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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




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Studio LOBE, Berlin, 2023.

Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny
Commisssaire/Curator: Ella den Elzen
du 20 janvier 2024 au 23 mars 2024
Undoing Earthwriting

Performance : Eve Tagny avec Élisabeth-Anne Dorléans et Sophia Gaspard
myths and partition scores
Samedi 23 mars 2024
16h

Vernissage : 20 janvier 2024 16h - 18h
En présence d'Ella den Elzen, Patrick Henry, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny

Écrire dans la terre signifie extraire, déposséder, inscrire la violence à la surface du territoire par le déplacement du sol, des roches, des plantes et des gens. Undoing Earthwriting a pour thèmes les plantes et le territoire, vus à travers un prisme afro-diasporique, en raison précisément de l’histoire chargée que la subjectivité noire entretient avec ces matériaux. Les plantes et le sol sont essentiellement vivifiants et nécessaires à l’alimentation et à la survie de tous les êtres. Inversement, les matières botaniques et géologiques ont été cultivées et extraites à très grande échelle pour créer les dispositifs des plantations et des mines, constitués en même temps que l’imposition du travail humain forcé ou exploiteur au nom du capitalisme racial. À travers de nouvelles commandes d’œuvres, Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe et Eve Tagny se penchent sur la force des plantes en tant que symboles, marchandise et vie. À cause des différentes manières dont le sol et les plantes sont empreints de ces récits complexes, l’exposition vise à positionner ces matières, aux côtés de l’identité noire (Blackness), en tant qu’ensemble de vecteurs concrets créant des ruptures dans l’espace et le temps en lien avec la nature.

Essai curatorial d’Ella den Elzen; graphisme : Studio LOB (pdf).

Undoing Earthwriting a pour thèmes les plantes et le territoire, vus à travers un prisme afro-diasporique, en raison précisément de l’histoire chargée que la subjectivité noire entretient avec ces matériaux. Écrire dans la terre signifie extraire, déposséder, inscrire la violence à la surface du territoire par le déplacement du sol, des roches, des plantes et des gens 1. Des matières botaniques et géologiques ont été cultivées et extraites à très grande échelle pour créer les dispositifs des plantations et des mines, constitués en même temps que l’imposition du travail humain forcé ou exploiteur au nom du capitalisme racial 2. À cause des différentes manières dont le sol et les plantes portent l’empreinte de ces récits, tout en résistant parfois aux formes coloniales de savoir et de saisie, l’exposition vise à positionner ces matières, aux côtés de l’identité noire (blackness), en tant qu’ensemble de vecteurs matériels créant des ruptures dans les géographies de l’espace et du temps.

Katherine McKittrick écrit sur les manières dont l’espace terrestre en vient, à travers le temps, à être représenté comme un espace profond (deep space), précisément en lien avec les géographies noires et comme héritage et reproduction du capitalisme et de sa logique raciale, et elle conceptualise l’espace profond en tant que production d’un espace qui devient organisé par la politique et l’idéologie. Ces systèmes, qui se superposent et structurent notre environnement, « organisent le quotidien dans de multiples contextes et
à différentes échelles : dans et à travers les
foyers, les usines, les rues, les banques locales
et mondiales, les invasions militaires, les nations en voie de développements et surdéveloppées,
les tactiques de résistance, les projets de gentrification 3 ». Inversement, McKittrick souligne la potentialité et la relationnalité de l’identité
noire dans un engagement avec la géographie, en raison de la manière dont les sujets noirs luttent souvent contre des dimensions temporelles et des historicités qui sont en place et qui se chevauchent 4. Ces temporalités offrent également l’occasion
de briser la linéarité du temps historique dont les traces sont inscrites dans le matériau biologique et géologique. Bien que les artistes dans Undoing Earthwriting aient des relations différentes à la géographie, chacun et chacune présentent des refus, des propositions et des complications variés aux liens entre la propriété, les plantes et les gens.

Émergeant d’un lieu de dialogue, les artistes
ont eu des rencontres pendant plusieurs mois pour parler des thèmes de l’exposition. Ces conversations ont été enregistrées et des extraits de leur transcription seront publiés plus tard pour accompagner les œuvres élaborées au cours des nombreux derniers mois. Patrick Henry, Kosisochukwu Nnebe et Eve Tagny ont créé de nouvelles œuvres pour Undoing Earthwriting, nourries par leurs engagements
au sein de leurs pratiques avec des matériaux botaniques ou géologiques. Flowers for Africa de Kapwani Kiwanga (2013–en cours) a servi de
 base conceptuelle en lien avec ses intérêts pour l’histoire, l’archive, la représentation des fleurs dans l’imagerie occidentale et le mouvement
des plantes sur la planète. À ce jour, l'œuvre se compose de 16 arrangements floraux, dont trois sont présentés ici : Flowers
 for Africa: Nigeria, Flowers for Africa: Uganda et Flowers for Africa: Ivory Coast. Chaque œuvre est reconstruite à partir d’un protocole minutieux qui comprend des photographies d’archives sur les procédures d’indépendance des États-nations africains, illustrant la transition du pouvoir entre les officiels coloniaux et les gouvernements locaux. Kiwanga a puisé ces images dans diverses archives nationales. Les fleurs elles-mêmes sont les produits de routes commerciales et
 de forces géopolitiques qui entremêlent leurs trajectoires, ce que documente Kiwanga lors
de conversations avec des fleuristes. Par cette action, elle examine l’insaisissabilité de l’archive, de même que les formes de pouvoir contenues
dans sa documentation. Au fil de l’exposition, ces fleurs flétriront, selon les protocoles de l’artiste, symbolisant la nature éphémère de ceux qui ont initié la création d'un État et mettant en évidence la fragilité de certains États-nations.

Les sculptures en bronze coulé de Patrick Henry, Soi-même comme un autre illustrent une fleur fictionnelle et hybride, créée à partir de la fleur de Jamaïque (hibiscus) et de la banane. En choisissant de couler une fleur qui a peu de valeur commerciale, comparée aux fruits que la même plante porterait, Henry rejette les notions de productivité et de domestication. La plante hybride nie la reconnaissabilité sur le plan formel, en incorporant des renvois à la propre biographie d’Henry par le mélange d’espèces végétales à un sac de boxe. Abordant la dualité, précisément l’aspect inattendu de la croissance et de la pourriture en lien avec
le temps – la plante a le potentiel de respirer, s’élargissant et flétrissant selon la positionnalité de quiconque la regarde en se rapprochant.

L’œuvre de Kosisochukwu Nnebe intitulée the seeds we carry (bury this where the one you want to trick walks) attire l’attention sur la manière dont la vie végétale a servi à surmonter les réalités de la vie dans les plantations en Jamaïque, en Haïti et dans le Sud des États-Unis, sous forme de produit médicinal servant à guérir ou à empoisonner, que ce soit pour se venger ou se protéger, ou de plante abortive visant l’autonomie physique. Créées par des guérisseurs dans la communauté même, dont la capacité à allier éléments de guérison et puissance spirituelle menaçaient parfois de supplanter le pouvoir et le contrôle des propriétaires d’esclaves, ces concoctions circulaient en secret dans divers types de contenants, toutes puisant dans les mêmes racines de traditions spirituelles de l’Afrique occidentale et centrale. Comme manière de rendre hommage à ces ancêtres et au savoir incarné qu’ils portaient, tout en respectant le besoin du secret et de l’opacité, les sculptures de Nnebe renvoient à ces contenants. Elle les orne à la manière des bouteilles de libation haïtiennes, conçues comme retables pour des loas, des esprits ou, comme dans le cas présent, des ancêtres particuliers.

Partition scores et Mythologies de la valeur d’Eve
 Tagny se compose d’une série de photographies mettant en lumière des moments de tendresse 
chez les sujets qu’elle documente dans de multiples géographies, dont Los Angeles, Johannesburg, Londres, Montréal, Toronto et Sharjah ; ces sujets occupent ces villes différemment selon la classe,
le pouvoir et l’usage. Dans ces photographies, l’artiste explore son intérêt pour le territoire et la propriété, et la manière dont la logique en cours
du capitalisme racial se prolonge dans le cadre
bâti à travers des formes de ségrégation, de discrimination, de gentrification et de déplacement. Elle met délibérément en lumière la sollicitude
et l’intimité entre ses sujets, travaillant souvent avec des formes gestuelle ; se réappropriant dans certains cas des gestes de la main et du corps issus de représentations euro-centriques de personnes noires dans les portraits occidentaux, Tagny vise
 à problématiser des notions de subjectivité et de lisibilité 5.

De plus en plus urgemment, les spécialistes affirment que notre crise climatique contemporaine, inscrite dans l’âge géologique actuel, soit l’Anthropocène, est profondément imbriquée dans l’héritage du colonialisme, de l’esclavage, de la transplantation du capitalisme agraire et de l’invention de la propriété privée
dans les Amériques, en Afrique et en Asie via l’Europe de l’Ouest 6. Sylvia Wynter met à mal cette notion que nous pouvons, en tant qu’êtres humains, être collectivement compris comme anthropos singuliers responsables de la conjoncture environnementale et écologique dans laquelle nous nous trouvons historiquement, fabriquant « l’Homme » en tant que sujet maître de soi, blanc-européen, occidental, ayant la capacité de posséder à la fois des gens (esclaves, ouvriers apprentis, épouses) et du territoire en tant que propriété 7. Ce cadre situe conceptuellement et matériellement le « pic d’or », ou début de notre crise environnementale accélérée, en 1452, soit l’année où le premier négrier a quitté la côte d’Afrique de l’Ouest pour rejoindre Madère, une île portugaise 8. Ce moment dans l’histoire, avance Wynter, nous relie toutes et tous en tant qu’êtres terrestres (humain, végétal, non-humain), puisque c’est le moment où les systèmes de connaissances occidentaux – religion, propriété, loi, genre, capitalisme – ont tous été violemment transplantés et transcrits dans des géographies à l’extérieur de l’Occident, cimentant ces logiques en tant que vision du monde dominant 9. Ce glissement a changé la relation entre « l’Homme » et le monde naturel, transformant le territoire en propriété et les plantes en marchandises. Ces épistémologies ont eu un impact disproportionné sur les peuples autochtones et afro-diasporiques, à la fois sur l’Île de la Tortue-Amérique du Nord et au-delà,
en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie, et ces héritages continuent à se déployer et à avoir un impact sur ces communautés et leur diaspora
en Europe et en Occident. Défaire complètement ces héritages du colonialisme, de l’esclavage et de la dépossession est éminemment ambitieux, et pourtant les œuvres présentées ici visent à bousculer et à ébranler ces récits sur le monde naturel.

Rinaldo Walcott prône l’abolition de la propriété privée et un retour à la conceptualisation de communes, pour défaire l’héritage du capitalisme 10. Les communes offrent des modes d’engagement réciproque avec le monde naturel à travers des formes d’intendance des terres – empruntées à des pratiques autochtones et au marxisme – afin que les êtres humains reconnaissent leurs liens au sol, aux plantes, aux animaux. Walcott soutient que l’abolition de la propriété est reliée à la liberté de tout un chacun. Défaire l’écriture dans la terre, c’est dénoncer ou contester les fondements conceptuels du capitalisme moderne, lesquels s’appuient sur l’accumulation par l’extraction, et c’est mettre de l’avant une compréhension des plantes et du territoire comme étant la vie.

- Ella den Elzen

Traduction : Colette Tougas

1. Le terme de « earthwriting » est emprunté à Kathryn Yussof, qui écrit sur l’Anthropocène dans le cadre du colonialisme et de l’esclavage. Kathryn Yussof, A Billion Black Anthropocenes or None (Minneapolis, Minn., University of Minnesota Press, 2018).

2. Le capitalisme racial, tel que défini par Cedric Robinson, avance que le capitalisme occidental moderne a pour origine la création de catégories raciales permettant la production d’une valeur socio-économique à travers une subjugation raciale, précisément de personnes africaines ou afro-descendantes soumises à l’esclavage de même que la ponction économique de l’Afrique sous le colonialisme. Cedric J. Robinson, Black Marxism: The making of the black radical tradition (University of North Carolina Press, 2000), https://ebookcentral.proquest.com/lib/mcgill/detail.action?docID=475202.

3. Voir Katherine McKittick, Demonic Grounds: Black Women And The Cartographies Of Struggle (Minneapolis, Minn., University of Minnesota Press, 2006), p. 15, muse.jhu.edu/book/31692.

4. Ainsi, elle explique la manière dont à la violence historique – par exemple, les lieux de plantation – se superposent des formes contemporaines de violence spatiale, par exemple, des quartiers souffrant de ségrégation raciale, suivis par la suite de la gentrification et du déplacement, reproduisant un « faisceau » (stacking) spatio-temporel. Voir McKittick, op. cit, p. 1-36.

5. Dans plusieurs cas, les sujets historiques illustrés dans les tableaux de Tagny portent des fruits tropicaux en abondance, ce qui représente la richesse mais, dans d’autres cas, ils sont eux-mêmes des possessions. Voir Charmaine A. Nelson à propos du Portrait d’une femme haïtienne (1786) de François Malépart de Beaucourt au Musée McCord, dans « Portrait d’une esclave noire », L’Encyclopédie canadienne, dernière modification, 4 mars 2015.

6. Voir Heather Davis et Zoe Todd, « On the Importance of a Date, Or, Decolonizing the Anthropocene », ACME: An International Journal for Critical Geographies 16 (4), p. 761-80, https://acme-journal.org/index.php/acme/article/view/1539.

7. Voir Sylvia Wynter, « Unparalled Catastrophe for Our Species? Or, to Give Humanness a Different Future: Conversations », dans Katherine McKittrick (dir.), Sylvia Wynter: On Being Human as Praxis, Durham, C. N., Duke University Press), p. 9-89.

8. Kathryn Yusoff avance que cette importation initie « le complexe “sucre-esclave” ; une replantation massive d’écologies et la relocalisation forcée de personnes ». Op. cit., p. 40-48.

9. Wynter, op. cit., p. 9–89.

10. Les communes étaient des terres gérées collectivement en Europe médiévale. Voir Rinaldo Walcott, On Property: Policing, Prisons, and the Call for Abolition, Windsor, Ont., Biblioasis, 2021, chap. 3, ProQuest Ebook Central, https://ebookcentral. proquest.com/lib/mcgill/detail. action?docID=6357581

Ella den Elzen tient à exprimer sa reconnaissance à Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe et Eve Tagny pour leur esprit de collaboration et leur générosité. Le développement de Undoing Earthwriting a été rendu possible grâce au Conseil des arts du Canada, au Conseil des arts et des lettres du Québec et au séjour passé au International Studio and Curatorial Program. Merci à Marie-Josée Lafortune, Esther Bourdages et Anne St-Louis d'OPTICA, Bon matin Studio, Sarah Boutin, Studio LOB, Bonsoir Fleurs, Gervais Marsh et Mojeanne Behzadi.

REVUE DE PRESSE

HOQUE, Anna Shah. « Undoing Earthwriting — Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny », C Magazine, 13 mars 2024.

MORELLI, Didier. « Undoing Earthwriting », Esse arts + opinions, 2024.



Ella den Elzen est artiste, commissaire et éducatrice. Elle vit entre New York et Tiohtià:ke /Mooniyang / Montréal. Elle est présentement boursière de la Helena Rubinstein Curatorial Fellow au Whitney Independent Study Program et elle détient une maîtrise en architecture (M.Arch.) de l’Université McGill.

Artiste multidisciplinaire d'origine haïtienne, Patrick F. Henry explore le thème du « devenir » à travers la sculpture, la peinture et l'installation. Il s'approprie souvent des objets du quotidien et des matériaux récupérés, les réaffectant dans ses œuvres pour créer des sites qui favorisent les relations avec le spectateur, l'invitant à s'engager dans une expérience d'auto-reconstruction. Diplômé de l'Université du Québec à Montréal, il est le récipiendaire de la bourse d'excellence en sculpture de la Fondation McAbbie de l'École des arts visuels et médiatiques, UQAM (2019), de la bourse de la Fondation Elizabeth Greenshields ainsi que de la bourse Explorer et Créer du Conseil des Arts du Canada pour sa prochaine exposition solo à Toronto intitulée Am I a hero? (mai 2024). Il poursuit actuellement une maîtrise en sculpture à la Yale School of Art. Il vit à Montréal depuis 2011.

Artiste multimédia conceptuelle franco-canadienne, Kapwani Kiwanga traite des asymétries de pouvoir en faisant dialoguer des récits historiques, des réalités contemporaines, des archives et les futurs possibles. Sa pratique met en perspective des histoires marginalisées ou oubliées, en utilisant différents matériaux et plusieurs médiums comme la sculpture, l'installation, la photographie, la vidéo et la performance. Kiwanga a développé un vocabulaire esthétique qu'elle décrit comme des « stratégies de sortie », des œuvres qui nous invitent à multiplier les perspectives afin d'aiguiser notre regard sur les structures existantes et d'envisager autrement le futur.

Elle est la lauréate inaugurale du Frieze Artist Award (2018), du Sobey Prize for the Arts (Canada 2018), du Prix Marcel Duchamp (2020) et du Zurich Art Prize (2022). Elle est récipiendaire de la bourse Guggenheim en 2023 et de la bourse Radcliffe à l'université de Harvard en 2022-2023. Sa première rétrospective est actuellement visible au Kunstmuseum Wolfsburg ainsi qu’une installation in situ au Capc Musée d'art contemporain de Bordeaux. Une exposition individuelle suivra cet automne à la Fundação de Serralves, à Porto. En 2024, elle représentera le Canada à la Biennale de Venise.

Elle est représentée par la Galerie Poggi, à Paris, la Goodman Gallery, à Johannesburg, Le Cap et Londres et par la Galerie Tanja Wagner, à Berlin.
Sources : Galerie Poggi, Paris; Palais des Beaux-Arts, Bozar, Bruxelles.

Kosisochukwu Nnebe est une artiste conceptuelle, commissaire et autrice nigériane-canadienne, qui a recours à l’installation, la vidéo, la photographie, les arts numériques et la sculpture pour traiter de sujets allant de la politique de la visibilité noire, en passant par la corporéité et la spatialité, jusqu’à l’utilisation des pratiques culinaires et de la langue comme contre-archives des récits coloniaux. Puisant dans les travaux de penseurs postcoloniaux et de chercheuses féministes – Frantz Fanon, Édouard Glissant, bell hooks, Sylvia Wynter –, la pratique de Nnebe s’intéresse fondamentalement à la construction d’un monde anticolonial et anti-impérialiste au moyen de gestes de solidarité (humain et autres), du brouillage de la logique coloniale et de la réinvention spéculative de passés, de présents et de futurs autres.

Les œuvres de Nnebe ont été présentées dans des expositions au Canada et sur la scène internationale, entre autres aux États-Unis et aux Pays-Bas. Elle a été lauréate, en 2023, de la G.A.S. Felllowship lancée par Yinka Shonibare à Lagos, au Nigeria, et a reçu des commandes de Plug In ICA et de la Mozilla Foundation. Nnebe vit maintenant entre Montréal, au Canada, et Lagos, au Nigeria.

Eve Tagny est une artiste basée à Tiohtià:ke/Montréal. Sa pratique considère les jardins et les paysages perturbés par les humains comme des lieux mutables de notre mémoire personnelle et collective qui s’inscrivent dans des dynamiques de pouvoir, les histoires coloniales et leurs héritages. À travers les lentilles photographique et cinématographique, l’installation, le texte et la performance, elle explore les expressions spirituelles et incarnées du deuil et de la résilience et leurs corrélations avec les rythmes naturels, ses cycles et sa matérialité.

Tagny détient un baccalauréat en production cinématographique de l’Université Concordia et un certificat en journalisme de l’Université de Montréal. Elle a exposé, entre autres, au Henry Art, Seattle; à Platform, Winnipeg; au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée d'art de Joliette, à MOMENTA Biennale de l’image, au Musée d'art contemporain de Montréal et au Centre Clark, Montréal; au Cooper Cole, au Visual Arts Centre of Clarington, à TPW, à la Galerie 44, et à Franz Kaka, Toronto. Elle a présenté des performances au Swiss Institute, N-Y; C- CAP, Winnipeg; à la Nuit Blanche (2023), Cooper Cole et Galerie 44, Toronto. Elle est récipiendaire du prix Galeries Ontario / Ontario Galleries (GOG) (2023) ainsi que de la Bourse Plein Sud (2020) et de la bourse Mfon (2018). Elle a été présélectionnée pour le prix en arts actuels du Musée national des beaux-arts du Québec (2023), le Prix GOG (2020), le Gala Dynastie (2023), le CAP Prize (2018), la bourse Burtynsky Photobook (2018) et incluse dans la liste courte du New Generation Photography Award (2022).




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Atelier de création avec l'école Robert Gravel, Montréal. | Creative workshop with Robert Gravel school, Montreal. Photo: Anne St-Louis

Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny
du 20 janvier 2024 au 20 mars 2024
Undoing Earthwriting / Programme éducatif public

Une rentrée importante pour le programme éducatif

À l’occasion de l’exposition Undoing Earthwriting, le programme éducatif offrira dans les prochaines semaines un nombre considérable de visites interactives et d’ateliers créatifs à divers publics. Que ce soit dans le cadre des Laboratoires contemporains, des activités scolaires ou des visites commentées pour les groupes collégiaux et universitaires, le centre sera très fréquenté, permettant ainsi des discussions en groupe, des ateliers d’écriture en galerie et des ateliers de création impliquant l’utilisation de matières végétales et biologiques. OPTICA poursuit également pour une deuxième année son partenariat avec le Centre de services scolaire Marie-Victorin (CSSMV), afin d’offrir à des classes d’accueil de niveau secondaire de la Rive-Sud des activités artistiques et des outils d’accompagnement adaptés dans le cadre du projet Voix Migrantes.

Toutes nos activités sont offertes gratuitement!

Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous en contactant la responsable du programme éducatif public Anne St-Louis : mediationoptica @ gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

Pour rester à l’affût des activités de médiation du centre, suivez le programme éducatif sur « Instagram / OPTICA jeunesse», .




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Nuit blanche 2024, atelier d'argile. Crédit photo : Anne St-Louis.

Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny Commisssaire/Curator: Ella den Elzen

du 2 mars 2024 au 2 mars 2024
Nuit blanche 2024 : Atelier d’argile et d’impression de fleurs séchées chez OPTICA

À l’occasion de la Nuit blanche 2024, OPTICA invite le grand public à une nuit de découvertes et de créations artistiques ayant pour thème les végétaux. S’inspirant de l’exposition en cours Undoing Earthwriting, venez profiter d’un atelier d’argile, familiarisez-vous avec la technique d’impression de plantes séchées et créez un délicat porte-clé. Boissons chaudes et biscuits seront offerts. Les places sont limitées!

19h à minuit

Gratuit

nuitblanche24



montrealenlumiere24





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Eve Tagny, extrait de la performance as yet to be established, Centre for Cultural and Artistic Practices, Winnipeg, 2023.
Photo: daisy wu
Avec l’aimable permission de l’artiste. | Courtesy of the artist.


Eve Tagny, Élisabeth-Anne Dorléans, Sophia Gaspard
Commissaire/ Curator: Ella den Elzen
du 23 mars 2024 au 23 mars 2024
Autour de Undoing Earthwriting, performance myths and partition scores

Dans la foulée de l'exposition Undoing Earthwriting qui se termine le 23 mars, Eve Tagny en collaboration avec Élisabeth-Anne Dorléans et Sophia Gaspard présente la performance myths and partition scores,

**Samedi 23 mars 2024, 16h00**

myths and partition scores est une performance à trois personnes où sont explorés des enjeux liés à une navigation entre les paysages naturels et construits, dans les espaces publics et privés, contenus dans les œuvres d’art.

À partir d’une partition ouverte, les interprètes se penchent sur divers enchevêtrements, utilisant le geste comme méthode, pour faire ressortir les frontières visibles et invisibles, l'enfermement, le travail, l’appropriation et la propriété. En établissant des parallèles entre les plantes et les corps racisés, myths and partition scores observe comment les actions, les changements et les enchevêtrements ont une influence sur les processus d’enracinement et de déplacement des formes de vie humaine et plus qu’humaine.



Eve Tagny est une artiste basée à Tiohtià:ke/Montréal. Sa pratique considère les jardins et les paysages perturbés par les humains comme des lieux mutables de notre mémoire personnelle et collective qui s’inscrivent dans des dynamiques de pouvoir, les histoires coloniales et leurs héritages. À travers les lentilles photographique et cinématographique, l’installation, le texte et la performance, elle explore les expressions spirituelles et incarnées du deuil et de la résilience et leurs corrélations avec les rythmes naturels, ses cycles et sa matérialité.

Tagny détient un baccalauréat en production cinématographique de l’Université Concordia et un certificat en journalisme de l’Université de Montréal. Elle a exposé, entre autres, au Henry Art, Seattle; à Platform, Winnipeg; au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée d'art de Joliette, à MOMENTA Biennale de l’image, au Musée d'art contemporain de Montréal et au Centre Clark, Montréal; au Cooper Cole, au Visual Arts Centre of Clarington, à TPW, à la Galerie 44, et à Franz Kaka, Toronto. Elle a présenté des performances au Swiss Institute, N-Y; C- CAP, Winnipeg; à la Nuit Blanche (2023), Cooper Cole et Galerie 44, Toronto. Elle est récipiendaire du prix Galeries Ontario / Ontario Galleries (GOG) (2023) ainsi que de la Bourse Plein Sud (2020) et de la bourse Mfon (2018). Elle a été présélectionnée pour le prix en arts actuels du Musée national des beaux-arts du Québec (2023), le Prix GOG (2020), le Gala Dynastie (2023), le CAP Prize (2018), la bourse Burtynsky Photobook (2018) et incluse dans la liste courte du New Generation Photography Award (2022).




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Appel à projets - Programmation / Programming 2026-2027
Call for Proposals
Concours ouvert du 12 avril jusqu'au 20 mai 2024, 11:59 PM, HAE, Heure avancée de l’Est (Québec)
Open from April 12th until Mai 20th, 2024, 11:59 PM, EDT, Eastern Daylight Time (Québec)
du 12 avril 2024 au 20 mai 2024
Appel à projets - Concours 2024

OPTICA présente annuellement un programme varié d’expositions, de conférences et de rencontres avec les artistes et s’investit dans la production de commissariats d’expositions en relation avec les thématiques développées par le centre. L’ensemble de ces programmes propose une réflexion critique sur l’actualité de l’art, soutenue par une activité éditoriale.

Le centre comporte deux espaces d’exposition et offre une aide technique professionnelle en galerie. Les artistes et les commissaires sont invités à déposer des projets pour la programmation régulière en galerie. La nature des projets est soumise au comité de programmation qui recommande leur réalisation.

Pour plus amples informations, consulter cette page.

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*Noter bien : dans la section matériel d'appui, le titre de vos jpg ne doit pas comporter d'espace, ni d'accent, ni majuscule, ni de guillements et de caractères spéciaux. L'info est spécifiée dans le formulaire en rouge.


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Laura Acosta et Santiago Tavera, The Novels of Elsgüer, Prologue, image tirée du documentaire interactif | Still of interactive documentary, 2023. Avec l’aimable permission de l’artiste. | Courtesy of the artist.

Laura Acosta et Santiago Tavera
du 13 avril 2024 au 15 juin 2024
The Novels of Elsgüer [Les feuilletons de l’Elsgüer] Documentaire interactif

Vernissage - Lancement, 13 avril, 15h - 19h

Laura Acosta et Santiago Tavera forment un duo d’artistes canado-colombiens établis à Montréal. Dans leur pratique de collaboration, ils se sont forgés une intersection entre l’investigation par Tavera des pratiques vidéographiques et des environnements virtuels et interactifs en lien avec le corps, et l’exploration de l’identité par Acosta au moyen de la performance et des textiles. Depuis 2017, Tavera et Acosta ont créé une série de cinq installations immersives et interactives à grande échelle, réunies sous forme d’épisodes dans The Novels of Elsgüer. Au moyen d’explorations variées avec la vidéo, la réalité virtuelle, les techniques de visualisation des données, les configurations audiovisuelles interactives, les installations lumineuses et des éléments sculpturaux, qui se combinent à la performance, aux textiles et à des récits non linéaires, chaque épisode de la série immerge le public dans des écosystèmes surréels qui déconstruisent la relation colonialiste entre corps et espace. À travers ces scénographies immersives et ces performances élargies, les frontières entre la personne qui regarde et celle qui s’exécute sont estompées, et les notions de transformation, d’adaptation et de fluidité deviennent les ancrages de l’autonomisation.

The Novels of Elsgüer a été réalisé grâce au soutien du Conseil des arts du Canada (Initiative Présent numérique). Le projet, une commande du centre OPTICA, invite le public à naviguer dans le monde d’Elsgüer que Tavera et Acosta ont créé sous la forme d’une expérience interactive virtuelle et d’un documentaire vidéographique en cinq parties. L’expérience interactive offre l’occasion de visiter des interprétations virtuelles des installations, ainsi que des textes commissariaux, des images et des vidéos d’archives de l’œuvre. En accompagnement, cinq capsules vidéo comprenant des interviews et des images en coulisses de chaque épisode procurent un éclairage sur le processus de production et soulignent l’incroyable communauté noire, autochtone, de couleur et queer, regroupant artistes, interprètes et commissaires, qui ont fait partie de ce projet au fil des années. Au-delà des cinq installations et des explorations de Tavera, Acosta et de leurs collaborateurs, ce documentaire met en lumière la puissante interconnectivité de tous ces individus qui sont considérés comme étant « autres », en particulier le potentiel dont dispose l’art transdisciplinaire pour déconstruire les histoires, créer de nouveaux récits et élargir le savoir collectif.

Le mot Elsgüer est la prononciation en spanglish, ou espanglais, du mot anglais « elsewhere ». Il renvoie à la sensation de ressentir de l’absence tout en étant en présence, sensation connue par quiconque a déjà vécu une forme de déplacement ou d’altérité. Ce corpus recourt à ce sentiment de dislocation-déplacement afin de créer des environnements amenant le public à questionner ses perceptions et ses positions au sein d’un espace.

Auteurs : Laura Acosta et Santiago Tavera
Traduction : Colette Tougas

Crédits
Réalisation : Laura Acosta & Santiago Tavera
Artiste et développeur de réalité virtuelle : Milton Riaño
Directeur de la photographie : Abraham Mercado
Aide à la production audiovisuelle, éclairage et montage: Juan David Padilla
Design sonore et production: A.M. DeVito
Coloriste : Cedric Laurenty
Assistant.e.s à la production : Bronson Smillie, Cuto Reed, Carolina Etchart, Gabriel Fuks, Carlos Bruna
Consultant à la scénarisation : Muhammad Elkhairy
Interprètes : Aizysse Baga, Sam Blake, Phoebe Yī Lìng
Chang, Beatriz Golovan del Pino, Francisco González Rosas, Alicia Kazobinka
Textes curatoriaux et voix hors-champ : Claudia Arana, Nuria Carton de Grammont, Shauna Janssen, Mariza Rosales Argonza, Jamie Ross
Personnes interviewées : Eunice Belidor, Marie-Josée Lafortune
Traductrices : Caroline Künzle, Colette Tougas, Karla Aguilar Trejo


OPTICA, Laura Acosta et Santiago Tavera remercient le Conseil des arts du Canada, ainsi que MOMENTA Biennale de l'image, la Galerie de l’UQAM et Elastic Spaces Lab de l’Université Concordia pour l'aimable prêt d'équipements. Les artistes tiennent à remercier OPTICA, de même que tous ceux et celles qui ont participé et ont soutenu ce projet.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Les projets collaboratifs du duo Laura Acosta et Santiago Tavera ont été présentés sous forme d’expositions et de publications au Canada et à l'étranger. Leurs réalisations les plus importantes comprennent leur participation à des expositions solos à OPTICA, centre d'art contemporain et au MAI - Montréal, arts interculturels, ainsi qu'à des expositions collectives et des projections à Articule, au SUR Gallery, à Projet Casa, à La Grande rencontre des arts médiatiques en Gaspésie (en collaboration avec le Géoparc mondial UNESCO de Percé), à MTL Connecte - Printemps Numérique à Montréal et en Belgique. À l'échelle internationale, ils ont exposé à la Biennale de sculpture de Changwon en Corée du Sud et au Festival international d'images de Manizales en Colombie. Ils ont pris part à des conférences, entre autres à la résidence d'artistes Via Farini à Milan, en Italie.

De plus, ils ont été en nomination pour le prix Plein Sud au Québec en 2021, et en 2023, ils ont été sélectionnés sur la liste longue du Prix Sobey. Santiago est actuellement professeur en résidence dans le programme Intermédia du département Studio Arts de l'université Concordia et Laura commence le programme de doctorat en Humanities and research creation à l'université Concordia à l'automne 2024.




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1. Clara Gutsche, Alice, Oliver, Bainbridge Island, 2014. (Brother for Sale / Sister for Sale : $1.00 negotiable), série | series «Siblings and Singles», 2008-2022. Épreuve à développement chomogène | Chromogenic colour print, 127 x 101,6 cm, agrandissements | enlargements. Avec l'aimable permission de l'artiste | Courtesy of the artist. ©Clara Gutsche / SOCAN (2022)
2. Clara Gutsche, Sarah and Noémi, série | series «Jeanne-Mance Park», 1982-1984. Épreuve à la gélatine argentique, virage au sélénium et à l’or sur papier photographique traditionnel | Gelatin silver print, selenium and gold toning on traditional photographic paper, 40 x 50,4 cm. Collection Musée des beaux-arts de Montréal.©Clara Gutsche / SOCAN (2022)


Clara Gutsche
du 31 mai 2024 au 31 mai 2024
Prix de photographie Banque Scotia 2024, félicitations à Clara Gutsche !

OPTICA est fier de s'allier à la réussite de la photographe Clara Gutsche qui exposait Portraits d’enfants. Children à OPTICA en 2022 et dont la pratique a été associée à plusieurs reprises à l'histoire du centre.

Le 30 mai dernier lors d’une cérémonie qui a eu lieu à Toronto, le prix de photographie Banque Scotia 2024 a été remis à Clara Gutsche. Cette récompense souligne l’œuvre d’artistes à mi-carrière ou aguerris, ce prix permet aux Canadiens de se familiariser avec l’art photographique et d’être sensibilisés aux enjeux et aux éléments moteurs de notre temps.

Gutsche utilise la photographie pour explorer les relations personnelles dans les portraits et les valeurs culturelles dans les paysages urbains et les intérieurs architecturaux.
«Au cours des 54 années de ma carrière artistique, j’ai eu l’occasion d’explorer de multiples modes de photographie documentaire dans le contexte de l’art contemporain. Dans mes écrits critiques et mes projets documentaires axés sur la subjectivité, je remets continuellement en question la compréhension théorique et matérielle du sujet», souligne Gutsche.

«L’art de Gutsche explore la profondeur des relations interpersonnelles et l’intersection de la culture et du paysage urbain d’un point de vue photographique unique et puissant. Nous sommes fiers d’avoir fondé ce prix qui contribue à soutenir et à mettre en valeur l’art et les artistes, les conteurs canadiens les plus éminents, à l’échelle du pays et ailleurs dans le monde », affirme Laura Curtis Ferrera, cheffe du marketing à la Banque Scotia.

Le Prix de photographie Banque Scotia a été créé en 2010 conjointement par la Banque Scotia et le photographe canadien de renommée internationale Edward Burtynsky, dans le but de propulser la carrière d’artistes à l’échelle nationale et internationale. Gutsche recevra une bourse de 50 000 $, fera une exposition solo durant le festival de photographie CONTACT de la Banque Scotia de 2025 et verra un recueil de ses œuvres distribué dans le monde entier par Steidl, éditeur de renommée internationale. Les deux autres finalistes sont Nicolas Baier et Thaddeus Holownia.




Native de Saint-Louis (Missouri), Clara Gutsche est professeure au département des arts visuels (Studio arts) de l’Université Concordia où elle enseigne la photographie. Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et particulières au Canada et à l’étranger. Elle a participé à de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis et en Europe, principalement en Belgique, en France, en Italie et au Portugal.




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Anouk Verviers
du 12 juin 2024 au 12 juin 2024
Prix Pauline-Desautels 2024, Félicitations à Anouk Verviers!

Décerné par CIRCA art actuel, Anouk Verviers a remporté le prix Pauline-Desautels pour l’exposition Qu’est-ce qu’on peut construire sur un sol en mouvance présentée à OPTICA en 2023. La remise du prix a eu lieu mercredi le 12 juin à CIRCA art actuel et a été suivie d’une performance par l’artiste ainsi qu’une présentation de l’exposition lauréate.

Depuis 2021, CIRCA art actuel décerne annuellement le prix Pauline-Desautels à une artiste engagée dont la pratique en sculpture ou en installation, en lien avec la mission du centre, s’est démarqué aux yeux du public et de l’ensemble de la communauté artistique au cours des trois dernières années. La création de ce prix a été rendue possible grâce à la généreuse contribution de Madame Pauline Desautels.



En s’inscrivant dans différentes communautés, Anouk Verviers élabore des projets collaboratifs sur le long terme qui sont à l’origine de conversations performatives et par l’entremise desquelles, elle aborde des enjeux communs. L’artiste conçoit sa pratique comme une entité bicéphale : une tête dans l’espace social par la mise en place de projets d’art collaboratifs et de recherche socialement engagés et une tête dans le monde de l’art par la réalisation d’œuvres et d’expositions interdisciplinaires. Verviers est actuellement candidate à la mâtrise en Fine Art (MFA) au Goldsmiths College à Londres, R-U (2021-2023) et détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2017), situé sur le territoire non-cédé de Tiohtià:ke / Mooniyang.

Elle a participé à plusieurs expositions au Canada, en Suisse et au Royaume-Uni : en solo, notamment à OPTICA (2023, Montréal), Vaste et Vague (2023, Carleton) et Regart (2019, Lévis); en groupe, à Future_After (2022, Londres, R-U) et Dogo Residenz (2019, Lichtensteig, Suisse). Elle a pris part à des résidences d’artistes avec CCE@HGAED (2022, Londres, R-U), Dogo Residenz (2019, Lichtensteig, Suisse) ainsi qu’à des projets avec les communautés gravitant autour des centres d’artistes le 3e Impérial (2021, Granby) et Dare Dare (2016, Montréal).

En tant que chercheure, Verviers est membre praticienne du Centre de recherche en innovation et transformation sociale (CRITS), Université St-Paul à Ottawa (territoire non-c&eaacute; de Odawa). Elle a également publié dans le Research in Arts and Education Journal (2022) de l'université Aalto, Espoo, en Finlande.




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du 14 juin 2024 au 14 juin 2024
Programme éducatif public | saison 2023-24

Le programme éducatif 2023-2024 a connu un franc succès! Pour lire le bilan annuel, veuillez consulter ce
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Toutes nos activités sont offertes gratuitement!

Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous à partir de septembre en contactant la responsable du programme éducatif public Anne St-Louis : mediationoptica @ gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

Accessibilité

OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Suivant toujours un désir d’amélioration en matière d’inclusion et d’accessibilité, le centre oriente ses approches afin de répondre du mieux possible aux défis engendrés par ces enjeux contemporains. OPTICA tient à offrir un environnement accueillant et inclusif.

La responsable du programme éducatif public a reçu une formation sur l’accessibilité en centre d’artistes, présentée par le RCAAQ et l’organisme Kéroul. De plus, sachez qu’il n’y a aucun coût lié à la visite d’expositions ou à la participation aux ateliers de création.

Une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé. Si vous avez des questions ou si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter.




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Rick, le 6e Backstreet boi, All I have to give, collage numérique | digital collage, 2021. Avec l’aimable permission de l’artiste. | Courtesy of the artist.

Rick, le 6e Backstreet boi
du 6 septembre 2024 au 19 octobre 2024
I didn't want it that way

Inspirée du quotidien et de la culture populaire, l’exposition de Rick, le 6e Backstreet boi présente un corpus d’œuvres multidisciplinaires regroupant des collages numériques et une performance –vidéo documentaire. L’artiste s’attarde à faire un état des lieux communs qu’il-elle a observés, explorés et contextualisés à partir d’un imaginaire queer et féministe. Selon son agent-e officiel-le, il-elle défend sa pratique artistique comme un « vermicompost » dans lequel il-elle se « réapproprie des canons populaires afin de créer avec les ruines d’un égrégore fondé sur l’exploitation et le contrôle ».

Explorant son identité de genre non-binaire, « Rick s’est révélé un réel champignon composteur pour digérer la toxicité de la culture de boysband dont il-elle a été nourri-e au biberon depuis son enfance dans les années 1990 par l’entremise des médias de masse » toujours selon les dires de son agent-e officiel-le. Sous un angle engagé et empathique, l’histoire de Rick puise dans les codes de la culture nord-américaine, analysant sa contribution au colonialisme et son appartenance à la classe moyenne. Cette lecture cherche à mettre de l’avant l’articulation des rapports qui existent entre la culture, la société et le pouvoir.

Pour de plus amples informations, contacter son agent-e officiel-le :

arkadi lavoie lachapelle.



Rick, le 6e backstreet boi, est un champignon de la famille des pleurotes. Il-elle s’est enfui-e de la serre où il-elle fut conçu-e pour trouver la recette de sauce qui révélerait le mieux sa voix délicate et légèrement anisée. Rick est une oreille qui pleure au pied des saules. À la recherche d’un nouveau groupe pour chanter, il-elle nous invite à penser humblement avec lui-elle le rôle de l’industrialisation de la mycologie musicale, et sur notre manière de créer un monde habitable pour tou·te·s. Dans sa quête, Rick désire rencontrer des archives vivantes comme Sonia Benezra, qui par sa façon d’interviewer avec cœur les vedettes mycologiques, ont permis de déjouer la monoculture du scandale en réhumanisant des «objets» construits par la commercialisation du folklore. En tendant de son mieux son pied excentré vers d’autres mondes, le p’tit gô imagine que sa route vers la guérison pourra inspirer d’autres vivants à jaillir magnifiques sur le compost de leur enfance.




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Cindy Dumais, Quand je suis très seule (avec Clarice Lispector), 2021, détail, encre sur Phototex marouflé sur bois. Avec l’aimable permission de l’artiste. | detail, ink on Phototex mounted on wood, Courtesy of the artist.

Cindy Dumais
du 6 septembre 2024 au 19 octobre 2024
Garder le contact

La pratique installative de Cindy Dumais porte sur les objets et la littérature. Adoptant la posture de la collectionneuse, l’artiste accumule les petits mémos, les cheveux, les citations d’auteur.e.s qu'elle inscrit dans ses carnets et qui constituent la matière première avec laquelle elle entretient des dialogues formels et conceptuels. Au coeur de l'exposition Garder le contact, elle transpose dans l’espace une citation de l’auteure Clarice Lispector : « Quand je suis très seule, je n’existe pas. J’existe seulement dans le dialogue ». Cette phrase traverse le corpus d’oeuvres réunies par le lien de "rester en contact", qu’a développé Dumais durant la pandémie. Les œuvres déploient entre elles des correspondances qui sont reproduites sur de grands formats et qui voisinent des assemblages d’objets domestiques, offrant ainsi une mise en espace du monde littéraire.

Un autre corpus est composé des moulages de vêtements et de serviettes réalisés en résine, des dessins au pastel et des fusains. Dumais utilise la matière textile pour ses propriétés matérielles : une matière très malléable qui donne la possibilité de passer à travers une multitude de gestes tels que le pliage, l’assemblage, l’empilement qui réfèrent au vocabulaire de la sculpture.



Les recherche de Cindy Dumais se concentrent sur la transposition du langage vers la matière, questionnant l'identité et la référence à travers l’expérience du corps. Des extraits tirés de la littérature et de la philosophie, qui sont consignées dans ses carnets, font partie d’un processus d’interrogation de la production artistique elle-même, sous une forme dialoguée.

Elle a présenté une quinzaine d'expositions individuelles et a participé à près d’une cinquantaine d’expositions collectives au Canada et à l’étranger, dont la plus récente à Das Esszimmer (Bonn, Allemagne) en mai 2024. Ses œuvres ont été acquises par des collections privées et publiques, dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec et de la Collection Loto-Québec. Elle a été sélectionnée pour une résidence à Annandale Artist Residency (Île-du-Prince-Édouard) en juin 2023. En 2021, elle a reçu le Prix de la créatrice de l'année au Saguenay Lac-Saint-Jean décerné par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle tient le double rôle d'autrice et d'éditrice depuis 2005 avec LaClignotante et elle a de plus cofondé AMV/Art-Mobilité-Visibilité.