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2011 - 2012

Programmation

Raymonde April
du 9 septembre 2011 au 15 octobre 2011

Laurent Pernel
du 1 octobre 2011 au 31 décembre 2011

Olivia Boudreau, Sorel Cohen, Raphaëlle de Groot, Suzy Lake, Claire Savoie, Jana Sterbak
du 12 novembre 2011 au 17 décembre 2011

Sophie Bélair Clément, Raphaëlle de Groot, Vera Frenkel, Clara Gutsche, Emmanuelle Léonard
du 21 janvier 2012 au 25 février 2012

Date limite | Deadline
le 28 février 2012

Date limite | Deadline
le 1 mars 2012

Scott Wallis
du 17 mars 2012 au 21 avril 2012

Oli Sorenson
du 17 mars 2012 au 21 avril 2012

Avec le mouvement étudiant! | To support the student movement!
le 22 mars 2012

En conversation avec Michel de Broin
le 18 avril 2012

40 ans de diffusion au service de la création, de l’édition et de la recherche en arts visuels!
le 1 mai 2012

Cynthia Girard
du 12 mai 2012 au 16 juin 2012

Julie Trudel
du 12 mai 2012 au 16 juin 2012




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Raymonde April, Autoportrait au balcon, 1985. Épreuve à développement chromogène. | Chromogenic print. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galerie Donald Browne, Montréal. | Courtesy of the artist and Donald Browne Gallery, Montreal. © Raymonde April

Raymonde April
du 9 septembre 2011 au 15 octobre 2011
Mon regard est net comme un tournesol

Le Mois de la Photo à Montréal présente, en collaboration avec Optica, un centre d’art contemporain, l’exposition Mon regard est net comme un tournesol de Raymonde April. C’est sous le thème Lucidité. Vues de l’intérieur, proposé par la commissaire invitée Anne-Marie Ninacs, que se tiendra la 12e édition du Mois de la Photo à Montréal, du 8 septembre au 9 octobre prochain. Pour l’occasion, 25 expositions solos d’artistes d’ici et d’ailleurs seront disséminées à travers la ville et transformeront la métropole en une vaste exposition de photographie.

Raymonde April est reconnue depuis la fin des années 1970 pour sa pratique photographique inspirée de sa vie privée, qu’elle maintient habilement au confluent du documentaire, de l’autobiographie et de la fiction. Insatiable amoureuse des personnes, paysages, histoires, objets et autres choses apparemment ordinaires qui constituent l’identité, elle ne cesse de revenir sur les mêmes lieux, devant les mêmes sujets, afin de comprendre sa propre intimité. Ce travail l’amène aussi, depuis plus de quinze ans, à réinterpréter régulièrement ses propres archives photographiques. Elle le fait à nouveau, à la demande du Mois de la Photo à Montréal, en les interrogeant à la lumière de la notion d’autoreprésentation.

Anne-Marie Ninacs

Source :: Le Mois de la Photo à Montréal :: Relations de presse
Chantale Crépeault
chantale.crepeault@moisdelaphoto.com
T 514 390 0383
moisdelaphoto.com

Visite commentée par Raymonde April, samedi 1er octobre à 14h. Activité gratuite organisée dans le cadre des Journées de la culture.


Mois de la Photo à Montréal Les Journées de la culture


L’artiste remercie ses modèles/sujets, parents et amis, ses collaborateurs/trices Andreas Rutkauskas, Clare Samuel, Noémie Da Silva, Martin Schop, ainsi que la commissaire Anne-Marie Ninacs et Le Mois de la photo à Montréal.

Cette exposition a été rendue possible grâce au soutien du bureau de la vice-rectrice à la recherche et aux études supérieures de la Faculté des Beaux-arts de l’Université Concordia et d’Hexagram, Institut de recherche/création en arts et technologies numériques.


Le corpus de Raymonde April est mentionné dans un nouvel article de Jérôme Delgado (Mois de la Photo à Montréal 2011 - Chercheurs de lucidité, Le Devoir, 3 septembre 2011) et sur le blog de Jörg Colberg (Le Mois de la Photo à Montréal 2011 (part 2), Conscientious, 5 octobre 2011). Il en est aussi brièvement question dans Nightlife (Le Mois de la photo à Montréal: 4 tendances lourdes, 19 septembre 2011) et Canadian Art (Mois de la Photo: Into the Deeps). Mon regard est net comme un tournesol constitue également l'une des quatre expositions recommandées par Nicolas Mavrikakis dans Mois de la Photo 2011 : L'image ouverte? (Voir, 15 septembre 2011) et l'un des trois coups de coeurs majeurs du blogueur Damien Fière (Le «moi» de la photo, regardemontreal, 22 septembre 2011).

Raymonde April est née en 1953 à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Elle vit et travaille à Montréal. Ses images s’inspirant de sa vie privée qui ont fait école dans le monde canadien de la photographie. Abondamment présenté au Canada et en Europe, son travail a fait l’objet d’importantes expositions individuelles, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal (1986), au Musée d’art de Joliette (1997) et à la Galerie Leonard & Bina Ellen (2001). En 2010, les galeries Occurrence, Les Territoires et Donald Browne, à Montréal, présentaient conjointement Équivalences. April est lauréate du prix Paul-Émile Borduas (2003), du Paul de Hueck and Norman Walford Career Achievement Award for Art Photography (2005) et de l’Ordre du Canada (2010). Elle est représentée par la Galerie Donald Browne, à Montréal.


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© Laurent Pernel, images issues du livret | images from the booklet Vendredi 29 octobre 2011. 9:00/13:00, 2011.

Laurent Pernel
du 1 octobre 2011 au 31 décembre 2011
Résidence de recherche jeune création (Montréal)

Laurent Pernel (Lyon) déploie son travail comme un chantier de construction permanent investissant l’espace public : micro dispositifs bricolés, constructions monumentales ou actions sportives burlesques, ses œuvres protéiformes s’inscrivent dans le paysage urbain pour en détourner le sens et la perception. Autrefois étudiant en architecture, l’artiste affirme s’être «libéré de la contrainte technique trop rigoureuse du bâtiment en travaillant à partir de matériaux simples». S’appuyant sur une observation contextuelle du lieu qui le reçoit — dont il relève les singularités, des incongruités formelles ou historiques propres à chaque agglomération — il tente de ramener à une même ligne de lecture des éléments disparates, les raccordant alors à d’autres lieux croisés ou à son histoire personnelle. En collaboration avec art3 (Valence, France), OPTICA est fier d'accueillir Laurent Pernel à Montréal du 1er octobre au 31 décembre 2011!

Lors de sa présentation publique du 15 décembre, l'artiste a commenté les recherches et le travail vidéo effectués à Montréal cet automne; il a également dévoilé trois livrets entièrement produits pendant son séjour. Notez que cet événement était jumelé au lancement de l'édition Résidence de recherche jeune création : Anne-Lise Seusse, Olivia Boudreau, une publication (co)éditée avec art3 (Valence) ayant bénéficié de l’aide spécifique du Ministère des Relations internationales du Québec, de la Région Rhône-Alpes et du Consulat général de France à Québec.

Ministère des Relations internationales du Québec art3 Région Rhône-Alpes Consulat général de France à Québec




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Suzy Lake, Une simulation authentique de... no 2 | A Genuine Simulation of... no. 2, 1974. Maquillage sur photographie noir et blanc. | Make-up on black-and-white photograph. Musée des beaux-arts de Montréal. Achat, collection Saidye et Samuel Bronfman d’art canadien. | Purchase, Saidye and Samuel Bronfman Collection of Canadian Art.

Olivia Boudreau, Sorel Cohen, Raphaëlle de Groot, Suzy Lake, Claire Savoie, Jana Sterbak
du 12 novembre 2011 au 17 décembre 2011
Archi-féministes! : Archiver le corps (1er volet)

Sous la direction de Marie-Ève Charron (commissaire indépendante et critique au journal Le Devoir), Marie-Josée Lafortune (directrice d’OPTICA) et Thérèse St-Gelais (professeure d’histoire de l’art spécialisée en études féministes et sur le genre à l’UQAM), l’exposition «Archi-féministes!» réunit un important corpus d’œuvres historiques et contemporaines de femmes artistes ayant contribué à l’histoire du centre depuis 1972. Pour une première fois, cette histoire est abordée sous une perspective féministe, un féminisme d’archives qui propose un regard rétrospectif et actualisé s’intéressant, entre autres, à la performativité des pratiques et aux stratégies qui prennent place dans la photographie, la vidéo et le document.

Cette exposition, qui sollicite non seulement le fonds documentaire OPTICA, mais aussi des collections privées et publiques ainsi que des archives d’artistes, est présentée en deux volets. Dans un premier temps, «Archiver le corps» fait état d’enjeux identitaires dans des contextes qui interrogent notre rapport à soi, à l’autre et à l’histoire de l’art. Dans le travail d’Olivia Boudreau, de Sorel Cohen, de Raphaëlle de Groot, de Suzy Lake, de Claire Savoie et de Jana Sterbak, on y retrouvera des figures mises en scène, parfois éprouvées, offrant une intimité empreinte d’érotisme ou d’affects qui revoit la représentation du corps et son historicisation.


Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Olivia Boudreau a pris part à plusieurs événements à Montréal et à Toronto. À la suite de sa résidence à art3 (Valence, France) en 2010 – dans le cadre du programme croisé initié par art3 et OPTICA, où elle a exposé Les vaches en 2007 – elle a présenté son premier solo en Europe à Néon, diffuseur d’art contemporain (Lyon). Cet automne, elle participe à la «Triennale québécoise 2011» au Musée d’art contemporain de Montréal. Boudreau est artiste en résidence à la Fonderie Darling (Montréal).

Diplômée des universités McGill et Concordia, Sorel Cohen compte de nombreuses expositions en solo, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal (1986) et aux Ateliers Nadar à Marseille (1994). Elle a également participé à diverses expositions collectives au Canada et à l’étranger, principalement à Cologne, à New York et à Mexico. Elle a exposé chez OPTICA à plusieurs reprises — huit fois entre 1978 et 2000 — et a fait partie du conseil d’administration de la galerie. Cohen est représentée par la Galerie Donald Browne (Montréal).

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Raphaëlle de Groot poursuit depuis plus de dix ans une démarche portant sur la figure de l’artiste. Elle compte de nombreuses expositions collectives et en solo à son actif, dont la plus importante a eu lieu en 2006 à la Galerie de l’UQAM. En 2001, elle participait à «Gestes d’artistes», organisée par OPTICA dans le cadre de la Saison du Québec à New York. De Groot est représentée par la Galerie Graff (Montréal).

Professeure émérite de l’Université Guelph, Suzy Lake détient une maîtrise en études multidisciplinaires et photographiques de l’Université Concordia. Elle a exposé de par le monde, faisant entre autres partie de l’emblématique «WACK! Art and the Feminist Revolution», présentée en 2007 au MOCA (Los Angeles). Elle a participé à «Camerart» (1974) et «La photographie en tant que document vulgaire» (1988), deux expositions phares dans l'histoire d'OPTICA. Lake est représentée par Michael Solway/Carl Solway Gallery (Cincinnati), Georgia Scherman Projects Inc (Toronto) et la Galerie Donald Browne (Montréal).

Claire Savoie est professeure en arts visuels et médiatiques à l’UQAM, d’où elle détient un diplôme de 2e cycle. Elle a participé à plusieurs expositions collectives dont, récemment, «Femmes artistes. L’éclatement des frontières, 1965-2000» (2010) au Musée national des beaux-arts du Québec. Dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal 2011, elle présente «Aujourd’hui (dates-vidéos)» à la SBC galerie d’art contemporain. Depuis 1998, elle est engagée au sein du conseil d’administration d’OPTICA, où elle a exposé «Les épithètes» en 1994.

Diplômée des universités Concordia et de Toronto, Jana Sterbak a reçu de nombreux prix et distinctions et a participé à plusieurs biennales, dont la prestigieuse Biennale de Venise (2003). Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques tant au Canada qu’à l’international. Outre le solo «Travaux récents» présenté en 1980, elle fut l’adjointe du directeur et fondateur d’OPTICA dans les premières années du centre. Sterbak est représentée par les galeries Toni Tàpies – Edicions T (Barcelone), Raffaella Cortese (Milan), Barbara Gross (Munich) et Donald Young (Chicago).


Marie-Ève Charron, Marie-Josée Lafortune, Thérèse St-Gelais
révision : Geneviève Bédard


OPTICA et les commissaires remercient le Conseil des arts et des lettres du Québec, volet soutien à des projets pour les organismes et les commissaires indépendants, pour son appui dans la réalisation de cette exposition. Merci aux institutions partenaires nous ayant accordé leur confiance : la Galerie Leonard & Bina Ellen (Michèle Thériault, directrice et Mélanie Rainville, conservatrice Max Stern); le Musée des beaux-arts de Montréal (Nathalie Bondil, directrice, Anne-Marie Chevrier, technicienne aux prêts et acquisitions, Marie-Claude Saia, technicienne, services photographiques et droits d'auteur et Simon Labrie, gestion des transports / service des expositions); la Winnipeg Art Gallery (Stephen Borys, directeur, Helen Delacretaz, conservatrice en chef et conservatrice des arts décoratifs et Karen Kisiow, registraire). Merci à Josianne Monette pour les dossiers d’œuvres, à Geneviève Bédard pour les suivis de prêts, à Marc Dulude et à Pierre Przysiezniak pour les installations en galerie. Merci à Olivia Boudreau, à Sorel Cohen, à Raphaëlle de Groot, à Suzy Lake, à Claire Savoie et à Jana Sterbak d’avoir gracieusement accepté notre invitation.


Un «incontournable de l'automne» d'après Jérôme Delgado («Galeries et centres d'artistes - Photos et déclics historiques», Le Devoir, 27 août 2011) et Nicolas Mavrikakis («Rentrée 2011 | arts visuels : Faits au Québec», Voir, 1er septembre 2011).

À lire : une entrevue avec Olivia Boudreau, Marie-Josée Lafortune et Thérèse St-Gelais (Jérôme Delgado, «Les archi-féministes s'exposent chez Optica», Le Devoir, 12 novembre 2011), une critique sur le webzine ratsdeville («Claire Moeder sur Archi-féministes! ~ volet 1», 2 décembre 2011) & un article parodique signé Nicolas Mavrikakis («Matantisation, Germaines et Cie!», Voir, 7 décembre 2011)!


Marie-Ève Charron enseigne l’histoire de l’art à l’UQAM ainsi qu’au niveau collégial. Critique d’art au quotidien montréalais Le Devoir, elle écrit pour diverses publications, notamment pour la revue esse arts + opinions, dont elle fait partie du comité de rédaction. Entre 2003 et 2006, elle a été coordonnatrice de production et adjointe à la rédaction de la revue Parachute. Elle a également agi à titre de coordonnatrice pour des publications de centres d’artistes autogérés et pour le Musée national des beaux-arts du Québec. Elle a été commissaire de l’exposition collective «Au travail», présentée en 2010 au Musée régional de Rimouski.

Marie-Josée Lafortune est directrice du centre d’art contemporain OPTICA; depuis 1992, elle dirige l’ensemble des activités artistiques, critiques et éditoriales du centre. Elle a occupé la fonction de présidente du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec de 2006 à 2010. Outre la publication d’articles dans les revues Parachute, esse arts + opinions et la Critique d’art (France), elle a notamment co-dirigé avec Lynn Hugues l’ouvrage Penser l’indiscipline, paru en 2001 aux éditions OPTICA. En 2006, elle a initié un programme croisé de résidence de recherche dédiée à la jeune création avec le centre art3 (Valence, France), une plateforme de diffusion pour les artistes du Québec à l’international.

Thérèse St-Gelais est professeure en histoire de l’art à l’UQAM, où elle enseigne l’art contemporain, l’histoire de l’art des femmes et les problématiques qui s’y rattachent. Elle a dirigé l’ouvrage L’indécidable. Écarts et déplacements de l’art actuel, paru aux éditions esse en 2008. En 2010, elle a organisé le colloque État de la recherche «Femmes : théorie et création» dans la francophonie. Elle prépare présentement une exposition collective, «Loin des yeux près du corps», à la Galerie de l’UQAM (13 janvier – 18 février 2012) et une exposition solo sur l’œuvre de Ghada Amer au Musée d’art contemporain de Montréal (2 février – 20 avril 2012).



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© Sophie Bélair Clément (avec la collaboration de | with the collaboration of David Jacques), See you later / au revoir : 17 minutes en temps réel, 2008 (1/3). Installation vidéo, son | Video installation, sound. 18 minutes. Collection de la Galerie Leonard & Bina ellen, Université Concordia | Collection of the Leonard & Bina Ellen Art Gallery, Concordia University. Achat | Purchase, 2011.

Sophie Bélair Clément, Raphaëlle de Groot, Vera Frenkel, Clara Gutsche, Emmanuelle Léonard
du 21 janvier 2012 au 25 février 2012
Archi-féministes! : Performer l'archive (2e volet)

Sous la direction de Marie-Ève Charron (commissaire indépendante et critique au journal Le Devoir), Marie- Josée Lafortune (directrice d’OPTICA) et Thérèse St-Gelais (professeure d’histoire de l’art spécialisée en études féministes et sur le genre à l’UQAM), l’exposition «Archi-féministes!» réunit un important corpus d’œuvres historiques et contemporaines de femmes artistes ayant contribué à l’histoire du centre depuis 1972. Pour une première fois, cette histoire est abordée sous une perspective féministe, un féminisme d’archives qui propose un regard rétrospectif et actualisé s’intéressant, entre autres, à la performativité des pratiques et aux stratégies qui prennent place dans la photographie, la vidéo et le document. Cette exposition, qui sollicite non seulement le fonds documentaire OPTICA, mais aussi des collections privées et publiques ainsi que des archives d’artistes, est présentée en deux volets.

Après «Archiver le corps», «Performer l’archive» réunit des artistes qui appartiennent à la tradition documentaire ou qui la revisitent par le truchement de la performance, de l’appropriation, de l’accumulation et de la répétition. Ces stratégies, en plus d’interroger la notion d’auteur et sa tradition artistique, consistent à indexer le corps de l’artiste ainsi que le temps de production et de réception de l’œuvre. Les pratiques de Sophie Bélair Clément, de Raphaëlle de Groot, de Vera Frenkel, de Clara Gutsche et d’Emmanuelle Léonard questionnent divers processus de production par des opérations critiques faisant appel à la fiction, au corps, aux récits intimes, à la réflexivité et à la subjectivité.


Diplômée d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Sophie Bélair Clément propose depuis la fin des années 2000 des installations collaboratives revisitant des œuvres contemporaines, ainsi que des reconstitutions d’expositions muséales historiques et de salles d’expositions. En 2009, elle présentait «Le son du projecteur» à OPTICA, un projet basé sur une expérience vécue l’année précédente au Museum Anna Nordlander (Skellefteå, Suède). Elle a exposé son travail au Québec, au Canada et à l’étranger; l’automne dernier, elle faisait partie de la «Triennale québécoise 2011» au Musée d’art contemporain de Montréal.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Raphaëlle de Groot poursuit depuis plus de dix ans une démarche reposant entre autres sur une activité de collecte qui permet de réorganiser une matière et de la constituer en archives. Elle compte de nombreuses expositions collectives et en solo à son actif, dont la plus importante a eu lieu en 2006 à la Galerie de l’UQAM. En 2001, elle participait à «Gestes d’artistes», organisée par OPTICA dans le cadre de la Saison du Québec à New York. De Groot est représentée par la Galerie Graff (Montréal).

Récipiendaire de nombreuses distinctions dont le Prix du Gouverneur général en arts visuels et médiatiques (2006), Vera Frenkel a complété ses études à l’Université McGill. Ses installations, performances, vidéos et œuvres multimédia nous mettent en présence d’éléments de récits confondant réalité et fiction. Professeure émérite à l’Université York, elle compte à son actif moult expositions en solo et de groupe dont la Documenta IX de Cassel (1992) et la Biennale de Venise (1997). À OPTICA, elle a fait partie des expositions «Vérifications» (1984) et «Exposition rétrospective : volet II», soulignant le vingtième anniversaire du centre en 1992; elle est aussi l’une des auteurs de l’ouvrage «Penser l’indiscipline : recherches interdisciplinaires en art contemporain» (2001).

Clara Gutsche détient une maîtrise en photographie de l’Université Concordia, où elle enseigne également. Elle est reconnue pour sa photographie documentaire, notamment une célèbre série sur le quartier Milton Parc — réalisée en collaboration avec David Miller — présentée par OPTICA dans l’exposition et le catalogue «You Don't Know What You've Got 'Till It's Gone... The Destruction of Milton Park» (1973). Depuis 2000, on lui a consacré plusieurs expositions solo, dont au Musée de la Photographie (Charleroi, Belgique), à la Casa delle Letterature (Rome), à VU (Québec) et à Occurrence (Montréal).

Formée à l’UQAM et à l’Université Concordia, Emmanuelle Léonard aborde dans son travail le statut et la tradition de la photographie documentaire. L’artiste, qui s’est méritée le prix Pierre-Ayot de la Ville de Montréal en 2005, compte de nombreuses expositions individuelles et collectives, notamment au Musée d'art contemporain de Montréal et à la Neue Berliner Kunstverein (Berlin). Dans le cadre de la 10e édition du Mois de la Photo à Montréal, OPTICA présentait «Une sale affaire» (2007).


Marie-Ève Charron, Marie-Josée Lafortune et Thérèse St-Gelais
révision : Geneviève Bédard


OPTICA et les commissaires remercient le Conseil des arts et des lettres du Québec, volet soutien à des projets pour les organismes et les commissaires indépendants, pour son appui dans la réalisation de cette exposition. Merci à Madame Natacha Martin, ainsi qu’aux institutions partenaires nous ayant accordé leur confiance : la Galerie Leonard & Bina Ellen (Michèle Thériault, directrice et Mélanie Rainville, conservatrice Max Stern) et le Agnes Etherington Art Centre (Jan Allen, conservatrice en chef et conservatrice de l’art contemporain et Jennifer Nicoll, responsable des collections et coordonnatrice d’expositions). Merci à Josianne Monette pour les dossiers d’œuvres, à Geneviève Bédard pour les suivis de prêts, à Marc Dulude et à Pierre Przysiezniak pour les installations en galerie. Merci à Sophie Bélair Clément, à Raphaëlle de Groot, à Vera Frenkel, à Clara Gutsche et à Emmanuelle Léonard d’avoir gracieusement accepté notre invitation.


Une exposition à voir cette saison selon Jérôme Delgado («Galeries et centres d'artistes : Du trafic...dès maintenant», Le Devoir, 14 et 15 janvier 2012, p. E12.) et Nicolas Mavrikakis («Expos à contenus», Voir, 12 janvier 2012.)



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Date limite | Deadline
le 28 février 2012
28 février : appel à projets (programmation 2013)

Pour plus d'informations, consultez la fiche virtuelle détaillée concernant notre appel à projets annuel.




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Date limite | Deadline
le 1 mars 2012
1er mars 2012: Résidence de recherche jeune création, Valence (France)
appel à candidatures

Pour plus d'informations, veuillez consulter la fiche virtuelle détaillée concernant notre programme de résidence de recherche jeune création (Montréal - Valence, France). Merci!




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© Scott Wallis, Untitled B. 102, 2010. Laque sur panneau MDF | Lacquer on MDF. 20,32 x 20,32 x 6,35 cm. Gracieuseté de l’artiste | Courtesy of the artist.

Scott Wallis
du 17 mars 2012 au 21 avril 2012
Exposition solo

Savoir si Scott Wallis aborde la matière en tant que sculpteur ou en tant que peintre n’est pas vraiment important, puisque le propre de sa démarche est précisément de travailler à réinventer un répertoire lié à l’abstraction au seuil du sculptural et du pictural. En ce sens, ses œuvres révèlent une forme de transgression disciplinaire qui sous-entend un plaisir apparent à déjouer les conventions qui encadrent et sécurisent notre perception.

Au regard de sa production des dernières années, on remarque un intérêt à réfléchir à l’image et à l’objet dans la perspective de leur basculement. Faut-il non seulement se mouvoir autour et devant les œuvres présentées afin de saisir leurs effets, mais aussi décortiquer les volumes, disséquer les interstices, circonscrire les vides et les pleins, accorder autant d’importance aux images-lumières qu’aux images-matières.

Parce que sa démarche relève d’une approche selon laquelle la forme détermine le contenu, que l’efficience de ses œuvres repose sur une sobriété extrême, sur une facture dépersonnalisée et sur une composition souvent sérielle, il semble pertinent d’envisager le travail de Scott Wallis comme un questionnement sur l’espace qui tente de conjuguer au présent des problématiques qui ont notamment été soulevées par le formalisme et par le minimalisme. Bien qu’il faille éviter de le confiner aux conventions contraignantes des ismes, il semble tout aussi logique d’inscrire sa démarche dans la filiation des artistes qui, aujourd’hui, poursuivent leurs recherches dans la foulée des problématiques abordées par les Plasticiens.

Présenté pour la première fois à Montréal, le travail de Scott Wallis peut être appréhendé comme un art d’interventions formelles qui exclut tout contenu expressif ou narratif. Ses œuvres ne comportent pas de titre afin de ne pas créer de point d’ancrage fixe ou même littéraire à leur interprétation. Toutefois, divers sujets sont à l’œuvre. Parmi ceux-ci, il y a la couleur, exploitée pour les qualités rythmiques qu’elle confère à l’espace. Il y a la lumière, qui joue un rôle de premier plan dans la modulation des pans et des plans. Il y a la ligne, qui transforme le devant en dedans. «Le monde est ce que nous voyons et […], pourtant, il nous faut apprendre à le voir» aurait pu répondre Maurice Merleau-Ponty à ce dernier.

Marie-Ève Beaupré

(1) Maurice Merleau-Ponty, Le Visible et l'Invisible, Paris, Gallimard, 1964, p. 18.

L’artiste remercie le Conseil des arts de l’Ontario, Rick Barr et l’équipe du Barr Cabinets, Kingston.

Conseil des arts de l'Ontario

Scott Wallis est né à Toronto. Suite à l’obtention d’un diplôme en anglais et en philosophie à la Queen’s University, il oriente ses recherches vers les arts visuels au début des années quatre-vingt-dix. Depuis, il a notamment présenté ses œuvres à la Art Gallery of Hamilton, à la Agnes Etherington Art Centre ainsi qu’au McMaster Museum of Art. Il vit et travaille actuellement à Kingston (Ontario).


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© Oli Sorenson, AntiMap-23 (détail), 2011. Origami (carton mousse), projection vidéo | Origami (foamcore), video projection. 304 x 137 x 41 cm. Gracieuseté de l’artiste | Courtesy of the artist.

Oli Sorenson
du 17 mars 2012 au 21 avril 2012
Antimap

Oli Sorenson s’est toujours refusé à définir sa pratique artistique selon des paramètres disciplinaires. Cette tendance à la spécialisation est selon lui nostalgique d’une époque révolue; il lui préfère la mobilité et l’ubiquité des réseaux globaux de communication, un phénomène véritablement métaphorique de l’imaginaire de notre temps. C’est davantage la surabondance de contenu – un enjeu central propre au numérique et à l’Internet – qui alimente sa réflexion. Il a par ailleurs exploré ce thème à travers le monde du VJing, dans le cadre d’événements d’arts médiatiques en Europe (ZKM, Allemagne, 2002; K/Haus Museum, Autriche, 2009) et en Asie (MAF, Thaïlande, 2005). Ce n’est pas sans raison qu’il définit son attitude comme celle d’un opérateur d’art : «je produis de l’art comme un DJ produit de la musique.»

Tour à tour auteur, performeur, interprète et plagiaire, il s’emploie à (re/dé)construire les structures narratives de l’image en mouvement et à déjouer les conventions du récit en privilégiant l’édition, la citation et l’échantillonnage comme actes créateurs. Dans la série Antimap, l’artiste se réapproprie le mapping, une technique couramment utilisée dans les festivals vidéo qu’il (re)contextualise dans l’espace de la galerie. Il intervient de façon minimale dans l’agencement d’un motif évoquant Daniel Buren et d’une esthétique rappelant l’Op Art ou les Supports/Surfaces, ce qu’il projette sur des formes tridimensionnelles, «des écrans qui résistent à leur rôle de réceptacles passifs et informent les images vidéos avec un élément additionnel de perception», souligne-t-il.

Visant à situer sa pratique à mi-chemin entre les arts visuels et les arts médiatiques, il est le premier à reconnaître que l’ère du numérique est tributaire du temps, un déterminisme fâcheux qui altère l’œuvre dans notre incapacité à l’archiver – nombre de logiciels étant rapidement désuets – alors que l’acte de peindre traverse inéluctablement les époques. Avec des œuvres telles que Antimap, il propose une synthèse qui se veut un retour à la peinture par l’entremise du numérique : il utilise le vocabulaire visuel propre aux arts médiatiques de manière à ce que la toile soit perçue comme une composante «résiduelle» d’un vaste échantillonnage.

Marie-Josée Lafortune
révision : Geneviève Bédard



Né à Los Angeles, Oli Sorenson est doctorant en Sciences humaines interdisciplinaires à l’Université Concordia. Il détient une maîtrise en média interactif de l’Université du Québec à Montréal (1998). Il a vécu à Londres (1999-2010) où il a pratiqué plusieurs formes d’expression : la peinture, l’installation interactive et le VJing. Commissaire de performances vidéographiques à la Tate Britain, l’Institute of Contemporary Art et le British Film Institute, il a également été rédacteur d’une chronique mensuelle d’événements vidéo internationaux dans DJ Mag (2003-2008). Il compte à son actif moult expositions, performances vidéo et VJ en Europe et en Asie. Il vit et travaille à Montréal.






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Avec le mouvement étudiant! | To support the student movement!
le 22 mars 2012
Le 22, On ferme! Centres d'artistes et lieux de diffusion artistique en solidarité avec la lutte étudiante

Les étudiantes et les étudiants qui, depuis plus d'un mois, entrent massivement en grève (près de 200 000 en date du 15 mars 2012) ne le font pas que pour refuser une hausse de leurs frais de scolarité.

Ils et elles prennent la rue, multiplient les actions, occupent l'espace médiatique et s'organisent pour affirmer que l'éducation n'est pas une marchandise. Parce que des universités à la solde de l'entreprise, ils et elles n'en veulent pas. Parce que la recherche se doit d'être libre, que l'éducation est plus qu'un moyen d'obtenir une job.

Artistes, nous faisons aussi de la recherche, créons de la connaissance, des réflexions sur le monde aussi riches et variées que le sont nos oeuvres. Travailleurs et travailleuses culturelles, nous diffusons des idées, soutenons le travail de création, participons au débat public de multiples façons et faisons également du travail d'éducation.

La logique du tout marchand qui sous-tend les transformations du monde universitaire, dont la hausse des frais de scolarité fait partie, nous concerne aussi. Comme pour le milieu universitaire, le secteur des arts et de la culture se voit de plus en plus forcé de dépendre d'intérêts privés et de se conformer à un modèle entrepreneurial.

Nous voyons les bailleurs de fonds publics affectionner toujours davantage l'industrie culturelle et son rayonnement au détriment de la création et des lieux de diffusion artistique indépendants.

Résister à la hausse des frais de scolarité, c'est résister à une logique qui ramène tout au management et à la rentabilité.

Lutter pour l'accessibilité aux études supérieures, c'est lutter pour une société qui valorise la culture au sens large.

C'est pourquoi nous joignons le mouvement.

Le 22, nos espaces de création et de diffusion seront fermés. Nous afficherons le carré rouge à nos portes et vitrines et nous joindrons la manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité.

Arprim, Articule, Artivistic, Atelier Graff, La Centrale, Eastern Bloc, Perte de Signal, SKOL, Studio XX, et au moment d'envoyer ceci, d'autres centres d'artistes continuent de se joindre à nous: https://www.facebook.com/events/306937969373539/

RDV le 22 mars à 13h à la Place du Canada (métro Bonaventure).



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© Michel de Broin, Majestic, 2011. Produit par | produced by The Third of May Arts Inc., New Orleans, USA.

En conversation avec Michel de Broin
le 18 avril 2012
Soirée-bénéfice OPTICA 2012 :: Conférence | Exposition + vente d’œuvres

Mercredi le 18 avril 2012, 17h-20h
La Caisse de dépôt et placement du Québec
Centre CDP Capital, 1000, place Jean-Paul-Riopelle, salle B1.01, située au parquet, Montréal, Qc H2Z 2B3 Réservations:514.874.1666|communications@optica.ca |
Billet disponible au coût de 100$ pour la soirée
Tenue de ville
R.S.V.P. avant le 13 avril 2012

À la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michel de Broin retracera son parcours aux côtés d’une exposition et d’une vente d’œuvres au profit d’OPTICA. Il s’entretiendra de ses projets d’envergure investissant l’espace public, comme Majestic (The Third of May Arts inc., Nouvelle-Orléans, 2011), La maîtresse de la Tour Eiffel (Nuit Blanche, Paris, 2009) ainsi que du prestigieux concours qu’il a remporté pour le Bundestag (Parlement fédéral allemand, Berlin, 2011). Récipiendaire du Prix artistique Sobeys 2007, il est représenté par la Galeria Toni Tàpies (Barcelone).

Les fonds amassés contribueront à l'essor des activités du centre, qui célèbre son 40ième anniversaire, et de la bourse William A. Ewing. La galerie est inscrite au Programme Placements Culture du Gouvernement du Québec.

OPTICA remercie la Caisse de dépôt et placement du Québec, Mesdames Johanne Bédard, conseillère, Affaires institutionnelles, Marie-Justine Snider, conservatrice, ainsi que Michel de Broin, les membres du conseil d'administration de la galerie, son personnel et les bénévoles de la soirée.




LISTE DES OEUVRES EN VENTE ACTUELLEMENT EN GALERIE

Engin Michel de Broin, Engin, 2005.
Impression jet d'encre, n/b
40 x 50 cm
Édition 2/5
1 750$ (encadré)

Tortoise Michel de Broin, Tortoise, 2006.
Impression jet d'encre, n/b
40 x 50 cm
Édition 1/5
1 650$ (encadré)

Smoke Michel de Broin, Smoke, 2010.
Impression jet d'encre, n/b
40 x 50 cm
Édition 1/5
1 650$ (encadré)

Monument Michel de Broin, Monument, 2006.
Impression jet d'encre, n/b
40 x 50 cm
Édition 1/5
1 650$ (encadré)




Conseil des arts du Canada Conseil des arts et des lettres du Québec Ville de Montréal Relations internationales Québec Conseil des arts de Montréal placementsculture Caisse de dépôt et placement du Québec Jean-Marc Côté - Imprimeur réZin


La dernière exposition de Michel de Broin, présentée chez Jessica Bradley ARTS + PROJECTS (Toronto) du 18 février au 17 mars, fait l'objet d'un nouvel article de Sarah Milroy, Michel de Broin : Bright Matter (Canadian Art, 8 mars 2012).




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40 ans de diffusion au service de la création, de l’édition et de la recherche en arts visuels!
le 1 mai 2012
Devenez membre

Devenez membre d'OPTICA et vous contribuerez au développement et à l'essor de nos activités tout en bénéficiant de nombreux privilèges. Vous recevrez entre autres par la poste les informations entourant les activités et les réalisations de la galerie. De plus, vous obtiendrez jusqu’à 30% de réduction sur les publications d’OPTICA. Comme nouveau membre, d’autres rabais intéressants vous sont aussi offerts par nos partenaires – 35% pour un abonnement d’un an aux revues Ciel Variable et esse arts + opinions - de même que des laissez-passer à des musées montréalais – Musée d’art contemporain de Montréal, le Centre canadien d’architecture et le Musée McCord- selon votre contribution.

Optica a grand besoin de l'appui de la communauté afin de poursuivre ses objectifs. Votre collaboration est décisive pour l'accomplissement de notre mandat tant dans la recherche que dans la diffusion en art contemporain. Votre geste permettra, en outre, de garantir un service de qualité aux artistes et aux commissaires d'exposition.

Veuillez cliquer sur ce lien Coupon-réponse:: Devenez membre et retournez-le dûment rempli à l'adresse suivante OPTICA, 372, Ste-Catherine Ouest #508, Montréal, Qc H3B 1A2. Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à contacter Josianne Monette : communications@optica.ca




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© Cynthia Girard, 2011.

Cynthia Girard
du 12 mai 2012 au 16 juin 2012
Pierre Vallières + Josée Yvon

*Vernissage :: samedi 12 mai (15h)*

La femme tortue nous montre son doigt
la dictature censure ses fesses

Des ballounes hautes dans le ciel
avec un seul oeil
surveillent

Les femmes en cavale érigent des barricades
femmes hiboux
femmes papillons
femmes masquées
femmes rêveuses
lascives se faisant mordre un doigt par le perroquet
en plein vol alors que les banderoles de fanion nous
annoncent
école / prison / hôpital

Les oiseaux et insectes
tels des muséologues
protègent ce qui reste de rêve

Pierre Vallières est peint à vif
révolutionnaire et lumineux
les moineaux telles les mésanges dans Cendrillon
s'envolent avec son visage
une face robe de bal
pour la pensée contestataire

Les écrits de Josée Yvon hantent ce projet
les idéologies révolutionnaires sont repeintes
alliant imaginaire et politique

Quelles seront les utopies de demain
entre économie de libre marché
et solidarité
se frayer un passage

Reprendre le rêve surréaliste dans un monde où
les animaux sont nos complices
à l'abri du langage
solidaires de nos corps déplumés
ces corps biopolitisés

Muettes, inquiètes mais vainqueures
de couleurs envahies
lascives et vengeresses
dans les souterrains de l'imaginaire.

Cynthia Girard

L’artiste remercie le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec.

Née à Montréal, Cynthia Girard est peintre et poète. Titulaire d’une maîtrise en beaux-arts du Goldsmiths College, Université de Londres (1998), elle expose Pavillon du Québec (2001-2003), un cycle de peintures renouvelant la figuration, accueilli favorablement par la critique. À Londres et à Berlin – lauréate des résidences internationales du Conseil des arts du Canada (Space, Londres, 2005-2006) et du Conseil des arts et des lettres du Québec (Künstlerhaus Bethanien, Berlin, 2008-2009) –, elle poursuit une pratique pluridisciplinaire dont l’imaginaire débridé puise ses sources à l’histoire de l’art, les encyclopédies universelles et à la littérature. Ses peintures, installations et performances ont été présentées dans moult expositions tant au Québec, en Amérique qu’en Europe. Elle vit et travaille à Montréal.


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© Julie trudel, Test 44, projet CMYK project, 2011. Acrylique, encre de sérigraphie et gesso sur contreplaqué | Acrylic, silk screen printing ink and gesso on plywood. 35 x 35 cm. Gracieuseté de l’artiste | Courtesy of the artist. Photo : Richard-Max Tremblay.

Julie Trudel
du 12 mai 2012 au 16 juin 2012
Exposition solo

*Vernissage :: samedi 12 mai (15h)*

Julie Trudel propose une approche dite réflexive qui porte son attention sur le mode d’élaboration du tableau et sur l’image de la peinture elle-même. Elle explore les interstices entre l’ordre et l’aléatoire, questionne les tensions entre contrainte et liberté. Sa pratique repose sur une exploration méthodique de protocoles de travail simples, rigoureux et sériels qui, paradoxalement, impliquent l’intervention du hasard : gammes de couleurs restreintes, procédés d’application prédéfinis, principes de composition non hiérarchiques (all-over)... C’est par la répétition de ces opérations que le procédé choisi révèle toutes ses possibilités, au sein de tableaux d’une étonnante complexité perceptuelle.

Ainsi, Trudel présente «CMYK – phase 2», un projet où elle circonscrit sa palette aux quatre couleurs de l’imprimerie – quadrichromie ci-désignée par l’abréviation anglaise de cyan, magenta, jaune et noir. En s’imposant une telle contrainte, l’artiste évite les considérations plus décoratives ayant découlé du mélange de rose, gris et jaune choisis à même une charte Web pour sa série précédente, intitulée «rgb(127, 28, 174) rgb(238, 238, 0) rgb(229, 229, 229)» – acronyme rappelant la dénomination internationale des trois couleurs primaires en synthèse additive (red, green, blue) desquelles découlent le modèle colorimétrique RGB, propre au numérique. Le corpus exposé à OPTICA décline plutôt toutes les combinaisons issues de la synthèse soustractive, les couleurs secondaires vert, violet ou vermillon apparaissant au gré du dripping contrôlé de Trudel, en flaque ou en tondo.

En effet, les pigments primaires se mêlent ainsi physiquement et optiquement, goutte à goutte, grâce à de savants mélanges d’encre de sérigraphie industrielle à base d’eau et de peinture acrylique transparente, les recettes de dilution et d’alternance étant systématiquement répertoriées par l’artiste à l’endos de chaque œuvre. Elle affirme justement s’intéresser à «l’entropie de mélange de la couleur», dont l’exploration irait de pair avec le processus de création et la matérialité du tableau, au-delà d’effets strictement visuels. Par ailleurs, les références possibles aux Plasticiens (Claude Tousignant), au Color Field Painting (Kenneth Noland) ou à l’Op Art (Bridget Riley), pour ne citer que celles-ci, sont entièrement assumées. La pratique de Trudel s’inscrit dans une réelle tradition de recherche en peinture abstraite, un terrain d’expérimentation dont elle prouve la fertilité.

Geneviève Bédard

L’artiste remercie le Conseil des Arts du Canada, L’aire libre et l’Atelier Clark.

Julie Trudel a participé à plusieurs expositions de groupe, dont Collision 8 (Parisian Laundry, 2012), (Re)penser la peinture (Lilian Rodriguez, 2011) et Peinture fraîche et nouvelle construction (Galerie Art Mûr, 2010). Elle a récemment présenté à la Maison de la culture Maisonneuve sa première exposition solo, Projet CMYK – phase 1, marquant la fin de sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Demi-finaliste au Concours de peintures canadiennes RBC (Power Plant, Toronto, 2011), elle a obtenu une bourse du Conseil des arts du Canada (2012) et ses tableaux font partie de plusieurs collections particulières au Canada et en France.