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2020 - 2021

Programmation

Sandra Brewster
du 3 octobre 2020 au 28 octobre 2020

Allysha Larsen, Estelle Bonetto, Jeff Morton, Jesse Fulcher Gagnon
du 4 novembre 2020 au 11 décembre 2020

Activité en cours_Art pour emporter ! / Current activity_Takeout Art!
du 17 novembre 2020 au 13 février 2021

Opuscule et entretien vidéo | Sandra Brewster, Nalini Mohabir, Opuscule and Video discussion
du 2 décembre 2020 au 13 février 2021

Activité inspirée de la pratique de Sandra Brewster | Activity inspired by Sandra Brewster practice
du 1 janvier 2021 au 1 mai 2021

Sandra Brewster
du 16 février 2021 au 3 avril 2021

Leila Zelli, Jim Holyoak
du 13 mars 2021 au 13 mars 2021

Cynthia Girard-Renard
du 25 mars 2021 au 15 avril 2021

Laura Acosta et Santiago Tavera
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021

Charlotte Clermont
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021

Nouveau partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM et OPTICA
du 25 avril 2021 au 31 mai 2022

MOMENTA | Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Stefanie Hessel; Artiste à confirmer | Artists to confirm

du 10 septembre 2021 au 23 octobre 2021

Myriam Yates
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021

Gabriela Löffel
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021

Caroline Cloutier
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022

Olivia Boudreau
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022





Sandra Brewster
du 3 octobre 2020 au 28 octobre 2020
Fermeture de l'exposition et mesures sanitaires le 29 octobre

Nous sommes heureux.ses d’annoncer qu’OPTICA a repris ses activités en galerie!
Cependant, dans la foulée du contexte actuel, concernant la pandémie COVID-19, OPTICA suit les directives de Santé publique du Québec. Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, l'exposition de Sandra Brewster est actuellement fermée jusqu'à nouvel ordre .

Lors de la réouverture, prévue le 29 octobre, nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :

- réservation obligatoire de la visite d’exposition par le biais de ce formulaire;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 10 personnes;

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place;
- maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite;

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.

Bienvenue à toutes et tous !





Allysha Larsen, Estelle Bonetto, Jeff Morton, Jesse Fulcher Gagnon
du 4 novembre 2020 au 11 décembre 2020
ÉCHOS

Dans le cadre du programme Mentorat et visibilité, le Conseil culturel fransaskois, localisé à Regina, a développé sur deux ans un projet de mentorat avec un groupe d’artistes. Depuis le printemps 2019, ils ont été appelé à définir, adapter et repousser les limites artistiques à travers des séances de mentorat régulières animées par l’artiste Serge Murphy.

En tant que partenaire, OPTICA a suivi le développement du groupe d'artistes fransaskois. Depuis le 4 novembre 2020, le Conseil culturel fransaskois présente l’aboutissement du projet qui a pris la forme de la réalisation de l'exposition ÉCHOS accompagnée de six capsules vidéos présentant le travail des artistes. Le projet a reçu le support du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes (SQRC), Direction de la francophonie, de la réflexion stratégique. Les vidéos documentaires sur l’exposition ÉCHOS rassemblent les œuvres d’Allysha Larsen, Estelle Bonetto, Jeff Morton et Jesse Fulcher Gagnon.

Page en français

- Page ÉCHOS en anglais

- vidéo sur les œuvres d’Allysha Larsen

- vidéo sur les œuvres d’Estelle Bonetto

- vidéo sur les œuvres de Jeff Morton

- vidéo sur les œuvres de Jesse Fulcher Gagnon




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Art pour emporter. | Takeout Art.
Crédit : Sandrine Côté.

Activité en cours_Art pour emporter ! / Current activity_Takeout Art!
du 17 novembre 2020 au 13 février 2021

OPTICA propose jusqu'au 13 février 2021 Art pour emporter, un kit de création gratuit à réaliser directement de la maison. Le kit créatif permet au jeune public de découvrir la pratique de l’artiste torontoise Sandra Brewster dont les œuvres sont présentement confinées chez OPTICA. En s’inspirant de l’installation photographique Blur, le kit permet de se familiariser et d’expérimenter avec la technique de transfert au gel qu’utilise l’artiste dans plusieurs de ses œuvres. Le kit comprend un carnet d’activités, le matériel nécessaire à la réalisation de son propre transfert d’image, une marche à suivre imprimée et un tutoriel virtuel pour accompagner les participants à travers les différentes étapes de réalisation du transfert. Voici une belle opportunité de passer du temps en famille en ce début d’année tout en découvrant le travail d’une artiste actuelle.

Les kits sont disponibles en français ou en anglais.

Veuillez réserver votre kit à mediation[at]optica.ca et prévoir un moment pour le récupérer au centre.

Consultez le tutoriel sur notre chaîne Médiation OPTICA.

et le carnet virtuel par le biais de ce lien.


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Opuscule, Sandra Brewster, 2020.
Texte de l’auteure Nalini Mohabir.
Sandra Brewster, Untitled (Blur), 2017 – 2019. Détail, photographie transférée sur papier archive à l’aide d’un gel acrylique, 96 photographies, 25,4 x 17,78 cm. Avec l’aimable permission de Sandra Brewster et Georgia Scherman Projects. Crédit : Paul Litherland | Text of the author of Nalini Mohabir.
Untitled (Blur), 2017 - 2019. Detail, Photo-based gel transfer on archival paper, 96 photographes, 25,4 x 17,78 cm. Courtesy Sandra Brewster and Georgia Scherman Projects. Credit: Paul Litherland


Opuscule et entretien vidéo | Sandra Brewster, Nalini Mohabir, Opuscule and Video discussion
du 2 décembre 2020 au 13 février 2021
Works from series:
Smith
Blur

Video:
Walk on by


Dans la foulée du contexte de la pandémie COVID-19, l’exposition de Sandra Brewster se retrouve confinée jusqu’à nouvel ordre.

Faute de pouvoir vous présenter les œuvres en galerie, OPTICA lance un nouveau format d’édition sous la forme d’un mini-catalogue imprimé et numérique qui regroupe un texte d’exposition, un choix d’images, une biographie, une bibliographie sélective et un plan de salle. Il nous fait plaisir de vous partager en version numérique la brochure qui documente l’exposition de Sandra Brewster intitulée Works from series: Smith, Blur, Video: Walk on by, incluant le texte de l’auteure Nalini Mohabir, professeure adjointe de géographies postcoloniales à l'Université Concordia.

Sandra Brewster, OPUSCULE (pdf)

Aussi, en terme de programme publique, OPTICA inaugure une nouvelle série d’entretiens vidéo dans le but d’approfondir des aspects de la programmation en cours. Nous vous convions à une discussion entre Sandra Brewster et Nalini Mohabir qui traite de la pratique de l’artiste, tout en faisant écho à l’exposition présentée à OPTICA.

LIEN VIDÉO DE VISIONNEMENT (youtube).



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Trousse pédagogique numérique destinée aux groupes scolaires, 2021. Crédit : Sandrine Côté, Frédérique Davreux-Hébert. |
Digital educational toolkit dedicated to school groups, 2021. Credit: Sandrine Côté, Frédérique Davreux-Hébert.


Activité inspirée de la pratique de Sandra Brewster | Activity inspired by Sandra Brewster practice
du 1 janvier 2021 au 1 mai 2021
En cours, médiation : trousse pédagogique numérique pour groupes scolaires

En raison de la crise sanitaire qui réduit considérablement l’accès des jeunes à l’art et à la culture, OPTICA a développé une trousse pédagogique numérique à l’intention des groupes scolaires. La trousse permet de découvrir la pratique de l’artiste Sandra Brewster, dont les œuvres sont confinées chez OPTICA, de s’initier à l’art actuel et d’en apprendre davantage sur les centres d’artistes. La trousse contient une visite virtuelle pouvant être réalisée par l’enseignant.e à l'aide d'un scénario. Celle-ci peut également être prise en charge par une médiatrice du centre via une plateforme de vidéoconférence. Un carnet de l’élève à télécharger ou à imprimer propose : un lexique des thèmes abordés dans l’exposition, une courte biographie de l’artiste ainsi que 5 activités pédagogiques pouvant être réalisées aussi bien en classe qu’à la maison. La trousse inclut également la marche à suivre d’un atelier de création permettant aux élèves de s’initier à la technique de transfert d’image qu’utilise Brewster dans ses œuvres.

Pour obtenir une trousse et/ou réserver une visite avec une médiatrice, veuillez communiquer avec Sandrine à mediation[at]optica.ca.




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Sandra Brewster, Untitled (Blur), 2017 – 2019.
Détail, photographie transférée sur papier archive à l’aide d’un gel acrylique, 96 photographies,
25,4 x 17,78 cm.
Avec l’aimable permission de Sandra Brewster et Georgia Scherman Projects. |
Untitled (Blur), 2017 - 2019. Detail, Photo-based gel transfer on archival paper, 96 photographes,
25,4 x 17,78 cm.
Courtesy Sandra Brewster and Georgia Scherman Projects.


Sandra Brewster
du 16 février 2021 au 3 avril 2021
Works from series:
Smith
Blur

Video:
Walk on by


*AVIS IMPORTANT*Nous sommes heureux.ses d’annoncer qu’OPTICA reprend ses activités en galerie! L'exposition ouvrira le mardi 16 février.
Dans la foulée du contexte actuel, concernant la pandémie COVID-19, OPTICA suit les directives de Santé publique du Québec. Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous vous demandons de respecter les consignes suivantes :

- réservation obligatoire de la visite d’exposition par le biais de ce formulaire;

ou par courriel : communications[at]optica.ca

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 8 personnes à la fois;

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;
- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place;
- maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite;

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.

Bienvenue à toutes et tous !

The Potential of Movement

L’œuvre de Sandra Brewster a fait l’objet de nombreuses expositions au Canada et aux États-Unis, dont une récente présentation individuelle au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Elle a également fait partie d’expositions collectives, comme What Carries Us: Newfoundland and Labrador in the Black Atlantic et la première exposition consacrée à la diaspora guyanaise intitulée Un|Fixed Homeland, de même qu’elle a participé à des expositions dans les Caraïbes et des villes du continent africain : Lagos, Addis-Abeba et Cape Town. Sa pratique est une visualisation de la diaspora noire, au pays et à l’étranger.

L’exposition individuelle de Sandra Brewster à OPTICA rassemble des images tirées de la série Blur et l’installation vidéo qui l’accompagne Walk on by, de même que Untitled Smith, une œuvre créée sur une période de huit ans (2011-2019). Même si ces images reposent sur l’intérêt de longue date porté par l’artiste au portrait, elles sont unies par une contestation du point de vue polarisé sur le fait d’être noir (Blackness), c’est-à-dire soit très visible ou rendu invisible.

Blur joue avec la notion traditionnelle du portrait en buste ; cette série de transferts au gel a été réalisée à partir de photographies montrant des personnes noires, incluant des autoportraits de l’artiste dont la tête, les cheveux et le corps sont saisis au beau milieu d’une action. Blur, c’est le corps noir en mouvement, à la fois collectivement et individuellement. L’énergie cinétique des images sous-entend ce qu’on peut rater en clignant de l’œil : un mouvement animé ou une agitation sous la surface.

Pour Brewster, née à Toronto de parents caribéens, le mouvement consiste en plusieurs choses. À cette époque où la violence raciste contre les Noir.e.s se poursuit, le mouvement exige que nous nous souvenions que le changement advient grâce aux mouvements politiques. L’esthétique du mouvement est également une autre manière de penser la migration, non pas comme un but figé, mais comme une arrivée sans destination (Brand, 2002). Le potentiel existe pour avancer, pour retourner, pour vivre dans l’entre-deux du « black and blur » [noir et flou] (Moten, 2017), dans une ouverture à d’autres lieux. Prenons le Kumina, une pratique religieuse d’origine congolaise poursuivie en Jamaïque, dans laquelle les battements du djembé guident les mouvements énergiques et rythmiques des personnes qui dansent. Miss Queenie, interviewée par la chercheure Maureen Warner-Lewis (1977), décrit ainsi la possession spirituelle du Kumina : « […] is de ting dey call a spirit where you head “pin roun” an’ you pupalick ‘pon you neck » [Traduction : c’est la chose qu’ils appellent un esprit quand ta tête se met à tourner et que ton cou fait une culbute.] La kinesthésie du Kumina est une réorientation du corps. Sa possession spirituelle évoquée par « une culbute du cou » suggère le pouvoir des inversions. Ces mouvements rapides et ces rapports incarnés découlent de la diaspora et de la créolisation. Les Caraïbes, où les cultures interagissent et parviennent, malgré les relations historiques de domination et de subordination, à renverser et à bouleverser ces relations, nous orientent vers les possibilités qu’advienne quelque chose de nouveau. La personne submergée détient le pouvoir de devenir subversive, comme le suggèrent ces portraits gestuels.

De la même manière, la douceur du flou et la qualité intemporelle de Walk on by (captée avec une caméra super-8), où des citoyen.ne.s noir.e.s évoluent tout simplement dans le quotidien de Toronto, sous-entendent non pas une arrivée récente, mais de longs récits de présence, lesquels exigent néanmoins de négocier une dynamique sociale invisible qui façonne le mouvement et la liberté.

Tout comme Blur, The Smiths puise dans la force de la répétition. À l’époque de l’annuaire téléphonique, le nom Smith était répété sur de hautes colonnes, ce qui évoquait comme le dit Brewster « la similitude et l’invisibilité ». Dans Untitled Smith (Cold), des multiples de têtes sans visage, à la silhouette africaine, apparaissent sous forme d’une grille parsemée, à l’occasion, d'éclats de couleur issus des vêtements. Dans Untitled (Plain Black), les personnages Smith deviennent monotones, dotés de coiffures afro et de vêtements en blanc, ce qui évoque le négatif d’une photo. Superposées à l’avant-plan des Smith blancs se trouvent deux images détaillées de jeunes gens portant des vêtements sport et d’inspiration hip hop des années 1980, qui puisent dans la série de portraits antérieure de Brewster intitulée Little Boy, tout en renvoyant à sa préoccupation pour la manière dont les jeunes hommes noirs sont représentés dans la société. Dans Untitled (Whiteout), les Smith sont à peine perceptibles, presque complètement blanchis à la chaux à l’arrière-plan. Quelles sont les perturbations dans les mondes incarnés des Smith (en Amérique du Nord) qui exigent que le fait d’être Noir s’affirme ou s’efface ?

Bien que la pratique artistique de Brewster soit ancrée dans les expériences de la diaspora noire, son travail demande que nous commentions nos propres relations (peut-être d’insurgé.e) aux autres mondes, dans l’esprit et dans la chair.

Auteure : Nalini Mohabir

Traductrice : Colette Tougas

Nalini Mohabir est professeure adjointe de géographies postcoloniales à l'Université Concordia.

Nous tenons à remercier Georgia Scherman de Georgia Scherman Projects et le Dr Kenneth Montague de la Ken Montague / The Wedge Collection.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)


REVUE DE PRESSE

CHARRON, Marie-Ève. « Mouvantes identitées noires chez Optica », Le Devoir, 20 mars 2021.

DELGADO, Jérôme. «Arts visuels: chanterons-nous avec les machines ?», Le Devoir, 23 janvier 2021.



Sandra Brewster est une artiste visuelle vivant à Toronto. Dans sa pratique, elle explore l'identité, la représentation et la mémoire, en mettant l’accent sur la présence noire. Fille de parents nés en Guyane, elle est particulièrement attentive aux expériences des personnes d'origine caribéenne et aux relations qu’elles entretiennent avec leurs racines.

L'œuvre de Brewster a fait l’objet d’expositions individuelles, notamment au sein des institutions suivantes : Musée des beaux-arts de l’Ontario, Agnes Etherington Art Centre à Kingston, Art Gallery of Guelph, Or Gallery à Vancouver, YYZ Artists’ Outlet et A Space Gallery à Toronto. Elle a participé à des expositions collectives dans les lieux suivants : Mamuzic Gallery à Novi Sad (Serbie), Art Gallery of Nova Scotia à Halifax, Arsenal Habana (Cuba), Dunlop Art Gallery à Regina, Lagos Photo Festival (Nigeria), Musée des beaux-arts de Montréal, Art Gallery of Windsor et Allegheny Art Galleries à Meadville, PA (É.-U.). L'exposition It's all a blur… de Brewster, présentée lors de l’édition 2017 du CONTACT Photography Festival à Toronto, a reçu le prix d'excellence Gattuso. En 2018, elle est la lauréate du prix Toronto Friends of the Visual Arts et artiste en résidence au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Brewster est titulaire d'une maîtrise en études visuelles de l'Université de Toronto et d'un baccalauréat en beaux-arts de l'Université York. Elle est représentée par Georgia Scherman Projects.




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Leila Zelli, Jim Holyoak
du 13 mars 2021 au 13 mars 2021
Nuit blanche à Montréal 2021 à OPTICA avec Leila Zelli, Jim Holyoak

À l’occasion de la Nuit blanche à Montréal 2021, OPTICA vous convie, petits et grands, à un événement virtuel et créatif en compagnie des artistes Leila Zelli et Jim Holyoak . À travers deux séances de dessin successives, vous découvrirez les pratiques respectives de ces deux artistes contemporains. Holyoak vous guidera dans une série d’exercices de dessin ludiques et fantaisistes alors que Zelli vous fera découvrir l’animation d’images en toute simplicité.

Veuillez noter que la séance avec Jim Holyoak se déroulera principalement en anglais et que celle avec Leila Zelli, en français.

Le nombre de participant.e.s étant limité, nous vous invitons à réserver votre place en écrivant à mediation@optica.ca

Vous recevrez le lien Zoom, le ID, le mot de passe pour participer et les instructions de la soirée.


Leila Zelli : www.leilazelli.com

Jim Holyoak : www.monstersforreal.com

REVUE DE PRESSE

LÉPINE, Philippe. « Voici à quoi ressemblera la Nuit Blanche 2021 », Huffingtonpost, 8 mars 2021.

nuitblanche


Née à Téhéran (Iran), Leila Zelli vit et travaille à Montréal. Détentrice d’une maîtrise (2020) et d’un baccalauréat (2016) en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, elle s’intéresse aux rapports que l’on entretient avec l'idée « d’autres » et « d’ailleurs » et plus spécifiquement au sein de cet espace géopolitique souvent désigné par le terme discutable de « Moyen-Orient ». Zelli a exposé à la Galerie Bradley Ertaskiran, au Conseil des arts de Montréal, à la Galerie de l’UQAM et à la Foire en art actuel de Québec. On retrouve ses oeuvres dans la collection du Musée des beaux-arts de Montréal et dans la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec.

Jim Holyoak est originaire d'Aldergrove en Colombie-Britannique. Il est détenteur d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia (2011) et d’un diplôme de l’école Álfaskólinn de Reykjavik en études des elfes et des personnes cachées. Il a également suivi une formation en peinture à l’encre à Yangshuo en Chine. Ses oeuvres ont abondamment circulé au Canada, aux États-Unis, en Europe du Nord, notamment à la bG Gallery (Santa Monica, Californie), au Centre OPTICA (Montréal), au Alternator Centre for Contemporary Art (Kelowna, CB), The Hive (Los Angeles, Californie), au Musée d’art contemporain des Laurentides (Saint-Jérôme) et au Latvian Centre for Contemporary Art (Rīga, Latvia). Ses œuvres font partie de nombreuses collections canadiennes : Artexte (Montréal), le Musée d'art contemporain de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée royal de l'Ontario (Toronto) et la Banque royale du Canada. Il est représenté par McBride contemporain (Montréal) et bG Gallery (Los Angeles, Californie).



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Cynthia Girard-Renard, zine.

Cynthia Girard-Renard
du 25 mars 2021 au 15 avril 2021
Artiste à l'école avec Cynthia Girard-Renard

Ce printemps 2021, au mois de mars et avril, deux groupes d’élèves de 4e année de l’école primaire Saint-Arsène (Rosemont—La Petite-Patrie) participeront à une série d’ateliers créatifs en compagnie de l’artiste Cynthia Girard-Renard. Au fil des semaines, les jeunes seront introduit.e.s à la pratique de l’artiste et entreprendront une série d’exercices de dessin, de peinture et de poésie afin de réaliser collectivement des livres-zines à propos de différents animaux du Québec.

Pour plus d’informations concernant les différentes activités, veuillez contacter Sandrine Côté : mediation @ optica.ca.

Le programme éducatif public d'OPTICA bénéficie du Fonds OPTICA. En 2021, il reçoit également le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec.




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Laura Acosta et Santiago Tavera,
The Novels of Elsgüer (Episode 4)
Camouflaged Screams
, 2020, installation multimédia et performance, dimensions variables. Avec l’aimable permission des artistes. | Multimedia installation
and performance, dimensions variable. Courtesy of the artists. © Cedric Laurenty.

Laura Acosta et Santiago Tavera
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021
The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams

DISCUSSION PUBLIQUE entre Laura Acosta, Santiago Tavera et Shauna Janssen
Diffusion Web en direct
Vendredi 23 avril 18:00
FACEBOOK EN DIRECT
ou
LIEN ZOOM EN DIRECT

Camouflaged Screams - Immersive and Scenographic Constructions of Wilding

Dans Wild Things: The Disorder of Desire (2020), Jack Halberstam postule que la notion de sauvagerie [wildness] est un indice « d’exclusion, un lieu d’exil […] à la fois une force de la nature chaotique, l’extérieur de la catégorisation, des formes débridées d’incorporation, le refus d’obéir à la réglementation sociale, la perte de contrôle, l’im-prévisible [1] ».

Dans la foulée de la notion de wildness (sauvagerie) élaborée par Halberstam en tant que terme critique, et de wilding (ensauvagement) en tant que performatif, Camouflaged Screams – la dernière installation immersive de Laura Acosta et Santiago Tavera, faisant partie d’un récit récurrent dans leurs œuvres collaboratives, lequel est profondément marqué par leurs expériences personnelles en tant qu’immigrants canado-colombiens – nous invite à nous engager dans l’esthétique du camouflage et à nous pencher de manière critique sur les processus par lesquels l’être humain s’adapte à son environnement évolutif et à une survie totalement empêtrée dans l’époque de l’Anthropocène, dans les événements planétaires et les désastres écologiques en cours.

La spécialiste de la performance Laura Levin met l’accent sur le camouflage non seulement comme tactique pour se rendre invisible, mais aussi comme un processus pour « se fondre dans l’arrière-plan » et un site potentiel d’activisme social [2]. Dans Camouflaged Screams, le domaine politique et critique de « l’arrière-plan » suscite une prise de conscience de la présence de corps dans des paysages urbains plus ou moins naturels, plutôt qu’il ne les dissimule ou ne les masque ; le camouflage devient une esthétique performative à partir de laquelle il est possible de négocier et d’adapter sa relation écologique aux environnements (non)naturels. L’utilisation de projections vidéo panoramiques à grande échelle fait que les corps camouflés semblent des sculptures textiles visibles, mais aussi des « corps-objets-événements performatifs [3] » qui portent simultanément leurs propres agentivité, temporalité et significations socio-environnementales, transformant l’omniprésent cube blanc en un « espace d’agréable ahurissement [4] » et en une construction scénographique chargée sur le plan environnemental.

En utilisant des détecteurs de mouvement, les paysages numériques projetés deviennent une interface entre les corps camouflés et le public, nous invitant à une participation et à une performance intra-actives par la construction de notre propre relation virtuelle avec les récits de « conscience du camouflage [5] » et avec des enjeux plus vastes de justice corporelle-socio-environnementale.

Auteure : Shauna Janssen

Traductrice : Colette Tougas

THE NOVELS OF ELSEWHERE
EPISODE 4
CAMOUFLAGED SCREAMS
Laura Acosta & Santiago Tavera

À PROPOS DU PROJET

The Novels of Elsewhere est une série d'installations transdisciplinaires explorant des notions de représentation et d'appartenance au moyen d’environnements numériques interactifs et immersifs, de contes non linéaires, de paysages sonores expérimentaux, de sculptures textiles et de performances. Chaque installation de ce corpus est qualifiée d’« épisode ». Chaque « épisode » est une exploration in situ de configurations technologiques, d’interactions corporelles et d’enquêtes sur des expériences de « l'autre ». En bout de ligne, ce corpus d'œuvres nous invite à éprouver une sensation de dislocation afin de tester les frontières entre le corps et l’environnement, entre la personne qui regarde et celle qui performe.

Episode 4: Camouflaged Screams est une installation interactive explorant la relation (a)symbiotique entre les humains et l'environnement naturel. Cette expérience augmentée incorpore de vastes projections vidéo panoramiques d'une performance avec des pièces textiles, accompagnée de détecteurs de mouvement, de paysages sonores enveloppants, d’éclairages configurés et d’éléments sculpturaux. Au rythme de leurs déplacements dans l'installation, les membres du public ont la capacité, par leurs mouvements, de modifier les images et les sons de cet espace, ce qui les incite à réfléchir à la façon dont leur présence et leurs actions ont un effet direct sur les environnements qui les entourent.

Concept et design : Laura Acosta & Santiago Tavera
Performeurs : Aizysse Baga, Samantha Blake, Alicia Kazobinka
Directeur technique et programmeur des capteurs : Milton Riaño
Directeur de la photographie : Cedric Laurenty
Producteur sonore et compositeur : AM DeVito
Production et assistants d'atelier : Amelie Charbonneau, Francisco Gonzales-Rosas, Sunna Jóhannsdóttir, Abraham Mercado, Jamie Ross.


En Wild Things: the Disorder of Desire (2020), Jack Halberstam plantea la noción de lo salvaje como un indicador de "exclusión, un lugar de exilio (...) simultáneamente una fuerza caótica de la naturaleza, afuera de la categorización, las formas desenfrenadas de la encarnación, el rechazo a someterse a las normas sociales, la pérdida de control, lo imprevisible."[1]

Siguiendo este sentido de lo salvaje de Halberstam, como término crítico, y de lo silvestre como performativo, Camouflaged Screams (Gritos Camuflados) (la última instalación inmersiva de Laura Acosta y Santiago Tavera; parte de una narrativa recurrente en sus obras colaborativas, profundamente nutrida por sus experiencias personales y vividas como inmigrantes canadienses-colombianos), nos invita a involucrarnos con la estética del camuflaje y a reflexionar críticamente sobre los procesos por los cuales los humanos se adaptan a sus entornos cambiantes y a una supervivencia completamente enredada con la época del Antropoceno, los eventos planetarios y los desastres ambientales en curso.

Laura Levin, en su investigación académica sobre performance, llama la atención sobre el camuflaje, no sólo como una táctica para hacerse invisible, sino como un proceso de "mimetización con el fondo" y como un terreno potencial para el activismo político.[2] El cometido político y crítico del “fondo” en Camouflaged Screams, hace que se tome conciencia de la presencia de los cuerpos en paisajes urbanos más o menos naturales, en vez de ocultarlos o enmascararlos. El camuflaje se convierte en una estética performativa desde la cual se negocia y se adapta la propia relación ecológica con los entornos (in)naturales.

La disposición de proyecciones de video panorámicas a gran escala convierte a los cuerpos camuflados en esculturas textiles visibles, pero también en grandes "eventos corporales-objeto-performativos"[3] que conllevan simultáneamente su propia agencia, temporalidad y significados socio-ambientales, transformando el omnipresente cubo blanco en un "espacio de agradable desconcierto" [4] y en una construcción escenográfica con carga medioambiental.

Mediante el uso de sensores de movimiento, los paisajes digitales proyectados se convierten en una interfaz entre los cuerpos camuflados y los espectadores, invitándonos a convertirnos en participantes e intérpretes intra-activos en la construcción de nuestra propia relación virtual con las narrativas de la "conciencia del camuflaje" [5] y cuestiones más amplias sobre la corporalidad y la justicia socio-ambiental.

Autora : Shauna Janssen

Traductora : Karla Aguila Trejo

Concepto y Diseño: Santiago Tavera + Laura Acosta
Performers: Aizysse Baga, Samantha Blake & Alicia Kazobinka
Dirección Técnica y Programación de Sensores: Milton Riaño
Cinematografía: Cedric Laurenty
Diseño y composición de sonido: AM DeVito
Asistentes de Producción: Abraham Mercado, Francisco Gonzales-Rosas, Jamie Ross, Sunna Jóhansdóttir, Amelie Charbonneau.


1. Jack Halberstam, « Wild Things: The Disorder of Desire », Durham, Duke University Press, 2020, p. 3.
2. Laura Levin, « Performing Ground: Space, Camouflage, and the Art of Blending », Londres, Palgrave MacMillan », 2014.
3. Dorita Hannah, « Alarming the Heart: Costume as performative body-object-event », Intellect Scene, vol. 2, nos 1 et 2 (2014).
4. Halberstam, « Wild Things », p. 10.
5. Levin, « Performing Ground », p. 170.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

nuitblanche


Rappel des mesures sanitaires

Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous avons mis en place des mesures sanitaires.

Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes : - réservation obligatoire de la visite d’exposition par le biais de ce formulaire :

https://form.jotform.com/202475220037243

ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 8 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;

- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.
Bienvenue à tous!



Santiago Tavera et Laura Acosta (nés en 1988, à Bogota) sont des artistes canado-colombiens établis à Montréal. Dans leur pratique de collaboration, ils se sont forgés une intersection entre l’investigation par Tavera des technologies virtuelles et des environnements immersifs en lien avec le corps, et l’exploration par Acosta de la performance en relation avec des textiles portables. Ils créent ainsi des expériences immersives et des performances élargies dans lesquelles le public interroge sa propre position dans un espace. Leurs projets collaboratifs ont reçu l’appui du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, et ont été présentés au Canada au MAI (Montréal, arts interculturels), à Articule, et à la galerie SUR, de même qu’à l’International Image Festival de Manizales et à l’International Symposium on Electronic Art – ISEA.

Santiago Tavera construit des installations immersives et interactives qui explorent des récits virtuels de dislocation et de perception. Dans son œuvre, les compositions multimédias vidéographiques, les animations 3D, le texte, le son et les matériaux réflexifs évoquent des expériences de processus d’identification et de représentation physiques, numériques et queer. Tavera détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia.

Laura Acosta crée des scènes surréelles qui intègrent le mouvement improvisé, des structures textiles et des éléments multimédias, dans le but d’explorer des thèmes liés à l’identité et au déplacement. Elle détient une maîtrise en beaux-arts (Fibres and Material) de l’Université Concordia, un baccalauréat interdisciplinaire en beaux-arts de l’Université NSCAD et un diplôme supérieur en beaux-arts du Fanshawe College.

Shauna Janssen est commissaire interdisciplinaire pour des projets en art urbain réactifs au lieu, collaboratifs, multimédias et activistes. Depuis 2009, à Tiohtià:ke/Montréal, elle a reçu des commandes pour entreprendre des projets artistiques et commissariaux en art public au Centre d’histoire de Montréal et à la Fonderie Darling, a donné des conférences et collaboré à de nombreux événements liés à la communauté et à des échanges culturels avec des institutions comme Mutek, Héritage Montréal, Montréal Arts Interculturels, le Centre canadien d’architecture, Articule, la Bibliothèque et centre d’informatique Atwater et le Musée McCord. À l’international, Shauna a conçu et commissarié des installations pour Città Invisibili (Fara Sabina, Italie, 2018), The Performance Arcade (Aotearoa/Nouvelle-Zélande, 2020) et la XX Chilean Biennial of Architecture and Urbanism (Valparaíso, Chili, 2018), entre autres. Shauna est professeure adjointe à l’Université Concordia, où elle a enseigné aux départements de Studio Arts et d’histoire de l’art ; elle enseigne présentement au département de théâtre.

Santiago Tavera y Laura Acosta son dos artistas colombo-canadienses radicados en Montreal, Canadá. Su práctica colaborativa forja una intersección entre la investigación y desarrollo de ambientes interactivos de Tavera sobre la relación cuerpo-tecnología, y la exploración de la performance de Acosta a través de los textiles. Por este medio, crean experiencias de inmersión y performances expandidos en donde el público se cuestiona su propia posición dentro de un espacio. Sus proyectos colaborativos han recibido el apoyo del Canada Council for the Arts y de Le Conseil des arts et des lettres du Québec, y se han presentado en Canadá en MAI-Montréal, arts interculturels, Articule y SUR Gallery, así como en el Festival Internacional de Imágenes de Manizales y en el Simposio Internacional de Arte Electrónico-ISEA.

Santiago Tavera construye instalaciones inmersivas e interactivas que exploran narrativas virtuales de dislocación y percepción. En la obra de Tavera, las composiciones multimedia de vídeos, animaciones gráficas en 3D, poesía, sonido y materiales reflectivos evocan experiencias físicas y digitales de procesos de identificación y representación. Tavera cuenta con una Maestría en Bellas Artes en el programa Intermedia de la Universidad Concordia.

Laura Acosta crea escenas surrealistas que integran el movimiento improvisado, las estructuras textiles y los elementos multimedia, como forma de explorar temas de identidad y desplazamiento. Cuenta con una Maestría en Bellas Artes en el programa de estudios textiles de la Universidad Concordia; una Licenciatura interdisciplinaria en Bellas Artes de la Universidad NSCAD y un Diploma avanzado en Bellas Artes de Fanshawe College.

Shauna es una curadora interdisciplinaria de proyectos sobre el arte urbano, colaborativo, multimedia y activista. Desde 2009, en Tiohtià:ke/Montreal se ha encargado de llevar a cabo proyectos artísticos y curatoriales de arte público para el Centre d'Histoire de Montréal y La Fonderie Darling, y ha dado charlas y colaborado en numerosos eventos de participación comunitaria e intercambios culturales con instituciones como Mutek, Héritage Montréal, Montréal Arts Interculturels, el CCA (Centro Canadiense de Arquitectura), Articule, el Grupo de Alfabetización Digital de la Biblioteca Atwater y el Museo McCord.

A nivel internacional, Shauna ha diseñado y comisariado instalaciones para Città Invisibli (Fara Sabina, Italia, 2018), The Performance Arcade (Aotearoa/Nueva Zelanda, 2020), y la XX Bienal de Arquitectura y Urbanismo en Valparaíso, Chile (2018), entre otras. Shauna es profesora asistente en la Universidad Concordia, donde ha impartido clases en Studio Arts, en el Departamento de Historia del Arte y actualmente enseña en el Departamento de Teatro.




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Charlotte Clermont, microsleeps, 2020,
photogramme : image numérique transférée sur 16mm, couleur. Avec l’aimable permission de l'artiste. | Videostill: Digital image transferred to 16mm, color.
Courtesy of the artist.

Charlotte Clermont
du 17 avril 2021 au 12 juin 2021
microsleeps

Issue du cinéma expérimental, Charlotte Clermont interroge nos perceptions du réel par l’entremise d’un dialogue entre les explorations vidéo et sonore. L’aspect performatif de sa pratique s’incarne dans sa manière singulière de manipuler des dispositifs d’enregistrement analogiques, mue par une volonté de transposer l’insaisissabilité de moments vécus. À partir de matériaux provenant de son environnement immédiat, elle travaille la sensibilité chimique de la pellicule par différents procédés d’altération, laissant une grande place au hasard.

Ses œuvres témoignent d’un rapport intime à la matérialité du médium. Empreintes d’un caractère érotique et sensuel, elles dévoilent une dissension des polarités en s’inscrivant dans l’intervalle entre l’accessible et l’inaccessible. Ces tensions suscitent des projections fantasmatiques de l’imminent, déployées aux frontières poreuses du réel. Les combinaisons fragmentaires proposées servent de points d’entrée dans un espace-temps précis qui permet d’observer la fragilité de sensations éphémères. Tissées de parcelles autofictives, elles puisent dans une mémoire intime, où s’entremêlent rêves et souvenirs, pour en dé/sacraliser les réminiscences. La démarche de Clermont emprunte également aux codes de la musique, usant de structures rythmiques et de leitmotivs pour assembler textures et éclats chromatiques, lesquels créent une narrativité et une sémiologie de l’image. L’ensemble de son travail développe un métalangage inhérent et autonome, symboliquement encodé.

L’installation microsleeps a été tournée en 16 mm et Super 8 puis transposée en trois canaux numériques. Les trames sonores ont été réalisées par Émilie Payeur, compositrice de musique expérimentale et noise. Charlotte Clermont utilise, entre autres, des techniques de mordançage – procédé de détérioration de l'image consistant à altérer et à soulever l'émulsion chimique de la pellicule – pour révéler momentanément différentes strates de compositions picturales en micromouvement. Les sensations de vastitude suscitées par les lieux et les moments capturés permutent aléatoirement, donnant corps à des états fuyants mais affirmés. L’installation propose une succession d’univers latents, inscrits dans les interstices d’un présent mouvant où s’enchevêtrent des états d’intimité et d’extimité (Lacan). microsleeps réfléchit la pluralité des relations « intra » et
« extra » personnelles qui nous construisent et invite à une rencontre inusitée avec
celles-ci.

Auteure : Myriam Le Ber Assiani

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Rappel des mesures sanitaires

Dans le but de protéger nos visiteurs ainsi que notre équipe, nous avons mis en place des mesures sanitaires.

Nous vous demandons de respecter les consignes suivantes : - réservation obligatoire de la visite d’exposition par le biais de ce formulaire :

https://form.jotform.com/202475220037243

ou par téléphone : 514-874-1666;

Les visites spontanées seront toutefois acceptées selon l’achalandage dans les aires de galerie. Nous pouvons accommoder un maximum de 8 personnes.

- port du masque ou du couvre-visage obligatoire tout au long de la visite;

- obligation à l’arrivée de se désinfecter les mains : du gel hydroalcoolique est disponible sur place; - maintenir une distanciation de 2 mètres entre chaque personne, afin de faciliter la circulation et votre visite.

Si vous avez des symptômes associés à la COVID-19, veuillez reporter votre visite.
Bienvenue à tous!



Charlotte Clermont est titulaire d'un baccalauréat en Studio Arts à l'Université Concordia. Elle vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées au Canada et à l'international dans le cadre de festivals et d'expositions dont le Festival international du film sur l'art (Canada), Fracto (Allemagne), Festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris (France), IFF Rotterdam (Pays-Bas), Künstlerhaus Bethanian (Allemagne), CROSSROADS (États-Unis), Arctic Moving Image and Film Festival (Norvège) et Edinburgh International Film Festival (Écosse). Elle a été artiste en résidence au Studio Kura (Japon), Signal Culture (États-Unis), Fusion Gallery (Italie), Shiro Oni (Japon) et Skaftfell (Islande).

L'artiste souhaite dédier l'installation microsleeps à Daniel Oxley et remercie chaleureusement, pour leur soutien, le Conseil des arts et des lettres du Québec, les centres d'artistes Main Film, Vidéographe et OPTICA, Alexandre Brault, Charles-André Coderre, Jonathan Lachance, Émilie Payeur, Guillaume Vallée, Erin Weisgerber et le Big Dick Panther.

Myriam Le Ber Assiani s’intéresse aux risques et à la transformation comme moteurs d’existence et de résistance. Ancrée dans l’interdisciplinarité, sa pratique s’articule aux lisières de l’art action, des arts vidéo, sonore et installatif. Elle est titulaire d’un baccalauréat en études théâtrales à l’UQAM. Ses œuvres ont été présentées au Canada, aux États-Unis et en Europe.




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Intersections, 2021.

Nouveau partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM et OPTICA
du 25 avril 2021 au 31 mai 2022
Intersections - Résidence de recherche, création et production_date limite de dépôt: 25 avril 2021

Nouveau partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) et OPTICA, centre d’art contemporain
APPEL DE CANDIDATURES


Date limite de dépôt: 25 avril 2021
Séance d'information virtuelle : 13 avril à 11h

Pour plus de renseignements, une séance d'information virtuelle aura lieu le 13 avril à 11h. Vous êtes invité.e à vous inscrire pour recevoir le lien Zoom d’ici le 11 avril à: intersections@uqam.ca

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) de l’UQÀM lancent un appel de candidatures pour les artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération) qui sont membres des minorités ethniques ou visibles**. Les candidat.e.s éligibles auront terminé leurs études ou seront prochainement diplômé.e.s de la maîtrise à l’ÉAVM.

Ce nouveau partenariat vise à offrir un soutien de recherche, de création et de production à un.e artiste en lui donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à sa formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

Ce projet pilote prend la forme d’une résidence en vue de la réalisation d’une œuvre qui entre en dialogue avec des archives (fonds documentaire du centre d’art contemporain OPTICA ou autre, en fonction de la recherche de l’artiste). À la fin de la résidence, OPTICA présentera une exposition de l’artiste sélectionné.e. Le lauréat ou la lauréate tiendra aussi une présentation publique sur sa pratique artistique au centre. Un accompagnement par l’ÉAVM et OPTICA sera fourni dans le cadre du projet d’une durée d’un an.

Conditions d'admissibilité

- être un.e artiste issu.e. de l’immigration (de première ou de seconde génération) membre des minorités ethniques ou visibles**;
- être un.e artiste professionnel.le** en arts visuels; - avoir été diplômé du programme de maîtrise à l’ÉAVM entre 2017 et 2021;
- être citoyen.ne canadien.ne ou résident.e permanent.e du Canada à la date de dépôt de la demande; - être domicilié sur le territoire de l’île de Montréal depuis au moins un an;
- être disponible pour toutes les activités incluses dans le cadre du projet.

Soutien offert

- trois mois de résidence de recherche à l’automne 2021 au centre d’art contemporain OPTICA incluant un espace de travail et un accès aux équipements de bureau, aux archives et à la documentation;
- un studio pour la création et la production, ainsi qu’un accès aux ateliers techniques spécialisés de l'ÉAVM pour une durée d’un an; « sous toutes réserves d’approbation par les instances de l’UQAM – en processus »
- un accompagnement professionnel totalisant 60 heures par OPTICA (30h) et l’ÉAVM (30h);
- une subvention de recherche (max. 1500$);
- un cachet de production (3,000$), d’exposition (2,120$) et de présentation publique (125$);
- une plage d’exposition ou de diffusion du projet final dans la programmation d’OPTICA et une présentation publique au cours de l’année 2023.
Veuillez noter que nous ne prenons pas en charge les frais d’hébergement ou de transport. Le calendrier et les conditions de travail peuvent être modifiés en fonction du contexte pandémique.

Dossier de candidature

- une lettre de motivation décrivant le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique (max. 500 mots);
- une courte biographie (max. 100 mots);
- une démarche artistique (max. 500 mots); - un curriculum vitae (max. 3 pages);
- 10 images maximum au format JPG d'un poids maximal de 1Mo par image et/ou extraits vidéo et audio (5 minutes maximum, par hyperliens) avec une liste descriptive des images et/ou des extraits audiovisuels;
Le dossier de candidature doit être soumis dans un seul document PDF (taille maximale du fichier de 15 Mo) et envoyé au plus tard le 25 avril 2021 à minuit à l’adresse courriel: intersections@uqam.ca

Seuls les documents exigés seront transmis aux membres du comité d'évaluation. Il n'y aura pas de commentaires du jury.

Pour plus de renseignements, une séance d'information virtuelle aura lieu le 13 avril à 11h. Vous êtes invité.e à vous inscrire pour recevoir le lien Zoom d’ici le 11 avril à: intersections@uqam.ca

** Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal: https://www.artsmontreal.org/media/artistes/aide/financement/transitoire/glossaire.pdf







MOMENTA | Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Stefanie Hessel; Artiste à confirmer | Artists to confirm

du 10 septembre 2021 au 23 octobre 2021
Quand la nature ressent

L’édition 2021 de MOMENTA | Biennale de l’image, intitulée Quand la nature ressent, est portée par la volonté de troubler la séparation entre la nature et sa représentation. Les expositions présenteront des œuvres d’artistes qui engagent des stratégies de décolonisation et examinent les écologies queers afin de réimaginer les politiques environnementales et la notion de naturel. MOMENTA 2021 s’emploiera à décentrer l’humain occidental en tant que producteur de savoirs sur le monde naturel – créateur souvent à l’avant-plan – pour faire place à des perspectives qui émergent de la frontière floue entre culture et nature, qui intègrent des formes différentes de connaissances, à la fois humaines et non humaines. Audacieuses et porteuses d’espoir, ces histoires « autres » révèlent un changement de perception dirigé vers la réponse des systèmes planétaires en tant que narrateurs de leur propre logique. En se tournant vers les énonciations propres à la nature, la biennale explorera de nouvelles sensibilités bienveillantes.

La commissaire Stefanie Hessler propose d’explorer les systèmes planétaires en tant que narrateurs de leur propre logique, thème autour duquel s’articuleront les expositions, la publication et l’ensemble des activités publiques de la biennale.



Stefanie Hessler (Allemagne) est commissaire, auteure et éditrice. Son travail se concentre sur les systèmes interdisciplinaires, développés à partir d’un point de vue féministe intersectionnel et avec un intérêt pour les océans et autres écologies.




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Myriam Yates, Classic Playground, Upper West Side, Manhattan, NY, 2018, impression numérique, 35,56 x 53,34 cm. Avec l’aimable permission de l'artiste. | Digital print, 35,56 x 53,34 cm.
Courtesy of the artist.

Myriam Yates
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021
Playgrounds

Myriam Yates s’intéresse à la relation qui existe entre les lieux et leur représentation, prenant souvent comme point d’ancrage des sites modernes ou en transition, dont le statut singulier questionne les liens entre l’individu, la modernité et l’architecture. L’artiste y soulève subtilement les enjeux sociaux et politiques qui influent sur le choix des espaces que nous valorisons, délaissons ou détournons de leur vocation première. Le corpus photographique de Playgrounds, axé sur les jardins publics et parcs d’enfants, a été réalisé lors d’un séjour à New York à l’automne 2018. Par le biais de cette série, Yates s’interroge sur la place de l’espace libre dans la ville, sur les notions de contrôle, sur l’émergence d’un certain conformisme et sur l’appropriation de l’espace urbain.




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Gabriela Löffel, Performance, 2017-2018, installation vidéo, 2 canaux, haut-parleurs, 25 min. Avec l’aimable permission de l'artiste. | 2-Channel video installation, speakers, 25 min. Courtesy of the artist.

Gabriela Löffel
du 6 novembre 2021 au 18 décembre 2021
[Performance]

La pratique de Gabriela Löffel s’intéresse tout particulièrement à ces zones liminales où s’opèrent des glissements de sens. L’artiste poursuit une recherche qui questionne les systèmes et les structures qui régissent la représentation, l’interprétation de la réalité. Avec [Performance], projection vidéo à deux canaux, elle analyse l’enregistrement audio du discours de présentation d’un directeur technique d’une société de Homeland-Security. Cette œuvre déconstruit la forme parlée et le contenu du discours afin de faire ressortir les procédés de production et la rhétorique d’un langage efficace, servant à véhiculer des intérêts économiques et politiques. Il est aussi question d’examiner le processus d’optimisation et d’appropriation de la prise de parole en public.




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Caroline Cloutier, Trois plis noirs, 2020. Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist.

Caroline Cloutier
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022

Caroline Cloutier poursuit ses recherches sur les pratiques spatiales de la photographie. S’intégrant à l’architecture des lieux investis, ces installations démontrent les extensions du dispositif photographique qui abordent spécifiquement les modes d’interaction entre l’image, l’espace et la perception. Usant d’une approche formaliste, doublée d’une facture dépouillée et minimale, Cloutier module et ouvre l’espace en créant des passages virtuels et des illusions en trompe-l’œil à l’aide de jeux d’éclairage et de miroirs. Elle opère de la sorte une mise en abîme du dispositif d’exposition. Sa nouvelle série fait état de ses réflexions basées sur des constructions spatiales, combinant emboîtement d’espaces, activation du hors-champ et jeux de perspectives.

Caroline Cloutier est la lauréate 2020 de la bourse de La Fondation J. Armand Bombardier.

Fondation J. Armand Bombardier
Créée en 1965 par l'épouse et les trois filles de l'inventeur, la Fondation J. Armand Bombardier participe à l’avancement des individus, des organisations et des communautés en appuyant des initiatives qui favorisent l’innovation sociale et le renforcement des capacités. Depuis ses débuts, elle est l’un des vecteurs choisis par Bombardier pour réaliser sa responsabilité sociale.

Une fondation, trois destinations : la Fondation œuvre en philanthropie tout en soutenant le Musée de l'ingéniosité J. Armand Bombardier et le Centre culturel Yvonne L. Bombardier à Valcourt, à travers lesquels elle promeut la persévérance scolaire et l'accès aux arts et à la culture.

REVUE DE PRESSE

CHOQUETTE, Emmanuelle. « Caroline Cloutier, Variations», Espace art actuel, no 126, automne, p. 96-98.




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Olivia Boudreau, L’étang, la nuit, 2020. Vidéo, 14 min 34 s | video, 14 min. 34 sec.
Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist.

Olivia Boudreau
du 22 janvier 2022 au 19 mars 2022
Haut voltage

Offrant des expériences qui engagent le visiteur dans la lenteur et la durée, la pratique d’Olivia Boudreau accorde un grand intérêt à la représentation du corps féminin, mis en performance. Cette temporalité instaure une présence qui reconsidère notre relation à l'image en mouvement. Avec Haut voltage, Boudreau initie un nouveau cycle de création, axé sur le thème de la réconciliation, la réparation, la restauration. Selon l’artiste, « il s’agit probablement du geste le plus important que nous ayons à faire en ce moment. Cette idée s’exprime autant dans la vie ordinaire de nos objets que dans la nécessité de repenser notre relation à l’autre et au monde ». Boudreau envisage réaliser une installation vidéo sous la forme d’un plan-séquence qui se déploie dans la durée, ainsi qu’une performance reposant sur un protocole à partir duquel chaque interprète dépend de l’autre pour assurer son bien-être et sa sécurité.