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Décades

Expositions 2023

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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




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Des policiers à cheval de la ville de Toronto et d’autres à pied confrontent une foule au centre-ville le 4 mai 1992, pour réprimer le vandalisme et le pillage. Photo : John Mahler, The Toronto Star, 4 mai 1992 | Mounted Metro police officers and others on foot confront a crowd downtown on May 4, 1992, to quell vandalism and looting. Photo: John Mahler, The Toronto Star, 4 May 1992

Pamila Matharu
du 21 janvier 2023 au 1 avril 2023
Where Were You in ‘92?

Vernissage, samedi le 21 janvier : 15h à 17h
Visite commentée de l'exposition par Pamila Matharu, 15h à 16h - en anglais

L'opuscule qui documente l’exposition-à découvrir par le biais de ce LIEN (pdf).

Expérimentant avec le son, l’image, les textes trouvés et les actes de contre-archivage d’expériences personnelles et politiques, Where Were You in ‘92? met en relief les archives incarnées que constitue l’héritage révolutionnaire de Fresh Arts, un programme dirigé par des artistes noir.e.s qui est issu de la fureur d’une jeunesse enflammée. Pamila Matharu, une mentorée de Fresh Arts, revient non seulement à ce moment clé, mais aussi à son mentor, Winsom Winsom, dont l’histoire activiste de plus de dix ans à Kingston, en Ontario, est méconnue. Ce projet de recherche s’appuie sur la prémisse que les archives se manifestent dans des corps vivants, des histoires répétées, des conversations inachevées, que déclenchent des événements du passé et qui persistent dans le présent et, surtout, dans des pratiques de guérison issues de liens intergénérationnels. Intéressée par les formes de généalogies féministes qui citent le passé et utilisant l’archive comme forum de reconnaissance, de résilience et d’amour radical, Matharu fait un retour sur l’insurrection menée par les jeunes à Toronto, en 1992, qui a donné lieu à Fresh Arts. Where Were You in ‘92? trace de nouveaux liens dans l’histoire et la géographie, attirant les personnes qui héritent de son legs et soutenant les autres qui en ont mobilisé les forces centrifuges.

Cette exposition a été initialement présentée au Agnes Etherington Art Centre, Kingston, Ontario (30 juillet – 4 décembre 2022).

Auteure : Emelie Chhangur

Traductrice : Colette Tougas

Pamila Matharu et l'équipe d'OPTICA tiennent à remercier Emelie Chhangur, directrice et conservatrice, Nasrin Himada, conservatrice associée, sensibilisation académique et engagement communautaire, Charlotte Gagnier, coordonnatrice des programmes publics, et Leah Cox, coordonnatrice des expositions au Agnes Etherington Art Centre, Kingston. L'artiste souhaite également exprimer sa gratitude envers Winsom Winsom, son mentor.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

DEVEAU, Adrian. « Pamila Matharu: Where Were You in ’92?, Curated by Emelie Chhangur, Nasrin Himada and Charlotte Gagnier», Asian Diasporic Visual Cultures and the Americas, No 3, Volume 8 (2022), p. 343–346.

DELGADO, Jérôme. « 'Sédiment' : les archives, outil de survie », Le Devoir, 11 février 2023.

DELGADO, Jérôme, Nicolas Mavrikakis. «Dix expos d'arts visuels à surveiller», Le Devoir, 14 janvier 2023.

Soulignons que Pamila Matharu participe à deux expositions collectives à Montréal cette saison :

- Sédiment : les archives comme base fragmentaire, à la Galerie Leonard & Bina Ellen, du 4 février au 1er avril 2023. Incluant Sandra Brewster, Filipa César, Justine A. Chambers, Louis Henderson, Krista Belle Stewart.

Commissaire : Denise Ryner
Vernissage le samedi 4 février, 15h – 17h

Visite commentée de l’exposition par Denise Ryner, le samedi 4 février à 14h, en anglais

- Desire Lines. Des espaces narratifs en déplacement présentée à Artexte jusqu’au 25 mars.

Commissaire : Felicity Tayler
Incluant Luis Jacob, Tomasz Neugebauer, Clive Robertson et Felicity Tayler.



Pamila Matharu est une « settler » [non autochtone], de parents originaires du Pendjab en Inde (ville de Jalandhar et village de Bhanolangha dans le district de Kapurthala), née à Birmingham, au Royaume-Uni, et arrivée au Canada en 1976. Elle vit à Tkarón:to (Toronto) – territoire du Traité no 13 – sur les terres des Mississaugas de la Première Nation de Credit, des Anichinabés, des Haudenosaunee et des Wendats. Elle détient un baccalauréat en arts visuels et un baccalauréat en éducation (beaux-arts) de l’Université York. Abordant l’art contemporain du point de vue de la pédagogie critique et utilisant un prisme féministe interdisciplinaire et intersectionnel, Pamila explore dans son travail une vaste gamme de formes, dont l’installation, la pratique sociale et l’art médiatique expérimental. Sa première exposition, en 2019, intitulée One of These Things Is Not Like the Other, présentée à A Space Gallery (Toronto), a reçu l’OAAG Award for Best Exhibition ainsi que le Homebrew Award du Toronto Images Festival, tous deux en 2019. Son projet INDEX (SOME OF ALL PARTS) a remporté l’Edward Burtynsky Photobook Award du festival CONTACT en 2020. En mai 2023, une monographie sera lancée au Peel Art Museum and Archives (PAMA), à Brampton, en Ontario.

Née à Kingston, en Jamaïque, Winsom Winsom, artiste Ashanti Maroon en multimédia, a immigré au Canada dans les années 1970 et a vécu dans la région de Kingston, en Ontario, de 1974 à 1989. Cofondatrice du Black Women's Collective de Kingston, elle a œuvré de concert avec le bureau du maire sur les questions de racisme et a invité de nombreux militant.e.s noir.e.s à Kingston, notamment Angela Davis, Odetta, Dr Mavis Burke et Lincoln Alexander. Conjointement à sa carrière d'artiste et d'activiste, elle a également une longue histoire comme éducatrice en art. Elle a contribué à l'émergence de plusieurs artistes canadien.ne.s à l’exemple de Pamila Matharu et d'bi.young anitafrika.

Née à Toronto, l’artiste et auteure primée Emelie Chhangur est directrice et conservatrice de l’Agnes Etherington Art Centre. Auparavant, elle a été conservatrice en chef à l’Art Gallery of York University (AGYU), à Toronto, où elle s’est fait connâtre pour sa pratique socialement engagée, ses commandes de collaboration à long terme et sa pratique institutionnelle de « in-reach ». Elle est lauréate du premier OAAG BIPOC Changemaker Award (2019) ainsi que du prix d’excellence pour le commissariat en art contemporain de la Fondation Hnatyshyn (2020).




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Leyla Majeri, Garden Archive : There's a wasp who penetrates the ladybug. Circa Art Actuel, Montréal, 2019.
Crédits photos : Jean-Michael Seminaro / Leyla Majeri

Leyla Majeri
du 16 février 2023 au 16 février 2023
En conversation avec Leyla Majeri, récipiendaire de la résidence Intersections 2022

de 12h45 à 13h45
Université du Québec à Montréal
Pavillon Judith-Jasmin, local J-7130 (situé au 7e étage)
405, rue Sainte-Catherine Est (angle St-Denis) H2L 2C4

L’artiste Leyla Majeri s’intéresse aux notions d’écoféminisme, soit la réactivation de savoir-faire artisanaux et l’ethnobotanique, à travers une pratique installative, sculpturale et filmique expérimentale. Au cours de cette conversation, elle fera part de sa démarche artistique et de la recherche qu’elle a réalisée pendant sa résidence au centre OPTICA. Elle s’entretiendra aussi sur sa production effectuée dans les ateliers de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.

La discussion sera animée par Romeo Gongora, professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, et Marie-Josée Lafortune, directrice du Centre d’art contemporain OPTICA. Une période de questions suivra sa présentation avec le public.

Venez en grand nombre!

Programme de résidence artistique Intersections : La résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion récompense des artistes émergent.es, issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et diplômé.e.s de la mâtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Ce nouveau programme vise à offrir un soutien aux artistes de la diversité en leur donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à leur formation universitaire dans le milieu artistique montréalais. Pour de plus amples informations, consulter le site.



La résidence Intersections est une initiative conjointe du Conseil des arts de Montréal, du Centre d’art contemporain OPTICA et de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.



Titulaire d'une mâtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Leyla Majeri concentre sa pratique sur l’installation sculpturale et le film d’animation expérimental qu’elle relie aux écologies présentes entre la matière, l’imaginaire et le politique. Avec Harness the Sun (Arprim, Montréal, 2016), elle initie un dialogue entre sa pratique artistique et sa pratique de jardinage pour envisager des manières de faire qui soient ancrées dans l’idée d’engagement, à la fois comme processus artistique et mode de résistance. Depuis Don't Blame Us If We Get Playful (Galerie de l’UQAM, 2018) et Garden Archive - There’s a wasp who penetrates the ladybug (CIRCA, Montréal, 2019), elle poursuit cette exploration où elle conjugue différents langages et territoires de pratique, matérialités, formes de vie et biotopes. Ses recherches en cours puisent dans les approches fictionnelles de l’ethnographie, la biologie spéculative et les formes de connaissances intangibles qu’elle réimagine depuis une parcelle de terre, au milieu d’un champ agricole, où elle a aménagé un potager vivrier, une pharmacopée de plantes médicinales et récemment, y a inclus des végétaux qu’elle incorporera dans son travail.

Outre ces réalisations, mentionnons les expositions à la Parisian Laundry, à Eastern Bloc, au Paved Arts / Sounds Like (Saskatoon) en 2016 et prochainement, au centre Skol, en 2023. Leyla Majeri est récipiendaire de subventions de projet du Conseil des Arts du Canada et d’une résidence de recherche au centre Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli, 2017). Leyla Majeri vit à Tiohtià:ke / Mooniyaang / Montréal où elle est née.

Site web de Leyla Majeri.





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Visuel de l'activité de collage inspirée de la pratique de Pamila Matharu, février 2023. Crédit photo : Anne St-Louis. Visual of the collage activity inspired by the art practice of Pamila Matharu, February 2023. Photo Credit: Anne St-Louis.

Pamila Matharu
du 25 février 2023 au 25 février 2023
Nuit blanche 2023 : Venez décorer un carnet de notes personnel chez OPTICA!

À l’occasion de la Nuit blanche 2023, OPTICA invite le grand public à une nuit de découvertes et d’expérimentations artistiques s’inspirant de la pratique de Pamila Matharu et de son exposition Where were you in ‘92?. Les participants et participantes de tous les âges sont invité.es à visiter les espaces d’exposition et à prendre part à un atelier de collage, durant lequel ils.elles pourront décorer la page couverture d’un carnet de notes, le tout en sirotant une bonne boisson chaude, accompagnée de biscuits.

OPTICA tiendra deux ateliers : un premier destiné aux jeunes enfants et leur famille, et un second pour un plus large public. Le centre proposera également au cours de la soirée une courte présentation de la pratique de l’artiste ainsi qu’une visite commentée de l’exposition pour les intéressé.es. Les portes des salles d’exposition seront ouvertes au public durant toute la soirée pour ceux et celles qui aimeraient visiter de manière autonome.

Dans une ambiance chaleureuse et décontractée, l’activité proposée se veut une manière d’archiver sa pensée, d’utiliser ses sens, de se détendre, de s’amuser, de découvrir, de déconnecter du quotidien, de développer son intuition, sa créativité et de développer aussi une meilleure connaissance de soi-même et/ou d’un sujet.

À noter que la visite de l’exposition et la participation à l’atelier sont gratuites. Au plaisir de vous y voir en grand nombre!

Voici un horaire plus détaillé de la soirée :
- 19h00 à 00h00 : Visite libre des espaces l’exposition
- 19h00 à 20h30 : Atelier de collage destiné aux familles et à leurs jeunes enfants
- 20h30 à 21h00 : Visite commentée de l’exposition animée par la médiatrice du centre
- 21h00 à 00h00: Atelier de collage destiné au grand public

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Anouk Verviers, Tu m'as donné ton pot à bines (lettre à ma grand-mère). Vue d'exposition à Deptford X (Londres, UK), 2022. Installation vidéo. Structure de contreplaqué, pots en argile crue, projection sur bois. Vidéo 4K et son pour écouteurs. Avec l'aimable permission de l'artiste. | Exhibition view at Deptford X (London, UK), 2022. Video installation. Plywood structure, raw clay pots, projection on wood. 4K video and sound for headphones. Crédit photo : Anouk Verviers. Courtesy of the artist.

Anouk Verviers
du 22 avril 2023 au 17 juin 2023
Qu'est-ce qu'on peut construire sur un sol en mouvance

EN CONVERSATION le 29 avril de 15h00 à 16h00, Anouk VERVIERS avec Didier MORELLI à OPTICA.

Lien de l'événement : ici

Qu'est-ce qu'on peut construire sur un sol en mouvance enchevêtre plusieurs récits appartenant à une même histoire. D’abord, celui d’un pot à bines en céramique offert à l’artiste par sa grand-mère qui accompagne une réflexion sur le sens à donner à des projets collectifs à travers les générations. Ensuite, celui de l’industrialisation de la production du beurre sur le territoire que nous appelons Canada, passant d’une production domestique majoritairement réalisée par des femmes jusqu’au XIXe siècle à une production massive au XXe siècle. Puis, étroitement lié à ce dernier, celui des relations commerciales entre le Canada et le Royaume-Uni sur une trame de fond coloniale, envisageant les produits de l’agriculture canadienne selon une logique lucrative érodant une économie de subsistance. L’exposition fouille les rouages d’un « système économique qui nous divise » en traversant les strates temporelles et les articulations d’une même histoire de dépossession. En croisant différentes perspectives sur les rapports au territoire et les relations qui s’y instituent, elle travaille une série de tensions dans lesquelles nous devons apprendre à vivre.

répétition | transformation

Inscrire des mots dans la matière, performer la malléabilité, raconter avec les gestes, se recueillir, construire, déconstruire, reconstruire, sans que rien ne soit définitif, en quête de transformation, de réparation. Les formes, les gestes et les récits qui s’entrecroisent dans l’espace d’exposition travaillent le pouvoir transformateur de la répétition. Ils incarnent la possibilité d’articuler autrement nos rapports à l’histoire, aux constructions identitaires et au territoire en inscrivant les récits à même la présence d’un corps qui pense : celui de l’artiste. Des formes architecturales encadrent l’espace en même temps qu’elles trouvent de nouveaux prolongements dans leurs réagencements disloqués. Elles évoquent le Pavillon canadien de l’Exposition coloniale de 1886, à Londres, qui était recouvert de bocaux contenant « les fruits de l’agriculture canadienne ». Ici, les présentoirs soutiennent des répliques faites de cire, de terre et de torchis, puissantes et précaires par leurs propriétés dégradables. Des objets dont l’artiste révèle les gestes de fabrication artisanale – pots, briques, modules octogonaux, cape – invitent à reconnaitre aussi bien qu’à réinterpréter les histoires qui les traversent.

subjectivité | dépossession

La substance narrative de ce projet trouve aussi un ancrage dans les expériences individuelles de personnes rencontrées en Haute-Yamaska, dans le cadre d’une résidence au 3e impérial menée entre 2020 et 2022, ainsi que dans une réflexion que l’artiste tisse avec sa propre histoire. Cette narratrice qui confie « j’ai fini par avoir peur des projets collectifs » investigue sur les défis rencontrés par les personnes qui sont à l’origine, mènent ou maintiennent des initiatives collectives. Son projet tente d’embrasser la complexité des formes d’oppression coloniales à partir d’une expérience intime de l’histoire récente. Il jette des ponts entre les modes de vie actuels et la mécanique d’une pensée extractive, qui reproduit des oppressions à l’endroit même des personnes complices de sa reproduction. Toutefois, ces rencontres ne sont pas rendues visibles ou explicites. Peu de traces des conversations se retrouvent directement dans les œuvres et celles-ci prennent plutôt la forme d’une mémoire en train de se faire. L’artiste assume sa réécriture subjective d’une expérience partagée, exprimée dans un espace autre dont il s’agit simultanément de mettre en jeu les codes et les dynamiques d’exclusion. Elle refuse ainsi d’objectifier les subjectivités ou d’en extraire un matériau artistique. Son dispositif narratif évite d’exposer celles et ceux qui ont échangé avec elle dans un espace social qui n’était pas celui de la galerie et dans une relation réciproque qui n’était pas destinée à devenir publique. Elle choisit donc d’y accueillir elle-même les regards et d’habiter l’histoire à partir de sa propre présence.

épuisement | soin

La matérialité du corps est le socle de ce projet : son travail comme forme d’engagement, son épuisement comme forme de dépossession. La réciprocité, la subsistance, la performativité et le pouvoir s’y enchevêtrent pour célébrer et faire le deuil des parties du monde tel qu’on le croit.

Autrice : Véronique Leblanc

L’artiste reconnât que ses recherches ont été conduites sur les territoires des nations W8banaki et Huron-Wendat, qui n’ont jamais été cédés. Elle reconnât que la structure coloniale, bien qu’elle ait participé et participe à l’oppression des femmes, a surtout mené à l’oppression systémique des Premières Nations, par un système toujours en place à ce jour.

Anouk Verviers tient à remercier Véronique Leblanc, Didier Morelli, Louis-Charles Cloutier, Évelyne Gévry, Julie Gavillet, Youssef Fahem, Caroline Gosselin, Sylvie Tourangeau, Noémie Fortin, ainsi que les équipes du 3e Impérial, Centre d’essai en art actuel et d’OPTICA, Centre d’art contemporain. Elle remercie également le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



En s’inscrivant dans différentes communautés, Anouk Verviers élabore des projets collaboratifs sur le long terme qui sont à l’origine de conversations performatives et par l’entremise desquelles, elle aborde des enjeux communs. L’artiste conçoit sa pratique comme une entité bicéphale : une tête dans l’espace social par la mise en place de projets d’art collaboratifs et de recherche socialement engagés et une tête dans le monde de l’art par la réalisation d’œuvres et d’expositions interdisciplinaires. Verviers est actuellement candidate à la mâtrise en Fine Art (MFA) au Goldsmiths College à Londres, R-U (2021-2023) et détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2017), situé sur le territoire non-cédé de Tiohtià:ke / Mooniyang.

Elle a participé à plusieurs expositions au Canada, en Suisse et au Royaume-Uni : en solo, notamment à OPTICA (2023, Montréal), Vaste et Vague (2023, Carleton) et Regart (2019, Lévis); en groupe, à Future_After (2022, Londres, R-U) et Dogo Residenz (2019, Lichtensteig, Suisse). Elle a pris part à des résidences d’artistes avec CCE@HGAED (2022, Londres, R-U), Dogo Residenz (2019, Lichtensteig, Suisse) ainsi qu’à des projets avec les communautés gravitant autour des centres d’artistes le 3e Impérial (2021, Granby) et Dare Dare (2016, Montréal).

En tant que chercheure, Verviers est membre praticienne du Centre de recherche en innovation et transformation sociale (CRITS), Université St-Paul à Ottawa (territoire non-cédé de Odawa). Elle a également publié dans le Research in Arts and Education Journal (2022) de l'université Aalto, Espoo, en Finlande.

Véronique Leblanc est commissaire, autrice et enseignante. Elle envisage le commissariat, l’écriture et les aventures pédagogiques dans lesquelles elle s’implique comme des occasions d’apprentissage partagées. Ses travaux portent actuellement sur l’imaginaire du commun en art actuel.




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Racquel Rowe, Making Sweet Bread with Gran, 2020. Détail. Vidéo, 11 min. 32 s. Avec l'aimable permission de l'artiste. | Detail. Video, 11 min. 32 sec. Courtesy of the artist.

Racquel Rowe
du 22 avril 2023 au 17 juin 2023
The Chicken Is Just Dead First

Vernissage : 22 avril de 15h à 17h, en présence de l'artiste. Visite commentée de l'exposition par l'artiste, en anglais, le 22 avril, de 15h à 16h

C’est une question centenaire : qu’est-ce qui vient en premier, l’œuf ou la poule? L’on peut jouer l’avocat du diable et trouver les arguments pour justifier les deux cas, ou faire comme l’artiste interdisciplinaire Racquel Rowe et s’obliger à y passer un long moment, à enquêter et à contextualiser pourquoi cette question nous habite en premier lieu. Car pourquoi cette question nous intéresse-t-elle et nous intéressera-t-elle toujours? Originaire de la Barbade et vivant présentement à Waterloo en Ontario, Rowe travaille à partir d’une multitude de disciplines, particulièrement la vidéo, la performance, et l’installation. Fortement influencée par son éducation familiale et ses origines barbadiennes, les œuvres de l’exposition The Chicken Is Just Dead First portent sur les cultures matrilinéaires, ainsi que sur les différences et les similitudes entre les différentes expériences des noir.e.s issu.e.s de la diaspora.

Les performances de Racquel Rowe, lorsqu’elles sont réalisées au Canada, sont accomplies en solitaire et consistent à répéter un geste familier. Dans la galerie, on la voit laver du riz, un geste appris et hérité de sa mère. Rendant hommage aux matriarches dans sa famille, l’idée d’avoir une relation aussi intime avec le riz lui vient aussi de ses recherches sur son histoire dans les caraïbes. Diplômée en droit, en histoire et en anglais du Barbados Community College, ses lectures sur la nourriture, l’identité et leur contexte en sol caribéen sont des moteurs importants dans la constitution de sa pratique artistique, et l’enracinent dans son identité culturelle. Son intimité avec le riz va jusqu’à la voir nue, ensevelie, voulant vivre une expérience corporelle, similaire à la pratique de Carlos Martiel, une de ses influences, qui utilise son propre corps, souvent nu dans ses performances. En fait, elle voulait spécifiquement vivre un état où il n’y avait aucune barrière entre elle et la nourriture, sur une longue durée. À l’époque de la création de ses performances, sa nudité n’était pas un outil politique comme pour Martiel, qui soumet son corps à des supplices physiques pour explorer des enjeux de racisme, de colonialisme et de genre; Rowe souhaitait donner libre cours à son corps et à ses envies. Se dénuder est aussi sa propre rébellion, un clin d’œil aux influences des rébellions dans l’histoire caribéenne qu’elle a lue et apprise dans ses recherches; lorsqu’elle retourne à la Barbade durant la pandémie, elle ne peut plus, en effet, faire le même genre de performance, au contact d’une société patriarcale et religieuse.

Ce retour à la maison l’oblige à travailler différemment : elle commence à documenter et à constituer une archive familiale. Elle avoue avec candeur que son travail a quelque chose d’égoïste et qu’elle aurait créé et présenté ses archives même si elle n’avait aucun public. Apprendre de sa grand-mère était la motivation derrière ses plus récentes œuvres; son amour / obsession pour la nourriture a toujours eu une place prenante dans sa pratique, surtout depuis son arrivée au Canada, où elle ne pouvait pas toujours reproduire les goûts et les odeurs de la maison, à cause de la spécificité et de la provenance de certains ingrédients locaux. Rowe présente donc des vidéos de sa mère et de sa grand-mère, « performant » et transmettant des recettes de son enfance telle la tourte au macaroni ou le riz au poisson salé. Ces moments d’aller-retour, d’inscription et de traduction entre sa culture caribéenne et sa vie comme nouvelle arrivée au Canada sont similaires à l’expérience décrite par la protagoniste du livre Frying Plantain de Zalika Reid-Benton qui raconte la vie d’une canadienne de première génération d’origine jamaïquaine. The Chicken Is Just Dead First est un euphémisme qu’elle emprunte à cette série de nouvelles et qui synthétise ses quêtes et ses recherches. Avec aplomb, elle nous répond qu’en réalité, la poule, elle est juste morte avant.

auteure : eunice bélidor

Cette exposition a été présentée à l'origine à la galerie d'art de l'Université de Waterloo, Ontario (du 15 avril au 1er mai 2021).

Racquel Rowe souhaite remercier Ed Video Media Arts Center pour leur soutien à sa pratique, ses collaborateurs, à savoir sa mère et sa grand-mère, pour leur amour indéfectible, et le programme de mâtrise en arts visuels de l’université de Waterloo pour tous les encouragements prodigués tout au long de l’élaboration de ce corpus d‘œuvres.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Racquel Rowe est une artiste interdisciplinaire de l’île de la Barbade résidant présentement au Canada. Elle est titulaire d'une mâtrise en beaux-arts de l'Université de Waterloo et d'un baccalauréat en histoire et en art studio de l'Université de Guelph. Sa pratique est continuellement influencée par divers aspects de l’histoire, par les structures familiales matrilinéaires, par les communautés de la diaspora et par son éducation à la Barbade. Prenant la forme de performances, de vidéos, d’œuvres in situ et d’installations, son travail a été amplement diffusé en Ontario.

Explorant la notion de visibilité compulsive et de subversion des idéologies dominantes, Rowe englobe dans sa pratique les différences et les similitudes entre diverses expériences au sein de la diaspora noire. Son engagement dans des échanges critiques sur les notions de race, de migration et de colonialisme augmente sa capacité de comprendre les représentations coloniales et de s’en libérer. La pratique de Rowe est grandement influencée par ce qui l’entoure ; par exemple, la vie à la Barbade pendant de longues périodes lui permet d’expérimenter de nouveaux environnements, d’effectuer des recherches et de se produire dans des structures familiales et communautaires.

Des expositions individuelles lui ont été consacrées au Scarborough Museum, Toronto, Ontario (2022), à la Struts Gallery, Sackville, Nouveau-Brunswick (2022), et à la Galerie d’art de l’Université de Waterloo, Waterloo, Ontario (2021). Récemment, elle a participé à des expositions collectives, notamment aux Cambridge Art Galleries, Cambridge, Ontario (2021) ainsi qu’aux festivals InterAccess Vector, Toronto, Ontario (2021) et Lumen, Waterloo, Ontario (2020). Elle est lauréate du Sylvia Knight Award in Fine Arts en 2021, décerné par l’Université de Waterloo.

Née à Montréal, eunice bélidor est commissaire, autrice et chercheure. Elle est professeure adjointe affiliée au Département d’histoire de l’art de l’Université Concordia. Sa pratique actuelle porte sur le questionnement comme méthode, sur l’écriture épistolaire comme créatrice d’autothéorie et son intersection avec le soin, le féminisme et les enjeux raciaux. Elle a organisé plusieurs expositions au Canada et en Europe et ses écrits ont été publiés dans Esse, Canadian Art, Hyperallergic, le Journal of Curatorial Studies, Invitation, InCirculation et ESPACE. eunice bélidor est la récipiendaire du Prix Fondation Hnatyshyn – Groupe Banque TD du commissaire émergent en art canadien contemporain (2018). Elle a travaillé à articule, à la galerie FOFA de l’Université Concordia (Montréal) et au Musée des beaux-arts de Montréal.




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Anouk Verviers, documentaion. Briques de terre crue compressées (terre et terra cotta), caisses de bois faites à la main (bois recyclé), terre au sol, 2022. Crédit photo : Anouk Verviers. | Compressed raw clay bricks (earth and terra cotta), handmade wooden crates (recycled wood), ground soil.

Anouk Verviers
du 27 avril 2023 au 30 avril 2023
Reprise du programme Artiste à l’école avec Anouk Verviers!

OPTICA est heureux d’annoncer le retour d’Artiste à l’école, un programme qui permet à des élèves du primaire de découvrir des œuvres d’art contemporain en compagnie de la médiatrice du centre et d’un.e artiste de la programmation. À la fin du mois d’avril, une classe d’accueil de 4e, 5e et 6e année de l’école Iona à Montréal prendra part à deux ateliers en lien avec l’exposition Qu’est-ce qu’on peut construire sur un sol en mouvance, d’Anouk Verviers.

L’approche d’Artiste à l’école se décline en deux étapes: une visite de l’exposition chez OPTICA, où les élèves pourront entrer directement en contact avec le centre d’art, l’artiste et ses oeuvres, ainsi qu’un atelier créatif en classe, où ils et elles pourront explorer la matière et approfondir leurs réflexions en mettant la main à la pâte pour réaliser une œuvre inspirée de la pratique de l’artiste, soit une petite brique en argile, qui deviendra par la suite un souvenir de l’activité, un symbole de l’expérience vécue.

Dans une atmosphère chaleureuse et bienveillante, cette activité offrira inévitablement une rencontre privilégiée entre les jeunes, l’artiste et ses œuvres. Ce sera aussi une belle occasion d’échanges et de partages d’expériences, d’idées et de connaissances. Adaptés aux besoins des groupes scolaires d’accueil, la visite et l’atelier contribueront sans doute au développement des capacités d’expression des élèves.



En s’inscrivant dans différentes communautés, Anouk Verviers élabore des projets collaboratifs sur le long terme qui sont à l’origine de conversations performatives et par l’entremise desquelles, elle aborde des enjeux communs. L’artiste conçoit sa pratique comme une entité bicéphale : une tête dans l’espace social par la mise en place de projets d’art collaboratifs et de recherche socialement engagés et une tête dans le monde de l’art par la réalisation d’œuvres et d’expositions interdisciplinaires. Verviers est actuellement candidate à la mâtrise en Fine Art (MFA) au Goldsmiths College à Londres, R-U (2021-2023) et détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2017), situé sur le territoire non-cédé de Tiohtià:ke / Mooniyang.

Elle a participé à plusieurs expositions au Canada, en Suisse et au Royaume-Uni : en solo, notamment à OPTICA (2023, Montréal), Vaste et Vague (2023, Carleton) et Regart (2019, Lévis); en groupe, à Future_After (2022, Londres, R-U) et Dogo Residenz (2019, Lichtensteig, Suisse). Elle a pris part à des résidences d’artistes avec CCE@HGAED (2022, Londres, R-U), Dogo Residenz (2019, Lichtensteig, Suisse) ainsi qu’à des projets avec les communautés gravitant autour des centres d’artistes le 3e Impérial (2021, Granby) et Dare Dare (2016, Montréal).

En tant que chercheure, Verviers est membre praticienne du Centre de recherche en innovation et transformation sociale (CRITS), Université St-Paul à Ottawa (territoire non-cédé de Odawa). Elle a également publié dans le Research in Arts and Education Journal (2022) de l'université Aalto, Espoo, en Finlande.




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Leyla Majeri, Sans titre, 2023, crédit photo: Édouard Larocque. Avec l’aimable permission de l’artiste.| Courtesy of the artist.

Appel de candidatures. Résidence Intersections de recherche, création et production
Date limite de dépôt : 5 octobre 2023
du 11 août 2023 au 5 octobre 2023
Intersections - Résidence de recherche, création et production 2023-2024

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM lancent un appel de candidatures pour les artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération) qui sont membres des minorités ethniques ou visibles**. Les candidat.e.s éligibles sont diplômé.e.s de la mâtrise à l’EAVM.

Ce partenariat vise à offrir un soutien de recherche, de création et de production à un.e artiste en lui donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à sa formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

Ce projet prend la forme d’une résidence en vue de la réalisation d’une œuvre qui entre en dialogue avec des archives (fonds documentaire du centre d’art contemporain OPTICA ou autre, en fonction de la recherche de l’artiste). À la fin de la résidence, OPTICA présentera une exposition de l’artiste sélectionné.e. Le lauréat ou la lauréate tiendra aussi une présentation publique sur sa pratique artistique au centre. Un accompagnement par l’EAVM et OPTICA sera fourni dans le cadre du projet d’une durée d’un an.

Conditions d'admissibilité
- être un.e artiste issu.e. de l’immigration (de première ou de seconde génération) membre des minorités ethniques ou visibles**;
- être un.e artiste professionnel.le** en arts visuels;
- être diplômé du programme de mâtrise à l’EAVM;
- être citoyen.ne canadien.ne ou résident.e permanent.e du Canada à la date de dépôt de la demande;
- être domicilié.e sur le territoire de l’île de Montréal depuis au moins un an;
- être disponible pour toutes les activités incluses dans le cadre du projet.

Soutien offert
- trois mois de résidence de recherche à l’hiver 2024 (janvier – mars) au centre d’art contemporain OPTICA incluant un espace de travail et un accès aux équipements de bureau, aux archives et à la documentation;
- un studio pour la création et la production, ainsi qu’un accès aux ateliers techniques spécialisés de l'EAVM, sous toute réserve, pour une durée de 8 mois;
- un accompagnement professionnel totalisant 60 heures par OPTICA (30h) et l’EAVM (30h);
- une subvention de recherche (max. 1500$);
- un cachet de production (3,000$), d’exposition (2,240$) et de présentation publique (125$);
- une plage d’exposition ou de diffusion du projet final dans la programmation d’OPTICA et une présentation publique au cours de l’année 2024.

Veuillez noter que nous ne prenons pas en charge les frais d’hébergement ou de transport. Le calendrier et les conditions de travail peuvent être modifiés en fonction des disponibilités financières des partenaires.

Dossier de candidature
- une lettre de motivation décrivant le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique (max. 400 mots);
- une démarche artistique (max. 500 mots);
- un curriculum vitae (max. 3 pages);
- 10 images maximum au format JPG d'un poids maximal de 1Mo par image et/ou extraits vidéo et audio (5 minutes maximum, par hyperliens) avec une liste descriptive des images et/ou des extraits audiovisuels.

Le dossier de candidature doit être soumis dans un seul document PDF (taille maximale du fichier de 15 Mo) et envoyé au plus tard le 5 octobre 2023 à minuit à l’adresse courriel :intersections@uqam.ca

Seuls les documents exigés seront transmis aux membres du comité d'évaluation. Il n'y aura pas de commentaires du jury.

Pour plus de renseignements, vous êtes invité.e à contacter : intersections@uqam.ca

** Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal:
https://www.artsmontreal.org/glossaire/






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Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, The Pond, 2022.
Image animée en 3D, feedback vidéo | 3D animated graphics, video feedback © Bianca Shonee Arroyo-Kreimes

MOMENTA Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Ji-Yoon Han
du 8 septembre 2023 au 21 octobre 2023
MOMENTA x OPTICA | Mascarades. L’attrait de la métamorphose; Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, Mirages sur l’étang

Vernissage : vendredi le 8 septembre 2023 - 17h à 22h
Présentation publique et visite guidée de l'exposition par Bianca Shonee Arroyo-Kreimes : 14 octore 2023 à 15h.

OPTICA est fier de participer à la 18e édition de MOMENTA Biennale de l’image intitulée Mascarades. L’attrait de la métamorphose, commissariée par Ji-Yoon Han. OPTICA présente les expositions individuelles des artistes Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et Lindsay Katsitsakatste Delaronde.

Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal – Du 8 septembre au 21 octobre 2023, OPTICA présente les expositions individuelles des artistes Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et Lindsay Katsitsakatste Delaronde, dont les œuvres activent des processus de transformation, de mimétisme et de mutation à travers le vivant.

Alors que les individus sont sans cesse fichés, formatés, figés dans du même et de l’identique, comment pouvons-nous mettre en mouvement nos manières de comprendre les identités et les différences? Ces questionnements sont autant de terrains d’exploration et de pistes de réflexion autour du thème de la Biennale et des œuvres de ses artistes.

Bianca Shonee Arroyo-Kreimes interroge les relations ambivalentes entre l’humain et le monde naturel dans un contexte de ravage écologique. En construisant des univers virtuels peuplés d’êtres hybrides inspirés de la faune et de la flore réelles, notamment celles de la forêt tropicale de son Costa Rica natal, ses œuvres en animation 3D simulent une nature opulente qui évolue en miroir de l’humanité. La technologie numérique s’apparente elle-même à un organisme composé de multiples couches d’images superposées et reliées entre elles, offrant de possibles rebranchements avec notre environnement dévasté.

Avec l’installation multimédia The Pond, Arroyo-Kreimes investit la forme du diorama, dispositif de mise en scène du vivant que l’on retrouve dans les musées d’histoire naturelle. Des animaux imaginaires vibrent et pulsent dans des écrans-enclos, immergés dans un décor aqueux aux reflets de nacre. Certes captifs, ils naviguent et se métamorphosent aÌ€ travers des boucles de rétroaction, qui convertissent les signaux numériques en signaux analogiques, pour les encoder aÌ€ nouveau en format numérique. Nous voilà nous-mêmes pris·es au milieu de ce refuge fantasmagorique, coexistant par moments avec des papillons, millepattes et autres salamandres de chimère. Qui dès lors est l’objet du spectacle?

L'exposition est présentée dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image et produite en partenariat avec OPTICA. Cette artiste est soutenue par le programme MOMENTA x RBC Fondation.

Animation 3D : Bianca Shonee Arroyo-Kreimes
Son : Philippe Lambert
Développement en réalité augmentée : Teo Zamudio, Milo Reinhardt

MOMENTA Créatif
La Biennale inclut le programme MOMENTA Créatif, qui comprend une série d’activités éducatives, d’ateliers créatifs et de visites guidées. Chacune de ces activités est gratuite et élaborée en relation avec le thème de la Biennale pour les groupes, les familles et les individus. Conçues dans un souci d’inclusion et de représentativité, les activités traduisent notre désir d’innover en matière de médiation culturelle.

L'atelier Les êtres invisibles, destiné aux groupes du préscolaire et du primaire explore les pratiques artistiques de deux artistes : Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, dont l’expositon est présentée à OPTICA, et Bianca Baldi, qui expose à Diagonale. Conduite par l’équipe de MOMENTA, en collaboration avec OPTICA Jeunesse, l’activité comprend une visite interactive des deux expositions ainsi qu’un moment de création qui se tiendra à OPTICA.

Réservations écoles primaires :
mediation@momentabiennale.com

Réservations CPE, garderies et groupes du préscolaire :
mediationoptica@gmail.com
Gratuit

MOMENTA Balado
Dans le contexte du tout premier balado de MOMENTA, Lindsay Katsitsakatste Delaronde prendra part à une conversation sur son travail avec l'artiste Jamie Ross, qui en assure la conception et l’animation. L’épisode sera mis en ligne durant la Biennale sur le site web de MOMENTA et sur plusieurs plateformes de baladodiffusion.

MOMENTA Performance et conférence
Lindsay Katsitsakatste Delaronde donnera une conférence sur sa pratique à OPTICA le 8 septembre à 17h30, qui sera suivie d’une activation performative intitulée Before all else à 18h30 dans le cadre de l’ouverture de la Biennale du Pôle de Gaspé.

Lindsay Katsitsakatste Delaronde présentera également la performance Sturgeon Women Rising, le 9 septembre à 17h à la Plage de l'Horloge du Vieux-Port de Montréal, 1 rue Quai de l'Horloge, Montréal, QC H2Y 2E2.

ANNULATION- MOMENTA Visite d’exposition
Une visite de l’exposition Mirages sur l'étang en compagnie de l’artiste Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et de la commissaire Ji-Yoon-Han se tiendra à OPTICA le 23 septembre à 15h.

À propos de MOMENTA Biennale de l’image
MOMENTA Biennale de l’image est un événement montréalais incontournable voué à l’art contemporain. Depuis plus de 30 ans, MOMENTA est un rendez-vous international qui convie ses publics dans les musées, les galeries et les centres d’artistes de la métropole. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics et des ateliers éducatifs qui permettent de découvrir des artistes d’ici et d’ailleurs dont les œuvres stimulent la curiosité et la réflexion.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

CERVETTO, Renata. « MASQUERADES. MOMENTA BIENNALE DE L’IMAGE, MONTREAL », Artishock, 30 octobre 2023.

SIAG, Jean. « Momenta, Biennale de l’image Parcours d’introduction dans le Mile End», La Presse, 16 septembre 2023.

MAVRIKAKIS, Nicolas. « D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous? », Le Devoir, 9 septembre 2023.

RCI. « MOMENTA Biennale de l’image veut 'rendre plus visibles les cultures autochtones'. La 18e édition du festival a lieu du 7 septembre au 22 octobre à Montréal », Radio Canada International, 8 septembre 2023.

PAUL, Eléonore. « MOMENTA Biennale | Les mascarades selon 5 artistes », ATUVU.CA, 5 septembre 2023.

SAMARIO, Jessica. « MOMENTA Biennale de l’image présente 'Mascarades. L’attrait de la métamorphose', L’art de démystifier l’étrange, du 7 septembre au 22 octobre 2023», La bible urbaine, 7 septembre 2023.

Équipe de Vie des arts. « Momenta dévoile sa programmation de 2023! », Vie des arts, 1 mai 2023.



Étudiante à la mâtrise en Intermedia à l’Université Concordia, Bianca Shonee Arroyo-Kreimes explore le langage des technologies numériques, de l’animation 3D et de l’installation pour interroger le mimétisme entre les formes de vie technologiques et biologiques. Ses œuvres inventent des mondes virtuels qui sont de véritables écologies numériques. Son exposition à OPTICA sera conçue comme un environnement immersif peuplé d’animaux fantastiques inspirés de la faune costaricienne.

Ji-Yoon Han vit et travaille à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Volontiers interdisciplinaires, ses projets aspirent à mettre en évidence la force sensible et réflexive des arts visuels dans des contextes sociaux, culturels et psychiques mouvants. Auparavant commissaire à la Fonderie Darling, elle a organisé des expositions de Cynthia Girard-Renard, Barbara Steinman, Javier González Pesce et Guillaume Adjutor Provost, ainsi qu’un cycle d’activations performatives centré sur l’écoute et les pratiques en art sonore. En 2022, elle a conçu l’exposition-résidence collective Exercices de réciprocité pour la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement et développé le projet multidisciplinaire Tresser la ligne : Claudia Brutus et Stéphane Martelly. Elle a contribué à des monographies sur Geneviève Cadieux et Louise Robert et écrit régulièrement sur les artistes montréalais·es. Autrice d’une thèse de doctorat intitulée La métaphore vacante. Concurrence des images entre 1929 et 1936 : photographie, surréalisme, revues, publicité, elle est actuellement chargée de recherches pour la mission Photographie et commande au Cabinet de la photographie, avec le soutien des amis du Centre Pompidou, à Paris.




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Lindsay Katsitsakatste Delaronde, Becoming Supernatural, 2021. Impression numérique, dimensions variables. | Digital print, variable dimensions. Photo: Anne Crillio
© Lindsay Katsitsakatste Delaronde

MOMENTA Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Ji-Yoon Han
du 8 septembre 2023 au 21 octobre 2023
MOMENTA x OPTICA | Mascarades. L’attrait de la métamorphose; Lindsay Katsitsakatste Delaronde, Gemini: TEKENÍKHEN (jumeaux·elles)

vendredi le 8 septembre 2023
Vernissage : 17h à 22h
Performance de Lindsay Katsitsakatste Delaronde : 18h30

OPTICA est fier de participer à la 18e édition de MOMENTA Biennale de l’image intitulée Mascarades. L’attrait de la métamorphose, commissariée par Ji-Yoon Han. OPTICA présente les expositions individuelles des artistes Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et Lindsay Katsitsakatste Delaronde.

Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal – Du 8 septembre au 21 octobre 2023, OPTICA présente les expositions individuelles des artistes Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et Lindsay Katsitsakatste Delaronde, dont les œuvres activent des processus de transformation, de mimétisme et de mutation à travers le vivant.

Alors que les individus sont sans cesse fichés, formatés, figés dans du même et de l’identique, comment pouvons-nous mettre en mouvement nos manières de comprendre les identités et les différences? Ces questionnements sont autant de terrains d’exploration et de pistes de réflexion autour du thème de la Biennale et des œuvres de ses artistes.

Le théâtre autochtone et la dramaturgie liée à la terre constituent les fondements de la démarche de l’artiste multidisciplinaire kanien'kehà:ka Lindsay Katsitsakatste Delaronde. Mue par le souci de guérir les blessures intergénérationnelles transmises au sein des Premiers Peuples, Delaronde appelle, active et réactive les relations entre le corps, les identités culturelles, le territoire et le cosmos. Elle affirme ainsi la résurgence des forces créatrices de la tradition haudenosaunee dans des constellations hybrides et plurielles qui mobilisent l’art, le rituel, l’histoire, la spiritualité, le collectif, la collaboration et les communautés.

Gemini : TEKENÍKHEN (jumeaux·elles) est une cérémonie de remontée aux origines. Elle commence par une action, musculaire et répétitive, de débitage du bois, pour ensuite se déployer dans des gestes de dédoublement de soi, de fusion avec la cendre et la fumée. Elle culmine avec une danse masquée et se conclut par la consommation d’une fraise. Dans l’exposition, la performance – filmée en Colombie-Britannique, où Delaronde vit et travaille – entre en résonance avec une installation au sol in situ présentant le theÌ€me astral de l’artiste, née à Tiohtià:ke. TEKENÍKHEN appelle à une gémellité fondée sur la métamorphose : l’identité se meut d’un lieu à l’autre, d’une vie à l’autre, d’une appartenance à l’autre. C’est ainsi que s’amorce la convergence entre le corps et la terre, les identités et le ciel, aÌ€ l’image de la trajectoire que l’artiste dessine, depuis son domicile sur la coÌ‚te de l’océan Pacifique jusqu’aux rives du Saint-Laurent, territoire de ses anceÌ‚tres.

Exposition présentée dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image et produite en partenariat avec OPTICA.

La performance Sturgeon Woman Rising est coproduite par MOMENTA Biennale de l’image et Bonavista Biennale avec l’appui du du Conseil des arts et des lettres du Québec.

MOMENTA Créatif
La Biennale inclut le programme MOMENTA Créatif, qui comprend une série d’activités éducatives, d’ateliers créatifs et de visites guidées. Chacune de ces activités est gratuite et élaborée en relation avec le thème de la Biennale pour les groupes, les familles et les individus. Conçues dans un souci d’inclusion et de représentativité, les activités traduisent notre désir d’innover en matière de médiation culturelle.

L'atelier Les êtres invisibles, destiné aux groupes du préscolaire et du primaire explore les pratiques artistiques de deux artistes : Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, dont l’expositon est présentée à OPTICA, et Bianca Baldi, qui expose à Diagonale. Conduite par l’équipe de MOMENTA, en collaboration avec OPTICA Jeunesse, l’activité comprend une visite interactive des deux expositions ainsi qu’un moment de création qui se tiendra à OPTICA.

Réservations écoles primaires :
mediation@momentabiennale.com

Réservations CPE, garderies et groupes du préscolaire :
mediationoptica@gmail.com
Gratuit

MOMENTA Balado
Dans le contexte du tout premier balado de MOMENTA, Lindsay Katsitsakatste Delaronde prendra part à une conversation sur son travail avec l'artiste Jamie Ross, qui en assure la conception et l’animation. L’épisode sera mis en ligne durant la Biennale sur le site web de MOMENTA et sur plusieurs plateformes de baladodiffusion.

MOMENTA Performance et conférence
Lindsay Katsitsakatste Delaronde donnera également une conférence sur sa pratique à OPTICA le 8 septembre à 17h30, qui sera suivie d’une activation performative intitulée Before all else à 18h30 dans le cadre de l’ouverture de la Biennale au Pôle de Gaspé.

Lindsay Katsitsakatste Delaronde présentera également la performance Sturgeon Women Rising, le 9 septembre à 17h à la Plage de l'Horloge du Vieux-Port de Montréal, 1 rue Quai de l'Horloge, Montréal, QC H2Y 2E2.

MOMENTA Visite d’exposition
Une visite de l’exposition Mirages sur l'étang en compagnie de l’artiste Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et de la commissaire Ji-Yoon-Han se tiendra à OPTICA le 23 septembre à 15h.

À propos de MOMENTA Biennale de l’image

MOMENTA Biennale de l’image est un événement montréalais incontournable voué à l’art contemporain. Depuis plus de 30 ans, MOMENTA est un rendez-vous international qui convie ses publics dans les musées, les galeries et les centres d’artistes de la métropole. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics et des ateliers éducatifs qui permettent de découvrir des artistes d’ici et d’ailleurs dont les œuvres stimulent la curiosité et la réflexion.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Le théâtre autochtone et la dramaturgie liée à la terre constituent les fondements de la démarche de l’artiste kanien’kehà:ka Lindsay Katsitsakatste Delaronde. À travers une approche multidisciplinaire où la performance, le jeu théâtral et la danse s’allient à des œuvres visuelles protéiformes qui incluent la photographie, la sérigraphie, le perlage et le travail du cuir et du tissu, Delaronde appelle, active et réactive les relations entre le corps, les identités culturelles, le territoire et le cosmos. @embodiedearthhealing

Ji-Yoon Han vit et travaille à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Volontiers interdisciplinaires, ses projets aspirent à mettre en évidence la force sensible et réflexive des arts visuels dans des contextes sociaux, culturels et psychiques mouvants. Auparavant commissaire à la Fonderie Darling, elle a organisé des expositions de Cynthia Girard-Renard, Barbara Steinman, Javier González Pesce et Guillaume Adjutor Provost, ainsi qu’un cycle d’activations performatives centré sur l’écoute et les pratiques en art sonore. En 2022, elle a conçu l’exposition-résidence collective Exercices de réciprocité pour la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement et développé le projet multidisciplinaire Tresser la ligne : Claudia Brutus et Stéphane Martelly. Elle a contribué à des monographies sur Geneviève Cadieux et Louise Robert et écrit régulièrement sur les artistes montréalais·es. Autrice d’une thèse de doctorat intitulée La métaphore vacante. Concurrence des images entre 1929 et 1936 : photographie, surréalisme, revues, publicité, elle est actuellement chargée de recherches pour la mission Photographie et commande au Cabinet de la photographie, avec le soutien des amis du Centre Pompidou, à Paris.




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Visuel de l'activité d'aquarelle et d'impressions de végétaux, juin 2023.| Visual of the watercolor and plant printing activity, June 2023. Photo credit: Anne St-Louis.

Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, Lindsay Katsitsakatste Delaronde
du 29 septembre 2023 au 29 septembre 2023
Journées de la culture: Aquarelle et impressions de végétaux chez OPTICA!

Horaire : Vendredi le 29 septembre 2023 de 13h à 16h
Pas de réservation requise
Gratuit

Le temps d’un après-midi, le Programme éducatif public d’OPTICA invite le grand public à se réunir autour des œuvres présentées au centre dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image. Une belle occasion de vivre un moment de partage et de création! Autour d’un thé qui vous sera offert, venez d’abord découvrir les deux salles d’expositions lors d’une visite guidée. Vous pourrez entrer en contact avec l’univers numérique et surréaliste de Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et avec les performances de Lindsay Katsitsakatste Delaronde, qui appellent à la réconciliation.

Formes surréalistes, motifs variés, éléments hauts en couleurs, mouvements et textures seront au rendez-vous. Par la suite, vous aurez l’occasion d’expérimenter la peinture à l’aquarelle ainsi qu’une technique d’impression de végétaux pour réaliser une œuvre complètement unique rappelant le visuel et les thématiques abordées par les artistes. À l’aide de plantes naturelles et artificielles, créez des motifs intéressants, et n’hésitez pas à vous inspirer de la nature et des éléments présents dans les salles d’expositions. Amusez-vous!

En route vers OPTICA, on vous invite à ramasser des feuilles diverses ainsi que d’autres végétaux pour assurer une variété de motifs, le tout dans le respect de la nature.

Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Si vous avez des questions concernant l’accessibilité des lieux ou des services, n’hésitez pas à nous contacter. Sachez qu’une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé.




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Maria Hoyos, Antimonumento, 2022. Crédit photo : Claudia Patricia Velasquez

Avec l’aimable permission de l’artiste. | Courtesy of the artist.

Maria Hoyos
du 1 novembre 2023 au 1 avril 2024
Récipiendaire de la Résidence Intersections!

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM annoncent chaleureusement que Maria Hoyos est la récipiendaire de la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, 2023-2024.

La pratique artistique de Maria Hoyos aborde des questions historiques et culturelles en lien avec ses origines colombiennes. La permanence et l’enracinement des inégalités historiques, culturelles, sociales et économiques des anciennes colonies ont mené à une catégorisation sociale et raciale sans précédent. Ce passé colonial a maintenu dans la servitude certains groupes de personnes en les infériorisant, voire en les inféodant, sous le couvert de l’exploitation de la force de travail et à la faveur d’une hiérarchisation sociale normative.

Marquée par l’exploitation sucrière qu’elle a connu enfant, Hoyos cherche à révéler l’inconscient colonial omniprésent dans nos rapports quotidiens qui nourrissent la relation de domination et d’abus dans nos sociétés.

Son champ de recherche s’inscrit dans une réflexion concernant l’art et l’identité. Ses installations sont composées de dessins, de photographies, de vidéos, d’animations en sucre, d’assemblages d'objets et de rituels qui prennent ancrage dans l’espace et par lesquels l’artiste consacre le lieu de présentation.

«L'art est ma façon d'agir sur le présent, ma façon d’analyser, de comprendre et de partager l’histoire. »

La Résidence Intersections de recherche, création et diffusion récompense des artistes émergent.es, issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et récemment diplômé.e.s de la mâtrise à l’ÉAVM.

Pour plus d'informations sur la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, veuillez consulter le site.

Cette résidence est offerte grâce à un partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM et OPTICA.

LIENS UTILES

Site web de Maria Hoyos

Étudier à l'ÉAVM

Conseil des arts de Montréal

OPTICA, centre d'art contemporain

Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal





Maria Hoyos est une artiste colombienne, originaire de Cali. Elle vit en Abya-Yala et également dans le territoire non cédé des Premières Nations de Tiohtiá:ke. Profondément attachée à sa ville d’origine, Santiago de Cali, elle s'intéresse depuis ses débuts à la vidéo, explorant l’image en mouvement pendant ses études à Bogota, à Madrid et à La Havane. Au El Instituto Departamental de Bellas Artes de Cali, elle découvre l’installation et sa passion pour la matière et le faire. Immigrant au Québec en 2002, elle détient une mâtrise en création de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2022) et un baccalauréat en enseignement en arts visuels et médiatiques de la même université.

Abya-Yala. Autodésignation en Langue Kuna : Terre en maturité, terre vivante, terre en florescence, terre de sang.




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du 1 novembre 2023 au 1 juin 2024
Programme éducatif public | Hiver - Printemps 2023-24

Le programme éducatif public d’OPTICA propose différents ateliers de création et des visites interactives adaptés au public dès l’âge de 4 ans. Les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies, les écoles primaires et secondaires, les cégeps, les universités, les résidences pour personnes ânées et les organismes communautaires peuvent participer à nos activités. Celles-ci se déroulent dans un climat favorisant la discussion et la réflexion, dans le but d’en apprendre plus sur la création actuelle.

Toutes nos activités sont offertes gratuitement!

Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous en contactant la responsable du programme éducatif public Anne St-Louis : mediationoptica@gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

CONSULTEZ NOTRE PROGRAMMATION ANNUELLE 2023-2024 EN FORMAT PDF




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Leyla Majeri, matériel provenant d'archives personnelles et familiales, circa années 70. Avec l’aimable permission de l’artiste. | material from personal and family archives, circa 1970s. Courtesy of the artist.

Leyla Majeri
du 11 novembre 2023 au 16 décembre 2023
Anticipating Hypersea

Samedi 16 décembre 2023 de 15h à 16h
En conversation
Leyla Majeri avec
Julia Eilers Smith à OPTICA

Vernissage, 11 novembre 2023 : 15h - 17h

Leyla Majeri présente l’aboutissement de sa recherche effectuée, de septembre 2022 à avril 2023, dans le cadre de la résidence Intersections, résultant d’une entente entre l’École des arts visuels et médiatiques de l’université du Québec à Montréal, le Conseil des arts de Montréal et OPTICA.

La pratique de l’artiste est à la fois installative, sculpturale et touche aussi au film d’animation expérimental. Chez OPTICA, Majeri propose un environnement qui rassemble trois corpus d’œuvres et qui font état de ses recherches, portées sur la déconstruction et la décolonisation d’idées dominantes, en empruntant aux thématiques liées à l’ethnographie de type fictionnel et à la biologie spéculative.

Au cœur de sa pratique, elle considère le jardinage comme une façon « d’appréhender l’objet artistique autrement que par l’entremise d’une seule et même perspective ». Le métissage entre les disciplines lui permet des intrusions dans différents territoires et leur savoir-faire afin de ré-imaginer les normes au sein du monde de l’art et la manière d’appréhender ce qui fait monde. Elle met de l’avant une « approche axée sur une exploration processuelle (et existentielle) où le langage, les gestes, la matière et le lieu sont amenés à être interrogés et renégociés ».

Le vivant, le végétal, font figure de matière première pour l’artiste. Sont exposés des assemblages hybrides, composés de gourdes et de céramiques. Certaines variétés de gourdes, dénommées aussi calebasses, sont comestibles, mais la plupart ne le sont pas. Elles sont généralement cultivées, non pas pour l’alimentation, mais dans le but de s’en servir comme récipient, ornement ou comme caisse de résonance. Leur dissémination provient de l’activité humaine migratoire et des éléments naturels, principalement l’eau. Majeri modifie leur forme pendant leur croissance à l’aide de structures de céramiques où les gourdes se retrouvent circonscrites.

Ces assemblages hétéroclites véhiculent des idées autour du récipient, de la coévolution et de la mutation. Au cours du processus, Majeri s’est inspirée notamment du concept de l’évolution d'Elizabeth Fisher qui défend l’idée, dans Woman’s Creation: Sexual Evolution and the Shaping of Society(1979), que le premier dispositif culturel a probablement été un récipient, destiné entre autres à contenir les produits de la cueillette.

La notion de sac a été reprise par la romancière et poétesse Ursula K. Le Guin, connue pour son œuvre littéraire à la frontière du réalisme et de la fantaisie. Dans The Carrier Bag Theory of Fiction (1986), l’autrice présente une histoire de la technologie, centrée sur la subsistance collective de la vie. Majeri s’est aussi intéressée aux écrits de Lynn Margulis, biologiste de l’évolution, qui a été considérée radicale à l’époque par ses paires, en démontrant comment la coopération est une force primaire dans l’évolution de la vie. Ses idées étaient centrées sur la symbiose d’une multitude d’organismes, contredisant les notions véhiculées par le darwinisme et célébrant la pluralité plutôt que l’individu.

Une série de phytogrammes, technique d’impression sur papier photosensible, produite à partir de la chimie des plantes, représente des formes organiques et fantaisistes, amalgamées avec des tissus, des images tirées de magazines, des légumes et des semences. Ces phytogrammes sont réalisés sans caméra, en utilisant le soleil comme source d’exposition des images. Au contact de l'émulsion, les plantes libèrent leurs propres phénols qui jouent le rôle de révélateur.

Un disque vinyle, un 45 tours gravé à partir d’un procédé artisanal, diffuse en galerie des extraits sonores d’un script performé par des enfants. Le tout prend la forme d’une composition non linéaire et théâtrale.

Comme le soutient Majeri, « ces nouvelles installations continueront [de soulever] et de remanier – via les plantes, la sculpture, l’image et l’objet documentaire – des questionnements liés aux formes de savoirs : ce qu’elles rendent visibles ou invisibles de façon arbitraire, ce qu’elles créent comme imaginaire du vivant ».

Autrice : Esther Bourdages

L'artiste tient à remercier Véronique Proulx, Alexis Lepage, Mathieu Jacques, Janie Julien-Fort et Jean Talbot pour leur générosité, ainsi que Victor et Suzanne Pinksen, Emmanuelle Jacques, le Conseil des arts et des lettres du Québec, OPTICA et la résidence Intersections. Un grand merci également à Mylène Dupont, Stéphane Beaulieu et Édouard Larocque.



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Titulaire d’une mâtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Leyla Majeri concentre sa pratique sur l’installation sculpturale et le film d’animation expérimental. Ses œuvres puisent dans les approches fictionnelles de l’ethnographie, la biologie spéculative et les formes de savoirs marginalisés pour envisager des manières de faire qui sont ancrées dans l’idée d’engagement, à la fois comme processus artistique et mode de résistance. Elle incorpore souvent dans son travail des collages sonores, du texte, des objets trouvés et des végétaux qu’elle cultive sur une terre agricole où elle a aménagé un potager vivrier et des plantes médicinales. Lors de sa résidence au Chantier (L’imprimerie, 2022) elle a créé un jardin de plantes servant à développer des images, comme point de départ d’une réflexion collective sur les savoir-faire et les approches alternatives et décoloniales de l’image. Avec Harness the Sun (Arprim, Montréal, 2016), elle initie un dialogue entre sa pratique artistique et sa pratique de jardinage qu’elle relie aux écologies présentes entre la matière, l’imaginaire et le politique. Depuis Don't Blame Us If We Get Playful (Galerie de l’UQAM, 2018) et Garden Archive - There’s a wasp who penetrates the ladybug (CIRCA, Montréal, 2019), elle poursuit cette exploration où elle conjugue différents langages et territoires de pratique, matérialités, formes de vie et biotopes.

Outre ces réalisations, mentionnons les expositions au centre Skol en 2023 et prochainement, à l’Écart (Rouyn-Noranda) en 2024. Leyla Majeri est récipiendaire de subventions du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts et lettres du Québec et d’une résidence au centre Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli, 2017).

Esther Bourdages œuvre dans le milieu des arts visuels et des arts technologiques à titre d’autrice, commissaire et chercheure indépendante. Sa recherche curatoriale explore des formes d’art telles que l’art in situ, l’installation et la sculpture. Un aspect particulièrement important de sa pratique curatoriale est le son, qu’elle s’efforce de traiter comme un médium parfois indépendant parfois complémentaire. Elle occupe le poste d’assistante d’adjointe de direction, responsable des communications et des archives à OPTICA.




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Barbara Claus, un pour chacun, à moins que..., Shanghai 2018, crédit photo : Barbara Claus.

Barbara Claus
du 11 novembre 2023 au 16 décembre 2023
un pour tout le monde, à moins que...

Finissage le 16 décembre 2023, 16h30. Souffler le riz.
Barbara Claus vous invite à souffler le riz.

Vernissage, 11 novembre 2023 : 15h - 17h.

Riz∞ ?

Longtemps le riz a été perçu comme une denrée surabondante. À tort. Mais la leçon a-t-elle déjà été entendue ? Des milliers d’années avant notre ère, déjà, c’est à cette céréale que se référa le légendaire sage indien Sissa lorsque son roi voulut le remercier d’avoir inventé le jeu d’échecs. Il le soumit à un paradoxe véridique en l’invitant à placer sur son échiquier un grain de riz dans la première case, puis à faire de même pour les autres selon un doublé exponentiel, et ainsi de suite sur toute la surface du jeu. La deuxième case en accueillit donc deux, la troisième quatre, la quatrième huit... Le roi Belkib, à première vue, trouva la récompense fort modeste, mais une fois le marché accepté, il dut rapidement déchanter. À la fin des courses, c’est-à-dire une fois rendu à la 64e case, celle-ci en supporterait théoriquement 18 446 744 073 709 551 615. C’était bien plus que le volume jamais productible dans le royaume.

Nous nous trouvons aujourd’hui collectivement dans la situation du roi Belkib. Au fur et à mesure que la population mondiale croît, tandis que nos grands récits affairistes chantent la production sans borne comme un idéal d’enrichissement, tout est mis en œuvre pour sur-cultiver le riz à la manière d’un trésor sans fond. Pour un surcroît d’efficacité, nous en limitons le nombre d’espèces commercialisables. Mais cette perte de diversité n’entrâne pas pour autant une production illimitée. Le quotidien Le Monde titrait récemment un article ainsi : « Les prix mondiaux du riz ont augmenté de près de 10 % en un mois, à la suite des interdictions d’exportation de l’Inde ». Le pays a décidé de conserver plusieurs sortes de riz de façon à assurer la suffisance alimentaire de sa population. Il fallait éviter qu’il subisse une logique inflationniste sur les marchés ; le phénomène s’est donc produit ailleurs.

La spéculation sur les marchés financiers a donc connu un regain, au bénéfice des acteurs financiers misant sur des valeurs sensibles comme autant de prétextes à un grand jeu pour eux abstrait. Georg Simmel s’en formalisait déjà en l’année 1900 « Bien rarement , à de tels mouvements boursiers, correspondent de réelles modifications de la validité propre des objets particuliers qui font la base des titres ». Le grand récit affairiste donne à penser aux nigauds qu’une production exponentielle suivra le mouvement équivalent des chiffres à phynance. Comme si la production numéraire ajoutant toujours plus de zéros tirera vers elle le réel et équivaudra à quelque chose d’autre qu’« à rien, presque », comme l’annonçait, caustique, le poète Stéphane Mallarmé. Mais pour les initiés, spéculer n’est pas miser sur la production d’une richesse à laquelle on croit. C’est bien plutôt se prêter à un jeu qui ressemble à la chaise musicale : acheter en connaissance de cause des actions boursières qu’on sait surpayées au vu d’actifs matériels concrets, mais en se croyant apte de les fourguer à son tour à une tierce personne qui participera au même manège de la même façon. Tous se passeront le billet fétiche en espérant n’en être point le détenteur le jour où le système s’effondrera, le fait de la surévaluation de ces titres sautant au visage de tous. Il est en effet plausible qu’on s’en sorte lorsque nos algorithmes lancés dans la mêlée négocient les actifs par milliards en nanosecondes.

Amartya Sen préconisait un rapport éthique en affaires, en postulant que tous les acteurs ont intérêt à ce que des règles du jeu soient collectivement observées pour faire fonctionner un libre marché. La prémisse : si on dote la plupart des citoyens d’un pays pauvre de moyens financiers pour qu’ils se procurent des céréales, un marchand sera disposé à en produire pour écouler ses biens auprès d’eux. Naïvement, l’éthicien des affaires suppose que ledit marchand n’osera pas, dans une situation où une population se trouve dans un contexte précaire, augmenter abusivement ses prix pour « en tirer profit [...] en vue d’un bénéfice exceptionnel ». C’est pourtant ce qui se produit tous les jours sur un mode systémique.

Nous jouons collectivement à ce jeu sordide, les boursicoteurs comme froids bénéficiaires de cette organisation planifiée et les petits épargnants comme fournisseurs captifs de fonds financiers. Nous l’ignorons ou feignons de l’ignorer. L’artiste Barbara Claus reproduit le vaste échiquier mondial sur lequel on souhaiterait que chaque case capable d’accueillir un grain de riz soit apte à en démultiplier par milliers de milliards, comme Jésus le poisson et les pains. Mais comme le roi Belkib, on se brûle à ce jeu. On s’affame. Est-ce seulement une fois rendu à ce stade qu’on s’en aperçoit ?

Auteur : Alain Deneault

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)


Bibliographie

Jean-Pierre Boris, Main basse sur le riz, Paris, Fayard et Arte Éditions, 2010.
Stéphane Mallarmé, « Or », dans Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1945.
Pierre-Joseph Proudhon, Manuel du spéculateur à la bourse, Une anthologie, le Kremlin-Bicêtre, Éditions ère, 2009 [1856].
Georg Simmel, Philosophie de l’argent, Paris, Presses universitaires de France, 1987 [1900].
Amartya Sen, « L’éthique des affaires a-t-elle un sens économique ? », dans Alain Anquetil (dir.), Éthique des affaires. Marché, règle et responsabilité, Paris, Vrin, coll. « Textes clés de l’éthique des affaires », 2011.

ARTICLES
« Les prix mondiaux du riz ont augmenté de près de 10 % en un mois, à la suite des interdictions d’exportation de l’Inde », Le Monde et l’Agence France-Presse (AFP), 8 septembre 2023.
"La spéculation alimentaire ou le dangereux pari sur la faim," Oxfam France (31 mai 2023).

Barbara Claus tient à remercier OPTICA, son équipe et Alain Deneault.



Barbara Claus est artiste, aujourd’hui elle respire, un jour son souffle s’arrêtera.

Alain Deneault est professeur de philosophie au campus de Shippagan (Péninsule acadienne) de l'Université de Moncton. Ses essais portent sur l’idéologie managériale, la souveraineté des pouvoirs privés et l'histoire de la notion polysémique d'économie. Chez Lux Éditeur, il est l’auteur de Bande de colons, Gouvernance, Politiques de l’extrême centre, Mœurs. De la gauche cannibale à la droite vandale et La Médiocratie, ainsi que d'une série de titres sur le concept d'économie (L'Économie de la nature, L'Économie de la foi, L'Économie esthétique et L'Économie psychique). Il a aussi fait parâtre plusieurs essais sur les multinationales (tels que De Quoi Total est-elle la somme? et Noir Canada) de même que sur les paradis fiscaux (Une escroquerie légalisée et Paradis fiscaux: la filière canadienne) chez Écosociété et Rue de l’échiquier.





Leyla Majeri
du 13 novembre 2023 au 15 décembre 2023
Des activités pour tous les âges en lien avec l’exposition de Leyla Majeri!

Pour les jeunes du secondaire

Des élèves de l’école Robert-Gravel se sont déplacé.es jusqu’au centre pour visiter de manière interactive l’exposition et pour participer à un atelier de création. Les jeunes, accompagné.es de l’enseignant, d’un parent accompagnateur et de la médiatrice du centre, ont passé près d’une heure entouré.es des œuvres, durant laquelle ils et elles les ont observées, décodées et questionnées. Ils.elles ont également discuté et partagé leurs points de vue et leurs connaissances sur des sujets comme la remise en question d’idées dominantes, l’imagination, la symbiose et les croisements entre les vivants.

Afin d’explorer la matière végétale, omniprésente dans l’exposition, sous un autre angle, ils.elles ont ensuite mis la main à la pâte pour réaliser une œuvre à l’aide de peinture végétale. En petits groupes, ils.elles ont d’abord exploré les techniques de fabrication de cette peinture, faite à base de légumes et d’épices, et ont ensuite créé avec le matériel produit une aquarelle complètement naturelle, devenue un souvenir de l’expérience vécue.

Pour les tout-petits des centres de la petite enfance et des garderies

Le programme éducatif du centre offre, depuis le 13 novembre, un nouveau Laboratoire contemporain pour les enfants âgés entre 3 et 6 ans. En groupe, et guidés par la médiatrice du centre, les tout-petits discutent du concept du jardinage et des relations entre les humains et les végétaux, tout en observant les œuvres de l’artiste. L’attention se dirige sur des photographies développées avec des plantes et la lumière du soleil, assemblées de manière à créer des personnages. Les enfants sont par la suite invités à créer leur propre personnage lors d’un atelier de collage intégrant divers matériaux simples et réutilisés rappelant la thématique du jardin. Cela se veut une occasion de poursuivre la réflexion entamée tout en expérimentant une nouvelle façon de faire de l’art dans le plaisir!
  Toutes nos activités sont offertes gratuitement!

Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous en contactant la responsable du programme éducatif public Anne St-Louis : mediationoptica @ gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

Consultez la programmation annuelle 2023-2024 en format pdf

Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Suivant toujours un désir d’amélioration en matière d’inclusion et d’accessibilité, le Centre oriente ses approches afin de répondre du mieux possible aux défis engendrés par ces enjeux contemporains. OPTICA tient à offrir un environnement accueillant et inclusif.

La responsable du programme éducatif public a reçu cette année une formation sur l’accessibilité en centre d’artistes, présentée par le RCAAQ et l’organisme Kéroul. De plus, sachez qu’il n’y a aucun coût lié à la visite d’expositions ou à la participation aux ateliers de création.

Une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé. Si vous avez des questions ou si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter.