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2015 - 2016

Programmation

Colloque codirigé et modéré par Marie-Ève Charron, Marie-Josée Lafortune et Thérèse St-Gelais.

Conférencier-ère-s : Marie-Claude Bouthillier, Philippe Dumaine, Arkadi Lavoie Lachapelle, Catherine Lalonde Massecar, Johanne Sloan et Giovanna Zapperi.

le 28 août 2015

Simon Menner
du 10 septembre 2015 au 17 octobre 2015

Roy Arden
du 10 septembre 2015 au 17 octobre 2015

Les samedis famille | Family Saturdays
le 19 septembre 2015

Journées de la culture
le 26 septembre 2015

Chris Lloyd & Kim Waldron
le 5 octobre 2015

Nicolas Lachance
du 14 novembre 2015 au 19 décembre 2015

Martin Leduc
du 14 novembre 2015 au 19 décembre 2015

Les samedis famille | Family Saturdays
du 21 novembre 2015 au 21 décembre 2015

Exposition des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition de Nicolas Lachance
du 12 décembre 2015 au 19 décembre 2015

Jaana Kokko
du 23 janvier 2016 au 19 mars 2016

Philippe Caron Lefebvre
du 23 janvier 2016 au 19 mars 2016

Jaana Kokko
le 23 janvier 2016

Les samedis famille | Family Saturdays
le 30 janvier 2016


du 12 mars 2016 au 19 mars 2016

Commissaire : Claire Moeder
du 16 avril 2016 au 11 juin 2016




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Arkadi Lavoie Lachappelle, Just Care, 2 août 2015. Performance dans le cadre de l'événement ACTES DE DISPARITION // en réaction à la destruction d'Agora de Charles Daudelin. Avec l'aimable autorisation de l'artiste. Photo: Christian Bujold.

Colloque codirigé et modéré par Marie-Ève Charron, Marie-Josée Lafortune et Thérèse St-Gelais.

Conférencier-ère-s : Marie-Claude Bouthillier, Philippe Dumaine, Arkadi Lavoie Lachapelle, Catherine Lalonde Massecar, Johanne Sloan et Giovanna Zapperi.

le 28 août 2015

Archi-féministes! : Le colloque - Au croisement des savoirs et des pratiques artistiques

Dans le cadre du 7e Congrès international des recherches féministes dans la francophonie (CIRFF) à l’Université du Québec à Montréal.

Inscription obligatoire pour assister au colloque.
Des frais d'inscription sont requis.

Horaire et lieu d'inscription :
Le 24 et 25 août à compter de 8h
Dans le foyer de la salle Marie-Gérin Lajoie de l’UQAM (J-M400)

Mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 à compter de 8h :
Au rez-de-chaussée du pavillon J.-A. De Sève


Codirigé et modéré par Marie-Ève Charron, Marie-Josée Lafortune et Thérèse St-Gelais, le colloque Archi-féministes!, organisé par OPTICA, centre d’art contemporain, s’inscrit dans la thématique Pratiques féministes, militantisme et mouvement des femmes de l’édition 2015 du CIRFF. Il se penchera sur les enjeux historiques et actuels du féminisme en termes d’activisme, de mobilisation citoyenne et de communautés d’intérêt en soulignant l’impact sur la pratique artistique et l’histoire de l’art.

Le colloque se compose de contributions présentées sous la forme de communications orales et de manifestations artistiques. Elles aborderont, entre autres, la discipline de l’histoire de l’art et sa construction, lesquelles ont été maintes fois interrogées à l’intérieur des engagements féministes. Compte tenu d’un regain d’activisme dans les pratiques féministes contemporaines qui s’exprime, par exemple, par l’entremise de travaux de couture ou de tricot, elles commenteront également cette réappropriation d’un savoir-faire longtemps confiné à l’espace privé et domestique, redevenu porteur d’enjeux identitaires et de discours féministes transformés. La résurgence du féminisme sera enfin examinée à travers les pratiques qui persistent à faire résistance et qui obligent à revoir les déterminismes sociaux.

Nous souhaitons surtout présenter des regards originaux sur les savoirs et les modèles d’actions féministes en privilégiant un contexte interdisciplinaire et la mise en avant de certaines innovations conceptuelles et méthodologiques qui résultent d’un maillage entre interventions théorique et artistique. Ces interventions témoigneront des modèles d’action d’ici, soulignant la réalité propre au territoire québécois.

Il importe dans ce colloque que la parole soit donnée à des chercheur-e-s mais également à des artistes, les deux statuts se confondant parfois dans l’activisme de leurs positions féministes.

Constitué de trois séances, le colloque se tiendra sur une journée

Horaire Colloque Archi-féministes !
Vendredi 28 août 2015

Activité # 277
UQAM, local DS-R515

9h- 10h30
Séance 1 – Engagement féministe et histoire de l’art

Modératrice : Marie-Ève Charron

9h – 9h30
Philippe Dumaine : Norme, races, désirs : pour une pratique radicale de l’histoire de l’art

Le travail d’appropriation fait partie des stratégies de prédilection des artistes postmodernes. À partir d’œuvres qui utilisent ce procédé (Sherrie Levine, 2fik, Mickalene Thomas), j’entends poser les bases d’une réflexion épistémologique sur le caractère normatif de la discipline de l’histoire de l’art. Surtout, mon intention est ici de réfléchir à la position de l’historien.ne, et à une possibilité de construire une pratique radicale de l’histoire de l’art. Pour ce faire, j’utiliserai les écrits d’auteur.e.s qui, dans la foulée de Michel Foucault et de Monique Wittig, ont formulé des critiques queer des disciplines normatives (Judith Jack Halberstam, Lee Edelman, José Esteban Muñoz, Elisabeth Freeman).

9h30 – 10h
Marie-Claude Bouthillier : Vie d’artiste

Il s’agit d’une présentation-performance où je compte tirer les cartes devant public à partir de mon jeu Vie d’Artiste afin d’aborder divers aspects de ma pratique et de mon engagement en tant qu’artiste. Le récit se construira au fur et à mesure et au hasard des cartes tirées, entrainant des récits divergents, des dialectiques imprévues, des rencontres fortuites entre les idées suggérées par les cartes. Je suivrai également ce protocole pour répondre aux questions de l’assistance.

10h – 10h20
Période de questions

10h20 – 10h30
Retour sur la séance


10h30 – 11h
Pause café


11h – 12h30
Séance 2 – Discours féministes repris et transformés
Modératrice : Marie-Josée Lafortune

11h-11h30
Johanne Sloan : Écho d’un récit féministe

Quand l’artiste canadienne Joyce Wieland s’est tournée vers des questions féministes dans les années 1960 et 1970, les résultats artistiques ont souvent pris comme point de départ la tradition des courtepointes et de la couture en général. Récemment, Cynthia Girard a créé des bannières qui font référence aux œuvres de Wieland, tandis que l’engagement politique de l’artiste montréalaise est ancré dans un contexte contemporain. Le lien entre ces pratiques artistiques nous permet de nous demander comment un discours féministe peut être repris et transformé.

11h30-12h
Catherine Lalonde Massecar : Engagement et mobilisation actuels --- ANNULÉE ---
--- Virginie Jourdain et Véronique Boilard présenteront une conférence en remplacement ---


La Centrale Galerie Powerhouse propose une plateforme pour les artistes en arts actuels qui entre en dialogue avec les féminismes. À la lumière de la dernière publication de la Centrale, Impact féministe sur l’art actuel - La Centrale a 40 ans, un recueil de textes et d’images d’artistes et de chercheures qui réfléchissent sur les années d’engagement du centre, nous nous questionnerons maintenant sur les nouvelles formes de résistance, de féminisme et de mobilisation. Nous observerons notamment les transformations et les nouveaux paradigmes dans lesquels s’inscrit le centre et examinerons certaines démarches de membres artistes en regard de leur réalité et de leur engagement politique et social.

12h-12h20
Période de questions

12h20-12h30
Retour sur la séance


12h30 – 14h
Dîner


14h – 15h30
Séance 3 – Savoirs et féminisme en actions
Modératrice : Thérèse St-Gelais

14h-14h30
Arkadi Lavoie Lachapelle : Foyers en irruption, Femmes en feu : Je m'aime comme je jouis, mais qui jouis-je?

Pourquoi avons-nous la nausée lorsque nous lisons le nom du restaurant Ma grosse truie chérie ? Pourquoi ça semble si rassurant pour notre beau-frère de prédire que nous serons enseignantes en arts plastiques au primaire ? Pourquoi les blagues sexistes et misogynes entendues à la Ligue d'improvisation nous ont fait rire ? Savions-nous que la chasse aux sorcières était un des business très lucratif à la Renaissance ? Pour toutes ces questions, un réseau complexe d'hypothèses, de gestes et d'actions ; dans le discours senti, chante l'espiègle tambour : «Un bon, cunni, jamais ne sera vaincu !» Et sa puissance des tremblements.

14h30-15h
Giovanna Zapperi : « Le féminisme a été ma fête » : Carla Lonzi, la politique à l’oeuvre

Le point de départ de mon intervention sera une actualisation du féminisme séparatiste de Carla Lonzi (1931-1982) critique d’art, puis féministe dans l’Italie des années 1960-70. Je voulais proposer une lecture transversale de ses textes à travers un regard rétrospectif susceptible d’en mettre en évidence les croisements entre les domaines de la politique, de la subjectivité et de la créativité. Carla Lonzi, qui abandonne la critique d’art pour le féminisme, choisit de se séparer (du monde de l’art, de la culture patriarcale) afin de se constituer en tant que sujet. Décrit en tant qu’irruption imprévue dans le continuum de l’histoire de l’oppression de la femme, le sujet féministe s’articule pour Lonzi à une dimension collective. Son intérêt constant pour l’art et la créativité s’exprimera tout au long des années 1970 par la tentative d’inventer des formes de vie et de créativité alternatives, dont on essayera de mettre à jour les résonances avec les problématiques qui traversent les luttes féministes contemporaines.

15h-15h20
Période de questions

15h20 – 15h30
Retour sur la séance





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Simon Menner, Images from the Secret Stasi Archives, 2011-2013. De la série From a Seminar on Disguises | From the series From a Seminar on Disguises. Épreuve à développement chromogène, encadrée, 120 x 90 cm. | Chromogenic print, framed, 20 x 90 cm. Avec l’aimable autorisation de l’artiste. | Courtesy of the artist © Simon Menner and BStU 2013

Simon Menner
du 10 septembre 2015 au 17 octobre 2015
Le Mois de la Photo à Montréal - Top Secret. The Stasi Archives

*Vernissage samedi le 12 septembre à 19h30-21h*

Le Mois de la Photo à Montréal présente, en partenariat avec OPTICA, centre d'art contemporain, Top Secret. The Stasi Archives de Simon Menner.

Le Mois de la Photo à Montréal – 14e édition
La condition post-photographique
Commissaire invité : Joan Fontcuberta

Les archives sont-elles la forteresse du pouvoir ? Le 15 janvier 1990, des centaines de citoyens en colère ont pris d’assaut le siège de la Stasi – la sinistre police secrète de l’Allemagne communiste – et sont parvenus à préserver une bonne partie de ses archives. Cette opération a permis de sauver des millions de fiches, de photos, de films et d’enregistrements, qui font encore aujourd’hui l’objet de plus de 5 000 demandes de consultation par mois.

Simon Menner a fouillé dans ces archives qui auraient sans doute fait les délices de Foucault. Pendant deux ans, Menner s’est consacré à la recherche d’images ayant un lien avec les thèmes centraux de son travail : l’observation, la surveillance et le camouflage. Les images trouvées étaient anodines en apparence, mais elles se révélaient hilarantes ou atroces selon l’humeur du spectateur, suivant qu’il ait souffert ou non de la répression exercée par la Stasi et de la terreur qu’elle faisait régner. Il s’agit parfois de photos qui servaient à enseigner divers codes et signaux aux espions, ou encore d’images documentant des opérations secrètes de perquisition montrant l’emplacement des objets dans une scène, de façon à pouvoir les replacer exactement comme ils étaient avant leur inspection. D’autres, enfin, offrent des exemples de déguisement des agents, de leurs costumes et des accessoires utilisés pour passer inaperçu.

Comme Menner les a ordonnées et agencées, les photographies décontextualisées de la série Top Secret: Images from the Stasi Archives (2011-2013) peuvent ressembler à un croisement entre les œuvres de Hans-Peter Feldmann, de Sophie Calle et de Cindy Sherman, mettant en relief les notions d’auteur, de disponibilité, d’appropriation et de récit. Elles démontrent également comment la banalisation du mal – si bien analysée par Hannah Arendt – peut être révélée par la mise en lumière des vestiges négligés d’une mémoire malmenée.

Joan Fontcuberta
Commissaire invité

Le Mois de la Photo


COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

MOEDER, Claire, 2015. « Le Mois de la Photo à Montréal, Centre Clark, Occurence, Optica, Parisian Laundry», Esse art + opinions. Web, "http://esse.ca/fr/le-mois-de-la-photo-montreal-centre-clark-occurence-optica-parisian-laundry".



Né en 1978 à Emmendingen, Simon Menner vit et travaille à Berlin. Détenteur d’une maîtrise en beaux-arts de la Berlin University of the Arts (2007), il a présenté des expositions individuelles et collectives dans plusieurs institutions artistiques et festivals, tels que l’Arbeit Gallery à Londres (2015) ; le Goethe-Institut à Prague (2014) ; le Copenhagen Photo Festival (2014) ; le Museum of Contemporary Photography à Chicago (2014) ; l’Open Society Foundation à Washington (2014) ; le Grand Palais à Paris (2013) ; l’Aperture Gallery à New York (2013) ; et le Grand Curtius à Liège (2013). Il a reçu plusieurs prix, parmi lesquels une bourse de la German Kunstfonds Foundation en 2014, le Lotto Brandenburg Photography Award en 2011 et le Paul Huf Award en 2010. Sa publication Top Secret – Images from the Stasi Archives a été sélectionnée pour le Prix du Premier Livre aux PhotoBook Awards de Paris Photo–Aperture Foundation en 2013.
www.simonmenner.com



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Roy Arden, The Terrible One, 2007. Impression et pigments, 135,9 x 109, 2 cm | archival pigment print, 135,9 x 109, 2 cm. Avec l’aimable autorisation de l’artiste | Courtesy of the artist Photo : Roy Arden

Roy Arden
du 10 septembre 2015 au 17 octobre 2015
Le Mois de la Photo à Montréal - The World as Will and Representation

*Vernissage samedi le 12 septembre à 19h30-21h*

Le Mois de la Photo à Montréal présente, en partenariat avec OPTICA, centre d'art contemporain, The World as Will and Representation de Roy Arden.

Le Mois de la Photo à Montréal – 14e édition
La condition post-photographique
Commissaire invité : Joan Fontcuberta

En 1818, Arthur Schopenhauer publiait Le monde comme volonté et comme représentation, ouvrage considéré comme la manifestation la plus élaborée du pessimisme philosophique. Pour Schopenhauer, la connaissance du monde et de ce qu’il signifie doit venir de l’expérience esthétique. L’être humain est esclave de son désir, de sa volonté aveugle de vivre : « L’existence n’est qu’une suite de peines et de tourments. » Mais pour les surmonter, nous avons l’art : la contemplation esthétique détourne l’être de la chaîne infinie des désirs et des besoins.

En 2004, Roy Arden a repris le titre de cet ouvrage capital pour présenter à son tour un essai visuel qu’on peut considérer comme précurseur des fondements de la post-photographie. L’œuvre consiste en un diaporama austère, formé d’une succession vertigineuse de 28 144 images trouvées sur Internet, dont l’arbitraire choquant nous hypnotise devant l’écran pendant une heure, trente-six minutes et cinquante secondes. Ces séries d’images devaient servir à l’origine de matériau pour réaliser des collages. À partir de 1985, Arden a réorienté son approche documentaire pour travailler exclusivement avec des images d’archives afin de créer une nouvelle forme de « peinture d’histoire ».

Le flux kaléidoscopique de The World as Will and Representation – Archive 2007 (2007) rend compte des manifestations les plus variées de la vie, formant ainsi un répertoire exhaustif basé sur des choix aléatoires qui nous laissent en proie à l’étonnement et à la confusion. Bien que cette œuvre puisse paraître une célébration du savoir encyclopédique et du triomphe de la culture de l’archive, elle révèle plutôt la subordination de toute volonté de classification et de connaissance à l’incontournable poétique du hasard.

Joan Fontcuberta
Commissaire invité

Le Mois de la Photo
COMMUNIQUÉ DE PRESSE(pdf)

REVUE DE PRESSE

MOEDER, Claire, 2015. « Le Mois de la Photo à Montréal, Centre Clark, Occurence, Optica, Parisian Laundry», Esse art + opinions. Web, "http://esse.ca/fr/le-mois-de-la-photo-montreal-centre-clark-occurence-optica-parisian-laundry".



ROY ARDEN (COLOMBIE-BRITANNIQUE, CANADA)
Né en 1957, Roy Arden vit et travaille à Vancouver. Il a présenté ses œuvres dans des expositions individuelles et collectives, notamment à l’Equinox Gallery à Vancouver (2015) ; à la Monte Clark Gallery à Vancouver (2013) ; au Smithsonian Hirshhorn Museum à Washington (2013) ; à l’International Center of Photography à New York (2013) ; à La Alhóndiga à Bilbao (2012) ; à la Vancouver Art Gallery (2012, 2010 et 2007) ; au Fotomuseum à Anvers (2012) ; aux Rencontres d’Arles (2011) ; et au Centre de la photographie Genève (2010). Ses œuvres font entre autres partie des collections publiques de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada à Ottawa, du Centre Pompidou à Paris, du Hammer Museum à Los Angeles, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Museu d’Art Contemporani de Barcelona et du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa. L’artiste est représenté par la Monte Clark Gallery à Vancouver.
www.royarden.com
www.monteclarkgallery.com



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Les samedis famille | Family Saturdays
le 19 septembre 2015
Visite et fabrication d'un livre d'artiste

19 septembre, 3 et 17 octobre 2015

Les images envahissent notre monde et notre quotidien. Venez les classer et les contenir dans un livre d’artiste que vous fabriquerez!

L'artiste vancouvérois Roy Arden, de renommé internationale, présente chez OPTICA des oeuvres qui soulignent l'omniprésence des images dans la société. Nous vous invitons à découvrir en famille l'exposition de l'artiste et sa démarche en compagnie de la médiatrice du centre. Les enfants auront par la suite l'occasion de prolonger leur incursion dans le monde de l'art contemporain le temps d'un atelier durant lequel ils associeront des images en fonction d’un thème choisi et fabriqueront un livre d’artiste mettant en valeur leur collection d’images.

Vous pouvez démarrer l'activité quand bon vous semble et réaliser le livre d'artiste à votre rythme.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les samedis 19 septembre, 3 et 17 octobre
Gratuit
De 13h à 16h
Enfants âgés de 4 ans et plus

Pour obtenir davantage d’informations, veuillez contactez Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.



Entente sur le développement




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Journées de la culture
le 26 septembre 2015
Virée familiale d’art actuel | Deux départs : 13h30 et 15h30

26 septembre 2015

Circuit photographique, salon de lecture et sucreries!

Participez à une visite interactive des expositions photographiques, présentées dans quatre centres d’artistes du Pôle de Gaspé, autour du thème de l’image. En parcourant le circuit accompagné d’une médiatrice, vous découvrirez des œuvres dans une ambiance chaleureuse et animée. Un salon de lecture pour petits et grands ainsi que des surprises à grignoter vous attendent à la fin de l’expédition.

Vous découvrirez pour l'occasion quatre expositions présentées en partenariat avec Le Mois de la Photo à Montréal.

- - - Centre CLARK - - -
Memories Center de Grégory Chatonsky & Dominique Sirois
Torrent de Dina Kelberman

- - - Occurrence - - -
All Yours de Erik Kessels
Other People’s Photographs de Joachim Schmid

- - - Atelier Circulaire - - -
Autoportraits Robots de Leandro Berra

- - - OPTICA, centre d'art contemporain - - -
The World as Will and Representation de Roy Arden
Top Secret. The Stasi Archives de Simon Menner


INFORMATIONS PRATIQUES
Deux départs : 13h30 et 15h30
Point de rencontre : Centre CLARK, 5445, avenue de Gaspé, espace 114.
Visite en français seulement
Gratuit

ORGANISATEUR : OPTICA, centre d'art contemporain
COLLABORATEURS : Centre CLARK, Occurrence, et Atelier Circulaire

Affiche de l'événement ici





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@ Chris Lloyd & Kim Waldron

Chris Lloyd & Kim Waldron
le 5 octobre 2015
Débat 2015 des candidat-e-s de Papineau

Dans le cadre des élections fédérales 2015, OPTICA, centre d’art contemporain organise en collaboration avec les candidats indépendants et artistes professionnels Chris Lloyd (ex candidat conservateur) et Kim Waldron un débat animé auquel sont invités tous les candidats de la circonscription Papineau.

Le débat sera animé par Nicolas Mavrikakis, critique d'art et journaliste, collaborateur au journal Le Devoir.

Inscrit dans la programmation hors site du festival VIVA ! Art Action, cet événement se déroulera dans un cadre professionnel et typique des débats politiques télévisés. Les candidats seront invités à repenser les limites de nos institutions démocratiques et à ré-imaginer la façon dont nous sommes gouvernés. La culture sera évidemment un thème de prédilection, mais d’autres sujets seront abordés.

Liste préliminaire des candidats participants
- Chris Lloyd - candidat indépendant
- Kim Waldron - candidate indépendante
- Danny Polifroni - Parti vert du Canada
- Fernand Deschamps en remplacement de Peter Macrisopoulos - Parti Marxiste-Léniniste du Canada
- Beverly Bernardo - La ligue communiste
- Maxime Claveau - BLOC Québécois
- Anne Lagacé Dowson - NPD

INFORMATIONS PRATIQUES
Date : 5 octobre
Heure : 19h à 21h
Lieu : Auditorium du Complexe William-Hingston
419 rue St-Roch (Parc-Extension)
Métro Parc
Entrée libre

- - - Plateformes électorales des candidats indépendants - - -

Kim Waldron
- Plaider en faveur d’une plus grande multiplicité de voix au sein du gouvernement par le biais de la réforme électorale.
- Promouvoir l’autonomie des femmes pour qu’elles occupent des rôles de premier plan et renforcer les programmes sociaux qui encouragent l'égalité des femmes.
- Faire de la culture une priorité et améliorer l’industrie (le milieu artistique) de l'art avec des incitatifs fiscaux concurrentiels à l'échelle internationale.
- L'environnement doit façonner nos politiques économiques afin de lutter contre les changements climatiques.
- Simplifier le processus d'immigration pour les membres des familles des citoyens canadiens.
- Réduire l'écart entre les riches et les pauvres.

Chris Lloyd
- Pour mettre l'art et l'environnement au cœur de nos préoccupations.
- Pour une réforme électorale vers la représentation proportionnelle.
- Pour nous libérer d’un système éculé qui privilégie les partis politiques et la partisannerie.
- Pour limiter le pouvoir du bureau du Premier ministre.
- Pour dénoncer les salaires démesurés des députés fédéraux (si je suis élu, je reverserai la moitié de mon salaire aux organismes communautaires de Papineau, soit 83 700 $ par année).
- Envoyez un message clair à Ottawa: seule une voix indépendante et locale peut représenter Papineau!

Viva


REVUE DE PRESSE

FORTNER, Anderson, 2015. « Two Works in Progress : Chris Lloyd and Kim Waldron», Blog VIVA Art Action!. Web, "http://vivamontreal.org/en/two-works-in-progress-chris-lloyd-and-kim-waldron/".



Diplômé de l’Université NSCAD (Halifax), Chris Lloyd est un artiste en arts visuels originaire de Saint John (NB) et résident de la circonscription de Papineau depuis 2007. Alors que sa pratique artistique porte sur le politique, Lloyd poursuit depuis 2001 le projet Dear PM qui consiste à écrire quotidiennement au Premier ministre du Canada.
dearpm.blogspot.ca

Kim Waldron est une artiste en arts visuels basée à Montréal qui utilise fréquemment l'autoportrait afin de s'engager dans des situations sociales contemporaines. En abordant le rôle des images et l'importance du contexte, sa pratique s’est attardée à représenter au cours des années la façon dont nous construisons la réalité. Elle est la récipiendaire 2013 de la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain et du Prix Pierre-Ayot.
kimwaldron.ca
kimwaldron.com



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Nicolas Lachance, Untitled III, 2015. Encre à papier carbone sur toile | Carbon paper ink on canvas, 244 x 183 cm. Avec l’aimable autorisation de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo : Richard-Max Tremblay

Nicolas Lachance
du 14 novembre 2015 au 19 décembre 2015
Sous roche transpirer

Comment générer des intensités dans un monde noyé d’images, d’imageries de seconde et de troisième main, dans ce monde lui-même devenu simulacre ?

Cette question motive le travail de Nicolas Lachance, qui convoque le dispositif de la peinture pour en soumettre les composantes à des procédures rigoureuses d’accumulation et de compression. Les techniques mêmes de la multiplication exponentielle des images –impression et transfert, laminage couche par couche, empilement de dépôts – servent à créer des tableaux particulièrement denses, tels des concentrés stratifiés de la quantité. Or, Lachance soustrait autant qu’il additionne : il épuise les pigments, il sable les couches de peinture, il en éponge tout surplus jusqu’à ouvrir la trame du canevas, faire craquer la muraille du visible, et en extraire une image.

Qui dit extraction, dit labeur. L’apparition de l’image ne renvoie jamais ici au registre épiphanique de la révélation, mais elle procède plutôt d’une logique de la transpiration. C’est avec la peau que regardent les surconsommateurs d’images que nous sommes aujourd’hui : tantôt par incidence, attention vague, effleurement oblique ; tantôt par pression, friction, quelque adhérence tenace, si bien que les images s’infiltrent et suintent en nous par tous les pores. Dès lors, ce qui nous est donné à voir par l’artiste est une image elle-même pelliculaire, exsudée : le contact en est contagieux, volontiers corrosif, tant au moment de l’inscription des traces sur la toile qu’à celui de l’image sur notre rétine.

Dans ses œuvres récentes, Lachance interroge le dédoublement de l’image. Il sélectionne des motifs issus du monde de la reproductibilité infinie des images, tels que des endos d’affiches laminées, chinées dans les magasins d’économie, ou des photographies d’archives rescapées des vidanges de la mémoire. Ces motifs sont ensuite travaillés, moins comme des sujets à représenter que comme des fragments du temps ou des inscriptions naturelles à décrypter, à l’instar de la lecture divinatoire des étoiles, des pierres ou des vols d’oiseaux. La monotonie du camaïeu (peinture à la poussière, transfert de papier carbone sur la toile) traduit cette ambiguïté de l’image et en ouvre le corps palimpseste, activé comme un épiderme, un filet perméable à la propagation des affects.

Auteure : Ji-Yoon Han
Ji-Yoon Han est doctorante en histoire de l’art à l’Université de Montréal.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Revue de presse

Mario Cloutier, 2015. « Nicolas Lachance : Le vent dans les toiles », La Presse + , 30 décembre. Web, "http://www.lapresse.ca/arts/arts-visuels/201512/28/01-4934979-nicolas-lachance-le-vent-dans-les-toiles.php". Consultée le 3 janvier 2015.


Atelier scolaire - Projet Artiste à l'école
Le peintre Nicolas Lachance participera cet automne au projet Artiste à l’école mis sur pied par OPTICA l’an dernier. Il travaillera de pair avec des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus qui auront l'occasion de visiter son exposition et d'explorer le processus créatif par l'entremise d'un atelier donné par l’artiste à leur école. Les œuvres créées par les élèves sous la supervision de Nicolas Lachance seront exposées dans l'espace AGORA du centre OPTICA.

Vernissage des élèves
Les élèves exposeront leurs chefs-d’œuvres dans l’AGORA d’OPTICA du 12 au 19 décembre. Le vernissage aura lieu le 15 décembre de 18h à 19h.

Pour obtenir davantage d’information sur le programme éducatif, contactez Marie-Laure Robitaille à mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.



Entente sur le développement



Depuis 2014, Nicolas Lachance a exposé son travail à la fonderie Darling, ainsi qu'à la galerie René Blouin qui le représente. Il a été lauréat, avec une mention honorable, au concours de peintures canadiennes RBC 2014. Il vit et travaille à Montréal.




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Martin Leduc, Cordes, 2013-2015. Sculpture sonore cinétique, aluminium, électronique, algorithmes, 7 m de diamètre, 3 m de haut, mouvements et sons perpétuels.| Kinetic sound sculpture, aluminum, electronics, algorithms, 7 m in diameter, 3m high, perpetual motions and sounds. Avec l’aimable autorisation de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo : Martin Leduc

Martin Leduc
du 14 novembre 2015 au 19 décembre 2015
Cordes : in situ / in city

*L'artiste sera présent chez OPTICA les 12 et 19 décembre de 15h à 17h*

Martin Leduc est un artiste du son et de l’instant. Ce montréalais originaire de l’île Perrot puise son inspiration dans l’observation et l’écoute des cycles naturels, tels que la modulation stable et à la fois transitoire du vent dans les feuilles et à la surface de l’eau. À l’instar de ses œuvres précédentes, Cordes propose une réflexion sur notre rapport à l’environnement sonore par l’entremise d’un parcours auditif, constamment renouvellé, soumis à un nombre infini de variables. Rappelant des phénomènes éoliens, cet instrument cinétique spatialise des pro-gressions sonores sans cesse modifiées au gré des mouvements qu’il génère. « On ne peut entrer deux fois dans le même fleuve »1 et, pour autant que ses flots soient sonores, Cordes ne sollicite jamais la même écoute.

Cette sculpture-instrument reprend la notion d’aléatoire balisé, inspirée de la programmation probabiliste stochastique de Iannis Xénakis, et l’intègre à un mobile suspendu dans l’espace, qui n’est pas sans évoquer le mouvement des carillons et le son des harpes éoliennes. Sa particularité réside dans le fait de créer de manière autonome une progression cinétique et sonore, à la fois indéterministe et continue, déployant un flux d’interactions entre l’espace, le temps et le mouvement. Volontairement archaïque dans les émotions sous-jacentes qu’elle suscite, elle est aussi profondément moderne dans sa conception. L’oeuvre nous interpelle comme témoin de savoirs techniques ici mis en œuvre qui trouvent leur prolongement dans les nouvelles technologies avec lesquelles ils partagent un fond culturel commun. Nous serions des héritiers innovants ou comme le disait Régis Debray : «Homo innove par ce qu’il stocke »2.

Leduc suggère de découvrir en situation d’autres potentiels d’écoute, en dehors des schèmes de l’enregistrement, du spectacle et de la synthèse sonore. Il convie le public à une expérience perceptuelle et sensorielle ; il offre un espace-temps de répit aujourd’hui trop rare et souvent négligé. Cordes se révèle ainsi comme l’écho apprivoisé d’une respiration de la nature, une parenthèse in situ au bourdonnement de la vie urbaine et l’humus d’une réflexion sur notre environnement sonore, son empreinte sur le corps autant que sur l’esprit.

1. Pradeau, J. F. (2004). Héraclite, Fragments. Paris : Flammarion, p. 102.
2. Debray, R. (2000). Introduction à la médiologie. Paris : PUF, p. 17.

Auteure : Louise Mongeau
Louise Mongeau a étudié l’anthropologie sociale et l’ethnomusicologie à Paris et à Montréal ainsi que la communication sociale à Bruxelles.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Martin Leduc est doctorant finissant à l’Université du Québec à Montréal en études et pratiques des arts. Il a étudié en parallèle à l’Université de Montréal en électroacoustique. Il s’inspire et s’approprie des concepts et théories diverses, dont principalement l’autopoïèse de Francesco Varela, la stochastique de Iannis Xénakis, l’organologie générale de Bernard Stiegler et la médiologie de Régis Debray. Ses œuvres ont été présentées au Brésil, aux États-Unis et au Québec, notamment au Jardin de Métis.


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Les samedis famille | Family Saturdays
du 21 novembre 2015 au 21 décembre 2015
Visite d'exposition et atelier initiatique à l'impression sur papier
Exhibition Visit and Introduction to the basics of printing on paper

Dernier Samedi famille - atelier inspiré des oeuvres de Nicolas Lachance aujourd'hui samedi le 12 décembre - 13h à 16h

Nicolas Lachance, peintre montréalais, explore la trace et les résidus à travers une imagerie épurée. Nous vous invitons à découvrir en famille l'exposition de l'artiste et sa démarche en compagnie de la médiatrice du centre. Vous aurez aussi l’occasion de laisser votre trace en participant à notre atelier, une initiation aux rudiments de l’impression sur papier.

À l'aide de papier carbone comme principal matériau, vous serez amené à dessiner, colorier, découper et frotter pour ainsi créer une image abstraite.

Atelier ouvert à toute la famille et offert de 13h à 16h. Vous pouvez débuter l'atelier à l'heure qui vous convient et rester le temps que vous souhaitez.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les samedis 21 novembre et 12 décembre
Gratuit
De 13h à 16h
Enfants âgés de 4 ans et plus

Pour obtenir davantage d’informations, veuillez contacter Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.



Entente sur le développement




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Exposition des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition de Nicolas Lachance
du 12 décembre 2015 au 19 décembre 2015

Vernissage le mardi 15 décembre de 18h à 19h

Dans le cadre du programme Artiste à l'école développé par le centre OPTICA l'an dernier, Nicolas Lachance a travaillé de pair avec des élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus. Ces derniers ont visité l'exposition de l'artiste, actuellement présentée chez OPTICA, en sa compagnie et pris part à un atelier créatif mené par l'artiste à leur école. Les œuvres créées par les élèves sous la supervision de Lachance sont exposées dans l'espace AGORA du centre OPTICA du 12 au 19 décembre 2015.

Pour plus d’informations sur le programme éducatif d'OPTICA, contactez Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.



Entente sur le développement




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Jaana Kokko, Haven (Sadam), 2015.
Image tirée d'une vidéo haute définition avec son, 29 min. | Still frame from a HD video with sound, 29 min.
Avec l'aimable autorisation de l'artiste | Courtesy of the artist.

Jaana Kokko
du 23 janvier 2016 au 19 mars 2016
Days and Ideals

Nourrie de philosophie, la pratique artistique de Jaana Kokko interroge le potentiel politique de la représentation, explorant son pouvoir performatif à travers des vidéos où se côtoient le film expérimental et le film didactique.

Construit de jeux dialogiques où s’enchevêtrent philosophie politique et histoire à travers une narration souvent brechtienne, le travail vidéographique de Kokko s’articule autour d’axes thématiques tributaires de ces paradigmes : sens de la vie, mémoire, liberté, humanité, environnement, architecture, espace social, etc. Par des opérations de montage et d’assemblage, l’artiste construit des fables contemporaines qui ont paradoxalement toute l’apparence du documentaire social. De manière formelle, le dispositif de monstration de l’image répond donc à l’objectivité arbitraire du travail historiographique de façon à mettre en exergue le caractère intrinsèquement politique de la représentation. Les récits parallèles déployés dans chaque vidéo font rarement consensus, le langage étant également chez Jaana Kokko le catalyseur d’une mémoire à la fois individuelle et collective.

Avec Sadam (2013) et The Reading Circle (2010), l’artiste s’intéresse notamment à mettre en place une communauté intergénérationnelle de femmes dont les discours ou les visions politiques divergent et concourent tout à la fois à construire l’expérience même d’une certaine sororité. Par le truchement d’entrevues, Jaana Kokko tisse une mosaïque de portraits intimistes et pose la double question de l’identité politique et du genre. Inspirée par la pensée d’Hannah Arendt, l’artiste use de l’approche phénoménologique pour aborder les rapports souvent conflictuels ou antagoniques entre modernité et tradition, individu et société.

L’installation vidéo The Forest is Young and Full of Life (2012) met cette fois en corrélation l’homme et la relation romantisée et spéciste qu’il entretient à l’égard de l’environnement et des animaux, réactivant la rhétorique séculaire entre nature et culture. À la manière d’une vanité contemporaine, l’œuvre métaphore notre aliénation devant cette nature devenue précaire, menacée d’être rongée par l’avidité du capitalisme effréné, ce mal de société qui gangrène notre propre humanité.

Auteure : Anne-Marie Dubois
Anne-Marie Dubois est auteure et critique d’art.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Originaire de Finlande, Jaana Kokko est doctorante de l’Université d’art, de design et d’architecture d’Helsinki et détient une maîtrise en arts visuels et une maîtrise en sciences économiques de l’École supérieure de commerce d’Helsinki. Sa pratique vidéographique a été présentée dans de nombreux festivals de vidéo en Finlande, en Russie et en Europe et a fait l’objet d’expositions solos en Finlande, en Allemagne, au Japon et en Suède. Son travail a pu être vu lors de l’exposition Life must be Alive en 2010 chez OPTICA.


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Philippe Caron Lefebvre, Cétacé fantôme, 2015.
Polyuréthane, polystyrène, peinture, 130 x 200 x 75 cm | Polyurethane, polystyrene, paint.
Avec l'aimable autorisation de l'artiste | Courtesy of the artist.
Photo : Guy L’Heureux

Philippe Caron Lefebvre
du 23 janvier 2016 au 19 mars 2016
La position de l'apex

Les adaptions évolutives des organismes vivants démontrent une féconde capacité d’assurer leur survie en fabriquant des formes vitales à partir de matériaux inertes. Dans ses sculptures et ses créations graphiques, Philippe Caron Lefebvre invente un vocabulaire qui lui permet de transposer certains des éléments de ces mécanismes vitaux. Affichant les particularités d’entités organiques bizarres et non identifiables, les œuvres évoquent des environnements étranges, insituables quoique naturels. Ces créatures saugrenues semblent habiter un monde qui dénote à la fois une origine primitive et un avenir lointain. Cette ambiguïté est accentuée dans certaines sculptures où s’exerce une fascination causée par les textures, les formes et les surfaces finement réalisées, tandis que leurs saillies acérées et leurs orifices globulaires suscitent une impression de menace imminente. En fabriquant des entités étranges inspirées de la nature, l’artiste fait naître un monde dans lequel sont juxtaposés le familier et l’inconnu, le reconnaissable et l’insondable, ce qui a pour effet de susciter à la fois l’émerveillement et l’inquiétude. Plus précisément, en exploitant la remarquable inventivité de l’adaptation biologique, cette approche puise dans les stratégies de mimétisme déployées par divers organismes afin de maximiser leur survie.

Ce concept de mimétisme, bien qu’il soit présent dans toute l’œuvre de Caron Lefebvre, est mis en relief dans la présente exposition. Le mimétisme biologique désigne les opérations par lesquelles certains animaux ou végétaux utilisent des moyens esthétiques et formels pour changer leurs apparences, leurs comportements, voire leurs odeurs, afin d’être perçus autrement que pour ce qu’ils sont. Dans les œuvres exposées, le mimétisme se manifeste selon deux modes opérationnels. D’abord, par une transposition de caractéristiques visuelles, de texture et de comportement obtenues par l’observation d’organismes végétaux et animaux ; puis en mobilisant le mimétisme directement dans les œuvres par le biais d’une fine manipulation des matériaux visant à produire l’illusion de traits communs, d’apparences reflétées et de comportements réciproques. Ce qui est en jeu ici n’est donc pas tant une imitation de la nature qu’un mimétisme de celui-là même de la nature. En estompant ainsi les limites entre leurre naturel et artifice anthropique, ces œuvres singulières suggèrent des manières plus inventives de façonner notre rôle dans le réseau naturel, où les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent.

Auteur : Bernard Schutze
Bernard Schutze est critique et commissaire indépendant ; il vit à Montréal.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

Atelier scolaire - Projet Artiste à l'école
Philippe Caron Lefebvre agira cet hiver à titre de mentor auprès d’élèves de classe d’arts plastiques de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus.

Les jeunes apprendront à connaître le travail de l’artiste dans le cadre d’un atelier créatif qu’il mènera à leur école. Les œuvres créées par les élèves au terme de cet atelier seront exposées dans l'espace AGORA du centre OPTICA en mars prochain.

Vernissage des élèves
Les élèves exposeront leurs chefs-d’œuvres dans l’AGORA d’OPTICA du 12 au 19 mars. Le vernissage aura lieu le 8 mars de 18h à 19h.

Pour obtenir davantage d’information sur le programme éducatif, contactez Marie-Laure Robitaille à mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.



Entente sur le développement



Philippe Caron Lefebvre détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia et un baccalauréat en beaux-arts de l’UQAM. Ses œuvres ont été présentées dans diverses expositions individuelles et collectives au Québec, au Mexique et au Japon. Il a récemment entrepris des résidences au Japon et au Mexique. Il vit et travaille à Montréal.


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Jaana Kokko, The Reading Circle, 2010. Image tirée d'une vidéo haute définition avec son, 32 min. | Still frame from a HD video with sound, 32 min. Avec l'aimable autorisation de l'artiste | Courtesy of the artist.

Jaana Kokko
le 23 janvier 2016
Présentation d'artiste

Présentation en anglais seulement
14h


Jaana Kokko nous entretiendra des vidéos Haven (Sadam, 2015) et The Reading Circle (2010) en mettant l'emphase sur la construction des personnages féminins dans sa pratique.

Jaana Kokko s’intéresse au potentiel expressif et historique des œuvres d’art, mais aussi à la portée politique qu’une œuvre terminée et son exposition publique peuvent engager. Sa pratique vidéographique rend compte de la complexité des individus à travers divers témoignages réflexifs portant sur des sujets sociaux et politiques tant historiques qu’actuels. Kokko s’attarde notamment à l’opinion de femmes - issues de générations variées – et sur la condition des femmes en Estonie à l’époque communiste, abordant ce que le « politique » signifie pour elles aujourd’hui. L’artiste questionne également la relation, aujourd’hui transformée, qu’entretient l’homme avec les animaux, la nature et son milieu construit.

Mots clés : capitalisme, socialisme, femme, architecture, utopie, espace privé, espace public.



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Exemple d'origami. | Origami Sample
Photo : Marie-Laure Robitaille

Les samedis famille | Family Saturdays
le 30 janvier 2016
Visite interactive et atelier d'origami

30 janvier et 19 mars 2016

Visite interactive de l’exposition de Philippe Caron Lefebvre et atelier d'origami inspiré des œuvres de l’artiste.

Pourquoi ne pas s’initier à cet art millénaire avec une touche contemporaine? Les plus créatifs pourront même créer leur propre modèle de sculpture en papier.

Vous pouvez démarrer l'activité quand bon vous semble et réaliser l'atelier à votre rythme.

INFORMATIONS PRATIQUES
Gratuit
De 13h à 16h
Enfants âgés de 6 ans et plus

Pour obtenir davantage d’informations, veuillez contactez Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.



Entente sur le développement






du 12 mars 2016 au 19 mars 2016
Exposition des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition de Philippe Caron Lefebvre

Vernissage le mardi 15 mars 2016 de 18h à 19h

Dans le cadre du programme Artiste à l'école développé en 2014 par le centre OPTICA, Philippe Caron Lefebvre a travaillé de pair avec des élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus. Ces derniers ont visité l'exposition de l'artiste, actuellement présentée chez OPTICA, en sa compagnie et pris part à un atelier créatif mené par l'artiste à leur école. Les œuvres créées par les élèves sous la supervision de Caron Lefebvre sont exposées dans l'espace AGORA du centre OPTICA du 12 au 19 mars 2016.

Pour plus d’informations sur le programme éducatif d'OPTICA, contactez Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.



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Julien Discrit, Brighter than a thousand suns, 2007.
Tirage Lambda | Lambda print, 80 x 60 cm
Avec l'aimable autorisation de l'artiste | Courtesy of the artist

Commissaire : Claire Moeder
du 16 avril 2016 au 11 juin 2016
Loin des yeux

Avec Loin des yeux, la commissaire Claire Moeder s’intéresse à des pratiques actuelles de l’image qui modifient l’expérience du spectateur en l’incitant à repositionner son regard et à transformer son rapport à l’espace d’exposition. Réunissant cinq artistes québécois et de l’international qui s’approprient ou déplacent l’usage des médiums tant photographique que vidéographique, l’exposition met en évidence des images maintenues en tension qui oscillent entre disparition et révélation. Elle revisite les possibilités d’existence des images qui échappent au regard grâce à diverses stratégies de résistance ou de dissimulation telles que l’éblouissement, l'oblitération, le parasitage du sujet, voire la suppression du support de présentation.

Artistes :
Julien Discrit
Claire Hannicq
Anouk Kruithof
Jacinthe Lessard
Alana Riley