Art Gallery of Nova Scotia à Halifax, Arsenal Habana (Cuba), Dunlop Art Gallery à Regina, Lagos Photo Festival (Nigeria), Musée des beaux-arts de Montréal, Art Gallery of Windsor et Allegheny Art Galleries à Meadville, PA (É.-U.). L'exposition It's all a blur… de Brewster, présentée lors de l’édition 2017 du CONTACT Photography Festival à Toronto, a reçu le prix d'excellence Gattuso. En 2018, elle est la lauréate du prix Toronto Friends of the Visual Arts et artiste en résidence au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Brewster est titulaire d'une maîtrise en études visuelles de l'Université de Toronto et d'un baccalauréat en beaux-arts de l'Université York. Elle est représentée par Georgia Scherman Projects.




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Leila Zelli, Jim Holyoak
du 13 mars 2021 au 13 mars 2021
Nuit blanche à Montréal 2021 à OPTICA avec Leila Zelli, Jim Holyoak

À l’occasion de la Nuit blanche à Montréal 2021, OPTICA vous convie, petits et grands, à un événement virtuel et créatif en compagnie des artistes Leila Zelli et Jim Holyoak . À travers deux séances de dessin successives, vous découvrirez les pratiques respectives de ces deux artistes contemporains. Holyoak vous guidera dans une série d’exercices de dessin ludiques et fantaisistes alors que Zelli vous fera découvrir l’animation d’images en toute simplicité.

Veuillez noter que la séance avec Jim Holyoak se déroulera principalement en anglais et que celle avec Leila Zelli, en français.

Le nombre de participant.e.s étant limité, nous vous invitons à réserver votre place en écrivant à mediation@optica.ca

Vous recevrez le lien Zoom, le ID, le mot de passe pour participer et les instructions de la soirée.


Leila Zelli : www.leilazelli.com

Jim Holyoak : www.monstersforreal.com

REVUE DE PRESSE

LÉPINE, Philippe. « Voici à quoi ressemblera la Nuit Blanche 2021 », Huffingtonpost, 8 mars 2021.

nuitblanche


Née à Téhéran (Iran), Leila Zelli vit et travaille à Montréal. Détentrice d’une maîtrise (2020) et d’un baccalauréat (2016) en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, elle s’intéresse aux rapports que l’on entretient avec l'idée « d’autres » et « d’ailleurs » et plus spécifiquement au sein de cet espace géopolitique souvent désigné par le terme discutable de « Moyen-Orient ». Zelli a exposé à la Galerie Bradley Ertaskiran, au Conseil des arts de Montréal, à la Galerie de l’UQAM et à la Foire en art actuel de Québec. On retrouve ses oeuvres dans la collection du Musée des beaux-arts de Montréal et dans la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec.

Jim Holyoak est originaire d'Aldergrove en Colombie-Britannique. Il est détenteur d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia (2011) et d’un diplôme de l’école Álfaskólinn de Reykjavik en études des elfes et des personnes cachées. Il a également suivi une formation en peinture à l’encre à Yangshuo en Chine. Ses oeuvres ont abondamment circulé au Canada, aux États-Unis, en Europe du Nord, notamment à la bG Gallery (Santa Monica, Californie), au Centre OPTICA (Montréal), au Alternator Centre for Contemporary Art (Kelowna, CB), The Hive (Los Angeles, Californie), au Musée d’art contemporain des Laurentides (Saint-Jérôme) et au Latvian Centre for Contemporary Art (Rīga, Latvia). Ses œuvres font partie de nombreuses collections canadiennes : Artexte (Montréal), le Musée d'art contemporain de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée royal de l'Ontario (Toronto) et la Banque royale du Canada. Il est représenté par McBride contemporain (Montréal) et bG Gallery (Los Angeles, Californie).



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Georgia Alary-Lemay, Une grenouille en jupon, 2021.
Extrait du livre-zine réalisé par une élève de 4e année de l'école St-Arsène, dans le cadre du projet Artiste à l’école avec Cynthia Girard-Renard. Crédit photo : Sandrine Côté. | A Frog in a Petticoat, 2021.
Book-zine, Exerpt, made by a grade 4 student from St-Arsène Elementary School, as part of the Artist at School project with Cynthia Girard-Renard. Photo credit: Sandrine Côté.

Cynthia Girard-Renard
du 25 mars 2021 au 15 avril 2021
Artiste à l'école avec Cynthia Girard-Renard

Ce printemps, une cinquantaine d’élèves de 4e année de l’école primaire Saint-Arsène (Rosemont—La Petite-Patrie) ont participé à une série d’ateliers créatifs proposés par l’artiste
Cynthia Girard-Renard. Les jeunes ont découvert la pratique de l’artiste à travers les œuvres de l’exposition Sans toit, ni loi : les cétacées du Saint-Laurent, présentée à ce moment à la Fonderie Darling. Ils ont ensuite été guidé.e.s et encouragé.e.s à laisser libre cours à leur imagination et à leur liberté créative dans une série d’exercices de peinture expressive, de dessin et d’écriture dans le but de créer des livres-zines collectifs autour de l’histoire d’un animal-héros.

Pour plus d’informations concernant les différentes activités, veuillez contacter Sandrine Côté : mediation @ optica.ca.

Le programme éducatif public d'OPTICA bénéficie du Fonds OPTICA. En 2021, il reçoit également le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec.




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Laura Acosta et Santiago Tavera,
The Novels of Elsgüer (Episode 4)
Camouflaged Screams
, 2020, installation multimédia et performance, dimensions variables. Avec l’aimable permission des artistes. | Multimedia installation
and performance, dimensions variable. Courtesy of the artists. © Cedric Laurenty.

Laura Acosta & Santiago Tavera
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021
The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams

DISCUSSION PUBLIQUE entre Laura Acosta, Santiago Tavera et Shauna Janssen
Diffusion Web en direct
Vendredi 23 avril 18:00
FACEBOOK EN DIRECT
ou
LIEN ZOOM EN DIRECT

Camouflaged Screams - Immersive and Scenographic Constructions of Wilding

Dans Wild Things: The Disorder of Desire (2020), Jack Halberstam postule que la notion de sauvagerie [wildness] est un indice « d’exclusion, un lieu d’exil […] à la fois une force de la nature chaotique, l’extérieur de la catégorisation, des formes débridées d’incorporation, le refus d’obéir à la réglementation sociale, la perte de contrôle, l’im-prévisible [1] ».

Dans la foulée de la notion de wildness (sauvagerie) élaborée par Halberstam en tant que terme critique, et de wilding (ensauvagement) en tant que performatif, Camouflaged Screams – la dernière installation immersive de Laura Acosta et Santiago Tavera, faisant partie d’un récit récurrent dans leurs œuvres collaboratives, lequel est profondément marqué par leurs expériences personnelles en tant qu’immigrants canado-colombiens – nous invite à nous engager dans l’esthétique du camouflage et à nous pencher de manière critique sur les processus par lesquels l’être humain s’adapte à son environnement évolutif et à une survie totalement empêtrée dans l’époque de l’Anthropocène, dans les événements planétaires et les désastres écologiques en cours.

La spécialiste de la performance Laura Levin met l’accent sur le camouflage non seulement comme tactique pour se rendre invisible, mais aussi comme un processus pour « se fondre dans l’arrière-plan » et un site potentiel d’activisme social [2]. Dans Camouflaged Screams, le domaine politique et critique de « l’arrière-plan » suscite une prise de conscience de la présence de corps dans des paysages urbains plus ou moins naturels, plutôt qu’il ne les dissimule ou ne les masque ; le camouflage devient une esthétique performative à partir de laquelle il est possible de négocier et d’adapter sa relation écologique aux environnements (non)naturels. L’utilisation de projections vidéo panoramiques à grande échelle fait que les corps camouflés semblent des sculptures textiles visibles, mais aussi des « corps-objets-événements performatifs [3] » qui portent simultanément leurs propres agentivité, temporalité et significations socio-environnementales, transformant l’omniprésent cube blanc en un « espace d’agréable ahurissement [4] » et en une construction scénographique chargée sur le plan environnemental.

En utilisant des détecteurs de mouvement, les paysages numériques projetés deviennent une interface entre les corps camouflés et le public, nous invitant à une participation et à une performance intra-actives par la construction de notre propre relation virtuelle avec les récits de « conscience du camouflage [5] » et avec des enjeux plus vastes de justice corporelle-socio-environnementale.

Auteure : Shauna Janssen

Traductrice : Colette Tougas

THE NOVELS OF ELSEWHERE
EPISODE 4
CAMOUFLAGED SCREAMS
Laura Acosta & Santiago Tavera

À PROPOS DU PROJET

The Novels of Elsewhere est une série d'installations transdisciplinaires explorant des notions de représentation et d'appartenance au moyen d’environnements numériques interactifs et immersifs, de contes non linéaires, de paysages sonores expérimentaux, de sculptures textiles et de performances. Chaque installation de ce corpus est qualifiée d’« épisode ». Chaque « épisode » est une exploration in situ de configurations technologiques, d’interactions corporelles et d’enquêtes sur des expériences de « l'autre ». En bout de ligne, ce corpus d'œuvres nous invite à éprouver une sensation de dislocation afin de tester les frontières entre le corps et l’environnement, entre la personne qui regarde et celle qui performe.

Episode 4: Camouflaged Screams est une installation interactive explorant la relation (a)symbiotique entre les humains et l'environnement naturel. Cette expérience augmentée incorpore de vastes projections vidéo panoramiques d'une performance avec des pièces textiles, accompagnée de détecteurs de mouvement, de paysages sonores enveloppants, d’éclairages configurés et d’éléments sculpturaux. Au rythme de leurs déplacements dans l'installation, les membres du public ont la capacité, par leurs mouvements, de modifier les images et les sons de cet espace, ce qui les incite à réfléchir à la façon dont leur présence et leurs actions ont un effet direct sur les environnements qui les entourent.

Équipe technique
Conception et design : Laura Acosta & Santiago Tavera
Performance : Aizysse Baga, Samantha Blake, Alicia Kazobinka Direction technique et programmation des capteurs : Milton Riaño
Direction de la photographie : Cedric Laurenty
Production sonore et composition: AM DeVito
Aide à la production : Amélie Charbonneau, Francisco Gonzales-Rosas, Sunna Jóhannsdóttir, Abraham Mercado, Jamie Ross.


En Wild Things: the Disorder of Desire (2020), Jack Halberstam plantea la noción de lo salvaje como un indicador de "exclusión, un lugar de exilio (...) simultáneamente una fuerza caótica de la naturaleza, afuera de la categorización, las formas desenfrenadas de la encarnación, el rechazo a someterse a las normas sociales, la pérdida de control, lo imprevisible."[1]

Siguiendo este sentido de lo salvaje de Halberstam, como término crítico, y de lo silvestre como performativo, Camouflaged Screams (Gritos Camuflados) (la última instalación inmersiva de Laura Acosta y Santiago Tavera; parte de una narrativa recurrente en sus obras colaborativas, profundamente nutrida por sus experiencias personales y vividas como inmigrantes canadienses-colombianos), nos invita a involucrarnos con la estética del camuflaje y a reflexionar críticamente sobre los procesos por los cuales los humanos se adaptan a sus entornos cambiantes y a una supervivencia completamente enredada con la época del Antropoceno, los eventos planetarios y los desastres ambientales en curso.

Laura Levin, en su investigación académica sobre performance, llama la atención sobre el camuflaje, no sólo como una táctica para hacerse invisible, sino como un proceso de "mimetización con el fondo" y como un terreno potencial para el activismo político.[2] El cometido político y crítico del “fondo” en Camouflaged Screams, hace que se tome conciencia de la presencia de los cuerpos en paisajes urbanos más o menos naturales, en vez de ocultarlos o enmascararlos. El camuflaje se convierte en una estética performativa desde la cual se negocia y se adapta la propia relación ecológica con los entornos (in)naturales.

La disposición de proyecciones de video panorámicas a gran escala convierte a los cuerpos camuflados en esculturas textiles visibles, pero también en grandes "eventos corporales-objeto-performativos"[3] que conllevan simultáneamente su propia agencia, temporalidad y significados socio-ambientales, transformando el omnipresente cubo blanco en un "espacio de agradable desconcierto" [4] y en una construcción escenográfica con carga medioambiental.

Mediante el uso de sensores de movimiento, los paisajes digitales proyectados se convierten en una interfaz entre los cuerpos camuflados y los espectadores, invitándonos a convertirnos en participantes e intérpretes intra-activos en la construcción de nuestra propia relación virtual con las narrativas de la "conciencia del camuflaje" [5] y cuestiones más amplias sobre la corporalidad y la justicia socio-ambiental.

Autora : Shauna Janssen

Traductora : Karla Aguila Trejo

Concepto y Diseño: Santiago Tavera + Laura Acosta
Performers: Aizysse Baga, Samantha Blake & Alicia Kazobinka
Dirección Técnica y Programación de Sensores: Milton Riaño
Cinematografía: Cedric Laurenty
Diseño y composición de sonido: AM DeVito
Asistentes de Producción: Abraham Mercado, Francisco Gonzales-Rosas, Jamie Ross, Sunna Jóhansdóttir, Amélie Charbonneau.


1. Jack Halberstam, « Wild Things: The Disorder of Desire », Durham, Duke University Press, 2020, p. 3.
2. Laura Levin, « Performing Ground: Space, Camouflage, and the Art of Blending », Londres, Palgrave MacMillan », 2014.
3. Dorita Hannah, « Alarming the Heart: Costume as performative body-object-event », Intellect Scene, vol. 2, nos 1 et 2 (2014).
4. Halberstam, « Wild Things », p. 10.
5. Levin, « Performing Ground », p. 170.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

nuitblanche


REVUE DE PRESSE

BRACMORT, Cécilia. « Immersion dans un monde de paradoxes à OPTICA », Vie des arts, 9 août 2021.

CHRISTOFF, Stefan. « Interview radio avec Laura Acosta & Santiago Tavera », Free City Radio , CKUT radio, 90.3 FM, 3 juin 2021.

DU RUISSEAU, Olivier. “Interactive video installation by two Concordia artists shown at Optica, Camouflaged Screams interrogates cultural and gender identities through a combination of performance, video art and interactivity”, Faculty of Fine Arts Concordia Website, 4 juin 2021.
Lien :
https://www.concordia.ca/cunews/finearts/2021/06/04/interactive-video-installation-by-two-concordia-artists-shown-at-optica.html?utm_source=email&utm_medium=share


Rappel des mesures sanitaires
Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous avons mis en place des mesures sanitaires.

Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes : - réservation obligatoire de la visite d’exposition par le biais de ce formulaire :

https://form.jotform.com/202475220037243

ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 8 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;

- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.
Bienvenue à tous!



Santiago Tavera et Laura Acosta (nés en 1988, à Bogota) sont des artistes canado-colombiens établis à Montréal. Dans leur pratique de collaboration, ils se sont forgés une intersection entre l’investigation par Tavera des technologies virtuelles et des environnements immersifs en lien avec le corps, et l’exploration par Acosta de la performance en relation avec des textiles portables. Ils créent ainsi des expériences immersives et des performances élargies dans lesquelles le public interroge sa propre position dans un espace. Leurs projets collaboratifs ont reçu l’appui du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, et ont été présentés au Canada au MAI (Montréal, arts interculturels), à Articule, et à la galerie SUR, de même qu’à l’International Image Festival de Manizales et à l’International Symposium on Electronic Art – ISEA.

Santiago Tavera construit des installations immersives et interactives qui explorent des récits virtuels de dislocation et de perception. Dans son œuvre, les compositions multimédias vidéographiques, les animations 3D, le texte, le son et les matériaux réflexifs évoquent des expériences de processus d’identification et de représentation physiques, numériques et queer. Tavera détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia.

Laura Acosta crée des scènes surréelles qui intègrent le mouvement improvisé, des structures textiles et des éléments multimédias, dans le but d’explorer des thèmes liés à l’identité et au déplacement. Elle détient une maîtrise en beaux-arts (Fibres and Material) de l’Université Concordia, un baccalauréat interdisciplinaire en beaux-arts de l’Université NSCAD et un diplôme supérieur en beaux-arts du Fanshawe College.

Shauna Janssen est commissaire interdisciplinaire pour des projets en art urbain réactifs au lieu, collaboratifs, multimédias et activistes. Depuis 2009, à Tiohtià:ke/Montréal, elle a reçu des commandes pour entreprendre des projets artistiques et commissariaux en art public au Centre d’histoire de Montréal et à la Fonderie Darling, a donné des conférences et collaboré à de nombreux événements liés à la communauté et à des échanges culturels avec des institutions comme Mutek, Héritage Montréal, Montréal Arts Interculturels, le Centre canadien d’architecture, Articule, la Bibliothèque et centre d’informatique Atwater et le Musée McCord. À l’international, Shauna a conçu et commissarié des installations pour Città Invisibili (Fara Sabina, Italie, 2018), The Performance Arcade (Aotearoa/Nouvelle-Zélande, 2020) et la XX Chilean Biennial of Architecture and Urbanism (Valparaíso, Chili, 2018), entre autres. Shauna est professeure adjointe à l’Université Concordia, où elle a enseigné aux départements de Studio Arts et d’histoire de l’art ; elle enseigne présentement au département de théâtre.

Santiago Tavera y Laura Acosta son dos artistas colombo-canadienses radicados en Montreal, Canadá. Su práctica colaborativa forja una intersección entre la investigación y desarrollo de ambientes interactivos de Tavera sobre la relación cuerpo-tecnología, y la exploración de la performance de Acosta a través de los textiles. Por este medio, crean experiencias de inmersión y performances expandidos en donde el público se cuestiona su propia posición dentro de un espacio. Sus proyectos colaborativos han recibido el apoyo del Canada Council for the Arts y de Le Conseil des arts et des lettres du Québec, y se han presentado en Canadá en MAI-Montréal, arts interculturels, Articule y SUR Gallery, así como en el Festival Internacional de Imágenes de Manizales y en el Simposio Internacional de Arte Electrónico-ISEA.

Santiago Tavera construye instalaciones inmersivas e interactivas que exploran narrativas virtuales de dislocación y percepción. En la obra de Tavera, las composiciones multimedia de vídeos, animaciones gráficas en 3D, poesía, sonido y materiales reflectivos evocan experiencias físicas y digitales de procesos de identificación y representación. Tavera cuenta con una Maestría en Bellas Artes en el programa Intermedia de la Universidad Concordia.

Laura Acosta crea escenas surrealistas que integran el movimiento improvisado, las estructuras textiles y los elementos multimedia, como forma de explorar temas de identidad y desplazamiento. Cuenta con una Maestría en Bellas Artes en el programa de estudios textiles de la Universidad Concordia; una Licenciatura interdisciplinaria en Bellas Artes de la Universidad NSCAD y un Diploma avanzado en Bellas Artes de Fanshawe College.

Shauna es una curadora interdisciplinaria de proyectos sobre el arte urbano, colaborativo, multimedia y activista. Desde 2009, en Tiohtià:ke/Montreal se ha encargado de llevar a cabo proyectos artísticos y curatoriales de arte público para el Centre d'Histoire de Montréal y La Fonderie Darling, y ha dado charlas y colaborado en numerosos eventos de participación comunitaria e intercambios culturales con instituciones como Mutek, Héritage Montréal, Montréal Arts Interculturels, el CCA (Centro Canadiense de Arquitectura), Articule, el Grupo de Alfabetización Digital de la Biblioteca Atwater y el Museo McCord.

A nivel internacional, Shauna ha diseñado y comisariado instalaciones para Città Invisibli (Fara Sabina, Italia, 2018), The Performance Arcade (Aotearoa/Nueva Zelanda, 2020), y la XX Bienal de Arquitectura y Urbanismo en Valparaíso, Chile (2018), entre otras. Shauna es profesora asistente en la Universidad Concordia, donde ha impartido clases en Studio Arts, en el Departamento de Historia del Arte y actualmente enseña en el Departamento de Teatro.




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Charlotte Clermont, microsleeps, 2020,
photogramme : image numérique transférée sur 16mm, couleur. Avec l’aimable permission de l'artiste. | Videostill: Digital image transferred to 16mm, color.
Courtesy of the artist.

Charlotte Clermont
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021
microsleeps

Issue du cinéma expérimental, Charlotte Clermont interroge nos perceptions du réel par l’entremise d’un dialogue entre les explorations vidéo et sonore. L’aspect performatif de sa pratique s’incarne dans sa manière singulière de manipuler des dispositifs d’enregistrement analogiques, mue par une volonté de transposer l’insaisissabilité de moments vécus. À partir de matériaux provenant de son environnement immédiat, elle travaille la sensibilité chimique de la pellicule par différents procédés d’altération, laissant une grande place au hasard.

Ses œuvres témoignent d’un rapport intime à la matérialité du médium. Empreintes d’un caractère érotique et sensuel, elles dévoilent une dissension des polarités en s’inscrivant dans l’intervalle entre l’accessible et l’inaccessible. Ces tensions suscitent des projections fantasmatiques de l’imminent, déployées aux frontières poreuses du réel. Les combinaisons fragmentaires proposées servent de points d’entrée dans un espace-temps précis qui permet d’observer la fragilité de sensations éphémères. Tissées de parcelles autofictives, elles puisent dans une mémoire intime, où s’entremêlent rêves et souvenirs, pour en dé/sacraliser les réminiscences. La démarche de Clermont emprunte également aux codes de la musique, usant de structures rythmiques et de leitmotivs pour assembler textures et éclats chromatiques, lesquels créent une narrativité et une sémiologie de l’image. L’ensemble de son travail développe un métalangage inhérent et autonome, symboliquement encodé.

L’installation microsleeps a été tournée en 16 mm et Super 8 puis transposée en trois canaux numériques. Les trames sonores ont été réalisées par Émilie Payeur, compositrice de musique expérimentale et noise. Charlotte Clermont utilise, entre autres, des techniques de mordançage – procédé de détérioration de l'image consistant à altérer et à soulever l'émulsion chimique de la pellicule – pour révéler momentanément différentes strates de compositions picturales en micromouvement. Les sensations de vastitude suscitées par les lieux et les moments capturés permutent aléatoirement, donnant corps à des états fuyants mais affirmés. L’installation propose une succession d’univers latents, inscrits dans les interstices d’un présent mouvant où s’enchevêtrent des états d’intimité et d’extimité (Lacan). microsleeps réfléchit la pluralité des relations « intra » et
« extra » personnelles qui nous construisent et invite à une rencontre inusitée avec
celles-ci.

Auteure : Myriam Le Ber Assiani

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Rappel des mesures sanitaires

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Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes : - réservation obligatoire de la visite d’exposition par le biais de ce formulaire :

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ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 8 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;

- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.
Bienvenue à tous!



Charlotte Clermont est titulaire d'un baccalauréat en Studio Arts à l'Université Concordia. Elle vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées au Canada et à l'international dans le cadre de festivals et d'expositions dont le Festival international du film sur l'art (Canada), Fracto (Allemagne), Festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris (France), IFF Rotterdam (Pays-Bas), Künstlerhaus Bethanian (Allemagne), CROSSROADS (États-Unis), Arctic Moving Image and Film Festival (Norvège) et Edinburgh International Film Festival (Écosse). Elle a été artiste en résidence au Studio Kura (Japon), Signal Culture (États-Unis), Fusion Gallery (Italie), Shiro Oni (Japon) et Skaftfell (Islande).

L'artiste souhaite dédier l'installation microsleeps à Daniel Oxley et remercie chaleureusement, pour leur soutien, le Conseil des arts et des lettres du Québec, les centres d'artistes Main Film, Vidéographe et OPTICA, Alexendre Brault, Charles-André Coderre, Jonathan Lachance, Émilie Payeur, Guillaume Vallée, Erin Weisgerber et le Big Dick Panther.

Myriam Le Ber Assiani s’intéresse aux risques et à la transformation comme moteurs d’existence et de résistance. Ancrée dans l’interdisciplinarité, sa pratique s’articule aux lisières de l’art action, des arts vidéo, sonore et installatif. Elle est titulaire d’un baccalauréat en études théâtrales à l’UQAM. Ses œuvres ont été présentées au Canada, aux États-Unis et en Europe.




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Laura Acosta & Santiago Tavera,
The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams, 2020. Installation multimédia : projections vidéo, capteurs de mouvement
branche, plexiglas réfléchissant,
néon ; performance.
Dimensions variables. Avec l’aimable permission des artistes. | Multimedia installation:
video projections,
set of motion sensors, branch, reflective plexiglass, neon light; performance.
Dimensions variable. Courtesy of the artists.

Laura Acosta & Santiago Tavera avec Shauna Janssen
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021
Opuscule et entretien vidéo

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation en cours, OPTICA a récemment lancé une nouvelle série d’entretiens vidéo et un nouveau format d'édition sous forme d'opuscule qui regroupe un texte d’exposition, un choix d’images, une biographie, une bibliographie sélective et un plan de salle. Il nous fait plaisir de vous partager en version numérique l'opuscule qui documente l’exposition de Laura Acosta & Santiago Tavera intitulée The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams, incluant le texte de la chercheuse et commissaire Shauna Janssen (Montréal) -à découvrir par le biais de ce
LIEN (pdf).

Nous vous invitons aussi à consulter l'entretien vidéo entre Laura Acosta & Santiago Tavera avec Shauna Janssen (23 avril 2021) -
LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).




Santiago Tavera et Laura Acosta (nés en 1988, à Bogota) sont des artistes canado-colombiens établis à Montréal. Dans leur pratique de collaboration, ils se sont forgés une intersection entre l’investigation par Tavera des technologies virtuelles et des environnements immersifs en lien avec le corps, et l’exploration par Acosta de la performance en relation avec des textiles portables. Ils créent ainsi des expériences immersives et des performances élargies dans lesquelles le public interroge sa propre position dans un espace. Leurs projets collaboratifs ont reçu l’appui du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, et ont été présentés au Canada au MAI (Montréal, arts interculturels), à Articule, et à la galerie SUR, de même qu’à l’International Image Festival de Manizales et à l’International Symposium on Electronic Art – ISEA.

Santiago Tavera construit des installations immersives et interactives qui explorent des récits virtuels de dislocation et de perception. Dans son œuvre, les compositions multimédias vidéographiques, les animations 3D, le texte, le son et les matériaux réflexifs évoquent des expériences de processus d’identification et de représentation physiques, numériques et queer. Tavera détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia.

Laura Acosta crée des scènes surréelles qui intègrent le mouvement improvisé, des structures textiles et des éléments multimédias, dans le but d’explorer des thèmes liés à l’identité et au déplacement. Elle détient une maîtrise en beaux-arts (Fibres and Material) de l’Université Concordia, un baccalauréat interdisciplinaire en beaux-arts de l’Université NSCAD et un diplôme supérieur en beaux-arts du Fanshawe College.

Shauna Janssen est commissaire interdisciplinaire pour des projets en art urbain réactifs au lieu, collaboratifs, multimédias et activistes. Depuis 2009, à Tiohtià:ke/Montréal, elle a reçu des commandes pour entreprendre des projets artistiques et commissariaux en art public au Centre d’histoire de Montréal et à la Fonderie Darling, a donné des conférences et collaboré à de nombreux événements liés à la communauté et à des échanges culturels avec des institutions comme Mutek, Héritage Montréal, Montréal Arts Interculturels, le Centre canadien d’architecture, Articule, la Bibliothèque et centre d’informatique Atwater et le Musée McCord. À l’international, Shauna a conçu et commissarié des installations pour Città Invisibili (Fara Sabina, Italie, 2018), The Performance Arcade (Aotearoa/Nouvelle-Zélande, 2020) et la XX Chilean Biennial of Architecture and Urbanism (Valparaíso, Chili, 2018), entre autres. Shauna est professeure adjointe à l’Université Concordia, où elle a enseigné aux départements de Studio Arts et d’histoire de l’art ; elle enseigne présentement au département de théâtre.

Santiago Tavera y Laura Acosta son dos artistas colombo-canadienses radicados en Montreal, Canadá. Su práctica colaborativa forja una intersección entre la investigación y desarrollo de ambientes interactivos de Tavera sobre la relación cuerpo-tecnología, y la exploración de la performance de Acosta a través de los textiles. Por este medio, crean experiencias de inmersión y performances expandidos en donde el público se cuestiona su propia posición dentro de un espacio. Sus proyectos colaborativos han recibido el apoyo del Canada Council for the Arts y de Le Conseil des arts et des lettres du Québec, y se han presentado en Canadá en MAI-Montréal, arts interculturels, Articule y SUR Gallery, así como en el Festival Internacional de Imágenes de Manizales y en el Simposio Internacional de Arte Electrónico-ISEA.

Santiago Tavera construye instalaciones inmersivas e interactivas que exploran narrativas virtuales de dislocación y percepción. En la obra de Tavera, las composiciones multimedia de vídeos, animaciones gráficas en 3D, poesía, sonido y materiales reflectivos evocan experiencias físicas y digitales de procesos de identificación y representación. Tavera cuenta con una Maestría en Bellas Artes en el programa Intermedia de la Universidad Concordia.

Laura Acosta crea escenas surrealistas que integran el movimiento improvisado, las estructuras textiles y los elementos multimedia, como forma de explorar temas de identidad y desplazamiento. Cuenta con una Maestría en Bellas Artes en el programa de estudios textiles de la Universidad Concordia; una Licenciatura interdisciplinaria en Bellas Artes de la Universidad NSCAD y un Diploma avanzado en Bellas Artes de Fanshawe College.

Shauna es una curadora interdisciplinaria de proyectos sobre el arte urbano, colaborativo, multimedia y activista. Desde 2009, en Tiohtià:ke/Montreal se ha encargado de llevar a cabo proyectos artísticos y curatoriales de arte público para el Centre d'Histoire de Montréal y La Fonderie Darling, y ha dado charlas y colaborado en numerosos eventos de participación comunitaria e intercambios culturales con instituciones como Mutek, Héritage Montréal, Montréal Arts Interculturels, el CCA (Centro Canadiense de Arquitectura), Articule, el Grupo de Alfabetización Digital de la Biblioteca Atwater y el Museo McCord.

A nivel internacional, Shauna ha diseñado y comisariado instalaciones para Città Invisibli (Fara Sabina, Italia, 2018), The Performance Arcade (Aotearoa/Nueva Zelanda, 2020), y la XX Bienal de Arquitectura y Urbanismo en Valparaíso, Chile (2018), entre otras. Shauna es profesora asistente en la Universidad Concordia, donde ha impartido clases en Studio Arts, en el Departamento de Historia del Arte y actualmente enseña en el Departamento de Teatro.




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Charlotte Clermont, microsleeps, 2020-2021.
Installation vidéo, 16mm et Super 8 numérisés,
 écrans autoportants, muret, objets divers : argile peinte et façonnée, eau, bocaux, miroir, grenade, tissu synthétique; 4 canaux mono, 4 min.
 Dimensions variables. Avec l’aimable permission de l’artiste. | Video Installation, 16mm and Super-8 Film digital transfer, freestanding screens, low wall, various objects: painted and shaped clay, water, jars, mirror, pomegranate,
synthetic fabric; 4 mono channels, 4 min.
Dimensions variable. Courtesy of the artist.

Charlotte Clermont et Stefano Miraglia
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021
Opuscule et entretien vidéo

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation en cours, OPTICA a récemment lancé une nouvelle série d’entretiens vidéo et un nouveau format d'édition sous forme d'opuscule qui regroupe un texte d’exposition, un choix d’images, une biographie, une bibliographie sélective et un plan de salle. Il nous fait plaisir de vous partager en version numérique l'opuscule qui documente l’exposition de Charlotte Clermont intitulée microsleeps, incluant le texte de l’auteure Myriam Le Ber Assiani (Montréal) -à découvrir par le biais de ce LIEN (pdf).

Nous vous invitons aussi à consulter l'entretien vidéo entre Charlotte Clermont et Stefano Miraglia (25 mai 2021) -
LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).




Charlotte Clermont est titulaire d'un baccalauréat en Studio Arts à l'Université Concordia. Elle vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées au Canada et à l'international dans le cadre de festivals et d'expositions dont le Festival international du film sur l'art (Canada), Fracto (Allemagne), Festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris (France), IFF Rotterdam (Pays-Bas), Künstlerhaus Bethanian (Allemagne), CROSSROADS (États-Unis), Arctic Moving Image and Film Festival (Norvège) et Edinburgh International Film Festival (Écosse). Elle a été artiste en résidence au Studio Kura (Japon), Signal Culture (États-Unis), Fusion Gallery (Italie), Shiro Oni (Japon) et Skaftfell (Islande).

Stefano Miraglia est artiste et commissaire d’exposition, basé à Paris. En tant que commissaire, il s’intéresse à la façon dont la cinéphilie fonctionne à l’intersection entre l’art, la pédagogie et la pensée collective. Sa recherche porte depuis 2019 sur la redécouverte et la réévaluation de l’œuvre d’Ellis Donda. Membre actif de C-E-A, il est le fondateur et commissaire de Movimcat, une plateforme sur l’image en mouvement, qui présente une sélection en continue d'œuvres et d'images animées, libres de droits et disponibles sur Vimeo, ainsi que des programmes spéciaux avec des commissaires invités. Comme artiste, il a exposé dans des musées, des galeries – le Taiwan Contemporary Culture Lab, le Centrum (Allemagne), le Museo Mar (Argentine) – et a participé à de nombreux festivals de cinéma.




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Intersections, 2021.

Nouveau partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM et OPTICA
du 25 avril 2021 au 31 mai 2022
Intersections - Résidence de recherche, création et production_date limite de dépôt: 25 avril 2021

Nouveau partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) et OPTICA, centre d’art contemporain
APPEL DE CANDIDATURES


Date limite de dépôt: 25 avril 2021
Séance d'information virtuelle : 13 avril à 11h

Pour plus de renseignements, une séance d'information virtuelle aura lieu le 13 avril à 11h. Vous êtes invité.e à vous inscrire pour recevoir le lien Zoom d’ici le 11 avril à: intersections@uqam.ca

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) de l’UQÀM lancent un appel de candidatures pour les artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération) qui sont membres des minorités ethniques ou visibles**. Les candidat.e.s éligibles auront terminé leurs études ou seront prochainement diplômé.e.s de la maîtrise à l’ÉAVM.

Ce nouveau partenariat vise à offrir un soutien de recherche, de création et de production à un.e artiste en lui donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à sa formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

Ce projet pilote prend la forme d’une résidence en vue de la réalisation d’une œuvre qui entre en dialogue avec des archives (fonds documentaire du centre d’art contemporain OPTICA ou autre, en fonction de la recherche de l’artiste). À la fin de la résidence, OPTICA présentera une exposition de l’artiste sélectionné.e. Le lauréat ou la lauréate tiendra aussi une présentation publique sur sa pratique artistique au centre. Un accompagnement par l’ÉAVM et OPTICA sera fourni dans le cadre du projet d’une durée d’un an.

Conditions d'admissibilité

- être un.e artiste issu.e. de l’immigration (de première ou de seconde génération) membre des minorités ethniques ou visibles**;
- être un.e artiste professionnel.le** en arts visuels; - avoir été diplômé du programme de maîtrise à l’ÉAVM entre 2017 et 2021;
- être citoyen.ne canadien.ne ou résident.e permanent.e du Canada à la date de dépôt de la demande; - être domicilié sur le territoire de l’île de Montréal depuis au moins un an;
- être disponible pour toutes les activités incluses dans le cadre du projet.

Soutien offert

- trois mois de résidence de recherche à l’automne 2021 au centre d’art contemporain OPTICA incluant un espace de travail et un accès aux équipements de bureau, aux archives et à la documentation;
- un studio pour la création et la production, ainsi qu’un accès aux ateliers techniques spécialisés de l'ÉAVM pour une durée d’un an; « sous toutes réserves d’approbation par les instances de l’UQAM – en processus »
- un accompagnement professionnel totalisant 60 heures par OPTICA (30h) et l’ÉAVM (30h);
- une subvention de recherche (max. 1500$);
- un cachet de production (3,000$), d’exposition (2,120$) et de présentation publique (125$);
- une plage d’exposition ou de diffusion du projet final dans la programmation d’OPTICA et une présentation publique au cours de l’année 2023.
Veuillez noter que nous ne prenons pas en charge les frais d’hébergement ou de transport. Le calendrier et les conditions de travail peuvent être modifiés en fonction du contexte pandémique.

Dossier de candidature

- une lettre de motivation décrivant le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique (max. 500 mots);
- une courte biographie (max. 100 mots);
- une démarche artistique (max. 500 mots); - un curriculum vitae (max. 3 pages);
- 10 images maximum au format JPG d'un poids maximal de 1Mo par image et/ou extraits vidéo et audio (5 minutes maximum, par hyperliens) avec une liste descriptive des images et/ou des extraits audiovisuels;
Le dossier de candidature doit être soumis dans un seul document PDF (taille maximale du fichier de 15 Mo) et envoyé au plus tard le 25 avril 2021 à minuit à l’adresse courriel: intersections@uqam.ca

Seuls les documents exigés seront transmis aux membres du comité d'évaluation. Il n'y aura pas de commentaires du jury.

Pour plus de renseignements, une séance d'information virtuelle aura lieu le 13 avril à 11h. Vous êtes invité.e à vous inscrire pour recevoir le lien Zoom d’ici le 11 avril à: intersections@uqam.ca

** Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal: https://www.artsmontreal.org/media/artistes/aide/financement/transitoire/glossaire.pdf






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Le Camouflage, fiche pédagogique destinée aux groupes scolaires et aux familles, 2021.
Développement du contenu : Sandrine Côté et Marie Drapeau. Graphisme : Tamzyn Berman.|
Educational flashcards intended for school groups and families, 2021.
Content development: Sandrine Côté and Marie Drapeau. Graphic Design: Tamzyn Berman.



Laura Acosta & Santiago Tavera
du 1 juin 2021 au 12 juin 2021
Nouveaux outils éducatifs chez OPTICA à découvrir!

Suite à la trousse pédagogique lancée cet hiver autour de l’exposition de Sandra Brewster, OPTICA propose un tout nouvel outil éducatif à l’intention de son jeune public. Cette fois, le centre offre une série de fiches pédagogiques et une capsule vidéo qui font écho à la pratique des artistes Laura Acosta & Santiago Tavera et à leur installation The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams, présentée actuellement chez OPTICA.

Ces cinq fiches thématiques s’adressent aux groupes scolaires et aux familles (jeunes de 8 à 13 ans). Si ces fiches ont pour objectif général de faire découvrir les pratiques des artistes, elles permettent plus particulièrement d’explorer, seul.e ou en équipe,les notions d’identité, de camouflage, d’immersion, d'interactivité et d’interdisciplinarité propres à l'œuvre installative. Les différentes activités ludiques et stratégies pédagogiques proposées (carte sensorielle, mise en situation, outils d’investigation, etc.) aideront les jeunes à mieux comprendre les enjeux qui animent cette proposition artistique. Les fiches s’accompagnent également d’une entrevue avec les artistes, présentée sous la forme d’une courte capsule vidéo, qui permet de démystifier le métier d’artiste professionnel.

Pour obtenir plus d'informations sur les fiches, veuillez communiquer avec Sandrine Côté à mediation[at]optica.ca.




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L’artiste Maryam Eizadifard,
crédit : Experimental Film Society.


Maryam Eizadifard
du 1 septembre 2021 au 30 avril 2023
Récipiendaire de la Résidence Intersections!

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM annoncent chaleureusement que Maryam Eizadifard est la récipiendaire de la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, première édition 2021.

Maryam Eizadifard s’intéresse aux notions d’espace et de temps, inhérentes à l’immigration et au déracinement. Elle explore la nature transitoire des lieux et leur impact sur la mémoire et le corps. Ces expérimentations nourrissent le concept de « ville-corps » qu’elle a développé. Dans le cadre de la résidence, Eizadifard compte poursuivre sa réflexion sur le mouvement migratoire et le statut d’immigrante, inspirée de ses explorations sur la psychologie du corps en relation avec l’espace et le corps en tant qu’espace habité et perçu comme une géographie.

Le jury de cette année, présidé par Iulia-Anamaria Salagor, chargée de projets – diversité culturelle dans les arts du Conseil des arts de Montréal, était composé de Romeo Gongora, professeur à l‘ÉAVM, Marie-Josée Lafortune, directrice du centre d’art contemporain OPTICA et de la commissaire Mariza Rosales Argonza.

La Résidence Intersections de recherche, création et diffusion récompense des artistes émergent.es, issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et récemment diplômé.e.s de la maîtrise à l’ÉAVM.

Pour plus d'informations sur la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, veuillez consulter le site.

Cette résidence est offerte grâce à un partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, OPTICA, un centre d'art contemporain l a centre for contemporary art et l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM | Université du Québec à Montréal.

LIENS UTILES

Site web de Maryam Eizadifard

Étudier à l'ÉAVM

Conseil des arts de Montréal

OPTICA, centre d'art contemporain

Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal





Diplômée de la Faculté d'art et d'architecture de l'Université de Téhéran (2007), Maryam Eizadifard a quitté l’Iran afin de poursuivre des études supérieures en arts visuels en 2011. Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM en 2018, elle s’intéresse à la nature transitoire des lieux et à leur impact sur la mémoire et le corps.

« L'influence de l'environnement, l'espace intime et privé, est la clé de ma compréhension de la condition féminine. Qu'est-ce qui fait de moi une femme ? En analysant ces espaces, j'explore les tensions entre le vide et l’occupation qu'ils véhiculent. Quand l'être humain est absent, cet espace privé est-il vraiment vide ? »

Ces expérimentations nourrissent le concept de « ville-corps » qu’elle a développé.

« maryamizadifard.com »




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Portrait de l'artiste Leila Zelli, 2020. Avec l'aimable permission de l'artiste. |
Portrait of artist Leila Zelli. Courtesy of the artist. Photo Credit: Leila Zelli.



Leila Zelli
du 1 septembre 2021 au 30 mai 2022
OPTICA en parascolaire

En septembre, OPTICA sera de la rentrée scolaire et proposera un tout nouveau projet qui prendra la forme d’ateliers artistiques hebdomadaires. Offert dans le cadre d’une activité parascolaire pendant 6 mois, ce projet permettra à un groupe de dix à quinze jeunes de l’école Saint-Arsène (Rosemont-La Petite-Patrie) de vivre une expérience de création originale en arts visuels et d’entreprendre un parcours soutenu de création avec l’artiste visuelle d’origine iranienne Leila Zelli, accompagnée de Sandrine Côté, notre médiatrice culturelle. Les jeunes rencontreront et échangeront également avec des spécialistes provenant de domaines variés qui leur transmettront la passion de leur métier lors d’exposés et d’ateliers pratiques. À la fin du parcours, les jeunes réaliseront une installation multidisciplinaire collective qui s'intégrera à leur environnement scolaire. L'œuvre finale sera présentée publiquement en mai 2022.

Cette initiative reçoit le soutien du ministère de la Culture et des communications du Québec dans le cadre du programme Parcours éducatif.



Née à Téhéran (Iran), Leila Zelli vit et travaille à Montréal. Détentrice d’une maîtrise (2020) et d’un baccalauréat (2016) en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, elle s’intéresse aux rapports que l’on entretient avec l'idée « d’autres » et « d’ailleurs » et plus spécifiquement au sein de cet espace géopolitique souvent désigné par le terme discutable de « Moyen-Orient ». Zelli a exposé à la Galerie Bradley Ertaskiran, au Conseil des arts de Montréal, à la Galerie de l’UQAM et à la Foire en art actuel de Québec. On retrouve ses oeuvres dans la collection du Musée des beaux-arts de Montréal et dans la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec.

https://leilazelli.com/




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Portrait de Claudia Goulet-Blais, 2021. |
Portrait of Claudia Goulet-Blais, 2021. Photo credit: Claudia Goulet-Blais.


Claudia Goulet-Blais
le 1 septembre 2021
Bienvenue à Claudia Goulet-Blais!

OPTICA est ravi d'accueillir Claudia Goulet-Blais qui se joint à l’équipe en tant qu'adjointe à la médiation culturelle et au numérique. Claudia est récemment diplômée d’un baccalauréat ès beaux-arts (BFA) de l’Université Concordia en photographie, histoire de l’art et arts visuels. Ses études l'ont amenée à se concentrer sur la photographie dans l'art contemporain en tant que sujet de recherche universitaire et pratique créative qui s'inscrit dans les relations sociales de classe, de genre et de sexualité par le biais de la photographie et de la fabrication de livres. Elle a effectué un stage chez OPTICA au cours de ses études en 2019-2021 et collabore depuis avec notre équipe. Bienvenue à Claudia!

https://www.claudiagouletblais.com/




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BUSH Gallery, Hashtag Tmícw, 2014, peinture d'arpentage. Vue d’installation, SecwepemcúÍecw, 2014. Avec l’aimable autorisation des artistes. | Landmarking paint. Installation view, SecwepemcúÍecw, 2014.
Courtesy of the artists.


MOMENTA Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Stefanie Hessler, with | en collaboration avec | Camille Georgeson-Usher, Maude Johnson, Himali Singh Soin | BUSH Gallery : Gabrielle L’Hirondelle Hill, Peter Morin, Tania Willard
du 8 septembre 2021 au 23 octobre 2021
MOMENTA x OPTICA DIFFRACTION. DE LA LUMIÈRE ET DU TERRITOIRE

Exposition présentée dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image et produite en partenariat avec OPTICA.

MOMENTA Biennale de l’image est fière de présenter sa 17e édition, intitulée Quand la nature ressent, sous le commissariat de Stefanie Hessler, avec la collaboration de Camille Georgeson-Usher, de Maude Johnson et de Himali Singh Soin. La biennale s’unit à OPTICA pour offrir au public l’exposition de BUSH Gallery: Diffraction. De la lumière et du territoire.

Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal - Du 8 septembre au 23 octobre 2021, à OPTICA, Gabrielle L’Hirondelle Hill, Peter Morin et Tania Willard de BUSH Gallery présentent une exposition qui porte sur les processus photographiques alternatifs et les implications politiques de la création in situ. Les œuvres ont été réalisées en partie au cours de l’été 2021, pendant une résidence à Secwepemcúl̓ecw. Ensemble, les artistes reconnaissent le territoire comme un collaborateur et une entité vivante et soulignent les nombreuses inflexions culturelles qu’il engendre.

MOMENTA Créatif
IMPRESSIONS SOLAIRES
Joignez-vous à une discussion autour des résonances entre la lumière, le territoire et les procédés photographiques avec le collectif autochtone BUSH Gallery. Créez ensuite une impression solaire à partir de matériaux naturels afin de générer une archive commune et éphémère.

Parcours extérieur en réalité augmentée
Premier projet de MOMENTA en réalité augmentée, le parcours interactif Cristaux liquides présente 11 œuvres en réalité augmentée à proximité des lieux d’exposition. Déambulez dans la ville et expérimentez les œuvres, accessibles sous forme de filtres à l’aide de votre appareil mobile. Rendez-vous sur momentabiennale.com/cristauxliquides pour accéder au site web du projet et aux œuvres en réalité augmentée. Avec : Frances Adair Mckenzie, alaska B, Scott Benesiinaabandan, Anna Binta Diallo, Maryse Goudreau, Ts̱ēmā Igharas, Lisa Jackson, Kama La Mackerel, Malik Mckoy, Alex McLeod, Sabrina Ratté.

Un jardin collectif autochtone au cœur du centre-ville
Sous le titre TEIONHENKWEN Soutiens de la vie, un écosystème urbain prend place sur le terrain extérieur nord de la Grande Bibliothèque / BAnQ. Réalisé par l’artiste T’uy’t’tanat-Cease Wyss en collaboration avec Silverbear et Joce TwoCrows Mashkikii Bimosewin Tremblay, le jardin comprend des plantes indigènes, dont les variétés sont originaires de l’endroit. C’est un espace de rassemblement accessible à tous·tes.

À propos de MOMENTA Biennale de l’image
MOMENTA Biennale de l’image est une biennale internationale d’art contemporain vouée à l’image. Sa mission est de générer un impact sensible et sensé sur le monde qui nous entoure par l’entremise de l’image. La manifestation met en œuvre des initiatives rassembleuses et structurantes pour la diffusion de l’art et l’éducation, initiatives qui favorisent la réflexion et l’accès à l’art contemporain. Fondé en 1989 sous l’appellation Le Mois de la Photo à Montréal, l’organisme est rebaptisé MOMENTA Biennale de l’image en 2017. La dernière édition de la biennale, en 2019, incluait 13 expositions, 39 artistes et 40 évènements publics ; elle a rejoint un public dont l’affluence s’est traduite par plus de 210 000 visites d’exposition.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

WILKINSON, Jayne. « Natural Causes », Artforum, 20 octobre 2021.

NESBITT, Sarah. « 'Sensing Nature / Quand la nature ressent' 17th MOMENTA Biennale de l’image Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal », Flash Art, 20 octobre 2021.

ALLARD, Alexe. Entrevue avec Esther Bourdages. Café - Ckut radio, 90.3 FM, 1er octobre 2021.

MORELLI, Didier. « MOMENTA 2021 Centres Indigenous and Nonhumanist Notions of Nature », Frieze magazine, 30 septembre 2021.



BUSH Gallery : Gabrielle L’Hirondelle Hill (Metis, née à Comox, au Canada ; vit à Vancouver, au Canada), Peter Morin (Tāłtān, né à Telegraph Creek, Canada ; vit à Victoria, Canada) et Tania Willard (Secwépemc, née à Kamloops, au Canada; vit à Chase, au Canada) composent ensemble ce déploiement de BUSH Gallery, un espace créé par un collectif d’artistes autochtones centré sur le territoire, les expériences et les droits autochtones. BUSH Gallery s’intéresse aux façons dont l’art – ses institutions, ses disciplines, ses histoires – peut être modulé en se concentrant sur le vécu, les savoirs, les traditions et les cultures autochtones.

Stefanie Hessler est commissaire, auteure et éditrice. Son travail se concentre sur les écologies, la technologie et les multiples déploiements des formes du vivant et du non-vivant d’un point de vue féministe intersectionnel. Elle est directrice du Kunsthall Trondheim en Sápmi du Sud (Norvège).

Camille Georgeson-Usher est une universitaire, une artiste et une administratrice en arts de l’ile Galiano en Colombie-Britannique, le territoire de la nation Pune’laxutth’ (Penelakut). Ses recherches portent sur les ontologies du rassemblement et sur les croisements ayant lieu entre les protocoles de différentes nations dans les centres urbains.

Maude Johnson est une auteure et une commissaire qui vit et travaille à Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal. Ses recherches explorent les pratiques performatives et commissariales, sondant les méthodologies, les procédés et les langages au sein de démarches interdisciplinaires. Elle est adjointe à la direction et au commissariat pour MOMENTA Biennale de l’image.

Himali Singh Soin est une écrivaine et artiste basée entre Londres et Delhi. Elle réfléchit sur la perte écologique et sur la perte du foyer, cherchant un refuge quelque part dans le pouvoir guérisseur de la performance et de la radicalité de l’amour.




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Portrait des artistes Laura Acosta & Santiago Tavera. Avec l'aimable permission des artistes. |
Portrait of artists Laura Acosta & Santiago Tavera. Courtesy of the artists. Photo credit: Cedric Laurenty


Laura Acosta & Santiago Tavera
du 15 septembre 2021 au 1 mai 2022
OPTICA, Laura Acosta & Santiago Tavera, récipiendaires de la subvention Présent numérique du Conseil des arts du Canada!

OPTICA est l'heureux lauréat de la subvention Présent numérique du Conseil des arts du Canada. Celle-ci permettra la création d'un site Web interactif numérique en 360 degrés, une adaptation des épisodes de la série The Novels of Elsguer des artistes Laura Acosta & Santiago Tavera. Le projet propose une expérience immersive et interactive basée sur la notion de déplacement (migrations, diasporas). Un site Web indépendant sera également créé en intégrant une composante documentaire.

The Novels of Elsguer du duo d’artistes canado-colombiens Laura Acosta et Santiago Tavera est une série d'installations transdisciplinaires qui explorent les notions de représentation et d'appartenance à travers des environnements numériques interactifs et immersifs, des récits non linéaires, des paysages sonores expérimentaux, des sculptures textiles et des performances.



Santiago Tavera et Laura Acosta (nés en 1988, à Bogota) sont des artistes canado-colombiens établis à Montréal. Dans leur pratique de collaboration, ils se sont forgés une intersection entre l’investigation par Tavera des technologies virtuelles et des environnements immersifs en lien avec le corps, et l’exploration par Acosta de la performance en relation avec des textiles portables. Ils créent ainsi des expériences immersives et des performances élargies dans lesquelles le public interroge sa propre position dans un espace. Leurs projets collaboratifs ont reçu l’appui du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, et ont été présentés au Canada au MAI (Montréal, arts interculturels), à Articule, et à la galerie SUR, de même qu’à l’International Image Festival de Manizales et à l’International Symposium on Electronic Art – ISEA.


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BUSH gallery, Atelier Impressions solaires, 2021.
Avec l'aimable permission des artistes.
Crédit photo : Jean-Michael Seminaro
|BUSH gallery, Creative Sun Prints Workshop.
Courtesy of the artists. Photo Credit: Jean-Michael Seminaro.

Gabrielle L'Hirondelle Hill, Peter Morin et Tania Willard
du 25 septembre 2021 au 25 septembre 2021
Journée de la culture : impressions sous le soleil chez OPTICA à 13h!

Le temps d'un après-midi, OPTICA vous invite, dans le cadre de son Programme éducatif public, à vous imprégner des œuvres de l’exposition Diffraction. De la lumière et du territoire du collectif d'artistes autochtones BUSH Gallery. Une belle occasion de vivre un moment de partage et de création!

Autour d’un thé qui vous sera offert, venez découvrir le processus de création des artistes Gabrielle L'Hirondelle Hill, Peter Morin et Tania Willard et les œuvres qu’ils ont réalisées lors d’une résidence sur le territoire de la nation Secwépemc dans la réserve de Neskonlith à Secwepemcúĺecw (Colombie-Britannique). Vous aurez l’occasion d’expérimenter la technique d'impression solaire utilisée par les artistes et de concevoir votre sac de cueillette réutilisable personnalisé à partir de matériaux naturels et végétaux que vous utiliserez pour réaliser votre impression. Pendant la cueillette, nous engagerons une réflexion sur les relations que l'on entretient avec la nature, le territoire et l'environnement.

L’activité est gratuite, ouverte à tou·te·s et sera adaptée en cas de pluie. En solo, en famille ou entre ami·e·s, rejoignez-nous au centre le samedi 25 septembre à 13h.

L’exposition de BUSH Gallery est présentée dans le cadre de MOMENTA, biennale de l’image et produite en partenariat avec OPTICA. Cette activité est une adaptation de l’atelier Impressions solaires des artistes Gabrielle L’Hirondelle Hill, Peter Morin et Tania Willard du collectif BUSH Gallery en collaboration avec MOMENTA Créatif et OPTICA, centre d’art contemporain. Avec l’aimable permission des artistes.

RÉSERVATION : mediation@optica.ca
or 514-874-1666
OPTICA, centre d'art contemporain
Espace 106, 5445 av. De Gaspé
Montréal
H2T 3B2




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Fiches pédagogiques et matériel didactique, 2021.
Conception : Sandrine Côté & Marie Drapeau. Signature visuelle : Tamzyn Berman. Crédit photo : Sandrine Côté. | Educational cards
and didactic material, 2021. Conceptualization: Sandrine Côté & Marie Drapeau. Visual signature: Tamzyn Berman. Photo credit: Sandrine Côté.



Laura Acosta & Santiago Tavera
du 1 octobre 2021 au 30 novembre 2021
Nouvel atelier en classe pour les élèves du primaire!


Cet automne, OPTICA offre également un nouvel atelier en classe en lien avec sa série de fiches pédagogiques développée autour de la pratique du duo d’artistes canado-colombiens Laura Acosta & Santiago Tavera et à leur installation The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams. L’atelier, d’une durée d’une heure, fera découvrir la pratique des artistes et l’art contemporain aux groupes d’élèves du primaire grâce à 5 fiches thématiques, qui s’accompagnent de capsules vidéos, incluant une courte entrevue avec les artistes pour démystifier leur métier, et d’une multitude de matériel didactique.

Répartis en 5 équipes et guidés par une de nos médiatrices culturelles, les jeunes exploreront tour à tour les notions d’identité, de camouflage, d’immersion, d'interactivité et d’interdisciplinarité propres à l'œuvre installative. Les différentes stratégies pédagogiques proposées amèneront les jeunes à réfléchir avec leur coéquipier.ière, à échanger entre eux et à mettre en action les apprentissages reçus pour une meilleure intégration des contenus et des enjeux soulevés.

Pour obtenir de plus amples informations sur le contenu de l’atelier, veuillez communiquer avec Sandrine Côté : mediation[at]optica.ca.



Santiago Tavera et Laura Acosta (nés en 1988, à Bogota) sont des artistes canado-colombiens établis à Montréal. Dans leur pratique de collaboration, ils se sont forgés une intersection entre l’investigation par Tavera des technologies virtuelles et des environnements immersifs en lien avec le corps, et l’exploration par Acosta de la performance en relation avec des textiles portables. Ils créent ainsi des expériences immersives et des performances élargies dans lesquelles le public interroge sa propre position dans un espace. Leurs projets collaboratifs ont reçu l’appui du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, et ont été présentés au Canada au MAI (Montréal, arts interculturels), à Articule, et à la galerie SUR, de même qu’à l’International Image Festival de Manizales et à l’International Symposium on Electronic Art – ISEA.




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BUSH Gallery, Couverture zine | Zine Cover, 2021.

BUSH Gallery, zine
du 12 octobre 2021 au 23 octobre 2021
# BUSH Gallery \ Manifestos and other Emergencies\

Nouvelle publication, distribuée gratuitement chez OPTICA!
#
BUSH Gallery
\ Manifestos
and other
Emergencies \

Outre le manifeste de Bush Gallery traduit en langues autochtones, cette publication comprend un guide qui décrit les urgences et les mesures à prendre afin d’atténuer les dommages occasionnés non seulement aux biens mais également afin de protéger l’esprit, la santé mentale, la culture et plus encore. Elle est agrémentée d’une recette traditionnelle de pain sans gluten.

Zine produit par BUSH GALLERY en collaboration avec MOMENTA Biennale de l’image et OPTICA
Auteur.e.s : BUSH Gallery
2021, 35 p., 12,5 x 19 cm.
Textes en secwepemctsín, kanienkehaka, anglais, français



BUSH Gallery : Gabrielle L’Hirondelle Hill (Metis, née à Comox, au Canada ; vit à Vancouver, au Canada), Peter Morin (Tāłtān, né à Telegraph Creek, Canada ; vit à Victoria, Canada) et Tania Willard (Secwépemc, née à Kamloops, au Canada; vit à Chase, au Canada) composent ensemble ce déploiement de BUSH Gallery, un espace créé par un collectif d’artistes autochtones centré sur le territoire, les expériences et les droits autochtones. BUSH Gallery s’intéresse aux façons dont l’art – ses institutions, ses disciplines, ses histoires – peut être modulé en se concentrant sur le vécu, les savoirs, les traditions et les cultures autochtones.




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OPTICA reprend ses Laboratoires contemporains avec les CPE | OPTICA Resumes its Contemporary Labs with Child Care Centres, 2021. Crédits photo : Sandrine Côté et Claudia Goulet-Blais.

Myriam Yates
du 1 novembre 2021 au 30 janvier 2022
OPTICA reprend ses Laboratoires contemporains avec les CPE!

OPTICA est heureux d’annoncer la reprise des Laboratoires contemporains pour les CPE, les garderies et les groupes du préscolaire.

Dans une atmosphère conviviale, l’atelier Viens jouer au parc avec moi propose aux tout-petits (4 à 6 ans) de s’initier à l’art contemporain et à la pratique de l’artiste Myriam Yates. En grand groupe et guidé·e·s par une médiatrice du centre, les enfants partageront leurs observations et échangeront sur les œuvres de l’exposition Parcs. Playgrounds chez OPTICA qui présente des photographies de parcs d’enfants de la ville de New-York. Ils·elles seront ensuite invité·e·s à imaginer et à créer un parc à jouer à l’aide d’une multitude de formes colorées, prédécoupées, afin de poursuivre la réflexion entamée à partir des œuvres présentées.

Afin de respecter les directives de la Santé publique, OPTICA ira à la rencontre des tout-petits ; les médiatrices animeront l’activité sur place dans les locaux des établissements de la petite enfance. Cet atelier favorise le développement du langage et du vocabulaire des enfants, stimule leur imagination et leur créativité en plus d’améliorer les compétences en lien avec l’orientation et la composition spatiale.

Pour de plus amples informations ou pour planifier un atelier, contactez-nous à mediation[@]optica.ca.




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Myriam Yates, Classic Playground, Upper West Side, Manhattan, NY, 2018, impression numérique, 35,56 x 53,34 cm. Avec l’aimable permission de l'artiste. | Digital print, 35,56 x 53,34 cm.
Courtesy of the artist.

Myriam Yates
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021
Parcs. Playgrounds

Ouverture_samedi le 6 novembre 2021 - 12h à 17h
En présence de l'artiste Myriam Yates

-Opuscule à découvrir par le biais de ce LIEN (pdf).

Réservation fortement recommandée par le biais de ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

Parcs. Playgrounds propose une méditation sur l’espace public au moyen d’une documentation de terrains de jeu vides, telle que saisie par Myriam Yates dans la ville de New York en 2018. La composition formelle de ces images, par ses vues frontales et éloignées, nous incite à observer les accents modernistes présents dans ces sites de jeux publics. Captées sans présence humaine, ces structures sont le reflet d’une architecture et d’une sculpture minimalistes par leurs matériaux : acier, béton, fibre de verre et plastique. Ce parallèle donne à chacun des sites l’aura d’un monument et, par extension, le potentiel de devenir une ruine, lequel s’accompagne de la possibilité d’être abandonné, érodé et repris par la nature.

Dans la série, plusieurs terrains de jeux sont entourés par des immeubles d’appartements et des éléments urbains. Fenêtres, barrières et climatiseurs occupent l’espace des horizons, des lisières et des frontières. En contraste, les sites montrant des espaces verts et la nature environnante transmettent des signifiants sociaux de classe, d’accès et de capital qui sont différents malgré l’absence de sujets humains. Cette tension entre la manière dont un espace est socialement désigné et sa réalité formaliste est un fil conducteur dans la pratique élargie de Yates.

Filmant ou photographiant souvent des sites abandonnés, comme les pistes de course et les aérogares, Yates est attirée par les espaces interstitiels. Ces zones sont en transition temporelle, passant du rythme des activités humaines, comme le loisir, le voyage et le jeu, à l’immobilité d’une rupture matérielle due à l’usure et au temps géologique. À une époque où les changements climatiques attirent notre attention sur le futur et le besoin de durabilité, l’œuvre de Yates présente un paysage concordant souvent ignoré et qui pourtant nous entoure : le lent effondrement matériel de la modernité. Parcs. Playgrounds propose un fascinant corpus d’œuvres qui dépeint parfaitement cet espace de transition, documentant des sites que nous occupons dans nos stades de développement, que nous abandonnons par la suite et auxquels nous retournons parfois.

April Thompson

Traductrice : Colette Tougas

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Myriam Yates tient à remercier le Conseil des arts du Canada (pour l’étape de prises de vues et le séjour à New-York) et Patric Lacasse.

Rappel des mesures sanitaires
Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous avons mis en place des mesures sanitaires.

Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :
- Réservation fortement recommandée par le biais de ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 15 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;

- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.
Bienvenue à tous!

REVUE DE PRESSE

CHARRON, Marie-Ève. «Galeries et centres d’artistes au diapason de la diversité», Le Devoir, 11 septembre 2021.



Myriam Yates a exposé au Canada et, sur la scène internationale, à Paris et à Berlin. Oeuvrant en photographie et en cinéma, Yates a présenté son travail dans divers cadres, entre autres des festivals de cinéma, des expositions et des magazines. En 2015, elle a reçu le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton en arts médiatiques du Conseil des arts du Canada.

April Thompson est auteure et vit présentement sur le territoire non cédé des nations Sḵwx̱wú7mesh, Səl̓ílwətaʔ/Selilwitulh et xʷməθkʷəy̓əm, à Vancouver. Sa pratique s’appuie sur des enquêtes critiques liées à la photographie et à l’image en mouvement, à la politique spatiale et aux nouveaux médias.



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Gabriela Löffel, [Performance], 2017-2018, installation vidéo, 2 canaux, haut-parleurs, 25 min. Avec l’aimable permission de l'artiste. | 2-Channel video installation, speakers, 25 min. Courtesy of the artist.

Gabriela Löffel
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021
[Performance]

Ouverture_samedi le 6 novembre 2021 - 12h à 17h

-Opuscule à découvrir par le biais de ce
LIEN (pdf).

Réservation fortement recommandée par le biais de ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

Intitulée [Performance] (2017-2018), l’installation vidéo multicanaux de Gabriela Löffel illustre un moment aussi bien de formation que de déconstruction. Filmée à partir de plusieurs angles dans une salle de conférence vide, l’œuvre suit Amy Carroll, une coach en communication orale, et son protagoniste, Rudi van der Merwe, en train d’écouter très attentivement un extrait audio enregistré auparavant par Löffel lors d’une foire commerciale portant sur l’industrie de la sécurité. S’étant familiarisés avec le matériel, Carroll et van der Merwe vont retravailler les mots et la posture du conférencier invisible, dans la zone de confort de leur cadre solitaire, et transformer ce qui était vraisemblablement une présentation maladroite (l’original est traversé d’hésitations) en une introduction parfaitement réglée et convaincante. Même l’invitation « à attacher votre ceinture de sécurité et à profiter de la promenade » – plaisanterie qui, dans la version de l’homme de sécurité anonyme tombe désespérément à plat – donne l’impression d’être un chef-d’œuvre de gravité et de confiance après avoir reçu le traitement de Carroll.

D’emblée, l’approche analytique de Löffel semble porter sur la forme, mais ce qu’elle vise vraiment c’est le contenu. Rarement la sécurité, qui est un aspect fondamental de la société contemporaine, est-elle abordée en termes aussi techniques et académiques. Le contexte dans lequel a lieu cette allocution (une foire commerciale) indique clairement que le principal moteur qui anime les parties présentes n’est pas le partage de connaissances ou l’investigation de nouvelles possibilités, mais le désir de s’assurer une part importante de marché dans un secteur très rentable en pleine croissance (par exemple, des régions ou pays déchirés par un conflit ou, encore, en train de développer une technologie requérant une protection). Lorsque considérée de ce point de vue, la technique de formation utilisée par Carroll, qui inclut des exhortations comme « c’est mon boulot d’assurer votre réussite » ou « les gens puissants prennent du temps et de l’espace » donnent particulièrement froid dans le dos. Mais si l’idée d’une sécurité personnelle à plusieurs facettes, régie exclusivement par des règles morales, est quelque peu naïve, la manière dont se déroule la discussion soulève des enjeux essentiels sur la notion même de « protection », glissant dangereusement en territoire orwellien. Le fait que la performance de Carroll et de van der Merwe se déroule devant un ensemble d’appareils, qui en saisissent la moindre nuance et le moindre accent, accentue davantage l’ironie de la situation. Le penchant de Löffel à montrer comment le geste le plus simple peut ébranler la plus complexe des structures est illustré ici par une brève séquence en noir (black-out) qui sépare le segment de coaching et l’interprétation finale du texte. C’est un moment inattendu et puissant qui rappelle combien la technologie la plus complexe et efficace peut souvent mener à la vulnérabilité lorsqu’elle se fait complaisante.

Michele Robecchi

Traductrice : Colette Tougas

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Gabriela Löffel tient à remercier Amy Carroll, Cristiano Fernandes,Erika Irmler, Maria Pineiro, Eleonora Polato, Swiss Tech Convention Center EPFL (Lausanne), Masé Studio (Genève), Michele Robecchi, Rudi van der Merwe, la Fondation Pro Helvetia, le Consulat général de Suisse à Montréal, l’équipe d’OPTICA.

Prohelvetia


Rappel des mesures sanitaires
Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous avons mis en place des mesures sanitaires.

Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :
- Réservation fortement recommandée par le biais de ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 15 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;

- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.
Bienvenue à tous!

REVUE DE PRESSE



Gabriela Löffel (Oberburg, 1972) vit en Suisse. Elle travaille à partir de médias temporels et s’intéresse aux zones issues de la politique et de la finance. L’artiste poursuit une recherche – analysant les systèmes et les structures qui régissent la représentation des réalités – que l’on pourrait appeler l’espace de la médiation. Fragmenter, traduire et passer du document, de l’immédiat à l’interprétation et à la mise en scène sont des stratégies qu’elle use dans son processus de création. Cette méthode lui permet de créer et de proposer des espaces de questionnements, de doutes raisonnables et de perturbations de la lecture linéaire. Il en résulte des compositions audiovisuelles qui sont ensuite traduites sous forme d’installations vidéo multicanaux dans l’espace.

Michele Robecchi est auteur et commissaire indépendant ; il vit à Londres où il est rédacteur responsable de l’art contemporain chez Phaidon Press.



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Appel à projets - Programmation 2023-2024


Call for Proposals 
- Programming 2023-2024

du 1 décembre 2021 au 15 mars 2022
Concours ouvert le
 1er décembre 2021

 - Jusqu’au 15 mars 2022 avant minuit

Pour plus amples informations, consulter cette page.

FORMULAIRE d'inscription en ligne

OPTICA présente annuellement un programme varié d’expositions, de conférences et de rencontres avec les artistes et s’investit dans la production de commissariats d’expositions en relation avec les thématiques développées par le centre. L’ensemble de ces programmes propose une réflexion critique sur l’actualité de l’art, soutenue par une activité éditoriale.

Le centre comporte deux espaces d’exposition et offre une aide technique professionnelle en galerie. Les artistes et les commissaires sont invités à déposer des projets pour la programmation régulière en galerie. La nature des projets est soumise au comité de programmation qui recommande leur réalisation.




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Marie Warsh par/by James Warsh; Myriam Yates par/by l'artiste

Myriam Yates
du 2 décembre 2021 au 2 décembre 2021
Discussion publique sur Zoom : Myriam Yates (Montréal) avec Marie Warsh (New York, États-Unis)

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation en cours, OPTICA a lancé une nouvelle série d’entretiens vidéo. Cette saison, nous vous convions à deux rencontres qui auront lieu en direct sur la plateforme Zoom.

Veuillez noter que la discussion se déroulera en anglais. La séance de questions sera bilingue.

Nous vous prions de réserver votre présence à communications[@]optica.ca
Discussion publique :
Myriam Yates (Montréal) avec Marie Warsh (Historienne, Central Park Conservancy, New York, États-Unis)

Jeudi 2 décembre 2021 à 19h00 (EST)

Diffusion en direct sur Zoom

« Lien Zoom »

ID de réunion : 845 7744 0678

Code secret : 122736



Myriam Yates a exposé au Canada et, sur la scène internationale, à Paris et à Berlin. Oeuvrant en photographie et en cinéma, Yates a présenté son travail dans divers cadres, entre autres des festivals de cinéma, des expositions et des magazines. En 2015, elle a reçu le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton en arts médiatiques du Conseil des arts du Canada.

Marie Warsh est une historienne du paysage et auteure qui travaille pour Central Park Conservancy depuis 2005. Elle est l’auteure de nombreux articles sur l’histoire des parcs et des terrains de jeu ainsi que du livre Central Park’s Adventure-Style Playgrounds: Renewal of a Midcentury Legacy, Bâton-Rouge, LSU [Presses universitaires de l'État de Louisiane], 2019.

Dans Central Park's Adventure-Style Playgrounds, Marie Warsh raconte l’histoire fascinante de la construction des terrains de jeu dans le célèbre parc new-yorkais au cours des années 1960 et 1970, dans le cadre de l’expérimentale « révolution du terrain de jeu » initiée au milieu du siècle dernier. Warsh explore leurs liens avec l’art, le design récréatif, l’urbanisme, les mouvements populaires et les théories sur le développement de l’enfant ayant cours à l’époque. Elle poursuit son récit jusqu’à l’heure actuelle, abordant la préservation et le renouveau de ces terrains de jeu entrepris des décennies plus tard par le Central Park Conservancy.




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Michele Robecchi par/by Katherine Carter; Gabriela Löffel par/by Erika Irmler

Gabriela Löffel
du 8 décembre 2021 au 8 décembre 2021
Discussion publique sur Zoom : Gabriela Löffel (Genève, Suisse) avec Michele Robecchi (Londres, Angleterre)

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation en cours, OPTICA a lancé une nouvelle série d’entretiens vidéo. Cette saison, nous vous convions à deux rencontres qui auront lieu en direct sur la plateforme Zoom.

Nous vous prions de réserver votre présence à communications[@]optica.ca

*Veuillez noter que la discussion se déroulera en anglais. La séance de questions sera bilingue.

Discussion publique :
Gabriela Löffel (Genève, Suisse) avec Michele Robecchi (Londres, Angleterre)

Mercredi 8 décembre 2021 à 12h00 (EST)

Diffusion en direct sur Zoom

« Lien Zoom »

ID de réunion : 826 2961 3747

Code secret : 708828



Gabriela Löffel (Oberburg, 1972) vit en Suisse. Elle travaille à partir de médias temporels et s’intéresse aux zones issues de la politique et de la finance. L’artiste poursuit une recherche – analysant les systèmes et les structures qui régissent la représentation des réalités – que l’on pourrait appeler l’espace de la médiation. Fragmenter, traduire et passer du document, de l’immédiat à l’interprétation et à la mise en scène sont des stratégies qu’elle use dans son processus de création. Cette méthode lui permet de créer et de proposer des espaces de questionnements, de doutes raisonnables et de perturbations de la lecture linéaire. Il en résulte des compositions audiovisuelles qui sont ensuite traduites sous forme d’installations vidéo multicanaux dans l’espace.

Michele Robecchi est auteur et commissaire indépendant ; il vit à Londres où il est rédacteur responsable de l’art contemporain chez Phaidon Press.




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Caroline Cloutier, Downstairs (by Day) / En bas (le jour), 2022. Impression numérique, 266 x 178 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste | Downstairs (by Day) / En bas (le jour), 2022, digital print, 266 x 178 cm.
Courtesy of the artist.

Caroline Cloutier
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022
Le travail de l'ombre

Ouverture samedi le 22 janvier 2022 - 12h à 17h
En présence de l'artiste Caroline Cloutier
Réservations obligatoires pour la visite des expositions, veuillez s.v.p. utiliser ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

L'opuscule qui documente l’exposition-à découvrir par le biais de ce LIEN (pdf).

Le travail de l’ombre est une exposition de l’artiste visuelle Caroline Cloutier qui poursuit les interrogations de son travail récent, présenté tant en galerie qu’in situ. Fondées sur des exercices perceptuels, généralement photographiques, ses œuvres proposent des emboîtements et des replis d’espaces, déployant des architectures quasi-abstraites. Au contraire d’artistes qui réfléchissent les particularités d’un lieu par sa reconstitution partielle dans l’espace d’exposition, Cloutier travaille avec les espaces tels qu’ils se trouvent, comme une matière ; non pas pour en révéler une quelconque essence, mais plutôt pour documenter l’expérience particulière de leurs ambivalences, leurs aspects liminaires.

Présenté en primeur chez OPTICA, Le travail de l'ombre regroupe une paire d’impressions photographiques et une installation murale, mises en relation par une intervention qui découpe l’espace de la galerie en zones franches d’ombre et de lumière. Les deux photographies laissent entrevoir un fragment exemplaire d’un certain legs de la modernité architecturale, angulaire et lisse ; si bien que l’espace photographié, que l’on arrive à reconstituer malgré la vue télescopée et partielle que nous en avons, semble appartenir simultanément aux règnes du privé et du public, du domestique et du civil. Dans ces images, l’artiste relate l’effet qu’ont les lumières artificielles et naturelles qui entrent dans cet espace selon le moment de la journée, lumières qui en modifient profondément sa lecture en créant des interstices visuels dans le bâti.

Cette fascination pour la lumière est aussi présente dans une sculpture composée de plaques triangulaires polies, placées au mur de manière concentrique. Si la pratique de la sculpture est arrivée plus récemment dans la démarche de l’artiste, elle participe d’une volonté similaire à la photographie : celle de travailler directement la capacité de la lumière à transformer et à interférer notre perception. Tout aussi important dans le corpus présenté est cette révélation du travail humain – en montrant dans le détail de ses images les aspérités des murs et des planchers, des surfaces qui sont habituellement lustrées ou polies. Ainsi, les œuvres de Caroline Cloutier, si elles s’allient à la rigueur géométrique de l’abstraction et du minimalisme, ou encore à la photographie moderniste et aux sites qu’elle reproduit, sont aussi informées par un intérêt pour les traces de ces espaces sentis, voire ressentis.

Daniel Fiset

Caroline Cloutier est la lauréate 2020 de la bourse d'études supérieures en arts visuels Yvonne L. Bombardier de La Fondation J. Armand Bombardier.

Fondation J. Armand Bombardier
Créée en 1965 par l'épouse et les trois filles de l'inventeur, la Fondation J. Armand Bombardier participe à l’avancement des individus, des organisations et des communautés en appuyant des initiatives qui favorisent l’innovation sociale et le renforcement des capacités. Depuis ses débuts, elle est l’un des vecteurs choisis par Bombardier pour réaliser sa responsabilité sociale.

Une fondation, trois destinations : la Fondation œuvre en philanthropie tout en soutenant le Musée de l'ingéniosité J. Armand Bombardier et le Centre culturel Yvonne L. Bombardier à Valcourt, à travers lesquels elle promeut la persévérance scolaire et l'accès aux arts et à la culture.

Caroline Cloutier tient à remercier la Fondation J. Armand Bombardier, le Conseil des arts de Longueuil, le Centre Sagamie.

Rappel des mesures sanitaires
Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous avons mis en place des mesures sanitaires.

Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :
- Réservation, svp utilisez ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder à la fois un maximum de 8 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.
Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.
Bienvenue à tous!

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

CHOQUETTE, Emmanuelle. « Caroline Cloutier, Variations», Espace art actuel, no 126, automne 2020, p. 96-98.

fondationbombardier




Caroline Cloutier est basée à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont été présentées à Montréal, Toronto, Linz, Rome et New York. Elle est représentée par la Galerie Nicolas Robert et ses productions ont maintes fois été soutenues par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est candidate à la maîtrise en Studio Arts, Photography, à l’Université Concordia.

Daniel Fiset est un travailleur culturel basé à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Il occupe actuellement le poste de commissaire adjoint à l’engagement à la Fondation PHI. Ses recherches récentes portent sur les intersections des pratiques artistiques, critiques et pédagogiques au Québec.




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Olivia Boudreau, J'ai peur, 2022. Installation vidéo à deux projections, HD, 28 min. 28 s, couleur, stéréo. Avec l'aimable permission de l'artiste. | Two-channel video installation, HD, 28 min. 28 sec., color, stereo. Courtesy of the artist.

Olivia Boudreau
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022
J'ai peur

Ouverture samedi le 22 janvier 2022 - 12h à 17h En présence de l'artiste Olivia Boudreau
Réservations obligatoires pour la visite des expositions, veuillez s.v.p. utiliser ce formulaire : https://form.jotform.com/202475220037243

L'opuscule qui documente l’exposition-à découvrir par le biais de ce LIEN (pdf).

« Amaxophobie : la peur de conduire un véhicule »
– La liste des phobies

Ne craignez rien, observez simplement : le vrombissement tranquillisant d’une Lincoln classique avançant le long d’un sinueux chemin de campagne, tard le soir ; le réconfort rythmique des voix des deux femmes se parlant à voix basse sur la banquette arrière ; les vues cinématographiques apaisantes d’une route plongée dans l’obscurité qui se révèle peu à peu dans un parcours de trente minutes. J’ai peur (2022), la plus récente projection vidéo d’Olivia Boudreau, a en son cœur conceptuel un scénario à deux voix ancré dans d’innombrables phobies et, pourtant, il s’en dégage un effet d’ensemble empreint de chaleur. Une certaine nostalgie habite cette scène familière et intemporelle, ouvrant les sens aux ballottements tranquilles d’aventures nocturnes motorisées.

La trame verbale de la performance, puisée d'un site web libre offrant une compilation de phobies, parle des peurs à la première personne, les deux actrices se confiant l’une à l’autre à l’écran : « J’ai peur des objets qui sont à ma droite… J’ai peur du diable… J’ai peur d’aller à l’école. » Filmées à partir de la taille dans de confortables fourrures d’un blanc cassé et des hauts en laine, elles s’échangent les mots avec un mélange troublant d’intimité et de pince-sans-rire. Chacune livre ses phrases sans hésitation et sans anxiété, reconnaissant à peine l’aveu chuchoté de l’autre, et la cadence de leurs réactions devient aussi importante que leur contenu. La peur, ou sa proche parente la phobie, alterne de manière imprévisible entre l’englobant et le minimal, l’abstrait et le précis, le dicible et le ridicule, le comique et le triste. À l’annonce de certaines phobies surgit souvent une menace ou un malaise, faisant vibrer une corde sensible chez l’auditrice ou l’auditeur qui reconnaît alors ses propres peurs.

Boudreau projette cette spacieuse scène de banquette arrière au fond de la galerie OPTICA, derrière l’entrée au public. Conséquemment, le point de vue immersif de la voiture classique glissant sans effort sur la lisse chaussée nocturne est la première chose qui s’offre à nous. Cette grosse machine-chaloupe, cette boîte en acier, suscite un sentiment de protection contre ce grand inconnu que représente le monde extérieur. Dans ce véhicule, devant la danse de la ligne jaune centrale, nos peurs sous-jacentes s’évanouissent à l’arrière dans un murmure et l’on se trouve ailleurs.

Didier Morelli

Traductrice : Colette Tougas

Interprètes : Rosa-Anne Déry et Sarah Laurendeau
Direction photo : Julien Fontaine
Conception sonore : Frédéric Cloutier
Maquillage et coiffure : Mary Khalife

Rappel des mesures sanitaires
Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous avons mis en place des mesures sanitaires.

Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :
- Réservation, svp utilisez ce formulaire :
https://form.jotform.com/202475220037243

ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder à la fois un maximum de 8 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.
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REVUE DE PRESSE

Olivia Boudreau s'intéresse à notre capacité à lire et à éprouver le réel. Elle cherche à saisir l’influence de l'inconscient et de la culture sur le sens que nous attribuons aux images et aux événements. Ses films, ses installations vidéo et ses performances offrent des expériences qui engagent les capacités de perception du spectateur et l'invitent à aller au-delà des évidences. Par des images très composées, des corps qui attendent, des actions qui se déploient avec lenteur, le travail met en évidence les changements subtils qui peuvent provoquer une diversité d'interprétations.

Ses œuvres ont été largement diffusées au Canada, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, à The Rooms, St John’s, à la Contemporary Art Gallery de Vancouver et à l’international, au Fresnoy (France) et au Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain.

Ses courts-métrages ont été projetés lors de plusieurs festivals importants : Toronto International Film Festival, Internationale Kurzfilmtage Oberhausen (Allemagne), SIFF (Seattle, États-Unis) et Stockholm Film Festival. En 2012, 2014 et 2016, Boudreau a été mise en nomination pour le prestigieux Prix Sobey en art contemporain au Canada.

Didier Morelli est historien de l'art et artiste de la performance, critique et commissaire d'exposition. Il est titulaire d'un doctorat en études de la performance de la Northwestern University à Chicago. Rédacteur adjoint de la revue Espace art actuel, ses écrits ont été publiés entre autres dans Art Journal, Canadian Theatre Review, C Magazine, Border Crossings, Esse Arts + Opinions, Performa Magazine, Spirale et TDR : The Drama Review.




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L’artiste Maryam Eizadifard,
Crédit photo | Photo credit: Manoushka Larouche.


Maryam Eizdifard
du 22 février 2022 au 22 février 2022
En conversation avec Maryam Eizadifard, récipiendaire de la résidence Intersections

En conversation avec Maryam Eizadifard, récipiendaire de la résidence Intersections : mardi le 22 février 2022, 12h30 à 13h30, en direct sur Facebook. Connectez-vous via ce « lien! »

L’artiste Maryam Eizadifard s’intéresse aux notions d’espace et de temps, inhérentes à l’immigration et au déracinement. Au cours de cette conversation, elle fera part des investigations qu’elle a effectuées pendant sa résidence de recherche au centre OPTICA. Elle s’entretiendra aussi sur sa production en cours dans les ateliers de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.

La discussion sera animée par Romeo Gongora, professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, et Marie-Josée Lafortune, directrice du Centre d’art contemporain OPTICA. Une période de questions suivra la présentation.

Venez en grand nombre !

La discussion sera diffusée sur Facebook Live

Programme de résidence artistique Intersections:

La résidence Intersections de recherche, création et diffusion récompense des artistes émergent.es, issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et récemment diplômé.e.s de la maîtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Ce nouveau programme vise à offrir un soutien aux artistes de la diversité en leur donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à leur formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

La résidence Intersections est une initiative conjointe du Conseil des arts de Montréal, du Centre d’art contemporain OPTICA et de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.



Diplômée de la Faculté d'art et d'architecture de l'Université de Téhéran (2007), Maryam Eizadifard a quitté l’Iran afin de poursuivre des études supérieures en arts visuels en 2011. Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM en 2018, elle s’intéresse à la nature transitoire des lieux et à leur impact sur la mémoire et le corps.

« L'influence de l'environnement, l'espace intime et privé, est la clé de ma compréhension de la condition féminine. Qu'est-ce qui fait de moi une femme ? En analysant ces espaces, j'explore les tensions entre le vide et l’occupation qu'ils véhiculent. Quand l'être humain est absent, cet espace privé est-il vraiment vide ? »

Ces expérimentations nourrissent le concept de « ville-corps » qu’elle a développé.
Le site Internet de l'artiste : maryamizadifard.com




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Gabriela Löffel et Michele Robecchi
le 23 février 2022
Entretien vidéo / Discussion publique

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation, OPTICA a lancé en 2021 une nouvelle série d’entretiens vidéo qui donne la parole à des artistes, des commissaires d’exposition, des auteurs, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Nous vous invitons à consulter l'entretien vidéo qui a eu lieu en ligne entre Gabriela Löffel et Michele Robecchi le 8 décembre 2021 dans le cadre de l'exposition solo de Gabriela Löffel, [Performance] du 6 novembre au 18 décembre 2021.


LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).




Gabriela Löffel (Oberburg, 1972) vit en Suisse. Elle travaille à partir de médias temporels et s’intéresse aux zones issues de la politique et de la finance. L’artiste poursuit une recherche – analysant les systèmes et les structures qui régissent la représentation des réalités – que l’on pourrait appeler l’espace de la médiation. Fragmenter, traduire et passer du document, de l’immédiat à l’interprétation et à la mise en scène sont des stratégies qu’elle use dans son processus de création. Cette méthode lui permet de créer et de proposer des espaces de questionnements, de doutes raisonnables et de perturbations de la lecture linéaire. Il en résulte des compositions audiovisuelles qui sont ensuite traduites sous forme d’installations vidéo multicanaux dans l’espace.

Michele Robecchi est auteur et commissaire indépendant ; il vit à Londres où il est rédacteur responsable de l’art contemporain chez Phaidon Press.




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Portrait de|of Caroline Cloutier. Caroline Cloutier, Bleue (séries, sélection), 2020. Impression numérique, 91,44 x 57,15 cm. Avec l’aimable permission de l’artiste.|Caroline Cloutier, Bleue (series, selection), 2020.
Digital print, 91,44 x 57,15 cm. Courtesy of the artist.

Caroline Cloutier
du 26 février 2022 au 26 février 2022
Nuit blanche à Montréal : Pliages et illusions chez OPTICA

En virtuel, samedi 26 février de 19h à 20h15, OPTICA invite le grand public à une nuit de découverte et d'expérimentation artistique en virtuel portant sur la pratique de l’artiste Caroline Cloutier dont l’exposition Le travail de l’ombre est présentée du 22 janvier au 19 mars chez OPTICA.

Caroline Cloutier s’intéresse à l’image photographique comme dispositif de construction spatiale et aux différents modes d’interaction entre l’image, l’espace et la perception. À travers ses installations photographiques qui défient la perception, elle cherche à déconstruire l’espace dans une perspective de mise en abyme menant à une réflexion sur la construction du dispositif et sur son processus photographique. À l’aide de jeux d’éclairage et de miroirs, utilisés à la prise de vue, elle crée des emboîtements d’espace, des volumes qui complexifient notre compréhension de l’espace architectural. Imprimées en grand format, ces images, tantôt à l’échelle des objets, tantôt à une échelle plus grande, sont d’une grande qualité picturale.

Lors de cet événement virtuel, les participants et les participantes rencontreront l’artiste et découvriront le processus créatif des projets qu’elle a réalisés pour le théâtre Espace Go : l'œuvre public La lumière des appareils et l'œuvre scénographique J’ai cru vous voir. Dans le cadre d’un atelier créatif, tenu à la suite de la présentation de l’artiste, les noctambules seront initié·e·s à la technique du kirigami, l’art japonais de découpage de papier, technique fréquemment utilisée par Cloutier pour concevoir les maquettes de ses œuvres. Accompagné·e·s de l’artiste et de l’équipe du Programme éducatif public d'OPTICA, les participants et les participantes créeront des structures de papier plus ou moins complexes qu’ils·elles photographieront avec leur téléphone pour créer un jeu d’illusion d’espace architectural immersif.

La présentation publique et la participation à l’atelier sont gratuites.

*Réservation requise par courriel à mediation@optica.ca

À la suite de votre réservation, un lien Zoom vous sera envoyé par courriel avant le début de l'activité virtuelle.

Dans le cadre de la Nuit blanche à Montréal.
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Caroline Cloutier est basée à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont été présentées à Montréal, Toronto, Linz, Rome et New York. Elle est représentée par la Galerie Nicolas Robert et ses productions ont maintes fois été soutenues par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est candidate à la maîtrise en Studio Arts, Photography, à l’Université Concordia. Le site web de l'artiste : carolinecloutier.net


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Portrait de Maryam Eizadifard
Photo : Manoushka Larouche


Appel de candidatures. Résidence Intersections de recherche, création et production
Ouverture du concours : 3 mars 2022
Date limite de dépôt : 4 avril 2022

du 3 mars 2022 au 4 avril 2022
Intersections - Résidence de recherche, création et production 2022-2023

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM lancent un appel de candidatures pour les artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération) qui sont membres des minorités ethniques ou visibles**. Les candidat.e.s éligibles sont diplômé.e.s de la maîtrise à l’EAVM. Ce partenariat vise à offrir un soutien de recherche, de création et de production à un.e artiste en lui donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à sa formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

Ce projet prend la forme d’une résidence en vue de la réalisation d’une œuvre qui entre en dialogue avec des archives (fonds documentaire du centre d’art contemporain OPTICA ou autre, en fonction de la recherche de l’artiste). À la fin de la résidence, OPTICA présentera une exposition de l’artiste sélectionné.e. Le lauréat ou la lauréate tiendra aussi une présentation publique sur sa pratique artistique au centre. Un accompagnement par l’EAVM et OPTICA sera fourni dans le cadre du projet d’une durée d’un an.

Conditions d'admissibilité
- être un.e artiste issu.e. de l’immigration (de première ou de seconde génération) membre des minorités ethniques ou visibles**;
- être un.e artiste professionnel.le** en arts visuels;
- être diplômé du programme de maîtrise à l’EAVM;
- être citoyen.ne canadien.ne ou résident.e permanent.e du Canada à la date de dépôt de la demande;
- être domicilié sur le territoire de l’île de Montréal depuis au moins un an;
- être disponible pour toutes les activités incluses dans le cadre du projet.

Soutien offert
- trois mois de résidence de recherche à l’automne 2022 au centre d’art contemporain OPTICA incluant un espace de travail et un accès aux équipements de bureau, aux archives et à la documentation;
- un studio pour la création et la production, ainsi qu’un accès aux ateliers techniques spécialisés de l'EAVM pour une durée d’un an;
- un accompagnement professionnel totalisant 60 heures par OPTICA (30h) et l’EAVM (30h);
- une subvention de recherche (max. 1500$);
- un cachet de production (3,000$), d’exposition (2,120$) et de présentation publique (125$);
- une plage d’exposition ou de diffusion du projet final dans la programmation d’OPTICA et une présentation publique au cours de l’année 2023.

Veuillez noter que nous ne prenons pas en charge les frais d’hébergement ou de transport. Le calendrier et les conditions de travail peuvent être modifiés en fonction du contexte pandémique.

Dossier de candidature
- une lettre de motivation décrivant le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique (max. 400 mots);
- une démarche artistique (max. 500 mots);
- un curriculum vitae (max. 3 pages);
- 10 images maximum au format JPG d'un poids maximal de 1Mo par image et/ou extraits vidéo et audio (5 minutes maximum, par hyperliens) avec une liste descriptive des images et/ou des extraits audiovisuels;

Le dossier de candidature doit être soumis dans un seul document PDF (taille maximale du fichier de 15 Mo) et envoyé au plus tard le 04 avril 2022 à minuit à l’adresse courriel:intersections@uqam.ca

Seuls les documents exigés seront transmis aux membres du comité d'évaluation. Il n'y aura pas de commentaires du jury.

Pour plus de renseignements, vous êtes invité.e à contacter : intersections@uqam.ca

** Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal:
https://www.artsmontreal.org/glossaire/






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Logo volet jeunesse du programme éducatif public chez OPTICA réalisé par Tamzyn Berman.| Logo for the youth component of the public education program at OPTICA created by Tamzyn Berman.


le 9 mars 2022
OPTICA présente son nouveau logo jeunesse!

Le programme éducatif jeunesse d'OPTICA ne cesse de croître et d'évoluer et nous avons pensé qu'il était temps qu'il ait son propre logo.

Depuis 2014, le programme éducatif public d'OPTICA propose un programme de visites, d’activités éducatives et d’événements critiques qui a pour objectif de faire découvrir l’art contemporain à tous et à toutes, d’une façon simple et accessible. Le programme s’est démarqué notamment par ses nombreuses initiatives menées au sein des écoles, ce qui lui a permis de développer une expertise en médiation artistique auprès de jeunes publics. Pour souligner cet engagement, OPTICA est fier de dévoiler la nouvelle identité visuelle du volet jeunesse de son programme éducatif public. Il s’agit d’un logo évolutif réalisé par la talentueuse graphiste Tamzyn Berman (Atelier Pastille Rose). Vous découvrirez ses versions hautes en couleurs et en textures au fil de nos prochains projets et initiatives artistiques. Nous avons bien hâte de vous les présenter! Pour ne rien manquer, suivez-nous sur Instagram @optica_jeunesse.




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Myriam Yates, Marie Warsh
le 10 mars 2022
En conversation Myriam Yates avec Marie Warsh

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation, OPTICA a lancé en 2021 une nouvelle série d’entretiens vidéo qui donne la parole à des artistes, des commissaires d’exposition, des auteurs, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Nous vous invitons à consulter l'entretien vidéo qui a eu lieu en ligne entre Myriam Yates et Marie Warsh le 2 décembre 2021 dans le cadre de l'exposition solo de Myriam Yates, Parcs. Playgrounds du 6 novembre au 18 décembre 2021.


LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).




Myriam Yates a exposé au Canada et, sur la scène internationale, à Paris et à Berlin. Oeuvrant en photographie et en cinéma, Yates a présenté son travail dans divers cadres, entre autres des festivals de cinéma, des expositions et des magazines. En 2015, elle a reçu le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton en arts médiatiques du Conseil des arts du Canada.

Marie Warsh est une historienne du paysage et auteure qui travaille pour Central Park Conservancy depuis 2005. Elle est l’auteure de nombreux articles sur l’histoire des parcs et des terrains de jeu ainsi que du livre Central Park’s Adventure-Style Playgrounds: Renewal of a Midcentury Legacy, Bâton-Rouge, LSU [Presses universitaires de l'État de Louisiane], 2019.

Dans Central Park's Adventure-Style Playgrounds, Marie Warsh raconte l’histoire fascinante de la construction des terrains de jeu dans le célèbre parc new-yorkais au cours des années 1960 et 1970, dans le cadre de l’expérimentale « révolution du terrain de jeu » initiée au milieu du siècle dernier. Warsh explore leurs liens avec l’art, le design récréatif, l’urbanisme, les mouvements populaires et les théories sur le développement de l’enfant ayant cours à l’époque. Elle poursuit son récit jusqu’à l’heure actuelle, abordant la préservation et le renouveau de ces terrains de jeu entrepris des décennies plus tard par le Central Park Conservancy.




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Caroline Cloutier, Emmanuelle Choquette

Caroline Cloutier, Emmanuelle Choquette
le 18 mars 2022
En conversation Caroline Cloutier avec Emmanuelle Choquette

de 12h00 à 13h00, en direct sur Zoom
*Réservation requise par ce lien! Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation en cours, OPTICA a lancé une nouvelle série d’entretiens vidéo.

Le 18 mars prochain, OPTICA vous convie à une rencontre qui aura lieu en direct sur la plateforme Zoom. Cette série de conférences sur l’art contemporain, initiée par OPTICA, donne la parole à des artistes, des commissaires d’exposition, des auteur.e.s, des éducateurs, des éducatrices et des universitaires.

Animée par l'auteure, chercheure et commissaire Emmanuelle Choquette, la discussion portera sur la pratique de l’artiste Caroline Cloutier dont l’exposition Le travail de l’ombre est présentée jusqu'au 19 mars chez OPTICA. Une période de questions suivra la discussion.

Caroline Cloutier s’intéresse à l’image photographique comme dispositif de construction spatiale et aux différents modes d’interaction entre l’image, l’espace et la perception. À travers ses installations photographiques qui défient la perception, elle cherche à déconstruire l’espace dans une perspective de mise en abyme menant à une réflexion sur la construction du dispositif et sur son processus photographique. À l’aide de jeux d’éclairage et de miroirs, utilisés à la prise de vue, elle crée des emboîtements d’espace, des volumes qui complexifient notre compréhension de l’espace architectural. Imprimées en grand format, ces images, tantôt à l’échelle des objets, tantôt à une échelle plus grande, sont d’une grande qualité picturale.

Bienvenue à toutes et tous !



Caroline Cloutier est basée à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont été présentées à Montréal, Toronto, Linz, Rome et New York. Elle est représentée par la Galerie Nicolas Robert et ses productions ont maintes fois été soutenues par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est candidate à la maîtrise en Studio Arts, Photography, à l’Université Concordia.

Emmanuelle Choquette est auteure, chercheure et commissaire indépendante. Titulaire d'une maîtrise en histoire de l'art de l’UQAM, ses recherches concernent notamment les pratiques performatives et installatives portant un regard critique sur les formats de l’exposition. Ses textes ont paru dans les revues Espace art actuel, Vie des arts, le Sabord, Ciel Variable et esse art + opinions. En 2019, elle a co-dirigé la publication «Une bibliographie commentée en temps réel : l'art de la performance au Québec et au Canada». Ses projets de commissariat collaboratif ont été présentés au centre Artexte et à la Maison des arts Desjardins de Drummondville. Elle a participé à des résidences de recherche à Est-Nord-Est (St-Jean-Port-Joli) et au Laboratorio Arte Alameda (Mexico) en partenariat avec OBORO. En 2017, elle est lauréate de la bourse Jean-Claude Rochefort pour la critique d'art et le commissariat d’exposition. De 2013 à 2021, elle a occupé le poste de directrice générale d’Arprim, centre d’essai en art imprimé et a siégé au conseil d’administration du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec. Elle a reçu le Prix ARDI pour l'innovation en philanthropie culturelle en 2020.




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Portrait de Gali Blay. Avec l’aimable permission de l’artiste.| Documentation du projet Le langage de l’amitié, 2022.
Crédit photos : Claudia Goulet-Blais et Sandrine Côté.
Portrait of Gali Blay.Courtesy of the artist.| Documentation of the project The Language of Friendship
,2022. Photo credit: Claudia Goulet-Blais and Sandrine Côté.

Leila Zelli et Gali Blay
le 21 mars 2022
Visite de l’artiste Gali Blay dans le cadre du projet parascolaire Le langage de l’amitié à l’école Saint-Arsène!

Depuis 5 mois, OPTICA mène un projet artistique avec l'artiste Leila Zelli à l'école primaire Saint-Arsène (Rosemont-La Petite-Patrie). Dans le cadre d’ateliers hebdomadaires, un groupe d’élèves explore le thème de l'amitié et la richesse des relations interpersonnelles en expérimentant différentes disciplines artistiques auprès d’artistes invité.e.s. Cette semaine, ont été abordées les techniques du film d’animation.

Par ailleurs, Leila Zelli réalise actuellement un court métrage en collaboration avec l’artiste Gali Blay (Berlin). About Dam and Hofit est l’histoire d’une amitié oubliée entre la pointe du mont Damavand d'Iran (Dam) et un avion de l'armée de l'air israélienne (Hofit). De passage à Montréal pour finaliser ce projet d’animation, Gali Blay est venue rencontrer les élèves. Elle leur a parlé du processus de création de son personnage Hofit, en leur présentant ses inspirations, ses esquisses, ses maquettes, son travail en studio. Les jeunes ont également eu la chance de visionner un extrait du film en primeur. Gali Blay a ensuite accompagné les jeunes dans la réalisation de courtes séquences d’animation en utilisant un écran vert.



Native de New York (1986), Gali Blay a grandi en Israël et vit actuellement à Berlin, en Allemagne. Réalisatrice de films d’animation, elle œuvre à l’intersection du documentaire et de la fiction, cet entre-deux qui se situe entre la réalité créée par les images et les scénarios qu’elle conçoit.

Détentrice d’un baccalauréat de la Bezalel Academy of Arts and Design, Jérusalem et d’une maîtrise (mention honorifique) en design social de la Design Academy Eindhoven aux Pays-Bas, elle a exposé dans divers lieux et présenté ses films dans plusieurs festivals. Mentionnons entre autres le Wall Street, Eindhoven, NL (2018), le Musée Tijdelijk Bijlmerbajes, Amsterdam, Pays-Bas (2017), le Festival du film Bogoshorts, Bogota, CO (2017) et le Salone Del Mobile, Milan, IT (2017).




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Logo soulignant les 50 ans d'OPTICA réalisé par la graphiste Tamzyn Berman. | Logo celebrating 50 years of OPTICA created by graphic designer Tamzyn Berman.

OPTICA
le 1 avril 2022
OPTICA : 50 ANS D’HISTOIRE

Fondé en 1972, OPTICA œuvre à promouvoir l’art contemporain canadien. Le centre cherche à sensibiliser les différents publics aux enjeux qui animent les discours et les pratiques artistiques en arts visuels par le biais d’un programme d’expositions, d’activités critiques et éducatives. Il célèbre ses 50 ans cette année.

À cette occasion, nous voulons souligner le legs des centres d’artistes, explorer le rôle que ceux-ci peuvent jouer dans le présent, par l’entremise d’un cycle de commissariats, d’expositions individuelles et monographiques. Ce n'est donc pas dans une perspective rétrospective que nous abordons cette histoire mais plutôt en se projetant dans l’avenir afin d’envisager comment ce legs est perçu auprès d'une jeune génération et présenter de nouvelles initiatives issues de divers horizons.

Ce cycle proposera notamment une approche de l’histoire à travers laquelle une variété de points de vue, d'initiatives et de récits jettera un éclairage renouvelé sur les concepts de réconciliation et de diversité.

Au cours de ce présent cycle, nous souhaitons partager notre expertise et faire valoir d'autres modèles d'apprentissage au contact d'œuvres et d'artistes contemporains. Nous comptons prendre une part active dans l’enseignement des arts visuels, utilisant l’environnement du centre d’artistes et le contexte de l’art actuel comme éléments déclencheurs pour aider les jeunes à exprimer et à formuler dans leurs propres mots leur expérience et leur appréciation de l’art.

Des problématiques telles que les migrations, l’hospitalité, le rapport à l’autre et à soi, etc. se retrouveront au cœur de la programmation éducative.

OPTICA souhaite ainsi participer à la reconnaissance et à la légitimation des pratiques commissariales et artistiques qui portent plus directement sur les enjeux de médiation culturelle et d'éducation des arts.

Marie-Josée Lafortune
Directrice




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1.Clara Gutsche, Alice, Oliver, Bainbridge Island, 2014. (″Brother for Sale / Sister for Sale : $1.00 negotiable″), série | series «Siblings and Singles», 2008-2022. Épreuve couleur chromogénique | Chromogenic colour print, 101,6 x 127 cm, agrandissements | enlargements. Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist.©Clara Gutsche / SOCAN (2022)
2.Clara Gutsche, Sarah and Noémi, série | series «Jeanne-Mance Park», 1982-1984. Épreuve à la gélatine argentique, virage au sélénium et à l’or sur papier photographique traditionnel | Gelatin silver print, selenium and gold toning on traditional photographic paper, 40 x 50,4 cm. Collection Musée des beaux-arts de Montréal.©Clara Gutsche / SOCAN (2022)


Clara Gutsche
Commissaire / curator : Marie-Josée Lafortune

du 9 avril 2022 au 11 juin 2022
Portraits d’enfants. Children
Des séries Milton-Park (1970-1973), Les sœurs Cencic (1974-1976), Sarah (1982-1989), Jeanne-Mance Park (1982-1984), Siblings and Singles (2008 - 2022)



Visite de groupe, réservation recommandée par le biais de ce formulaire.

La photographe Clara Gutsche a observé la réalité sociale de ses contemporains d’un point de vue intimiste et engagé. L’important legs des droits civiques et celui de la cause des femmes ont eu une influence déterminante dans sa façon d’appréhender le réel. Puisant son inspiration dans la banalité des situations domestiques, approche qui rejoint ses convictions féministes, elle a cherché à représenter cette position dans un contexte culturel et social en constante évolution.

Cette exposition monographique veut souligner la contribution significative de l’artiste qui s’inscrit dans la tradition de la photographie documentaire. Le corpus réunit des portraits réalisés à partir des années 1970 jusqu’à nos jours.

La série Milton-Park (1970-1973), entreprise avec son conjoint David Miller, est certes la plus connue. L’acte photographique agit non seulement comme témoin, mais il est aussi porteur d’une cause qu’il décrit de l’intérieur. The Women’s Centre, 3694 Ste-Famille (1971-1972) regroupe, dans l’exposition, des portraits de femmes qui font découvrir un milieu de vie féministe ainsi que les activités communautaires et militantes qui y ont cours. Il s’en dégage une intimité, une proximité avec le sujet, qui provient de l’expérience de l’artiste et de sa connaissance des courants sociaux, ayant participé à des groupes de conscientisation du mouvement féministe aux États-Unis.

À la suite de Milton-Park, elle s’intéresse à représenter un même sujet sur une plus longue période. Les séries Les sœurs Cencic (1974-1976) et Sarah (1982-1989) sont caractéristiques d’un processus qui s’inscrit dans la durée. L’artiste amorce une réflexion qui porte sur le médium photographique, à savoir comment il peut être utilisé pour décrire les expériences des filles et des femmes.

D’une grande sobriété, les portraits individuels et de groupe des six sœurs Cencic font défiler le devenir « femme » des jeunes filles, captées dans leur quotidien et dans leurs activités pendant trois années consécutives. Gutsche explore les conventions du portrait (frontalité, pose) qu’elle continuera à la naissance de sa fille Sarah, entreprenant de documenter la relation mère-fille dans des intérieurs domestiques et des extérieurs, baignés par la lumière naturelle.

Ces séries se démarquent par leur style direct, épuré, et par le thème de l’enfance, de la jeunesse, de la représentation de soi comme sujet. D’autres similitudes les rassemblent. On remarque les éléments architecturaux des lieux (seuil, embrasure de porte, escalier) qui encadrent le sujet et servent d’accessoires ou de toiles de fond aux mises en scène. Abondent aussi les références aux formats intimistes des portraits du 19e siècle (Cameron) et à une modernité photographique (Evans, Strand).

Par contraste, Jeanne-Mance Park (1982-1984) offre une facture minimaliste, plus graphique, et accorde une place prépondérante à l’espace vécu, à une géographie humaine (A. Frémont). Gutsche rend ce lien perceptible à travers les interrelations sociales qui composent et habitent le paysage et auxquelles elle participe avec sa fille. La présence de Sarah et celle de l'artiste, que l'on aperçoit en ombre portée avec la chambre photographique, se fondent dans les aires de jeux du parc. Le paysage devient le motif principal de la fonction de documenter, d’enregistrer le réel tel qu’il se présente, sans hiérarchie, ramenant les composantes presque sur un même plan.

Présentés en primeur, les portraits en pied, de grand format, de la série Siblings and Singles (2008-2022) ont été réalisés lors d'une résidence artistique en Suisse et auprès de familles et proches de l’artiste, au Canada et aux États-Unis. Gutsche poursuit ses recherches sur le genre et l’identité, en actualisant ces enjeux. Elle observe les transformations du temps, thème qui lui est cher, et s’attarde aux liens fraternels, aux rites de passage, photographiant des jeunes à l’orée de l’adolescence et à différents stades de leur vie. L’expérience dans la durée est une constance dans sa pratique et propose une vision contemporaine du portrait comme genre.

Commissaire : Marie-Josée Lafortune

Une publication accompagne cette exposition et paraîtra en 2023.

Remerciements
Les trente-deux épreuves argentiques des séries Milton-Park(1970-1973),Les sœurs Cencic(1974-1976), Sarah(1982-1989) et Jeanne-Mance Park(1982-1984) proviennent de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal. Nous voulons exprimer toute notre gratitude à l’équipe de conservation et à son directeur Stéphane Aquin pour le prêt accordé.

Clara Gutsche remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec pour l’Atelier-résidence de la Fondation Christoph Merian à Bâle, Suisse (2008), la APTPUC (Association des professeur.e.s à temps partiel de l’Université Concordia) Développement professionnel, Pedro Jose Barbáchano et David Miller.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE_FR_et_ANG_(pdf)

REVUE DE PRESSE

MAVRIKAKIS, Nicolas. « 'Portraits d’enfants. Children', Clara Gutsche et la photo-sensibilité », Le Devoir, 14 mai 2022.

Native de Saint-Louis (Missouri), Clara Gutsche est professeure au département des arts visuels (Studio arts) de l’Université Concordia où elle enseigne la photographie. Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et particulières au Canada et à l’étranger. Elle a participé à de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis et en Europe, principalement en Belgique, en France, en Italie et au Portugal.

Marie-Josée Lafortune est directrice du centre d’art contemporain OPTICA. Elle a publié dans les revues esse arts + opinions, Parachute, Spirale et a codirigé les ouvrages Penser l’indiscipline et
Archi-féministes !, parus chez OPTICA.




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Olivia Boudreau & Didier Morelli @4TH SPACE
Design : Claudia Goulet-Blais

Olivia Boudreau & Didier Morelli @ 4TH SPACE, 2 PM - 3 PM
le 22 avril 2022
Discussion publique : Olivia Boudreau et Didier Morelli

OPTICA, centre d'art contemporain présente une discussion publique entre l'artiste Olivia Boudreau et l'historien de l'art Didier Morelli le 22 avril, 14h, à 4TH SPACE situé à l'Université Concordia, espace LB 103, 1400 Blvd De Maisonneuve Ouest, Montréal, Qc, H3G 1M8

Veuillez noter que la discussion se déroulera en anglais, alors que la séance de questions sera bilingue.
L'artiste a présenté l'installation vidéo J’ai peur à la galerie en janvier dernier jusqu'à la mi-mars 2022. La performance, le film et l'installation sont au cœur de la pratique de Boudreau. Ce travail spécifique aborde les thèmes des phobies, de l'intimité, du mouvement, de la psychologie et bien plus encore. Didier Morelli, auteur de l'opuscule de l'exposition, contribuera également à cette discussion en partageant son point de vue en tant qu'artiste de la performance et historien de l'art.

OPTICA, centre d'art contemporain, présente cette discussion publique dans le cadre d'une série de conférences sur l'art contemporain qui donnent la parole à des artistes, des commissaires d'expositions, des écrivains, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Comment pouvez-vous participer ? Assistez à la discussion en personne (attention, un maximum de 25 personnes est autorisé dans l'espace) ou en ligne en vous inscrivant à la conférence sur la plateforme Zoom ou en la regardant en direct sur la chaîne YouTube de 4th Space.

Enregistrez-vous ici:

Vous avez des questions ? Écrivez à info.4@concordia.ca

Depuis 1972, OPTICA œuvre à promouvoir l’art contemporain canadien et cherche à sensibiliser les différents publics aux enjeux qui animent les discours et les pratiques artistiques en arts visuels par le biais d’un programme varié d’expositions, d’activités critiques et éducatives.



Olivia Boudreau s'intéresse à notre capacité à lire et à éprouver le réel. Elle cherche à saisir l’influence de l'inconscient et de la culture sur le sens que nous attribuons aux images et aux événements. Ses films, ses installations vidéo et ses performances offrent des expériences qui engagent les capacités de perception du spectateur et l'invitent à aller au-delà des évidences. Par des images très composées, des corps qui attendent, des actions qui se déploient avec lenteur, le travail met en évidence les changements subtils qui peuvent provoquer une diversité d'interprétations.

Ses œuvres ont été largement diffusées au Canada, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, à The Rooms, St John’s, à la Contemporary Art Gallery de Vancouver et à l’international, au Fresnoy (France) et au Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain.

Ses courts-métrages ont été projetés lors de plusieurs festivals importants : Toronto International Film Festival, Internationale Kurzfilmtage Oberhausen (Allemagne), SIFF (Seattle, États-Unis) et Stockholm Film Festival. En 2012, 2014 et 2016, Boudreau a été mise en nomination pour le prestigieux Prix Sobey en art contemporain au Canada.

Didier Morelli est historien de l'art et artiste de la performance, critique et commissaire d'exposition. Il est titulaire d'un doctorat en études de la performance de la Northwestern University à Chicago. Rédacteur adjoint de la revue Espace art actuel, ses écrits ont été publiés entre autres dans Art Journal, Canadian Theatre Review, C Magazine, Border Crossings, Esse Arts + Opinions, Performa Magazine, Spirale et TDR : The Drama Review.





Caroline Cloutier, Emmanuelle Choquette
le 26 mai 2022
En conversation Caroline Cloutier avec Emmanuelle Choquette

Dans le but d’approfondir des aspects de la programmation, OPTICA a lancé en 2021 une nouvelle série d’entretiens vidéo qui donne la parole à des artistes, des commissaires d’exposition, des auteurs, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Nous vous invitons à consulter cet entretien vidéo qui a eu lieu en ligne entre Caroline Cloutier et Emmanuelle Choquette le 18 mars 2022 dans le cadre de l'exposition solo de Caroline Cloutier, Le travail de l'ombre du 22 janvier au 19 mars 2022.


LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).


Caroline Cloutier s’intéresse à l’image photographique comme dispositif de construction spatiale et aux différents modes d’interaction entre l’image, l’espace et la perception. À travers ses installations photographiques qui défient la perception, elle cherche à déconstruire l’espace dans une perspective de mise en abyme menant à une réflexion sur la construction du dispositif et sur son processus photographique. À l’aide de jeux d’éclairage et de miroirs, utilisés à la prise de vue, elle crée des emboîtements d’espace, des volumes qui complexifient notre compréhension de l’espace architectural. Imprimées en grand format, ces images, tantôt à l’échelle des objets, tantôt à une échelle plus grande, sont d’une grande qualité picturale.



Caroline Cloutier est basée à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont été présentées à Montréal, Toronto, Linz, Rome et New York. Elle est représentée par la Galerie Nicolas Robert et ses productions ont maintes fois été soutenues par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle est candidate à la maîtrise en Studio Arts, Photography, à l’Université Concordia.

Emmanuelle Choquette est auteure, chercheure et commissaire indépendante. Titulaire d'une maîtrise en histoire de l'art de l’UQAM, ses recherches concernent notamment les pratiques performatives et installatives portant un regard critique sur les formats de l’exposition. Ses textes ont paru dans les revues Espace art actuel, Vie des arts, le Sabord, Ciel Variable et esse art + opinions. En 2019, elle a co-dirigé la publication «Une bibliographie commentée en temps réel : l'art de la performance au Québec et au Canada». Ses projets de commissariat collaboratif ont été présentés au centre Artexte et à la Maison des arts Desjardins de Drummondville. Elle a participé à des résidences de recherche à Est-Nord-Est (St-Jean-Port-Joli) et au Laboratorio Arte Alameda (Mexico) en partenariat avec OBORO. En 2017, elle est lauréate de la bourse Jean-Claude Rochefort pour la critique d'art et le commissariat d’exposition. De 2013 à 2021, elle a occupé le poste de directrice générale d’Arprim, centre d’essai en art imprimé et a siégé au conseil d’administration du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec. Elle a reçu le Prix ARDI pour l'innovation en philanthropie culturelle en 2020.




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Clara Gutsche, Zoë Tousignant, Marie-Josée Lafortune @4TH SPACE, 12:30 PM - 1:30 PM
le 1 juin 2022
Discussion publique autour de l'exposition Portraits d'enfants. Children de Clara Gutsche

OPTICA, présente une discussion publique avec la photographe Clara Gutsche dont l'exposition Portraits d'enfants. Children est actuellement présentée à la galerie. Cette exposition comprend des œuvres des séries Milton-Park (1970-1973), Les sœurs Cencic (1974-1976), Sarah (1982-1989), Jeanne-Mance Park (1982-1984) et Siblings and Singles (2008-2022).

Zoë Tousignant, historienne de l'art et conservatrice de la photographie au Musée McCord, se joindra à cette conversation pour parler des différentes séries de Gutsche, de son processus créatif et du contexte historique des photographies. Marie-Josée Lafortune contribuera également à cette discussion en partageant son point de vue en tant que commissaire de l'exposition Portraits d'enfants. Children.

OPTICA, centre d'art contemporain, présente cette discussion publique dans le cadre d'une série de conférences sur l'art contemporain qui donnent la parole à des artistes, des commissaires d'expositions, des écrivains, des éducateurs, éducatrices et des universitaires.

Comment participer ? Assistez en personne (l'espace de 4TH Space peut accueillir confortablement jusqu'à 30 spectateurs) ou en ligne en vous inscrivant au webinaire Zoom ici
ou en regardant en direct sur YouTube.
Avez des questions ? Envoyez-les à info.4@concordia.ca


Photographe, éducatrice et critique, Clara Gutsche a immigré à Montréal en 1970. Native de St. Louis (Missouri), elle est professeure au département des arts visuels (Studio Arts) de l'Université Concordia où elle enseigne la photographie. La caméra comme médium lui permet d’explorer les relations personnelles à travers le portrait et les valeurs culturelles à travers les paysages urbains et les intérieurs architecturaux.

Elle a participé à de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis et en Europe, notamment en Belgique, en France, en Italie et au Portugal.

Ses œuvres font partie d'importantes collections privées et publiques au Canada et à l'étranger : le Centre canadien d'architecture, le Musée canadien de la photographie contemporaine, le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée de la Photographie à Charleroi, le Center for Creative Photography, Tucson, Arizona et le Museum of Fine Arts, Houston.

Les écrits critiques de Clara Gutsche sur la photographie ont été publiés dans plusieurs revues (Vanguard, C Magazine, Canadian Art). Son récent essai « Is the Artist an Unreliable Archivist? Reflections on the Photographic Preservation of a Montreal Neighbourhood » a paru dans Photogenic Montreal: Activisms and Archives in a Post-Industrial City, édité par Martha Langford et Johanne Sloan, aux presses de McGill-Queens University (2021).

Zoë Tousignant est conservatrice en photographie au Musée McCord. Elle possède un doctorat en histoire de l’art de l’Université Concordia et une maîtrise en muséologie de l’Université de Leeds.

Ses recherches portent sur la photographie du vingtième siècle et contemporaine produite au Québec et au Canada. Dans le cadre de ses nombreux projets de commissariat, elle a collaboré étroitement avec des photographes tels que Serge Clément, Carlos Ferrand, Marisa Portolese et Gabor Szilasi. Ses essais sur la photographie sont parus dans de nombreux catalogues, monographies et périodiques. Elle collabore régulièrement au magazine Ciel variable depuis plus de 10 ans. Parmi ses publications récentes, citons le livre Gabor Szilasi : le monde de l’art à Montréal, 1960-1980 (Musée McCord et McGill-Queen’s University Press, 2019) et la collection d’essais Les lieux des savoirs photographiques : le laboratoire, sous la direction de Martha Langford et Zoë Tousignant (FAEP et Artexte, 2021).




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Portrait de Leyla Majeri.
Crédit photo : Edouard Larocque


Leyla Majeri
du 13 septembre 2022 au 30 avril 2023
Récipiendaire de la Résidence Intersections!

Félicitations à Leyla Majeri, lauréate de la Résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion, deuxième édition 2022.

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM sont heureux d'annoncer que l’artiste Leyla Majeri est la récipiendaire de la Résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion, édition 2022.

Leyla Majeri concentre sa pratique sur l’installation sculpturale et le film d’animation expérimental, qu’elle relie aux écologies présentes entre la matière, l’imaginaire et le politique. Dans le cadre de cette résidence, elle s’intéressera aux approches fictionnelles de l’ethnographie, à la biologie spéculative et aux formes de connaissances intangibles pour développer un nouveau corpus à la fois sculptural et documentaire. Son travail a été présenté notamment au centre CIRCA, à la Galerie de l’UQAM, à Arprim, à la Parisian Laundry, à Eastern Bloc, au Paved Arts (Saskatoon) et au centre Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli) où elle a effectué une résidence.

Le jury de cette année, présidé par Mariza Rosales Argonza, chargée de projets par intérim – diversité culturelle dans les arts du Conseil des arts de Montréal, était composé de Romeo Gongora, professeur à l‘EAVM, Marie-Josée Lafortune, directrice du centre d’art contemporain OPTICA et de la commissaire Ji-Yoon Han.

La Résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion récompense des artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et diplômé.e.s de la maîtrise à l’EAVM. Les artistes lauréats ont accès, notamment, aux ateliers techniques spécialisés de l’École des arts visuels et médiatiques, à un studio de création ainsi qu’à une résidence de recherche au Centre d’art contemporain OPTICA. Un accompagnement professionnel est aussi offert par les structures partenaires.

Pour plus d'informations sur la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, veuillez consulter le site.



LIENS UTILES

Site web de Leyla Majeri

Étudier à l'ÉAVM

Conseil des arts de Montréal

OPTICA, centre d'art contemporain

Leyla Majeri concentre sa pratique sur l’installation sculpturale et le film d’animation expérimental qu’elle relie aux écologies présentes entre la matière, l’imaginaire et le politique. Avec Harness the Sun (Arprim, Montréal, 2016), elle initie un dialogue entre sa pratique artistique et sa pratique de jardinage pour envisager des manières de faire qui soient ancrées dans l’idée d’engagement, à la fois comme processus artistique et mode de résistance. Depuis Don't Blame Us If We Get Playful (Galerie de l’UQAM, 2018) et Garden Archive - There’s a wasp who penetrates the ladybug (CIRCA, Montréal, 2019), elle poursuit cette exploration où elle conjugue différents langages et territoires de pratique, matérialités, formes de vie et biotopes. Ses recherches en cours puisent dans les approches fictionnelles de l’ethnographie, la biologie spéculative et les formes de connaissances intangibles qu’elle réimagine depuis une parcelle de terre, au milieu d’un champ agricole, où elle a aménagé un potager vivrier, une pharmacopée de plantes médicinales et récemment, y a inclus des végétaux qu’elle incorporera dans son travail.




Leyla Majeri vit à Tiohtià:ke / Mooniyaang / Montréal où elle est née. Son travail a été présenté notamment au centre CIRCA, à la Galerie de l’UQAM, à Arprim, à la Parisian Laundry, à Eastern Bloc, au Paved Arts (Saskatoon) et au centre Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli) où elle a effectué une résidence de recherche en 2017. Au centre d’artistes L’imprimerie, elle revisite actuellement des savoir-faire artisanaux et des procédés organiques qu’elle adaptera à ses installations. En continuité avec cette recherche, elle concevra un jardin de plantes tinctoriales qu’elle annexera au centre à l’été 2022. En 2023, elle présentera, entre autres, une nouvelle exposition au centre Skol. Leyla Majeri est récipiendaire de subventions de projet du Conseil des Arts du Canada et détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM.