du 0 0000 au 0 0000 Appel de candidatures. Intersections - Résidence de recherche, création et production 2024-2025 / Partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l’EAVM et OPTICA, centre d’art contemporain
Date limite de dépôt : 10 octobre 2024
Appel de candidatures
Date limite de dépôt : 10 octobre 2024
Séance d’information virtuelle : 24 septembre à 10h
Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM lancent un appel de candidatures pour les artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération) qui sont membres des minorités ethniques ou visibles**. Les candidat.e.s éligibles sont diplômé.e.s de la maîtrise à l’EAVM.
Ce partenariat vise à offrir un soutien de recherche, de création et de production à un.e artiste en lui donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à sa formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.
Ce projet prend la forme d’une résidence en vue de la réalisation d’une œuvre qui entre en dialogue avec des archives (fonds documentaire du centre d’art contemporain OPTICA ou autre, en fonction de la recherche de l’artiste). À la fin de la résidence, OPTICA présentera une exposition de l’artiste sélectionné.e. Le lauréat ou la lauréate tiendra aussi une présentation publique sur sa pratique artistique au centre. Un accompagnement par l’EAVM et OPTICA sera fourni dans le cadre du projet d’une durée d’un an.
Conditions d'admissibilité
- être un.e artiste issu.e. de l’immigration (de première ou de seconde génération) membre des minorités ethniques ou visibles**;
- être un.e artiste professionnel.le** en arts visuels;
- être diplômé.e du programme de maîtrise à l’EAVM;
- être citoyen.ne canadien.ne ou résident.e permanent.e du Canada à la date de dépôt de la demande;
- être domicilié.e sur le territoire de l’île de Montréal depuis au moins un an;
- être disponible pour toutes les activités incluses dans le cadre du projet.
Soutien offert
- trois mois de résidence de recherche à l’hiver 2025 (janvier – mars) au centre d’art contemporain OPTICA incluant un espace de travail et un accès aux équipements de bureau, aux archives et à la documentation;
- un studio pour la création et la production, ainsi qu’un accès aux ateliers techniques spécialisés de l'EAVM, « sous toute réserve» en raison des travaux en cours ou pour d'autres impondérables à l’UQAM, pour une durée de 8 mois;
- un accompagnement professionnel totalisant 60 heures par OPTICA (30h) et l’EAVM (30h);
- des frais de recherche conditionnel aux disponibilités financières et en collaboration avec La Faculté des arts de l’UQAM (max. 1 500 $);
- un cachet de production (4 375$), d’exposition (2 380$) et de présentation publique (125$);
- une plage d’exposition ou de diffusion du projet final dans la programmation d’OPTICA et une présentation publique au cours de l’année 2025.
Veuillez noter que nous ne prenons pas en charge les frais d’hébergement ou de transport. Le calendrier et les conditions de travail peuvent être modifiés en fonction des disponibilités financières des partenaires.
Dossier de candidature
- une lettre de motivation décrivant le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique (max. 400 mots);
- une démarche artistique (max. 500 mots);
- un curriculum vitae (max. 3 pages);
- 10 images maximum au format JPG d'un poids maximal de 1Mo par image et/ou extraits vidéo et audio (5 minutes maximum, par hyperliens) avec une liste descriptive des images et/ou des extraits audiovisuels;
Le dossier de candidature doit être soumis dans un seul document PDF (taille maximale du fichier de 15 Mo) et envoyé au plus tard le 10 octobre 2024 à minuit à l’adresse courriel: intersections@uqam.ca
Seuls les documents exigés seront transmis aux membres du comité d'évaluation. Il n'y aura pas de commentaires du jury.
Pour plus de renseignements, vous êtes invité.e à participer à la séance d'information virtuelle qui aura lieu le mardi 24 septembre à 10h via ce lien : https://uqam.zoom.us/j/82546397978
Vous pouvez également consulter notre site web à l'adresse suivante : www.intersections.uqam.ca
** Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal: https://www.artsmontreal.org/glossaire/
Paul Seesequasis
du 0 0000 au 0 0000 Indigenous Archival Photo Project : dévoiler le jeu du Créateur
Vernissage : vendredi le 5 septembre 2025 - 17h à 22h
Alvaro
du 0 0000 au 0 0000 De sable et de neige
Au cours de sa recherche-création dans le cadre de la résidence Intersections, Alvaro s’est intéressé aux pratiques d’artistes immigrant.e.s qui ont utilisé leurs parcours d’intégration comme matière à la création. En consultant les archives du centre OPTICA, ce choix l’a conduit à incorporer une autre temporalité datée de seize ans, qui correspond à la période depuis son arrivée au Canada, en cherchant à faire dialoguer les archives institutionnelles avec les archives personnelles.
Issues de cette recherche, deux démarches ont été particulièrement inspirantes : la première est Fragment-s de silence I (2020–2022) de Maryam Eizadifard, artiste originaire d’Iran. Son travail illustre la complexité du rapport entre territoire d’accueil et territoire d’origine, où le paysage devient porteur des tensions identitaires liées à l’exil. La seconde est The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams (2021) de Laura Acosta et Santiago Tavera, artistes canado-colombiens établis à Montréal. Leur œuvre mobilise le camouflage comme métaphore de l’intégration culturelle et sociale, en interrogeant la visibilité et l’invisibilité des minorités. Ici le camouflage est un outil critique pour réfléchir à la manière dont les corps immigrés sont vus ou occultés.
En revenant sur ses archives personnelles, Alvaro a retrouvé plusieurs portraits photographiques au format 2 x 3 pouces, initialement produits pour des documents officiels depuis son arrivée au Canada. Ces photographies, réalisées selon les exigences institutionnelles, reprennent les canons traditionnels du portrait occidental – regard frontal, cadrage limité à la tête, au cou et aux épaules, absence d’accessoires – tout en intégrant des paramètres contemporains comme le fond blanc, qui détache l’identité de son contexte. Bien que leur usage artistique n’était pas prévu au départ, elles se sont imposées comme moyens d’explorer l’identité à travers cinq visages différents d’Alvaro. À cette recherche est venu s’ajouter un autre élément : les plans urbains des quartiers montréalais où il a vécu, fabriqués par des technologies GPS représentant la présence de l’artiste dans la ville. En faisant dialoguer ses portraits institutionnels avec la rigidité des cartes, Alvaro a exploré la façon dont l’organisation urbaine transforme l’image du visage, et comment, en retour, les traits organiques modifient la perception des lieux. L’articulation entre identité et territoire est ainsi devenue centrale, révélant la réciprocité entre l’individu et son environnement.
Sur le plan technique, deux orientations guident le processus créatif : la première concerne le rapport à la nature, où neige et sable symbolisent respectivement le pays d’accueil et le pays d’origine où la marche prend son importance comme geste de découverte sensoriel du territoire par le corps. La deuxième, concerne la couleur, abordée de manière expérimentale : plutôt que des teintes préparées, les couleurs se construisent directement sur la toile d’impression ou sur le papier, dans un processus ouvert à la surprise. L’utilisation de papiers « pauvres » et de papiers « prestigieux » permet de questionner les codes de l’art imprimé, tandis que l’alternance entre espace institutionnel d’exposition et affichage sauvage dans la rue interroge la circulation des images et leur réception : certaines images ont été créées pour la diffusion hors murs, apposées de manière non-autorisée aux abords de la galerie conjointement à l’exposition en salle.
Alvaro est un artiste visuel, designer et vidéaste qui vit et travaille à Montréal depuis seize ans. Originaire du Brésil, il explore les arts visuels comme un espace de recherche critique de l’image imprimée. Dans sa pratique, il aborde les archives coloniales et personnelles comme matière première pour composer de nouvelles images qui interrogent la temporalité des représentations visuelles. Sa démarche s’inscrit dans une posture décoloniale et queer, par des gestes d’appropriation et de détournement d’images sources. L'artiste s’intéresse particulièrement aux enjeux de la réactivation des archives et à la transformation des perceptions à travers les techniques de l’impression. Par un travail hybride entre sérigraphie, pochoir et estampe, il remet en question les récits dominants, les identités figées et les circulations culturelles. Alvaro a obtenu une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM en 2023 et ses recherches se concentrent sur la transformation des imaginaires collectifs liés aux symboles coloniaux.
www.alvaroartist.ca
Lou Sheppard,
du 0 0000 au 0 0000 26 septembre : Journées de la culture chez OPTICA
À l'occasion des Journée de la culture, OPTICA, en collaboration avec MOMENTA Créatif, a le plaisir d'inviter le public à découvrir ses expositions en cours et à prendre part à des ateliers stimulants.
En lien avec l'exposition Indigenous Archival Photo Project: Dévoiler le jeu du Créateur de l'artiste Paul Seesequasis, l'atelier Ka'nikonhri'io: Corps Sain, Esprit Sain propose une méditation guidée décontractée qui permet d'en apprendre plus sur l'esprit sportif, le travail d'équipe et sur la manière d'affronter chaque défi avec le concept Haudenousaunee de « Ka'nikonhri:io: a good mind ».
L'atelier Entre ville et nature est quant à lui lié à l'exposition de Lou Sheppard,Rights of Passage. Il s'agit d'une sortie exploratoire qui propose d'imaginer les droits des espaces liminaux entre la ville et la nature, comme si ces espaces étaient des êtres vivants. Le public pourra explorer les liens entre écologie, territoire et identité queer en participant à la création d'une installation hybride collective faite d'éléments trouvés.
La galerie sera ouverte comme à l'habitude le 26 septembre de 12h à 17h pour des visites en continu (sans réservation). L'atelier Ka'nikonhri'io: Corps Sain, Esprit Sain aura lieu de 12h à 14h et Entre ville et nature se déroulera de 15h à 17h (réservation requise). Voici le lien pour réserver votre place.
Toutes nos activités sont offertes gratuitement
Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous à partir de septembre en contactant la responsable du programme éducatif public Anne St-Louis : mediationoptica@gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.
Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Suivant toujours un désir d’amélioration en matière d’inclusion et d’accessibilité, le centre oriente ses approches afin de répondre du mieux possible aux défis engendrés par ces enjeux contemporains. OPTICA tient à offrir un environnement accueillant et inclusif.
La responsable du programme éducatif public a reçu une formation sur l’accessibilité en centre d’artistes, présentée par le RCAAQ et l’organisme Kéroul. De plus, sachez qu’il n’y a aucun coût lié à la visite d’expositions ou à la participation aux ateliers de création.
Une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé. Si vous avez des questions ou si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter.
Lou Sheppard,
du 0 0000 au 0 0000 26 septembre : Journées de la culture chez OPTICA
du 0 0000 au 0 0000
Dans le cadre de l’exposition Screensavers de Po B.K. Lomani, OPTICA accueille des conversations publiques afin d'approfondir des thèmes abordés.
En collaboration avec le Dark Opacities Lab
Samedi 29 novembre 2025
15h à 16h - Po B. K. Lomami et Somayeh Rashvand
en anglais
16h30 à 17h30 - Po B. K. Lomami et RÉSEAU MAYEL
en français
Prenez note que les traductions vers le français et l’anglais seront disponibles.
Po B. K. Lomami est une artiste-chercheure indisciplinaire, enseignante et programmatrice dans le milieu communautaire. Issue de la diaspora congolaise en Belgique, iel vit actuellement à Tiohtià:ke-Mooniyang-Montréal depuis 2017.
Somayeh Rashvand est une chercheuse interdisciplinaire qui écrit sur l’art ; elle est présentement doctorante en histoire de l’art à l’Université Concordia à Tiohtiá:ke/Montréal.
Dark Opacities Lab est sous-titré « centre d'études et de stratégies politiques et esthétiques pour les personnes PANDC » afin de signaler que ce travail est centré sur les personnes de couleur et sur nos engagements politiques, qui priment sur l'esthétique. C'est dans cette approche centrée sur le politique que nous devons comprendre que l'engagement en faveur de la justice raciale découle de la politique, qu'il émerge non seulement de la conscience de l'antagonisme général, mais qu'il a déjà pris parti.
Le RÉSEAU MAYELE est un organisme à but non lucratif qui aspire à mobiliser la jeunesse canado-congolaise autour d’un patriotisme ancré dans l’engagement communautaire et le changement durable en République démocratique du Congo (RDC). Le RÉSEAU MAYELE est un espace de dialogue, de transmission et de mobilisation — pour une jeunesse consciente qui rayonne d’un océan à l’autre. L’intelligence collective commence maintenant. Intégrité. Excellence. Engagement. Pour une diaspora qui questionne, qui comprend et agit pour le Congo.
du 0 0000 au 0 0000
du 0 0000 au 0 0000
Street Actions : Women Performing in Montreal and Toronto, 1970-1980
Elizabeth Chitty, Marie Décary,
Johanna Householder, Kamissa Ma Koïta, Francine Larrivée, Lise Nantel, Bé van der Heide
Vernissage 16 janvier 2026
17h00 à 23h00
en présence des artistes
Exposition
16 janvier 2026 – 13 juin 2026
Street Actions : Women Performing in Montreal and Toronto, 1970-1980 commissarié par Didier Morelli, artiste et historien de l’art de la performance, examine comment les artistes féministes de la deuxième vague ont subverti le fonctionnalisme urbain en imaginant d’autres modes d’incarnation dans les villes. L’exposition explore comment les notions d’environnement ont contribué à la façon dont les artistes femmes ont habité de manière performative les marges de la ville, utilisant leur corps pour générer un vocabulaire kinesthésique qui diverge des codes sociaux, des modèles utilitaires et des identités spatiales genrées.
L’exposition comprend la documentation des performances originales, des documents d’archives contextualisant la genèse des œuvres ainsi que des documents visuels du mouvement féministe au Canada.
Didier Morelli est commissaire, historien de la performance et de l’art, critique culturel et artiste visuel. Sa bourse postdoctorale du Fonds de recherche du Québec — Société et culture (FRQSC) (2022-2025), qu’il a menée à l’Université Concordia et au CCA, examine comment les performances féministes de la deuxième vague ont subverti le fonctionnalisme urbain en imaginant d’autres modes d’incarnation à Montréal et à Toronto dans les années 1970. Ce projet fera l’objet d’une exposition au centre d’artistes Optica à l’hiver 2026, ainsi que d’un livre à paraître aux Presses de l’Université Concordia. Auparavant rédacteur adjoint à Espace art actuel, il a également publié des textes dans Art Journal, CTR: Canadian Theatre Review, C Magazine, CBC Arts, Esse Arts + Opinions, RACAR, Spirale et TDR: The Drama Review. Morelli sera le commissaire de la MANIF 2026, la Biennale de Québec, intitulée « Briser la glace / Splitting Ice ».