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2017 - 2018

Programmation

Edith Brunette
du 1 septembre 2017 au 31 décembre 2017

MOMENTA | Biennale de l’image, Valérie Mréjen
du 8 septembre 2017 au 21 octobre 2017

MOMENTA | Biennale de l’image, Melik Ohanian
du 8 septembre 2017 au 21 octobre 2017

Caroline Mauxion
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

Teja Gavankar
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

Caroline Mauxion
le 22 novembre 2017

Teja Gavankar
le 26 novembre 2017

Artiste à l'école
du 12 décembre 2017 au 16 décembre 2017

Bertille Bak
Lisa Jackson
Yoshua Okón
Helen Reed
May Truong
Commissaire | Curator: Zoë Chan

du 20 janvier 2018 au 17 mars 2018


du 20 janvier 2018 au 17 mars 2018

Raymonde April, Jessica Auer, Jacques Bellavance, Velibor Božović, Gwynne Fulton, Katie Jung, Jinyoung Kim, Lise Latreille, Celia Perrin Sidarous, Marie-Christine Simard, Bogdan Stoica, Andrea Szilasi, Chih-Chien Wang
du 14 avril 2018 au 16 juin 2018




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Edith Brunette, 2016

Edith Brunette
du 1 septembre 2017 au 31 décembre 2017

En partenariat avec le centre OPTICA, l’artiste Edith Brunette poursuit son projet de documentation et d’intervention destiné à opérer un rapprochement entre les milieux de l’art et du multimédia. Ces démarches débutées en septembre 2016 s’inscrivent en continuité avec la pratique de l’artiste qui s’intéresse à l’économie du milieu artistique.


Edith Brunette conjugue pratique artistique et recherche théorique. Elle s’intéresse aux discours à l’œuvre dans le champ des arts et aux forces et jeux politiques qu’ils révèlent. Ses projets récents ont porté, entre autres, sur la vidéosurveillance (Caméraroman, 2011), sur la prise de parole en période de crise sociale (Consensus, 2012) et sur l’agentivité politique des artistes (Faut-il se couper la langue?, 2013; Cuts Make the Country Better, 2015, en collaboration avec François Lemieux).


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Valérie Mréjen, Leur histoire, 2014.
Vidéo HD, couleur, son, 3 minutes 30 secondes (en boucle)
Collection LVMH
Crédit : Paul Litherland

MOMENTA | Biennale de l’image, Valérie Mréjen
du 8 septembre 2017 au 21 octobre 2017
De quoi l'image est-elle le nom ?

Commissaire invité : Ami Barak

MOMENTA | Biennale de l’image (anciennement Le Mois de la Photo à Montréal) présente, en collaboration avec OPTICA, Valérie Mréjen – Q&R – Q&A du 8 septembre au 21 octobre. Le vernissage a lieu le 8 septembre à 19h30, en présence de l'artiste.

Les images fixes ou animées de Valérie Mréjen (France) s’inspirent de souvenirs personnels, de lieux communs et de malentendus. Les échanges qui se déroulent dans ses œuvres, empreints d’une certaine intensité, transforment des situations banales en métaphores existentielles. Dans Leur histoire (2014), deux personnages sont attablés dans un restaurant et conversent. L’artiste a intercalé dans leurs échanges des images provenant de diverses sources, comme si celles-ci pouvaient mettre de l’ordre dans leur relation. Dans Déshabillé (2017), six personnages évoquent des histoires personnelles autour du vêtement. Ici, c’est l’habit qui fait le moine, l’apparence dévoilant la complexité psychologique des protagonistes. Dans La Baule, ciel d’orage (2016), la candeur des récits de vie et des échanges laisse place à une poésie du quotidien, à une esthétique de la ritournelle où les êtres deviennent des héros ingénus qui suscitent aisément notre affection.

MOMENTA 2017

Pour sa 15e édition du 7 septembre au 15 octobre, MOMENTA s’est associée au commissaire Ami Barak, qui a développé une programmation remarquable sous le thème De quoi l’image est-elle le nom ?. L’édition 2017 de MOMENTA examine la notion de pièce à conviction photographique et vidéographique, mettant en doute le statut de l’image fixe et en mouvement comme témoin du réel et s’intéressant aux caractères fantasmé et sublimé de celui-ci. Les 38 artistes réunis dans la biennale nous invitent à ne pas accepter sans critique le témoignage de l’image. La biennale s’articule en trois volets. Le premier correspond à l’exposition centrale du quartier général (QG), présentée dans deux lieux : la Galerie de l’UQAM et VOX, centre de l’image contemporaine. Le deuxième volet consiste en 14 expositions individuelles déployées dans plusieurs quartiers de la ville, auquel s’ajoute, pour le troisième volet, une exposition de documents présentée à Artexte.

MOMENTA, c’est aussi un programme étoffé d’activités de médiation culturelle, de conférences, de projections et de rencontres, autant d’opportunités pour aller à la rencontre des artistes et de leurs œuvres. La biennale serait incomplète sans son catalogue, coproduit avec la prestigieuse maison d’édition Kerber Verlag, qui rassemble des textes inédits signés par le commissaire et cinq auteures invitées à réfléchir à la question De quoi l’image est-elle le nom ?

ÉVÉNEMENTS AUTOUR DES EXPOSITIONS MOMENTA

Discussions et conférences


Journée de discussion avec des artistes de la biennale

9 septembre
10h00 à 16h00
Maison Shaughnessy, Centre canadien d’architecture (CCA)
1920 rue Baile, Montréal

sujets a : désir — demandes

Sujets a, c’est l’objet a, principe lacanien qui anime le thème proposé par le commissaire Ami Barak, amené dans l’espace de la conversation. Le public est convié à venir échanger avec 10 des artistes de la programmation pour entrevoir quelques motifs qui impulsent leur travail.

Séance du matin : 10h00 à 12h00

Erin Shirreff
Jayce Salloum
Nelson Henricks
Jonas St. Michael
Valérie Mréjen


Entretien et séance de signatures avec Valérie Mréjen

9 septembre
14h00 à 15h30

Librairie Euguelionne
1426, Beaudry
Montréal

À l'occasion de la parution de Troisième personne, Valérie Mréjen s'entretiendra avec Marie-Ève Blais, libraire à l'Euguélionne. L'événement sera suivi d'une séance de signature.


Parcours croisé

Un parcours croisé combinant une visite guidée des expositions à Optica et au Centre CLARK a lieu le 23 septembre à 12h30.

Soirée de projection à la Cinémathèque québécoise

Une soirée de projection d'une sélection des œuvres de l’artiste a lieu le 27 septembre à 19h.

Afin de ne rien manquer de l’édition 2017, un programme détaillé est disponible gratuitement chez tous nos partenaires d’exposition et en ligne au momentabiennale.com.

Les passeports MOMENTA, donnant accès à toutes nos activités, sont disponibles à la billetterie de La Vitrine (en ligne : lavitrine.com).

À propos de MOMENTA

Depuis près de 30 ans, Le Mois de la Photo à Montréal offre un cadre stimulant pour étudier les pratiques, les mutations et les enjeux actuels de l’image fixe ou animée dans notre culture, et pour prendre le pouls des tendances de l’image contemporaine. Rebaptisé MOMENTA | Biennale de l’image en 2017, l’organisme joue un rôle crucial dans l'écologie locale, nationale et internationale du milieu des arts visuels. Grâce à une approche curatoriale conviant des commissaires de renom à développer des programmations artistiques rigoureuses à partir de thèmes d’actualité, la biennale jouit d’une notoriété dans sa ville et dans son pays ainsi qu’à l’étranger. Elle contribue activement à la reconnaissance des artistes d’ici — plus de 50% d’artistes canadiens à chaque édition — en présentant leur travail dans un contexte international, en association avec une quinzaine de partenaires d’exposition. Au cours des 7 dernières éditions, l’organisme a exposé au-delà de 400 artistes, plus de 2 000 œuvres et rejoint près de 2 millions de visiteurs.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

DELGADO, Jérôme. «La Biennale, au-delà des clichés, Une sélection des expos solos qui ressortent du lot à Momenta», Le Devoir, 16 septembre 2017.

Valérie Mréjen (1969-) est une artiste, réalisatrice et romancière française qui vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy, elle s’intéresse dès ses débuts à différents moyens d’expression pour mieux explorer les possibilités du langage. Elle s’inspire de récits rapportés ou vécus qu’elle réécrit et met en scène. Elle commence par réaliser quelques livres d’artiste avant de tourner ses premières vidéos. Une exposition solo, La place de la concorde, lui est consacrée au Jeu de Paume (Paris) en 2008. Elle a réalisé plusieurs courts métrages, des documentaires (Pork and Milk, 2004, Valvert, 2008) et un long métrage de fiction, En ville, coréalisé avec Bertrand Schefer (Quinzaine des réalisateurs, Cannes, 2011). Elle a publié Mon grand-père (1999), L’Agrume (2001) et Eau sauvage (2004) aux éditions Allia, puis Forêt noire (2012) et Troisième personne (2017) aux éditions P.O.L. Elle est représentée par la Galerie Anne-Sarah Bénichou (Paris).




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Melik Ohanian
Portrait of Duration, 2015.
Sept photographies sur Duratrans, boîtes lumineuses, animation Arduino, 1 seconde, 105 x 90 x 10 cm chaque
Collection Pomeranz
Crédit : Paul Litherland


MOMENTA | Biennale de l’image, Melik Ohanian
du 8 septembre 2017 au 21 octobre 2017
De quoi l'image est-elle le nom ?

Commissaire invité : Ami Barak

MOMENTA | Biennale de l’image (anciennement Le Mois de la Photo à Montréal) présente, en collaboration avec OPTICA, Melik Ohanian – Portrait of Duration. L’instant S du 8 septembre au 21 octobre. Le vernissage a lieu le 8 septembre à 19h30, en présence de l’artiste. Le vernissage a lieu le 8 septembre à 19h30, en présence de l'artiste.

Melik Ohanian (France) examine les relations entre la science, l’astrophysique et les arts visuels en sondant la question du temps. Pour Portrait of Duration (2015), il révèle le changement d’état du césium 133, élément chimique qui définit la seconde universelle dans les horloges atomiques par son passage de l’état solide à l’état liquide. L’artiste invite le spectateur à l’expérience d’une représentation de la durée même. Portrait of Duration – Expand Series (2015/2017) est composé d’images grand format extraites des expériences réalisées pour Portrait of Duration. Chaque photographie propose une figure du temps. La série Post-Image (2014) est générée à partir de contenu provenant de la presse internationale, méticuleusement déchiré par l’artiste, de sorte qu’il remet en question la nature, le circuit et la reproduction d’une image à l’époque actuelle.

MOMENTA 2017

Pour sa 15e édition du 7 septembre au 15 octobre, MOMENTA s’est associée au commissaire Ami Barak, qui a développé une programmation remarquable sous le thème De quoi l’image est-elle le nom ?. L’édition 2017 de MOMENTA examine la notion de pièce à conviction photographique et vidéographique, mettant en doute le statut de l’image fixe et en mouvement comme témoin du réel et s’intéressant aux caractères fantasmé et sublimé de celui-ci. Les 38 artistes réunis dans la biennale nous invitent à ne pas accepter sans critique le témoignage de l’image. La biennale s’articule en trois volets. Le premier correspond à l’exposition centrale du quartier général (QG), présentée dans deux lieux : la Galerie de l’UQAM et VOX, centre de l’image contemporaine. Le deuxième volet consiste en 14 expositions individuelles déployées dans plusieurs quartiers de la ville, auquel s’ajoute, pour le troisième volet, une exposition de documents présentée à Artexte.

MOMENTA, c’est aussi un programme étoffé d’activités de médiation culturelle, de conférences, de projections et de rencontres, autant d’opportunités pour aller à la rencontre des artistes et de leurs œuvres. La biennale serait incomplète sans son catalogue, coproduit avec la prestigieuse maison d’édition Kerber Verlag, qui rassemble des textes inédits signés par le commissaire et cinq auteures invitées à réfléchir à la question De quoi l’image est-elle le nom ?

Parcours croisé

Un parcours croisé combinant une visite guidée des expositions à Optica et au Centre CLARK a lieu le 23 septembre à 12h30.

Afin de ne rien manquer de l’édition 2017, un programme détaillé est disponible gratuitement chez tous nos partenaires d’exposition et en ligne au momentabiennale.com.

Les passeports MOMENTA, donnant accès à toutes nos activités, sont disponibles à la billetterie de La Vitrine (en ligne : lavitrine.com).

À propos de MOMENTA

Depuis près de 30 ans, Le Mois de la Photo à Montréal offre un cadre stimulant pour étudier les pratiques, les mutations et les enjeux actuels de l’image fixe ou animée dans notre culture, et pour prendre le pouls des tendances de l’image contemporaine. Rebaptisé MOMENTA | Biennale de l’image en 2017, l’organisme joue un rôle crucial dans l'écologie locale, nationale et internationale du milieu des arts visuels. Grâce à une approche curatoriale conviant des commissaires de renom à développer des programmations artistiques rigoureuses à partir de thèmes d’actualité, la biennale jouit d’une notoriété dans sa ville et dans son pays ainsi qu’à l’étranger. Elle contribue activement à la reconnaissance des artistes d’ici — plus de 50% d’artistes canadiens à chaque édition — en présentant leur travail dans un contexte international, en association avec une quinzaine de partenaires d’exposition. Au cours des 7 dernières éditions, l’organisme a exposé au-delà de 400 artistes, plus de 2 000 œuvres et rejoint près de 2 millions de visiteurs.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Melik Ohanian (1969-) est un artiste français d’origine arménienne qui vit et travaille à Paris et à New York. Centré sur la question du temps, son travail examine les relations entre la science, l’astrophysique et les arts visuels en empruntant des procédés et des dispositifs au cinéma et aux techniques de projection contemporaines. Parmi ses plus récentes expositions individuelles, mentionnons Under Shadows, au Centre Georges-Pompidou (Paris, 2016), et DAYS, I See what I Saw and what I will See, à Art Basel (Bâle, 2015). Son travail a également figuré dans des expositions collectives, comme Dreamlands, au Whitney Museum of American Art (New York, 2016), Les Rencontres d’Arles (2016), la 20e Biennale de Sydney (2016) et la 56e Biennale de Venise (2015), dont le pavillon arménien, où il exposait, a remporté le Lion d’or de la meilleure participation nationale. Melik Ohanian a reçu en 2015 le prix Marcel Duchamp. Il est représenté par la Galerie Chantal Crousel (Paris) et la Dvir Gallery (Tel-Aviv, Bruxelles).




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Caroline Mauxion, Une enveloppe sans contours, 2017. Impression sur verre trempé, 76, 2 x 152, 4 cm. | Print on toughened glass, 76, 2 x 152, 4 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist

Caroline Mauxion
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

« Voici la flaque, dit Rhoda, et je ne peux pas la franchir. J'entends la grande meule qui tourne à toute vitesse à moins d'un pouce de ma tête. L'air qu'elle déplace rugit sur mon visage. Toutes les formes de vie tangibles se sont évanouies pour moi. Si je ne tends pas les bras pour toucher quelque chose de dur, le vent m'emportera dans les couloirs de l'éternité pour toujours. Mais alors, qu'est-ce que je peux toucher? Quelle brique, quelle pierre? Et ainsi traverser en me traînant l'immense gouffre pour réintégrer mon corps saine et sauve? »

Virginia Woolf, Les Vagues

Plutôt qu'une pratique de l’image photographique, Caroline Mauxion précise que son travail consiste à pratiquer l’image photographique. Cette nuance est fondamentale, car elle réintègre dans la photographie la notion d’acte et insiste sur la performativité mais aussi la matérialité de l’image, pour laquelle les notions de contact et de déplacement sont primordiales. Les images de Mauxion s’envisagent ainsi comme autant d’essais sur les limites du visible et de l’invisible, de la transparence et de l’opacité, de l’abstraction et de la figuration, de l’ombre et de la lumière.

Le corpus présenté par Mauxion chez OPTICA s'inspire des conditions originelles de la photographie. Par le procédé photographique, qui imprime toute intensité de lumière sur une surface photosensible, des matériaux distincts deviennent proches parents. La plaque de verre fêlée et la flaque d’eau sont des géographies imaginées, des retours constants à l’écriture de Virginia Woolf. La description des espaces entre le tangible et l’intangible dans ses nouvelles et ses romans a guidé le processus créatif de l’artiste. Les œuvres présentées deviennent une réinterprétation d'images récurrentes dans l’écriture woolfienne, s’attardant à rendre visible derrière la « ouate de la vie quotidienne ».

Si Mauxion pratique la photographie, ajoutons également qu’elle l’installe. La plaque de verre, devenue support de l’image photographique, dépend de son installation dans l'espace pour révéler l’image ; au blanc du papier sur lequel viendrait habituellement s’imprimer la photographie se substitue le blanc du mur. Les images deviennent quasi-invisibles pour certaines et se lisent à plusieurs sens pour d'autres, invitant au déplacement du corps. Toutes se forment là où il y a contact.

Auteur : Daniel Fiset

Daniel Fiset est historien de l'art et éducateur. Il vit et travaille à Montréal.

Discussion publique entre Caroline Mauxion et Daniel Fiset à OPTICA le 22 novembre 2017 de 18h30 à 20h.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

DELGADO, Jérôme. «Invisibles corruptions, Teja Gavankar séduit avec des petits dérangements de l’ordre établi», Le Devoir, 2 décembre 2017.

DELGADO, Jérôme. «Un automne sous le signe éclaté de Caroline Mauxion», Le Devoir, 5 septembre 2017.



Originaire de France, Caroline Mauxion vit et travaille à Montréal depuis 2010. Elle fut récipiendaire de la bourse de la Fondation Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels (2015). Son travail a fait l'objet de plusieurs expositions individuelles à Montréal, à la galerie Les Territoires (2014), à la galerie Simon Blais, à la Galerie de l'UQAM et à Rimouski, au centre d'artistes Caravansérail. Elle effectuera une résidence à Banff en 2018 soutenue par le CALQ.


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Teja Gavankar, other’s spaces 002, 2016. Dessin, 21, 59 x 27, 94 cm. | Drawing, 21, 59 x 27, 94 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist

Teja Gavankar
du 11 novembre 2017 au 16 décembre 2017

S’immiscer dans le quotidien et transformer l’espace dans ses traits les plus banals compose le terrain d’action et d’investigation de l’artiste indienne Teja Gavankar. Par la pratique du dessin et de l’intervention in situ, elle négocie les modes d’apparition du territoire afin d’en extraire l’identité et d’en extirper les spécificités. Puisant à même les éléments du paysage construit, devenus communs en raison de leur expérience répétée, elle y fait émerger de nouvelles configurations. Alors que l’artiste a principalement développé des projets in situ dans l’espace urbain, celui présenté au centre OPTICA incarne une première intervention en galerie.

Intéressée par la géométrie et la topologie, Gavankar revisite les éléments architecturaux - les murs, les chaussées, les escaliers et plus récemment le motif du coin - pour en faire les conditions d’émergence d’une expérience, cherchant à rompre la quiétude de leur fonctionnalité, de leur structure et de leurs caractéristiques propres. Très minimales, ces interventions artistiques, tant graphiques que physiques, mettent pourtant en œuvre une force certaine. Elles trafiquent les petites choses, la banalité, afin d’engendrer des subtilités porteuses de grandes ambiguïtés perceptives.

La pratique du dessin de l’artiste prend d’assaut la grille, cet outil-support papier, qui oriente et guide le trait dans un esprit cartésien. De nombreux artistes indiens ont repensé et critiqué les moyens de décrire, de calculer et de mesurer les multiples manifestations qui composent le monde. Associées notamment à la modernité et au colonialisme, ces balises, déployées en Inde lors de l’occupation britannique, ont permis de catégoriser et de créer des topologies des diverses ressources, tant naturelles qu’humaines, retrouvées sur le territoire. Même si Gavankar, tout comme d’autres artistes de la nouvelle génération créative de l’Inde, ne fait pas directement intervenir ces références historiques, son usage de la grille demeure toutefois critique. Il s’agit de s’attaquer aux structures contraignantes et à la rigueur qu’elles imposent. Par endroit, elle fera en sorte de la faire voler en éclat, de privilégier les lignes courbes ainsi que les traits décalés et obliques, en dehors des zones rectilignes, ou d’en radier certains carreaux. Tant de façons de laisser le trait réinventer la ligne et introduire la souplesse dans la rigidité.

Auteure : Julie Alary Lavallée

Julie Alary Lavallée est doctorante en histoire de l’art à l’Université Concordia.
Ses recherches portent sur les expositions collectives d’art contemporain de l’Inde dans un contexte diasporique.

Présentation publique de Teja Gavankar à la Fonderie Darling
L'événement est organisé en partenariat avec la Fonderie Darling, 745, rue Ottawa, H2C 1R8. La présentation aura lieu en anglais, la conversation en anglais et en français. Jeudi 16 novembre de 18h à 20h.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

RAIKAR-MHATRE, Sumedha. «Sumedha Raikar-Mhatre: Born Out Of A Space Crunch, Back From A Show In Montreal, Artist Teja Gavankar Reflects On Mumbai's Geometry And Contradictions Of Urban Living», Mid-day, 17 décembre 2017.

DELGADO, Jérôme. «Invisibles corruptions, Teja Gavankar séduit avec des petits dérangements de l’ordre établi», Le Devoir, 2 décembre 2017.



Titulaire d’une maîtrise en arts visuels de la Maharaja Sayajirao University, Baroda (Inde), Teja Gavankar compte un parcours ponctué de nombreuses résidences, dont l’une réalisée en 2014 à la Fonderie Darling (Montréal) grâce au concours de la Inlaks Shivdasani Foundation. En 2016, elle prenait part à l’exposition Young Subcontinent (Serendipity Art Festival, Inde). Elle vit et travaille à Bombay.


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Discussion entre Caroline Mauxion et Daniel Fiset à OPTICA, 2017.
Photo : Esther Bourdages

Caroline Mauxion
le 22 novembre 2017
Discussion publique

Dans le cadre de son exposition solo à OPTICA, Une enveloppe sans contours, Caroline Mauxion s’entretiendra avec Daniel Fiset sous la forme d’une discussion publique. L'activité se déroulera de 18h30 à 20h.



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Présentation de Teja Gavankar à la Fonderie Darling, 2017.
Photo : Hugo St-Laurent

Teja Gavankar
le 26 novembre 2017
Présentation publique de Teja Gavankar

Ancienne lauréate de la Résidence Inde à la Fonderie Darling (2014), Teja Gavankar a donné une présentation publique de ses recherches dans le cadre de son exposition solo other's spaces à OPTICA, centre d'art contemporain qui a cours jusqu'au 16 décembre 2017.

L'événement, qui a eu lieu jeudi le 16 novembre de 18h00 à 20h00, a été organisé en partenariat avec la Fonderie Darling située au 745, rue Ottawa, Montréal, H3C 1R8.


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Carton d'invitation, 2017.
Photo : Marie-Laure Robitaille

Artiste à l'école
du 12 décembre 2017 au 16 décembre 2017
Exposition des élèves de 5e et 6e année de l’École Saint-Enfant-Jésus (Mile End) sur une proposition de Caroline Mauxion

Vernissage le mardi 12 décembre 2017 de 17h à 18h

Dans le cadre du programme Artiste à l'école développé en 2014 par le centre OPTICA, Caroline Mauxion a donné un atelier créatif aux élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire Saint-Enfant-Jésus. Les jeunes exploreront les possibilités formelles de la technique du cyanotique, inspirés du langage artistique de l’artiste qui expose actuellement chez OPTICA. Les oeuvres des élèves seront dévoilées au public lors d’un vernissage qui aura lieu le 12 décembre 2017 de 17h à 18h et seront exposées dans l’espace Agora du centre jusqu’au 16 décembre 2017.
OPTICA tient à remercier le personnel et les élèves de l’École Saint-Enfant-Jésus.

Pour plus d’informations sur le programme éducatif d'OPTICA, contactez Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.



Entente sur le développement




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Yoshua Okón, Pulpo [Octopus], 2011. Projection vidéo à 2 canaux, son, 17 min 12 sec, seaux, épreuve chromogène, 49, 53 cm x 33,02 cm. | Pulpo [Octopus], 2011. 2-channel video projection, 17 min. 12 sec., buckets, chromogenic print, 49, 53 cm x 33,02 cm.
Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist

Bertille Bak
Lisa Jackson
Yoshua Okón
Helen Reed
May Truong
Commissaire | Curator: Zoë Chan

du 20 janvier 2018 au 17 mars 2018
Vies performatives

Vernissage, Samedi 20 janvier_15h à 18h
Visite commentée de l'exposition par Zoë Chan, 15h30


Réunissant des œuvres vidéo récentes réalisées par des artistes du Canada et de la scène internationale, Vies performatives explore – et comble – le prétendu écart entre documentaire et divertissement, information et spectacle, fait et fiction. Renvoyant à des méthodes tirées de la télévision, du cinéma, du théâtre, de la danse et de la musique dans lesquelles elles puisent, ces vidéos représentent divers groupes usant de stratégies qui vont au-delà de l’approche explicative qui est généralement associée au cinéma documentaire.

Cette approche joue incontestablement un rôle crucial dans l’information du public, surtout face à une propagande trompeuse, au phénomène des « fake news » et à la diffusion d’autres types de désinformation. Cependant, dans Vies performatives, les vidéos présentées évitent le didactisme direct, adoptant plutôt une gamme de stratégies performatives visant à attirer le public. Elles offrent une nouvelle conscience et un nouvel aperçu des expériences, des perspectives et des intérêts de groupes dont les identités collectivement partagées entrent en contact avec une multiplicité de facteurs, allant des origines et des genres ethnoculturels à des activités de loisir et à des expériences de vie : un campement rom établi près de Paris, des Autochtones ayant survécu au système des pensionnats au Canada, des travailleurs guatémaltèques sans papiers vivant en banlieue de Los Angeles, des amateurs de Twin Peaks et de jeunes Asiatiques-canadiennes.

Dans Recording Reality, Desiring the Real (2011), la spécialiste en études cinématographiques Elizabeth Cowie écrit que, dans les milieux du cinéma, il y a souvent une division perçue entre information et spectacle, la première étant associée au documentaire et à la non-fiction, et la seconde, au divertissement et à la fiction. Cette division est illusoire, avance-t-elle ; ces catégories sont par nature étroitement liées, le documentaire étant caractérisé par « une mise en récit de la réalité » qui nous « engage dans les actions et les émotions d’acteurs sociaux, comme les personnages de fiction». Cowie préfère donc décrire le documentaire comme un « récit incarné ».

Brouillant les catégories binaires traditionnelles de la fiction et de la non-fiction et les propriétés qui leur sont habituellement attribuées (mensonge versus vérité, frivolité versus sérieux, etc.), la définition donnée par Cowie du documentaire offre un point d’entrée utile dans les récits hybrides articulés dans les vidéos qui composent Vies performatives. Le film iconique de Francis Ford Coppola intitulé The Outsiders, inspiré du populaire roman de S. E. Hinton sur le passage à l’âge adulte et sur une masculinité aliénée, se voit réinterprété par une distribution complètement féminine d’origine asiatique (May Truong, The Outsiders). Le traumatisme continu résultant du phénomène des pensionnats se joue dans une séquence de danse hip-hop inspirée des films de zombies et du vidéoclip troublant créé pour la chanson Thriller de Michael Jackson (Lisa Jackson, Savage).

Bien que moins effrontément hétéroclites dans leurs approches respectives, les autres vidéos de Vies performatives mettent également l’accent sur le récit grâce à une performativité incarnée : des amateurs de Twin Peaks interprètent les rôles de leurs personnages préférés dans la série culte de David Lynch, dans des scènes entièrement écrites par d’autres amateurs (Helen Reed, Twin Twin Peaks) ; les combats au jour le jour des habitants d’un campement rom sont évoqués dans des vignettes proches du conte (Bertille Bak, Transports à dos d’hommes) ; le terrain de stationnement d’un Home Depot à Los Angeles devient le décor improbable de migrants mayas déplacés alors qu’ils exécutent des mouvements chorégraphiés évoquant la guerre civile sanglante dans laquelle ils ont combattu au Guatemala (Yoshua Okón, Pulpo). Si ces vidéos montrent une gamme de productions allant de l’esthétique DIY (« do it yourself ») du théâtre communautaire au poli professionnel du cinéma grand public, elles ont toutefois en commun un intérêt pour les gens que l’on dit réels – souvent des interprètes amateurs ou sans formation – qui sont intimement et intrinsèquement liés aux récits exprimés.

Utilisant des conventions performatives connues, allant d’une palette de plateformes culturelles populaires (numéros de musique, séquences de danse, jeux de rôles, costumes et ainsi de suite), ces vidéos nous obligent à nous intéresser non seulement au contenu des récits, mais aussi à la manière dont leurs sujets incarnent activement leurs rôles. La chercheuse Carrie Noland propose, dans Agency and Embodiment (2009), que « la culture est à la fois incarnée et mise en cause par la performance corporelle » ; qu’étudier les nombreux gestes corporels, c’est comprendre comment « les êtres humains sont incarnés dans leurs mondes – et y laissent leurs marques ». Ainsi, le corps porte l’écriture de forces socialisantes, mais il a aussi l’agentivité requise pour écrire sa propre histoire. Noland écrit que nous devrions considérer « comment le corps pourrait nous parler, non pas au-delà mais à travers les cadres culturels ». Travaillant dans cette veine, les vidéos de Vies performatives ont en commun un intérêt flagrant à mettre en évidence l’agentivité du corps au sein plutôt qu’en dépit des structures codifiées de la danse, du chant ou du jeu. Demandant quelles nouvelles significations nous pouvons glaner de ces sujets performants, l’exposition nous offre un aperçu des points de vue, subjectivités et expériences des groupes représentés.

Bertille Bak, Transports à dos d’hommes, 2012
Vidéo avec son (15 min)
Avec l’aimable concours de l’artiste et de la galerie Xippas, Paris

L’artiste française Bertille Bak est connue pour son engagement envers le processus de collaboration. Elle a collecté des séquences pour Transports à dos d’hommes après avoir vécu dans un campement rom établi en banlieue parisienne. Bak et des membres de cette communauté ont créé un conte ludique faisant allusion aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés: démolition constante de leurs campements par les autorités françaises, possibilité d’expulsion de la France, pauvreté, itinérance et chômage.

Lisa Jackson, Savage, 2009
Vidéo avec son (6 min)
Avec l’aimable concours de l’artiste, de Vtape et de Moving Images Distribution

Remarquable montage composite d’un drame historique, d’un mélodrame, de comédies musicales, de hip-hop et de films d’horreur, Savage examine un traumatisme profond, mais également la résilience d’enfants autochtones arrachés à leurs familles et placés dans des pensionnats. Sans dialogue et avec deux séquences musicales impressionnantes, l’œuvre raconte l’histoire d’une jeune fille (interprétée par Ta’Kaiya Blaney, performeuse et activiste de la Première Nation Tla’Amin) qu’on enlève à sa mère (jouée de manière touchante par Skeena Reece, une artiste de descendance Tsimshian/Gitksane, Métis/Cri.

Yoshua Okón, Pulpo [Poulpe], 2011
Projection vidéo à deux canaux (17 min 12 s)
Seaux de Home Depot
Avec l’aimable concours de l’artiste

Pulpo présente un groupe d’hommes mayas qui ont combattu dans la guerre civile au Guatemala dans les années 1990. La vidéo a été tournée dans un terrain de stationnement de Home Depot à Los Angeles où ces hommes, aujourd’hui des migrants sans papier, se rencontraient tous les jours pour chercher du travail. Des moments de la guerre civile américaine sont typiquement reconstituées par des amateurs qui, dans des détails fétichistes, recréent des scènes de combat ; en revanche, Pulpo évoque les expériences de ses sujets par l’exécution de gestes chorégraphiés simples, loin de la patrie, sans spectacle héroïque.

Helen Reed, Twin Twin Peaks, 2010
Vidéo avec son (18 min 34 s)
Matériaux de production (affiches, bulletins, photographies, feuilles d’appel, auditions vidéo)
Avec l’aimable concours de l’artiste

Entièrement tournée et interprétée par des passionnés de Twin Peaks avec un budget serré, Twin Twin Peaks est la réalisation d’un scénario écrit par des amateurs de la série originale qui ont été bouleversés par sa fin brutale après une deuxième saison en 1991. Helen Reed met en lumière la créativité et l’esprit de corps des scénaristes, de la distribution et de l’équipe de ce projet passionnel, amateur, qui allie des aspects de la télévision, du théâtre communautaire et de la pratique sociale.

May Truong, The Outsiders, 2016
Vidéo sans son (5 min)
Encre sur papier
Avec l’aimable concours de l’artiste

May Truong s’accorde sur le roman intitulé The Outsiders, sur le passage à l’âge adulte, de S. E. Hinton et sur le film que Francis Ford Coppola en a tiré, de même que sur le poème de Robert Frost, « Nothing Gold Can Stay » (présenté dans le livre et le film). Substituant aux protagonistes mâles blancs une distribution entièrement composée d’Asiatiques-canadiennes puisées dans son propre cercle d’amies, Truong compose de courtes vignettes qui s’inspire de l’aliénation vécue par les jeunes anti-héros dans l’ouvrage de Hinton.

Zoë Chan

Zoë Chan remercie les artistes de Vies performatives, OPTICA, Vtape, Galerie Xippas, Antonio Loro pour ses commentaires éditoriaux, ICI (Independent Curators International) et le Conseil des arts du Canada.

Traduction : Colette Tougas

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

MAVRIKAKIS, Nicolas. «Vies performatives» : jeux de rôles à Optica, Le Devoir, 3 février 2018.

MOCKLER, Veronica Florence. Couverture de l'exposition "Vies Performatives" à OPTICA, un centre d'art contemporain, Les Étangs d'Art, Radio CISM 89.3 FM, 30 janvier 2018.

Canadian Art, "Must-Sees This Week: January 18 to 24, 2018", Canadian Art, 18 janvier 2018.

BEHA, Claire-Marine. « 11 expositions à découvrir en ce début d'année à Montréal», Le Baron, 15 janvier 2018.

Zoë Chan est commissaire et critique indépendante. Sa recherche porte sur la jeunesse et sa culture, la nourriture, le documentaire et le discours autour de la représentation et de l’identité. Ses projets commissariaux ont été présentés à la Kamloops Art Gallery ; MSVU Art Gallery, Halifax ; Articule, Montréal ; la galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s, Sherbrooke ; et le MAI (Montréal, arts interculturels). Elle a collaboré à Canadian Art, C Magazine, esse arts + opinions et Momus, entre autres publications. Elle a été lauréate à deux reprises d’une bourse de projet accordée aux commissaires et critiques du Conseil des arts du Canada et, en 2015, elle a reçu le prix Joan Lowndes en reconnaissance de son excellence en écriture critique et commissariale. Elle détient une maîtrise en histoire de l’art de l’Université Concordia. cargocollective.com/zoechan

Bertille Bak est née en 1983 à Arras, en France. Elle vit et travaille à Paris. Elle a étudié à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris et au Fresnoy – Studio national des arts contemporains à Tourcoing, en France. Parmi ses expositions récentes, mentionnons Boussa from the Netherlands, Artissima, Turin ; Bertille Bak : Usine à divertissement, Plateau Multimédia, FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille ; Complexe de Loisirs, Espace d’art Le Moulin de la Vallette-du-Mar ; Bien arrivé. Temps splendide., Galerie Xippas, Genève ; Bertille Bak, À Frac ouvert, FRAC Normandie Caen ; Radice, The Apart, Rome ; Bestiaire, Galerie Xippas, Paris ; Le Tour de Babel, Grand Café, Saint-Nazaire ; Nettie Horn Gallery, Londres ; Ô Quatrième, Les Églises, centre d’art contemporain de la Ville de Chelles, France ; Urban Chronicle, Bielefelder Kunstverein ; Circuits, Musée d’art moderne de la ville de Paris ; L’Institut des archives sauvages, Villa d’Arson, Nice ; et Paroles des images, Palazzo Grassi, Venise. Elle est représentée par la Galerie Xippas à Paris. xippas.com

Comptant parmi les « 10 to Watch » de Playback Magazine en 2012, Lisa Jackson a une expérience en documentaire, dont Reservation Soldiers présenté dans le cadre de l’émission d’une heure sur CTV « W5 Presents » et le court métrage Suckerfish, qui s’est prolongé en fiction avec Savage, qui a remporté le prix Génie du meilleur court métrage en 2010. Le travail de Jackson a été présenté dans des festivals à travers le monde, dont Berlinale, SXSW, London BFI, HotDocs et à Édimbourg, de même qu’à la télévision, sur CBC, CTV, TMN, Bravo!, SCN et APTN. En 2013, elle a co-écrit un épisode d’une heure de la série surnaturelle pour ados The Reckoner. Son court métrage satirique Intemperance a été présenté en première à imagineNATIVE, dans le cadre du projet de commande d’Embargo Collective II, et elle a réalisé 21 segments dramatiques dans la série de docudrames en 8 parties 1491, d’après le best-seller de Charles C. Mann. Les films de Jackson ont reçu de nombreux prix et, en 2012, le ReelWorld Festival l’a nommée « Trailblazer ». Elle est Anishinaabé, détient un baccalauréat en beaux-arts (production cinéma) de l’université Simon Fraser, et a participé au Director’s Lab du Canadian Film Centre. Elle est directrice-mentore de l’Aboriginal Documentary Training Program du National Screen Institute. lisajackson.ca

Yoshua Okón est né à Mexico en 1970 où il vit présentement. Il détient une maîtrise en beaux-arts (2002) de la UCLA où il a bénéficié d’une bourse Fulbright. Parmi ses expositions individuelles, mentionnons Yoshua Okón: Collateral, Museo Universitario de Arte Contemporáneo MUAC, Mexico; Salò Island, UC Irvine, Irvine;Piovra, Kaufmann Repetto, Milan; Poulpe, Mor Charpentier, Paris ; Octopus, Cornerhouse, Manchester et Hammer Museum, Los Angeles ; et SUBTITLE, Städtische Kunsthalle, Munich. Parmi les expositions collectives auxquelles il a participé : Manifesta 11, Zurich ; Biennale de Gwangju, Corée du Sud ; Antes de la resaca, MUAC, Mexico ; Incongruous, Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne ; The Mole ́s Horizon, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles ; Mercosur Biennial, Porto Alegre ; Amateurs, CCA Wattis ; San Francisco ; Laughing in a Foreign Language, Hayward Gallery, Londres ; Adaptive Behavior, New Museum, New York ; et Mexico City: an exhibition about the exchange rates between bodies and values, PS1, MoMA, New York, et Kunstwerke, Berlin. Son œuvre fait partie des collections de la Tate Modern, Hammer Museum, LACMA, Colección Jumex et MUAC, entre autres institutions. yoshuaokon.com

Helen Reed est une artiste établie à Vancouver, au Canada, sur les territoires non cédés des Premières Nations Musqueam, Squamish et Tsleil­Waututh. Ses projets prennent la forme d’installations publiques, de situations sociales et d’événements circulant sous forme de photographies, de vidéos, d’imprimés et de multiples d’artiste. Son œuvre a fait l’objet d’expositions à l’international dans des lieux comme le Portland Art Museum, Oregon ; la Dunlop Art Gallery, Saskatchewan ; Smack Mellon, New York ; Art League, Texas ; Dalhousie University Art Gallery, Nouvelle-Écosse ; la Vancouver Art Gallery, Colombie-Britannique ; le Power Plant, Ontario ; et il a été présenté dans le premier numéro de noit de l’institut Flat Time House, Royaume-Uni. Elle détient une maîtrise en beaux-arts (art et pratique sociale) de la Portland State University. reheardregalement.com

Établie à Toronto, May Truong est photographe et artiste visuelle. Dans son travail en photographie et en vidéo, elle explore des thèmes liés au genre, à la race et à l’appartenance. Ses œuvres ont été présentées dans des expositions collectives au Canada, aux États-Unis et en Europe, et il a fait l’objet d’une exposition à Circa Projects à Hamilton, en Ontario, en 2016. Connue pour ses portraits dynamiques de musiciens, d’artistes et d’autres personnalités publiques, Truong est photographie-éditrice de PERFECTOMag.com, un magazine sur la mode et le style de vie en ligne. Ses photographies ont paru dans Châtelaine, The Globe and Mail, Maclean's, Marie Claire, Reader’s Digest, Toronto Life, Vice Magazine et XXL Magazine, entre autres publications. maytruong.com




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Helen Reed, Twin Twin Peaks, 2010.
Vidéo, 18 min 34 sec.
Matériaux de production (affiches, bulletins, photographies, feuilles d’appel, auditions vidéo). | Helen Reed, Twin Twin Peaks, 2010. Video, 18 min. 34 sec. Production materials (posters, newsletters, photographs, call sheets, auditions video).
Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist


du 20 janvier 2018 au 17 mars 2018
Les samedis famille | Family Saturdays

Samedi famille - Atelier d'impression autour de l'exposition Vies performatives - les samedis 27 janvier et 17 mars 2018 - 13h à 16h

Entre ami.e.s ou en famille, profitez des Samedis Famille pour découvrir l’exposition Vies performatives et contribuer à un grand récit collaboratif. Lors de cet atelier vous serez invité à expérimenter la gravure sur styromousse.

Atelier ouvert à toute la famille et offert de 13h à 16h. Vous pouvez débuter l'atelier à l'heure qui vous convient et rester le temps que vous souhaitez.

INFORMATIONS PRATIQUES
Les samedis 27 janvier et 17 mars
Gratuit
De 13h à 16h
Enfants âgés de 4 ans et plus

Pour obtenir davantage d’informations, veuillez contacter Marie-Laure Robitaille : mediation@optica.ca

Le programme éducatif reçoit le soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.



Entente sur le développement




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Raymonde April, Portrait de groupe à la Société des plantes, 2014. Impression jet d’encre, 76,2 x 114, 3 cm. Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist

Raymonde April, Jessica Auer, Jacques Bellavance, Velibor Božović, Gwynne Fulton, Katie Jung, Jinyoung Kim, Lise Latreille, Celia Perrin Sidarous, Marie-Christine Simard, Bogdan Stoica, Andrea Szilasi, Chih-Chien Wang
du 14 avril 2018 au 16 juin 2018
Outre-vie / Afterlife

Outre-vie / Afterlife regroupe des artistes de l’image qui travaillent seuls, ensemble. La «vie après la vie» de l’image photographique, considérée comme une matière, une mémoire, une trace ou un récit, constitue le point de départ de leur activité. Les pratiques du groupe témoignent d’une grande diversité, allant de l’observation du quotidien à la construction de fiction, de l’acte de raconter à celui d’enregistrer, de la photo à la vidéo, de l’écriture au dessin, au son et à l’installation. Les artistes d’Afterlife échangent régulièrement autour d’un souper et se retrouvent pour des résidences de travail à l’extérieur de Montréal. Ils s’intéressent souvent aux mêmes sujets et empruntent des chemins parallèles pour s’en approcher. Cette proximité amicale génère, dans les projets du groupe, un flot de répétitions, variations, emprunts et citations, faisant écho au cours fluide des conversations et évoquant le geste artistique au quotidien.