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2014 - 2015

Programmation

Karilynn Ming Ho
du 6 septembre 2014 au 18 octobre 2014

Alexis Bellavance
du 6 septembre 2014 au 18 octobre 2014

Edith Brunette
du 1 octobre 2014 au 31 décembre 2014

Julie Lequin
du 15 novembre 2014 au 20 décembre 2014

Renata Poljak
du 15 novembre 2014 au 20 décembre 2014

Les samedis famille | Family Saturdays
du 22 novembre 2014 au 20 décembre 2014

Adaptive Actions - Jean-Maxime Dufresne et Jean-François Prost
du 6 décembre 2014 au 13 décembre 2014

Exposition des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition de Julie Lequin
du 9 décembre 2014 au 20 décembre 2014

Michael Blum
du 24 janvier 2015 au 21 mars 2015

Marc-Antoine K Phaneuf
du 24 janvier 2015 au 21 mars 2015

Les samedis famille | Family Saturdays
du 31 janvier 2015 au 21 mars 2015


du 9 mars 2015 au 21 mars 2015

Véronique Leblanc (commissaire|curator)
du 18 avril 2015 au 13 juin 2015




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© Karilynn Ming Ho, Where Where There There, 2012. Image tirée d’une monobande, son, installation, 18 min 20 sec. | Single-channel video still, sound, installation, 18 min 20 sec. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Karilynn Ming Ho
du 6 septembre 2014 au 18 octobre 2014
Love is Just a Four Letter Word

*Vernissage :: samedi 6 septembre (15h)*
Oeuvrant principalement en installation vidéo, Karilynn Ming Ho observe la nature itérative de la performance et les éléments formels de sa construction grâce à une combinaison de textes trouvés, d’arrangements minimaux, de sons et de gestes issus de la culture d’élite et populaire. Par le biais d’actions fragmentées liées à des personnages divers, laissant indécis le récit et l'identité, elle élabore une relation complexe entre les acteurs et la caméra où tout sens de l’avant et de l’après se perd entre chacune des coupures réalisées au montage. Cette méthode crée de nombreuses pistes de lecture dont celle d’y percevoir le caractère essentiellement répétitif de la vie quotidienne. Basée sur la réitération des formes sémiotiques de production, issues des grammaires cinématographique, sociale, rituelle et théâtrale, la plupart des projets de Ming Ho examinent la façon dont ces processus de codification fonctionnent en tant que lieux de performativité.

Pour son dernier projet vidéographique, l’artiste fait écho aux comportements capitalistes à l’aide des représentations du désir et de la perte. Son oeuvre s’attarde à la façon dont la chanson d'amour et le montage reflètent la nature du marché ; hausse et chute continuelles, inflation et récession, tomber en amour et s'effondrer. Selon l'artiste, «le marché produit des corps désirants, capitalisant sur une économie d'émotions qui projette un « amour » insatiable, inaccessible et, finalement, une illusion ; un désir inassouvi qui nous maintient dans l’attente de vouloir davantage ».1 Pour Ming Ho, la performance et le capitalisme ont en commun un schéma répétitif, investi par une multiplicité de corps performants et d’objets dans la quête permanente du gain et la perception d’un manque sans fin, reconstitué par le langage, les gestes et les objets. En plus d’analyser cette dynamique, son travail aborde l'inséparabilité du corps et celle de son image. En effet, la culture de l’écran et Internet ont mis en place une plateforme génératrice pour l’artiste de scripts et d’espaces de performativité. Elle tire parti de l'afflux infini de photos et de vidéos téléversées quotidiennement qui exposent l'ubiquité du langage et des gestes au sein du climat culturel actuel. C'est par l’intermédiaire de l’imbrication du corps et de l'image que Ming Ho explore la façon dont l'écran nous a tous transformé en sujets performants.

1. Karilynn Ming Ho, Notes préparatoires, 2014.

Karina Irvine

Karina Irvine est une auteure et commissaire émergente de Vancouver (Colombie-Britannique). Elle termine actuellement sa maîtrise en histoire de l'art à l'Université York.

Traduction : Julie Alary Lavallée

Karilynn Ming Ho vit et travaille à Vancouver. Elle a obtenu un baccalauréat de l'Alberta College of Art and Design (2005) et une maîtrise en arts visuels de l'Université Simon Fraser (2010). Travaillant dans l’univers des émissions de téléréalité, ses projets artistiques ont été présentés à travers le Canada et à l'étranger dans le cadre d’expositions individuelles et collectives.


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© Alexis Bellavance, Les premiers, 2013. Installation audio | Audio installation. 6,1 x 6,1 m. Avec l'aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Alexis Bellavance
du 6 septembre 2014 au 18 octobre 2014
L'échelle des amas

*Vernissage :: samedi 6 septembre (15h)*
Les choses les plus belles sont d’habitude les plus simples et celles en deux dimensions sont plus faciles à comprendre que celles en trois dimensions et il n’existe rien de tel qu’un cube blanc pour isoler une œuvre d’art, pour mieux la regarder, mais ce n’est pas si simple, parce qu’il existe des images qui bougent et parfois même des images qui ne sont pas des images mais davantage des constructions, des expériences, des images dans lesquelles on peut pratiquement pénétrer.

Dans l’exposition d’Alexis Bellavance, au-delà du simple cadre posé au mur se déploie une machine, une technologie rudimentaire et inutile, d’une quiétude vrombissante, alimentée par une fan, qui tient autant du sac de chips que de la gomme baloune – n’y voyez rien de réducteur –, c’est en fait une paroi de mylar, qui sert habituellement de couverture de survie et dont la fonction est désormais strictement esthétique, poétique, l’appareillage rappelle certaines œuvres de James Turrell, le Leviathan d’Anish Kapoor, le mylar mince et léger, en mouvement constant, presque insaisissable, se dévoile parfait dans son froissement imparfait.

Aux côtés du cadre accroché au mur et de la fan, il y a une porte fermée et quand on ouvre cette porte, c’est le Big Bang, l’Univers et la Voie lactée, la noirceur et la lumière et tout le tralala qu’on leur connait s’embrayent en mouvement, un trou noir calme, le mylar – qu’on nomme en anglais space blanket comme il a été développé par la NASA – s’enchante, valse et se transforme, crépite et chante, c’est très beau, l’envers du décor, la machine de Bellavance en est une qui nous dévoile son fonctionnement simple et incroyable, aux miroitements et froissements versatiles uniques et jamais répétés, comme ceux d’un feuillu en bourrasque – du périple spatial, on revient à la nature la plus élémentaire.

Dans le cube blanc, le tableau exposé devient magnifique et merveilleux et encore pourtant si simple, mais on n’en a pas idée vu d’ici, ce n’est qu’un communiqué de presse, pour voir la beauté de la machine, son endroit et son envers, il faudra se déplacer, regarder, ouvrir la porte, vivre, s’enchanter.

Marc-Antoine K. Phaneuf

Marc-Antoine K. Phaneuf est artiste et auteur. Il a publié trois livres aux éditions Le Quartanier. On pourra voir ses dessins à OPTICA en janvier prochain.

*Soirée audio :: samedi 13 septembre (20h)*
Alexis Bellavance et Jonathan Villeneuve accueilleront Chantal Dumas et Érick d'Orion dans la Machine à deux temps lors d'une soirée d'art audio à l'atelier Belleville (6538 Waverly, Montréal).
Entrée gratuite

Depuis 2001, Alexis Bellavance réalise des installations, des photographies et des performances, celles-ci l’ont amené aux quatre coins du monde, il fait aussi de la musique, il est membre du trio BOLD et l’heureux créateur, avec Jonathan Villeneuve de la Machine à deux temps, un instrument baroque installé en permanence dans leur atelier d’inventeurs, rue Waverly.


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© Edith Brunette, Consensus, 2012. Image tirée d'une vidéo, 42 min | Video still, 42 min. Avec l'aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Edith Brunette
du 1 octobre 2014 au 31 décembre 2014
Résidence de recherche art3/OPTICA - Valence (France)

Observant les discours en tant que révélateurs des relations de pouvoir qui animent la société, Edith Brunette s’intéresse à la parole des institutions gouvernantes et à celle de ceux qui les contestent. Elle provoque la prise de parole de divers acteurs sociaux afin de susciter une réflexion sur notre perception du monde et sur les moyens de s'en approprier collectivement les représentations. Dans le cadre de la résidence à art3 (Valence), elle prendra pour objet d’étude l’entreprise française S.T. Dupont. L’artiste y questionnera les discours portant sur le beau, la culture et la liberté à travers les produits manufacturés de la compagnie et leur mode de production.

Le programme croisé de résidence de recherche art3/OPTICA reçoit le soutien du ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur du Québec, du Consulat général de France à Québec dans le cadre de la 64ième Commission permanente de coopération franco-québécoise et de la Région Rhône-Alpes.

*Présentation d'Edith Brunette au centre art3 (Valence) le 26 novembre à 18h*
Edith Brunette présentera ses recherches menées durant son temps de résidence en France. Cette rencontre sera l’occasion de découvrir son travail passé, de même que les pistes du projet en cours, portant sur l’industrie française du luxe. Entre l’éclat des objets, des icônes et des fondations d’art, et l’anonymat d’une main d’œuvre précarisée, l’artiste interroge sa propre place dans un système qui l’invoque d’une main et la rejette de l’autre.
Consultez le site web de l'artiste ici

Le programme croisé de résidence art3 \ OPTICA reçoit le soutien du Ministère des relations internationales du Québec, du Consulat général de France à Québec dans le cadre de la 64ième Commission permanente de coopération franco-québécoise et de la région Rhône-Alpes.

Consulat Général de France Région Rhône-Alpes art3




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© Julie Lequin, Confabulatory Chronicles, 2012 -. Impression numérique| Digital print. 76,2 x 101,6 cm. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo: Paul Litherland

Julie Lequin
du 15 novembre 2014 au 20 décembre 2014
Bibelots

*Vernissage samedi le 15 novembre à 15h*
Julie Lequin fait de sa pratique un lieu où converge une multiplicité de médiums parmi lesquels prédominent le dessin, la performance, la vidéo, la sculpture et l’installation. Conceptuelles et bricolées, ses œuvres intègrent ses expériences de vie qui ont forgé son identité. Reproduisant des personnages de toute pièce qui meublent son existence, Lequin utilise l’humour, la satire, mais fait également appel à la nostalgie pour traiter de sujets identitaires et revoir les lieux qui l’ont façonnée et qu’elle a habités. Adepte du "Do it Yourself" (fais-le toi-même) et fascinée par la culture populaire, elle recrée à la main son environnement immédiat qu’elle documente, archive, manipule et bonifie à chaque intervention artistique.

Articulées autour d’une pratique interculturelle axée sur l’interaction et l’échange, ses œuvres constituent un laboratoire où l’artiste négocie sa relation au monde à la première personne. Reflet d’un monde globalisé, elles soulignent la complexité des relations entre individus et rendent compte des usages d’une langue étrangère qui permettent d’engager des identités nouvelles. Alternant le français et l’anglais, l’installation vidéo "Top 30" (2012) magnifie cette dualité à l’œuvre; Lequin filme à rebours le jour de ses anniversaires dans les divers lieux où elle a vécu. Sans être présentée dans son intégralité, cette vidéo divisée par année expose une actrice à chaque fois différente personnifiant l’artiste. Fredonnant une chanson qui l’aurait marquée durant l’année, ces femmes partagent l’intimité de Lequin et incarnent par leur dissemblance l’évolution même de l’identité.

L’installation "Confabulatory Chronicles" (2012 -) met pour sa part en scène, ou plutôt en boîte, les hommes marquants dans sa vie, tels que des enseignants et des amoureux. À l’image d’un diorama grandeur nature, cette plateforme lui permet d’en accentuer et d’en caricaturer certains traits. Lors d’une résidence réalisée à Mexico, Lequin a notamment appris des techniques artisanales et locales à base de papier mâché, cristallisées dans ce projet sous la forme de piñatas. Ce modus operandi affirme plus largement un processus dans sa pratique d'absorption et de représentation à la fois de codes culturels divers et d’observations quotidiennes. Il témoigne universellement de la nature hybride, poreuse et en constante transformation de l’identité au contact des autres et de leur univers.

Julie Alary Lavallée

Julie Alary Lavallée est coordonnatrice aux communications et aux archives au centre OPTICA. Également auteure, elle prépare sa thèse de doctorat sur l’art contemporain de l’Inde.

Communiqué de presse (pdf)

*Atelier scolaire*
Dans le cadre du programme médiation jeune public d’OPTICA, Julie Lequin est allée à la rencontre d’élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus située dans le quartier Mile End. Les élèves participants au projet ont eu l'occasion de visiter l’exposition en présence de l’artiste et d'explorer le processus créatif par l'entremise d'un atelier donné à leur école. Les oeuvres vidéo créées par les élèves durant l'atelier seront exposées à l'espace AGORA du centre OPTICA.

*Vernissage des élèves*
Les élèves exposeront leurs chefs-d’œuvres dans l’AGORA d’OPTICA du 10 au 20 décembre. Le vernissage aura lieu le 9 décembre lors d'un 5 à 7.

Pour plus d’information sur le programme médiation jeune public, contactez Marie-Laure Robitaille à mediation@optica.ca

Le programme de médiation jeune public reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins de l'Est du Plateau et la Caisse Desjardins des Versants du mont Royal.

Diplômée en arts visuels de l’Université Concordia et du Art Centre College of Design de Pasadena (Californie), Julie Lequin est la lauréate 2014 de l’atelier-résidence de la FONCA à Mexico en partenariat avec le Conseil des arts et des lettres du Québec. Ses œuvres ont été exposées au Centre Clark, à l’espace Art in General, New York et au Los Angeles County Museum of Art.


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© Renata Poljak, Great Expectations, 2005. Vidéo, super 16mm, HD, couleur, 17min. | Video, super 16mm, HD, color, 17min. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist.

Renata Poljak
du 15 novembre 2014 au 20 décembre 2014
Great Expectations

*Vernissage samedi le 15 novembre à 15h*
Renata Poljak élabore essentiellement un travail sur la mémoire et l’identité, révélant comment les idéologies façonnent l’histoire individuelle et collective. Sa production articule son expérience personnelle au contexte social et conjugue documentaire et fiction autour des traumatismes des guerres de (l’ex-)Yougoslavie, ayant sévi de 1991 à 2001. Artiste multidisciplinaire, on la connaît surtout pour ses vidéos, un médium avec lequel elle entretient une affinité particulière depuis 1996 : « Bien que la notion de vidéo ne m’ait pas été familière auparavant, celle-ci a répondu à toutes mes attentes, comme si tous mes questionnements devinrent subitement clairs, n’attendant que cette forme pour s’articuler. » 1

OPTICA présente trois œuvres vidéos, dont "Great Expectations" (2005). Poljak y partage un récit familial polyphonique s’échelonnant sur trois générations patriarcales via son grand-père, « king’s father », son oncle, « the king – who taught me how to swim », et son cousin, « the king’s son ». Par le biais de cette narration — doublée de plans subjectifs des lieux ayant bercé son enfance — l’artiste remonte le fil du temps jusqu’à la République socialiste de Croatie des années 1960, traverse la montée du nationalisme et de l’économie de marché des années 1980, et aboutit aux tensions qui fermentent aujourd’hui dans les Balkans, lourd héritage d’une décennie de conflits armés dont profite l’extrême-droite. Cette violence sourde est évoquée tant dans ses manifestations physiques (une architecture dévastée par les ruines et l’urbanisme sauvage) que sonores (les crépitements d’un feu dont l’origine troublante sera éventuellement révélée).

C’est davantage autour de figures féminines que se concentrent "Jump" (2000) et "Things We Don’t Talk About" (2014), où Poljak semble poursuivre l’exploration d’une même tension. Celle-ci s’incarne dans le va-et-vient incessant et le leitmotiv stérile de la première vidéo, des éléments qui trouvent leur écho dans le silence inconfortable et le regard pesant (male gaze) de la seconde. Outre un propos fort assumé sur la condition féminine, l’artiste jette un regard sur les conséquences universelles d’un manque de résolution ou de communication en renvoyant à un malaise plus large, un doute et une vulnérabilité propres à la condition humaine. Or le corpus présenté en galerie échappe au défaitisme : la photographie et le récit constituant "Blue" (2010) nous laissent entrevoir que l’équilibre — bien qu’éphémère, comme toute chose — demeure possible.

1. Traduction libre. Déclaration tirée d’une conversation entre Renata Poljak et Branka Bencic dans le cadre de l’exposition "In Three Chapters", 2011. [En ligne : http://www.renatapoljak.com/Conversation.html, consulté le 21 octobre 2014.]

Geneviève Bédard

Geneviève Bédard est auteure, commissaire émergente et coordonnatrice des expositions et de la médiation à VOX, centre de l’image contemporaine.

Communiqué de presse (pdf)

Suite à sa formation à l’École des beaux-arts de Split (1997), en Croatie, Renata Poljak complète un post-diplôme à l’École régionale des beaux-arts de Nantes (1999) et participe à bon nombre de résidences internationales, notamment comme artiste invitée à la San Francisco Art Institute (2002). Son travail est présenté de par le monde, dont au Centre Georges Pompidou (2010) et au Palais de Tokyo (2012) à Paris, à la Stephan Stoyanov Gallery à New York (2013) et au Muzej suvremene umjetnosti de Zagreb (2013).


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© Julie Lequin, Madame Coucou, 2014. Photographie numérique, 76,2 x 101,6 cm. | Digital photography, 6,2 x 101,6 cm. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo : Paul Litherland.

Les samedis famille | Family Saturdays
du 22 novembre 2014 au 20 décembre 2014
Ateliers de création

Grâce aux samedis famille, vous et vos enfants pourrez découvrir la nouvelle exposition de Julie Lequin intitulée Bibelots.

Dans un climat de convivialité, les enfants pourront se familiariser avec la démarche artistique de l'artiste tout en partageant leurs observations avec notre médiatrice au cours de la visite de l'exposition. Par la suite, vous serez invités à fabriquer des piñatas, directement inspirées de l'installation Confabulatory Chronicles.

Julie Lequin fait de sa pratique un lieu où converge une multiplicité de médiums parmi lesquels prédominent le dessin, la performance, la vidéo, la sculpture et l’installation. Conceptuelles et bricolées, ses œuvres intègrent ses expériences de vie qui ont forgé son identité. Lequin utilise l’humour, la satire, mais fait également appel à la nostalgie pour traiter de sujets identitaires et revoir les lieux qui l’ont façonnée et qu’elle a habités.

L’installation Confabulatory Chronicles (2012 -) met en scène, ou plutôt en boîte, les hommes marquants dans sa vie, tels que des enseignants et des amoureux. À l’image d’un diorama grandeur nature, cette plateforme lui permet d’en accentuer et d’en caricaturer certains traits. Lors d’une résidence réalisée à Mexico, Lequin a notamment appris des techniques artisanales et locales à base de papier mâché, cristallisées dans ce projet sous la forme de piñatas.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les ateliers de création en famille ont lieu les samedis 22 et 29 novembre ainsi que le 20 décembre. La médiatrice offrira l’atelier de 13h à 16h. Vous êtes libre de débuter l’atelier quand bon vous semble et de prendre le temps qu’il vous faut pour terminer votre œuvre.

Les ateliers de création s’adressent aux enfants âgés de 4 ans et plus.

Gratuit

Pour plus d’informations, veuillez contactez Marie-Laure Robitaille à mediation@optica.ca

Le programme éducatif public reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins de l'Est du Plateau et la Caisse Desjardins des Versants du mont Royal.


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Hétéropolis (le livre), publication Adaptive Actions, décembre 2013.| Hétéropolis (the book), publication Adaptive Actions, december 2013.

Adaptive Actions - Jean-Maxime Dufresne et Jean-François Prost
du 6 décembre 2014 au 13 décembre 2014
Hétéropolis - Atelier en deux volets

Les samedis 6 et 13 décembre 2014 de 13h à 17h

Maximum de 12 participants
Réservations : communications@optica.ca

Coût : 20,$ incluant un exemplaire du livre Hétéropolis.
Gratuit pour les détenteurs du livre.
Des rafraîchissements seront servis.

ATELIER
Interpellé par le paradoxe de l’hétérogénéité et l’homogénéité que l’on retrouve dans le tissu urbain des villes du monde, Adaptive Actions (AA) propose un atelier de deux jours au centre OPTICA où les participants partageront leurs réflexions sur ces mutations. Certains secteurs de la Ville de Montréal, comme les quartiers traditionnellement ouvriers du Mile End et du Mile Ex, se transforment rapidement, s’embourgeoisent avec la présence de galeries d’art, de centres d’artistes et d’entreprises internationales d’envergure qui s’y implantent. Comment repositionner les points de contact entre les diverses communautés ? De quelle manière les relations et les dynamiques de pouvoir influencent-elles ce développement ou comment le potentiel narratif de ces lieux peut-il encore se manifester aujourd’hui?

Le livre Hétéropolis contient des pages vides, laissés ainsi volontairement afin d’accueillir les interventions des participants de l’atelier. Ceux-ci seront appelés à y interagir directement, commentant les formes d’hybridation qui surgissent des diversités urbaines qu’ils auront observées sur le terrain. Usant de médiums variés pour l’exprimer, ils et elles seront invités à se prononcer sur une condition ou une situation existante, émergente ou imaginée propre à Montréal. Une discussion sur les projets réalisés dans le livre aura lieu dans l’espace AGORA du centre OPTICA durant la deuxième fin de semaine de l’atelier.

Davantage d'informations sur l'atelier


INFORMATION SUR LE LIVRE
Le livre Hétéropolis est publié en français et en anglais en 1 000 exemplaires et compte 320 pages. Il comprend une entrevue avec le théoricien politique Michael Hardt, une douzaine d’essais critiques et textes de fiction de 1500-4000 mots (signés Kyong Park, Sophie Le-Phat Ho, Patrice Loubier, Alexandra Tigchelaar, Gean Moreno, Scapegoat et autres), et plus de 40 contributions sous forme de photos, de dessins, de scans et de citations (incluant le travail de Laurence Bonvin, Jean-Pierre Aubé, Ana Rewakowicz, Nuria Carton de Grammont, Tercerunquinto et Electronic Disturbance Theatre 2.0 / b.a.n.g. lab). Le livre met en relation des contributeurs internationaux d’une diversité de lieux et contextes urbains tels que Montréal, Tijuana, Miami, Hong Kong, Beyrouth, Québec, Le Caire, New York et Douala.

Édité par le comité de publication : Marie-Pier Boucher, Jean-Maxime Dufresne, Gema Melgar et Jean-François Prost. Design du livre en collaboration avec FEED (Montréal).

Avec le soutien de la Galerie Leonard & Bina Ellen Art Gallery de l'Université Concordia.

Davantage d'informations sur le livre Hétéropolis


ADAPTIVE ACTIONS
AA œuvre activement à la création d’une banque en ligne d’interventions urbaines. Sous forme d’appel libre à projets, AA devient un cercle de réflexion, générant diverses plateformes en vue d’apporter des changements à l’environnement urbain. Le laboratoire Adaptive Actions soutient les causes minoritaires et vise à faire connaître les attitudes de vie urbaines alternatives, les contre-conduites et les créations artistiques citadines à travers lesquelles l’imaginaire et la création personnelle influent sur le quotidien. AA se donne pour mission de répertorier et divulguer des actions existantes ainsi que susciter la réalisation de nouvelles activités créatives d’adaptation de l'espace urbain. AA a été présenté à la Biennale Madrid Abierto (2010), aux galeries SPACE de Londres (2007) et Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia à Montréal (2010) ainsi qu’à la Triennale d'architecture de Lisbonne (2013) et à Matadero Madrid (2013). En 2014, à la suite de la parution récente du livre Hétéropolis, la plateforme Adaptive Actions fera l’objet d’une série d’interventions dans la ville de Mexico et dans le cadre de la Biennale de Montréal.
www.adaptiveactions.net/information

JEAN-FRANÇOIS PROST
Artiste diplômé en architecture et en design de l’environnement, Jean-François Prost s’intéresse aux nouveaux territoires urbains se situant en marge des zones habituellement investies, aux lieux (et situations) négligés, indéterminés, sur-contrôlés et sans spécificité apparente. Ses actions abordent la notion de l'art en tant qu’acte de résistance, d'état d'esprit, de dispositif pour énoncer ou échanger les idées. Fondateur de la plateforme Adaptive Actions (2007) et co-fondateur de l'atelier SYN- (2000), son travail individuel et collectif a notamment été présenté au centre Dare Dare à Montréal (1998-2000), au Centre Canadien d’Architecture à Montréal (2004), à la Biennale d’architecture internationale de Rotterdam (2005), à la 3e Manif d’art de Québec (2005), à la Biennale de Liverpool (2006), aux fondations Graham (2009) et Musagetes (2011-13), à la Triennale d’architecture de Lisbonne (2013), ainsi qu’à la Biennale d'architecture de Sao Paulo (2013).
www.jean-francoisprost.blogspot.com
www.adaptiveactions.net/information
www.amarrages.com

JEAN-MAXIME DUFRESNE
Jean-Maxime Dufresne est un artiste diplômé en architecture et en multimédia, dont les recherches s’intéressent aux mutations qui façonnent nos territoires urbains et leurs réalités sociales. L’enquête architecturale et la capacité d’action artistique sont reconsidérés dans une approche protéiforme combinant installation, photographie, vidéo, son, intervention et travail d’édition. Son travail individuel et collaboratif a été présenté au Canada (Sporobole, Optica, Fonderie Darling, Skol, Centre Canadien d’Architecture), aux États-Unis (Graham Foundation), en Espagne (Madrid Abierto), en Finlande (Titanik) et au Brésil (Sao Paulo Architecture Biennale). Avec l’artiste Virginie Laganière, il poursuit une nouvelle production sur des réalités post-olympiques complexes et souvent controversées (Centre VU Photo, Manif d’art 7 / Biennale de Québec, 2014) à Beijing, Athènes, Montréal et Sarajevo, et qui se prolongera à Berlin, Munich et Tokyo en 2014-15. Ses séjours en résidence ont été soutenus par le Conseil des arts du Canada et le CALQ au Inside-Out Art Museum, Beijing (2013) ; Raw Material Company, Dakar (2011) ; Homesession, Barcelone (2012) et Titanik, Turku (2014). Son travail récent dans SYN- inclut le projet Infracampus à l’Université de Guelph réalisé avec le soutien de Musagetes (2011-13). Depuis 2009, il contribue à la plateforme Adaptive Actions (AA) à titre de co-éditeur du livre Hétéropolis et pour les chapitres récents de Montréal, Lisbonne et Madrid.
www.jmdufresne.ca
www.adaptiveactions.net/information
www.amarrages.com




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Photo : Julie Lequin

Exposition des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition de Julie Lequin
du 9 décembre 2014 au 20 décembre 2014

Vernissage le 9 décembre de 17h à 19h Dans le cadre du programme médiation jeune public d’OPTICA, Julie Lequin est allée à la rencontre d’élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus située dans le quartier Mile End. Les élèves participants au projet ont eu l'occasion de visiter l’exposition en présence de l’artiste et d'explorer le processus créatif par l'entremise d'un atelier donné à leur école. Les oeuvres vidéo créées par les élèves durant l'atelier seront exposées à l'espace AGORA du centre OPTICA.

Pour plus d’informations sur le programme médiation jeune public, contactez Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif public reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins de l'Est du Plateau et la Caisse Desjardins des Versants du mont Royal.


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© Michael Blum, Palazzo Chupi, 2008-15. Installation médium mixte | Mixed-media installation. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo : Michael Blum

Michael Blum
du 24 janvier 2015 au 21 mars 2015
Palazzo Chupi

Vernissage :: samedi 24 janvier (15h)

Michael Blum propose une (re)lecture critique et subversive des grands récits historiques. « Ses projets [confrontent l’expérience subjective et] la dimension individuelle aux macro systèmes économiques et sociopolitiques »1, le plus souvent par l’entremise de personnages ou de faits divers négligés dont il se réapproprie la trame narrative en y insérant de nouvelles mailles. Deux expositions présentées à Montréal en 2014 s’appuyaient sur des investigations récentes et portaient respectivement sur les activités de Jacques Mesrine au Québec (Guerre et paix, VOX) et sur la question des identités québécoise(s) et canadienne(s) (Notre histoire || Our History, Galerie de l’UQAM).

L’installation Palazzo Chupi, présentée à OPTICA, emprunte son titre au projet immobilier de Julian Schnabel : en 2007, le peintre et cinéaste américain ajoutait sept étages de style vénitien à l’ancienne écurie qu’il occupait déjà dans le West Village à Manhattan. Ce geste architectural aussi excentrique que controversé se voulait à la fois artistique et commercial, une ambition que l’esthétique clinquante du bâtiment et la crise financière de 2008 firent toutefois avorter. Le Palazzo Chupi de Michael Blum, créé cette même année alors qu’il habitait à New York, est ici montré pour la première fois. Au-delà des questionnements qu’elle soulève quant à la gentrification urbaine, à la conservation du patrimoine bâti, ou à la logique spéculative rampante du secteur foncier et du marché de l’art, l’exposition invite le spectateur à « traverser l’image » – aux sens propre et figuré – et montre que l’Histoire, comme tout autre récit, est une construction.

Palazzo Chupi articule divers éléments, notamment une vidéo qui présente 21 dessins attribués à Sherwood Darnell. Ce dernier aurait autrefois occupé une cellule de la prison faisant face au site où trône aujourd’hui le palais ; ses œuvres représentent l'évolution des lieux depuis le Big Bang jusqu'à un avenir très lointain. Ce corpus inédit témoigne non seulement de l’évolution du West Village – délaissant une conception linéaire du temps au profit de sa représentation cyclique –, mais il dévoile également un parcours artistique singulier, jusqu’alors inconnu. Ainsi, Darnell tient lieu de repoussoir à la célébrité de Schnabel (qui, pourtant, brille ici par son absence). La mise en lumière de cette histoire parallèle semble ultimement s’incarner au sein d’un espace d’exposition partagé en deux zones distinctes – l'une publique, l'autre cachée –, une dichotomie spatiale nous incitant à explorer l’envers du décor.

1. Corinne Charpentier, « Nowhere Better Than This Place », La dernière brève. [En ligne] Frankfurt : Revolver Verlag, 2005, p. 7. http://blumology.net/ccharpentierF.pdf. Consulté le 20 décembre 2014.

Auteure : Geneviève Bédard

Geneviève Bédard est auteure, commissaire émergente et coordonnatrice des expositions et de la médiation à VOX, centre de l’image contemporaine.

Communiqué de presse (pdf)

Michael Blum emploie un large éventail de médias, allant de la photographie et la vidéo aux installations, publications et livres d’artiste. Son travail a été présenté notamment au Centre Georges-Pompidou (Paris), au New Museum (New York), au festival transmediale (Berlin), à la Kunsthalle Wien (Vienne), au Museum der Moderne de Salzburg, au centre De Appel (Amsterdam), au San Francisco Art Institute, ainsi qu’aux biennales de Szczecin, d’Istanbul, de Turin et de Tirana. Il est professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM depuis 2010.
www.blumology.net



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© Marc-Antoine K. Phaneuf, Nussdorf Dam, administration block, 2012. Crayon de bois sur papier, page de livre | Pencil on paper, book page, 28 x 22 cm. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo : Guy L’Heureux

Marc-Antoine K Phaneuf
du 24 janvier 2015 au 21 mars 2015
Études préparatoires. Dessins d'explosions 2012-2015

Vernissage :: samedi 24 janvier (15h)

TOUT FAIRE PÉTER!

MAKP veut tout faire péter, tout détruire. Comme les primitivistes, il scande : Zerstörung ist ein Anfang!1 Mais de quoi la destruction est-elle le début?

Peu importe : BOUM! T’es mort, et nous tous avec toi. À quoi bon réfléchir encore à l’histoire quand on explose avec elle? Ce qu’il reste désormais d’elle et de nous,– membres, chairs, carcasses, ossatures, architectures, « anarchitectures », automobiles, sports, Tarzan, PET et tout ce que cela représente – est-ce vraiment si beau à voir? Au moins nous voilà morts en beauté.

Mourir en beauté, juste parce que c’est beau à voir quand ça explose. Juste pour ça. Seulement pour ça. Tous ces symboles sacrifiés, parce que « les actes dépassent souvent la pensée dans le feu de l’action » (Socrate hurlant derrière le banc des joueurs, en fin de deuxième période). Voir tout ça péter et, l’instant d’avant que ça ne s’effondre, en jubiler.

Tant qu’à péter avec l’histoire, aussi bien, pour nous comme pour Mme Lemay de Saint-Hyacinthe, le faire en beauté. Après tout… paraît que ça prend de la violence pour intéresser le spectateur (encore Socrate qui beugle…). Après tout… y’aura jamais assez de fameux 5 novembre pour remplir tous les charniers (l’alchimie de l’écriture a voulu que le sens de ce passage soit noyé par l’histoire, explosé dans « la bière du chien à Molson »).

Avec quelque chose de la prouesse d’un Gaétan Boucher ou d’une Nadia Comăneci, MAKP dessine l’effondrement à venir de l’édifice, le cœur collectif de l’histoire battant à rompre sa charpente, sur le point d’être pulvérisée. Pas n’importe quelle histoire : la nôtre, simultanément petite et grande. Y aura-t-il encore quelque chose, après l’effondrement? Il y aura quelque chose d’une suite à écrire sur ce qui sera resté intact de notre beauté.

Et la foule en délire criera, avec un Yvon Lambert mal cité, « que la violence est la base… » (encore la bière de l’autre…). Ce sera le grand retour de Byzance; Roublev, la peur au ventre, les poings levés devant Lambert à la ligne blanche; Brunet au centre de la glace, pendant que l’arbitre se jette dans la mêlée…

Fin de la partie: j’oubliais! De quoi, au juste, la destruction est-elle le début? Avec les lambeaux de notre cœur tout pété, il faudra bien trouver quoi dire, quoi faire ou quoi écrire : ce sera le début d’une autre histoire, qu’on voudra économe d’austérité.

1. Notre traduction : « la destruction est le début ».

Auteur : Alexis Desgagnés

Alexis Desgagnés vit, lit, écrit, photographie et aime au Québec.

Communiqué de presse (pdf)

Atelier scolaire
Dans le cadre du programme médiation jeune public d’OPTICA, Marc-Antoine K. Phaneuf ira à la rencontre d’élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus située dans le quartier Mile End. Les élèves participants au projet auront l'occasion de visiter l’exposition en présence de l’artiste et d'explorer le processus créatif par l'entremise d'un atelier donné à leur école. Les œuvres créées par les élèves durant l'atelier seront exposées à l'espace AGORA du centre OPTICA.

Vernissage des élèves
Les élèves exposeront leurs chefs-d’œuvres dans l’AGORA d’OPTICA du 9 au 21 mars. Le vernissage aura lieu le 9 mars de 17h à 19h.

Pour obtenir davantage d’information sur le programme éducatif, contactez Marie-Laure Robitaille à mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins de l'Est du Plateau et la Caisse Desjardins des Versants du mont Royal.

Établi à Montréal, Marc-Antoine K. Phaneuf est artiste et auteur. Il a présenté son travail dans plusieurs centres d’artistes autogérés, galeries et musées du Québec et a publié trois livres de poésie aux éditions Le Quartanier.


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Photo prise lors d'un atelier samedis famille (Julie Lequin) | Photo taken during a Family Saturdays Workshop (Julie Lequin) © Photo : François Côté

Les samedis famille | Family Saturdays
du 31 janvier 2015 au 21 mars 2015
Ateliers de création

Grâce aux samedis famille, vous et vos enfants pourrez découvrir l’exposition Études préparatoires. Dessins d'explosions 2012-2015 de Marc-Antoine K. Phaneuf.

Dans un climat de convivialité, les enfants pourront se familiariser avec la démarche de l'artiste tout en partageant leurs observations avec notre médiatrice au cours de la visite de l'exposition. Par la suite, vous serez invités à fouiller dans des livres et des magazines, à trouver des images et à intervenir directement sur celles-ci en accentuant par le dessin la composition graphique ou le potentiel narratif. Venez découvrir une nouvelle façon de faire parler les images en créant votre propre histoire ! Vous êtes libre de débuter l’atelier quand bon vous semble et de prendre le temps qu’il vous faut pour terminer votre œuvre.

Marc-Antoine K. Phaneuf présente dans le cadre de son exposition une collection de dessins réalisés sur des pages de livres aux thématiques variés. L’artiste y ajoute des dessins d’explosions pour en changer la narration et ainsi créer une histoire qui ne se produira que sur la page.

Phaneuf s’intéresse au pouvoir narratif des objets de la culture populaire nord-américaine. Il les rassemble pour constituer diverses collections afin de poétiser le quotidien. Ainsi, il a entre autres présenté une série de petites annonces loufoques, une collection de livres de cuisine aux couvertures peu ragoutantes et un regroupement de magazines à potins dont les grands titres retracent le récit de l’affaire Guy Cloutier/Nathalie Simard.

Fort du ready-made et de la citation, il souhaite inventer des histoires et construire un imaginaire à partir d’objets anodins et usuels, kitschs ou risibles reflétant les mythes et les lubies de notre société.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les ateliers de création en famille ont lieu les samedis entre le 31 janvier et le 21 mars. La médiatrice offrira l’atelier de 13h à 16h. Vous êtes libre de débuter l’atelier quand bon vous semble et de prendre le temps qu’il vous faut pour terminer votre œuvre.

Les ateliers de création s’adressent aux enfants âgés de 4 ans et plus.

Gratuit

Pour plus d’informations, veuillez contactez Marie-Laure Robitaille à mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins de l'Est du Plateau et la Caisse Desjardins des Versants du mont Royal.


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Vernissage des élèves en décembre 2014 à la suite d'un atelier avec Julie Lequin | Photo taken in December during the opening with 5th and 6th graders after a workshop pursued with Julie Lequin © Photo : Marie-Josée Lafortune


du 9 mars 2015 au 21 mars 2015
Exposition des élèves de 5e et de 6e année de l'école Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition de Marc-Antoine K. Phaneuf

Vernissage le 9 mars de 17h à 19h
Dans le cadre du programme Artiste à l'école d’OPTICA, Marc-Antoine K. Phaneuf ira à la rencontre d’élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus située dans le quartier Mile End. Les élèves participants au projet auront l'occasion de visiter l’exposition en présence de l’artiste et d'explorer le processus créatif par l'entremise d'un atelier donné à leur école. Les dessins et poèmes réalisés par les élèves durant l'atelier seront exposés à l'espace AGORA du centre OPTICA.

Pour plus d’informations sur le programme éducatif, contactez Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal ainsi que de la Caisse Desjardins du Mont-Royal, la Caisse Desjardins de l'Est du Plateau et la Caisse Desjardins des Versants du mont Royal.


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© Sophie Castonguay, Isegoria, 2011. Performance avec récitants | Performance with reciters. Avec l’aimable permission de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo : Simon Gosselin.

Véronique Leblanc (commissaire|curator)
du 18 avril 2015 au 13 juin 2015
Polyphonies

Commissaire d’exposition, Véronique Leblanc s’intéresse aux pratiques artistiques qui abordent les questions de l’altérité et de la démocratie. Sa démarche implique l’analyse d’œuvres qui explorent les manières dont les constructions identitaires et idéologiques participent à l’articulation de la vie commune. Réunissant des œuvres construites selon des structures polyphoniques, son projet d’exposition cherche à mettre en valeur les enjeux soulevés par des pratiques artistiques basées sur des processus participatifs et performatifs, mettant en scène une pluralité de voix. Souvent fondées sur une approche documentaire qui s’apparente à l’exercice du terrain anthropologique (questionnaire, collecte de données), elles orchestrent la rencontre d’une multiplicité de paroles singulières dans des propositions dont la forme crée un écart avec la réalité documentée. Cet écart ouvre alors un espace où l’individuel rencontre le politique. Les œuvres que Leblanc souhaite rassembler témoignent à la fois des rapports entre individualité et collectivité, et des tensions entre affirmation de soi et intégration des discours normatifs, étant toutefois porteurs de nouvelles relations entre récits individuels et histoire.