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Liste des artistes, auteurs et commissaires

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Fonds documentaire OPTICA (Service des archives de l'Université Concordia)

Ouvrages aidant à la consultation des archives

Droits électroniques




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Crédit photo : Andrea Calderón

Aïda Vosoughi
du 12 janvier 2026 au 2 novembre 2026
Aïda Vosoughi, lauréate de la résidence Intersections 2026

Le Conseil des arts de Montréal, OPTICA, centre d’art contemporain et l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM ont le plaisir d’annoncer que l’artiste canadienne d’origine iranienne Aïda Vosoughi est la lauréate de la résidence Intersections 2026.

Cette résidence offre un accompagnement professionnel à l’artiste de la part des partenaires en sus d’une bourse de production et l’accès aux ateliers techniques, à une main d’œuvre et à des ressources spécialisées de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. À la fin de la résidence, l’artiste présente les résultats de sa recherche dans le cadre d’une exposition au centre OPTICA.

Originaire d’Iran, Aïda Vosoughi vit à Montréal depuis 2014. Sa pratique artistique s’inscrit dans des projets au long cours, à l’intersection de l’art contemporain et des sciences humaines. Inspirée par la littérature, la mythologie et la tradition picturale de la région aujourd’hui reconnue comme le Moyen-Orient, Vosoughi a su développer un langage métaphorique qui est devenu par la suite central dans sa pratique.

L’artiste explore le motif du paysage et ses transformations dans une perspective historique en le reliant à des enjeux tels que l’économie et l’environnement et en adoptant une approche décoloniale. Ses recherches actuelles se penchent sur la frontière en tant qu’agent de transformation du paysage, notamment à travers sa dynamique liée aux mouvements migratoires et en mettant l’accent sur sa dimension géopolitique.

Dans le cadre de la résidence Intersections, Aïda Vosoughi compte adopter une démarche expérimentale qui est propre à la matérialité de chaque projet qu’elle entreprend. https://aidavosoughi.com/

La résidence Intersections est une initiative conjointe du Conseil des arts de Montréal, du centre d'art contemporain OPTICA et de l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM. Elle s’adresse aux artistes issu.e.s d’une communauté culturelle qui sont diplômé.e.s de la maîtrise de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.




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Bé van der Heide, Pisces Pedic Pleasure Palace, 1978. Exposition et performance. Avec l'aimable permission des Collections spéciales et archives de l'Université Concordia, le fonds La Centrale.
| Exhibition and performance. Image courtesy of Concordia University Special Collections and Archives, La Centrale Fonds.


Elizabeth Chitty, Marie Décary, Johanna Householder, Kamissa Ma Koïta, Francine Larivée, Lise Nantel, Bé van der Heide
Commissaire/Curator : Didier Morelli
du 16 janvier 2026 au 13 juin 2026
Street Actions : Women Performing in Montréal and Toronto (1970-1980) [Actions de rue : femmes en performance à Montréal et à Toronto (1970-1980)]

Visite commentée par Didier Morelli
samedi le 11 avril, 15h-16h

Colloque autour de l'exposition - 7 mai 2026
4TH SPACE, Université Concordia
1400 De Maisonneuve Blvd. Ouest
10:30 am - 5:45 pm

Quand l’artiste Rita Letendre est interviewée sur les ondes de Radio-Canada à propos de sa pratique muraliste, ayant alors réalisé des œuvres monumentales en Californie (Sun Rise, 1965) et à Toronto (Sunrise, 1971), ce sont ses actions dans la rue plutôt que ses œuvres qui se retrouvent au cœur de la conversation

Letendre : Pour une œuvre murale à l’extérieur, comme celle que j’ai réalisée en Californie en ‘65 – celle-là, je l’ai fait moi-même. Elle mesurait vingt-et-un pieds par vingt-quatre ; je pouvais garder le contrôle. L’autre a été réalisée par des hommes qui l’ont traduite, parce qu’elle faisait soixante pieds par soixante à deux cents pieds au-dessus du sol […].

Andréanne Lafond : L’échafaudage pour une femme, wow, vous avez dû grimper vingt-et-un pieds ; vous l’avez fait vous-même ?

On ne s’attendait pas, semble-t-il, à ce que Letendre exécute des actions physiques en-dehors des normes établies par la société.

Street Actions: Women Performing in Montréal and Toronto (1970-1980) [Actions de rue : femmes en performance à Montréal et à Toronto] pose un regard sur la manière dont les femmes, dans les années 1970, ont revendiqué la ville dans une variété de performances ou de gestes et d’actions marqués par la performance. En résistance au fonctionnalisme urbain et à l’argumentaire des espaces publics et privés basé sur les sexes, elles ont imaginé d’autres façons d’être à Montréal et à Toronto. Aux deux extrémités du spectre culturel, divisées par la langue mais unies par des causes communes, ces artistes ont soit donné forme à la deuxième vague du discours et de l’activisme féministes, soit elles ont avancé de manière parallèle en posant des gestes d’affirmation.

Au sommet du mouvement de libération des femmes au Canada, Actions de rue explore comment des enjeux comme la représentation, les droits de reproduction, la violence basée sur le sexe et l’environnementalisme ont été amplifiés par ces artistes, de manière performative, par leur positionnement en marge de la ville – fragments d’un pavillon construit pour exposer la condition des femmes, performances ancrées dans le mouvement, bannières colorées portées lors de manifestations féministes dans la rue ou pieds-oreillers ludiques ajoutés à une œuvre d’art public. Toutes disciplines confondues, ces femmes artistes ont produit un vocabulaire cinesthésique qui s’écartait des codes sociaux, qui instaurait des modes de production artistique, des modèles fonctionnels pour penser la ville et des identités spatiales genrées.

La présente exposition propose les œuvres originales de sept artistes, leur documentation et leurs archives, ce qui représente un fragment d’un plus vaste projet de recherche en cours qui comprend plusieurs autres artistes. Elle s’appuie également sur du matériel de soutien visuel provenant de regroupements féministes et de mouvements de libération des femmes, tel qu’articulé dans divers pamphlets, journaux et le plus vaste écosystème des médias qui ont saisi l’action de femmes en train de défier les normes sociétales avec leurs corps. De plus, l’exposition attire l’attention sur la diffamation dont les femmes ont fait l’objet dans des caricatures, des journaux et d’autres sources.

La reconstitution par Kamissa Ma Koïta d’une image iconique documentant la fondation de La Centrale galerie Powerhouse, un centre d’artistes féministes majeur créé au milieu des années 1970, vise à élargir cette archive et à la relier au moment présent. Pour la plupart blanches, les femmes qui se sont exposées en public dans Street Actions ne sont pas un reflet de l’importante présence de femmes noires, autochtones et non blanches ayant contribué à façonner les mouvements de protestation dans les années 1960 et 1970. Intentionnellement anachronique et travaillant également à l’intérieur même de ces héritages, Koïta nous rappelle que les artistes continuent à se servir de la rue comme espace politique pour aborder des enjeux d’agentivité, de droits et de représentation, produisant une friction avec l’architecture des villes qui les contient.

Traduction : Colette Tougas

Didier Morelli tient à remercier les artistes qui ont rendu possible Actions de rue, de même que les nombreuses institutions qui ont apporté leur contribution en prêtant des œuvres, des documents et d’autre matériel d’exposition. Ce projet a reçu l’aide du Fonds de recherche du Québec (FRQSC), des Presses de l’Université Concordia et du Centre Canadien d’Architecture (CCA). Un soutien matériel a également été offert par la Galerie d’art Leonard & Bina Ellen et le CCA.

OPTICA remercie Rian Adamian, Gregory Prescott et Natacha Chamko de l’Atelier Clark pour la réalisation des plateformes dans l’exposition.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

DELGADO, Jérôme. «'Actions de rue': performer pour militer », Le Devoir, 14 mars 2026.

Mention
Pénélope McQuade, émission Pénélope, «L’art et le sport Florence-Agathe Dubé-Didier Morelli», ICI Première, Radio-Canada, 26 mars 2026. Lien

MAVRIKAKIS, Nicolas.
« Que découvrir dans les centres et galeries d’art cet hiver?», Le Devoir, 10 janvier 2026.

BOUCHARD, Karine. « Les débuts de 2026 en arts visuels», La Presse, 10 janvier 2026.



Didier Morelli est commissaire, historien de la performance et de l’art, critique culturel et artiste visuel. Sa bourse postdoctorale du Fonds de recherche du Québec — Société et culture (FRQSC) (2022-2025), qu’il a menée à l’Université Concordia et au CCA, examine comment les performances féministes de la deuxième vague ont subverti le fonctionnalisme urbain en imaginant d’autres modes d’incarnation à Montréal et à Toronto dans les années 1970. Auparavant rédacteur adjoint à Espace art actuel, il a également publié des textes dans Art Journal, CTR: Canadian Theatre Review, C Magazine, CBC Arts, Esse Arts + Opinions, RACAR, Spirale et TDR: The Drama Review. Morelli a été le commissaire de la MANIF 2026, la Biennale de Québec, intitulée « Briser la glace / Splitting Ice ».

Elizabeth Chitty a eu une pratique artistique de 1975 à 2021 à Toronto, à Vancouver et dans la région de Niagara, à la croisée de la performance, de la vidéo, du son, de la photographie, de la danse ainsi que d’approches axées sur la communauté dans les domaines muséal, scénique et public. Son matériau de prédilection a été le mouvement : celui des images numériques, du son et du corps humain. Sa dernière œuvre intitulée Power, une vidéo de 15 minutes à trois canaux et une installation audio à quatre canaux, abordaient la réparation écologique et la décolonisation à travers la rivière Niagara, le Traité de Niagara et trois femmes qui se promènent.

Créatrice polyvalente formée en communications, Marie Décary s’est dessinée un parcours entre l’artisanat et les arts textiles, notamment en duo complice avec Lise Nantel, le cinéma documentaire et la vidéo expérimentale, le journalisme culturel et la littérature de fiction jeunesse. Avoir son mot à dire, à écrire, à coudre ou à filmer lui tient toujours à cœur. Pour le plaisir de partager des idées, des images ou des histoires féministement engageantes et faire bouger les choses.

Johanna Householder a émigré au Canada des États-Unis en 1975, et a compte parmi plusieurs des chorégraphes et interprètes indépendant·es ayant reçu une formation au 15 Dance Lab à Toronto. En tant que membre d’un groupe de performance féministe, The Clichettes, elle a contribué à établir le lip-sync comme un moyen d'expression à part entière en matière de critique politique. Son intérêt pour la manière dont les idées façonnent le corps a guidé sa pratique souvent collaborative en performance, vidéo et chorégraphie.

Kamissa Ma Koïta est une artiste visuelle et designer canado-malienne établie à Montréal. Sa pratique transdisciplinaire mobilise archives, technologies et savoirs ouest-africains, et se déploie à travers la performance, l’image, la poésie et les arts visuels. Elle s’intéresse particulièrement aux vecteurs de domination sociale et aux groupes historiquement marginalisés, dans une perspective panafricaine et décoloniale. Elle a présenté son travail à Dare-Dare (2018), à la Galerie de l’UQAM (2018) et au Musée national des beaux-arts du Québec (2021). Elle a également contribué à la cocréation et à la conception visuelle de Survival Technologies, présenté au Festival TransAmériques en 2024.

Francine Larivée est née à Montréal, où elle vit et travaille. Diplômée de l’École des beaux-arts de Montréal, elle détient un baccalauréat en histoire de l’art et une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal. Sa pratique sculpturale a eu un impact majeur sur les arts au Québec, à commencer par l’installation La chambre nuptiale (1976) qui bouleversait tous les clichés à propos de l’identité des femmes. Dans les années 1980, dans un esprit tout aussi socialement et politiquement engagé, elle travaille avec des matériaux naturels « vivants », et installe notamment Mousses en situation (1983) dans le hall d’entrée de Place Ville Marie.

Lise Nantel puise dans les matériaux du quotidien, visant à intégrer dans son œuvre des savoirs liés autant au travail domestique qu’à l’horticulture, à l’ethnologie ou à l’art. Sa pratique est une résistance, ancrée dans un désir profond d’identifier les obstacles à la création, les interdits, à la recherche d’un langage qui nomme à la fois ce qui est nié dans l’histoire et les multiples couches de mémoire. Sa volonté de diversifier les champs d'intervention de l'art a inspiré la création et la diffusion d'œuvres, souvent éphémères : recherches et publications sur l'art populaire, création d'éléments visuels pour des manifestations politiques, aménagement de lieux de recueillement, co-fondation des Éditions du remue-ménage, enseignement, entre autres.

Bé van der Heide est née aux Pays-Bas où elle a suivi une formation en peinture de quatre ans. Installée au Canada en 1960, elle a réalisé une grande œuvre murale au pavillon des Pays-Bas durant Expo 67, l’exposition universelle de Montréal.




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Marie Décary, Lise Nantel, Les chevalières des temps modernes, 1980 Bannière, textile, jute, rubans, festons, plastique, bois
175 x 133 x 7 cm, 227 x 133 x 7 cm (avec sa base) Don de Marie Décary et de Lise Nantel
Collection Musée de la civilisation, Québec 2000.134 Avec l’aimable permission des artistes

Atelier de médiation à OPTICA
du 16 janvier 2026 au 13 juin 2026
OPTICA invite le public à réactiver les mémoires féministes dans l’espace public

Chez OPTICA, nous croyons que l'art contemporain se vit, se touche, se discute. Notre programme de médiation culturelle crée des espaces de rencontre entre les œuvres, les artistes et vous, que vous soyez élèves, aînés, curieux ou passionnés.

Dans le cadre de l'exposition Actions de rue: femmes en performance à Montréal et à Toronto (1970-1980), le programme éducatif d’OPTICA organise des ateliers participatifs ouverts au grand public sur réservation qui prolongent les questions soulevées par les performances féministes des années 1970 : comment les corps habitent-ils l'espace public ? Comment la création collective peut-elle devenir un acte de résistance ?

L'atelier Nos corps, nos rues : mémoires féministes de Montréal invite les personnes à réactiver leurs souvenirs. À travers une visite dialoguée de l'exposition suivie d'un cercle de témoignages, les participant·e·s pourront créer collectivement une bannière textile inspirée des œuvres de Marie Décary et Lise Nantel. Cet atelier transforme la mémoire orale en archive vivante et matérielle.

Cet événement s'inscrit dans la continuité de l'engagement d'OPTICA à rendre l'art contemporain accessible et participatif, en invitant le public à devenir co-créateur de sens.

Visites actives
Des visites qui misent sur l'échange et la co-construction du sens. Nous prenons le temps d'observer, de questionner, de faire des liens. Chaque voix compte, chaque interprétation enrichit la rencontre avec l'œuvre.

Laboratoires contemporains pour les 4-5 ans : atelier Petites chevalières et chevaliers de la ville
Parce que les tout-petits comprennent avec leur corps entier, nous leur proposons un espace où ils découvrent l'art contemporain par le mouvement, les sens et la manipulation. Nous ne simplifions pas l'art, nous l'abordons autrement. Cet atelier permet de découvrir les concepts de féminisme et de la performance grâce à la conception d'une marionnette.

Scolaires : atelier Nos chevalières modernes
Des parcours sur mesure pour les primaires et les secondaires, développés selon le niveau et les objectifs du groupe. Les élèves explorent les pratiques féministes et créent des bannières-personnages collectives. Observation, questionnement, création : ils s'approprient l'art contemporain activement.

Projet recherche-action : Ma visite, mon regard (Longueuil)
Un projet de médiation de longue durée conçu pour des classes en francisation, qui articule développement du français, éducation artistique et citoyenneté culturelle dans le but de développer leur posture de visiteur·se·s.

GRATUIT / Réservation
Pour réserver un atelier ou si vous avez des questions et des besoins spécifiques, n’hésitez pas à contacter Charlotte Noël : : mediationoptica @ gmail.com ou au 514-874-1666.

Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Suivant toujours un désir d’amélioration en matière d’inclusion et d’accessibilité, le centre oriente ses approches afin de répondre du mieux possible aux défis engendrés par ces enjeux contemporains. OPTICA tient à offrir un environnement accueillant et inclusif.

Une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé. Si vous avez des questions ou si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter.




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Crédit photo : kimura byol lemoine

Nuit Blanche 2026 à Montréal_28 février_19h-22h
Helena Martin Franco
3 ateliers sur réservation : 19h, 20h et 21h
3 workshops on reservation: 7 pm, 8 pm and 9 pm
du 28 février 2026 au 28 février 2026
Ateliers Le corps-monument : danser pour se réchauffer

RÉSERVATIONS requises via ce courriel : mediationoptica @ gmail.com

À l’occasion de la Nuit blanche 2026, OPTICA est heureux d’ouvrir ses portes au grand public et de proposer une soirée de création dans une atmosphère décontractée et chaleureuse. Le centre accueille l'artiste multidisciplinaire Helena Martin Franco à donner un atelier. À travers des jeux de mouvement et des gestes simples, les participant·e·s exploreront la dimension politique du corps dans l'espace urbain, puis traduiront leurs réflexions en créations visuelles (dessins, collages, maquettes).
Trois ateliers seront offerts à 19h, 20h et 21h.



L'exposition Street Actions : Women Performing in Montréal and Toronto, 1970-1980 [Actions de rue : femmes en performance à Montréal et à Toronto] sera ouverte au public!



Helena Martin Franco, née en Colombie ; elle vit et travaille à Tiohtiá:ke/Montréal depuis 1998. Sa pratique interdisciplinaire explore le métissage de différents procédés artistiques et l’hybridation entre des techniques traditionnelles et de nouvelles technologies. Helena crée des autofictions où elle explore la perméabilité et les frontières entre les identités culturelles, nationales et de genre. Ses propositions artistiques participent au dialogue au sujet de la violence sexiste, de l’immigration et de la censure artistique. Dans une perspective féministe, elle tisse des liens entre des collectifs et des organismes culturels afin de favoriser rencontres et échanges de pratiques artistiques, notamment entre le Canada et la Colombie.

Elle est fondatrice de L'Araignée, un collectif de diffusion d'art actuel; La Redhada, Red de mujeres artistas del Caribe colombiano; CAVCA, Comunidad de artistas visuales de Cartagena y Bolívar; et Las meninas emputás!, un collectif activiste anti-colonial carthagénois. Elle est lauréate du prix Powerhouse 2018 et elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses projets ont été présenté en République dominicaine, en Lituanie, en Espagne, en Nouvelle-Zélande, en Colombie, en Argentine, à Cuba, au Canada parmi d'autres.




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Marie Décary, Lise Nantel, Les chevalières des temps modernes, 1980
Bannière: textile, jute, rubans, festons, plastique, bois
175 x 133 x 7 cm, 227 x 133 x 7 cm
Archives Marie Décary et Lise Nantel. Avec l'aimable permission des artistes.


Autour de l'exposition éponyme / Around the eponym exhibition
Commissaire | Curator : Didier Morelli
du 7 mai 2026 au 7 mai 2026
OPTICA X 4TH SPACE / ACTIONS DE RUE : FEMMES EN PERFORMANCE À MONTRÉAL ET À TORONTO (1970 - 1980) COLLOQUE

7 mai 2026, 10h30-17h45
4th SPACE, Université Concordia
J.W. McConnell Building
1400 De Maisonneuve Blvd. Ouest.
4TH SPACE
local LB-103
Montréal, H3G 1M8
Station de métro Guy Concordia

Entrée libre

Diffusion en direct disponible
Accédez à la réunion Zoom en vous inscrivant via ce LIEN
ou via Youtube


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Ce colloque d’une journée porte sur les thèmes clés de l’exposition Actions de rue: femmes en performance à Montréal et à Toronto (1970-1980). Donc, il y aura un déplacement géographique entre Toronto et Montréal, une alternance linguistique entre le français et l’anglais, un accent mis sur l’importance de la danse, du mouvement et de la kinesthésie dans le développement des pratiques expérimentales des années 1970. Seront examinées les questions relatives aux féminismes dans les espaces publics et culturels ainsi que les pratiques historiques et actuelles d’artistes qui infiltrent des sites extérieurs et institutionnels avec leur corps. En réunissant différentes générations d’artistes, de commissaires d'exposition et de travailleur.euses culturel.les, cette journée de conversation et d’échanges vise à reconnaître et à consigner le passé tout en ouvrant la voie à de nouveaux dialogues intersectionnels.
Didier Morelli

HORAIRE
10h30 Mot de bienvenue
10H40 Performance expérimentale et danse à Toronto dans les années 70
Animée par Marie Claire Forté, avec
Elizabeth Chitty, Johanna Householder
En anglais

13H15 Art et féminisme au Québec depuis 1970 à nos jours
Animée par Analays Álvarez Hernández, avec Rose Marie Arbour, Marie Décary, Lise Nantel, Women with Kitchen Appliances
En français

15h Pratiques inflitrantes, actions furtives
Animée par Po B. K. Lomami, avec Kama La Mackerel, Kamissa Ma Koïta, Map
En anglais et en français

17h45 Mot de clôture

OPTICA remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts de Montréal ainsi que les artistes et les institutions partenaires de l’exposition Actions de rue : femmes en performance à Montréal et à Toronto (1970 – 1980) ainsi que 4TH SPACE et le Gail and Stephen A. Jarislowsky Institute for Studies in Canadian Art comme partenaires du colloque.

Analays Álvarez Hernández est professeure agrégée d’histoire de l’art à l’Université de Montréal. Ses recherches portent notamment sur l’art public, les pratiques d’artistes diasporiques et les espaces d’exposition alternatifs. Elle est l’auteure du chapbook Climbing Aboard: Havana Apartment-Galleries and International Art Circuits (2023) et a coédité l’ouvrage collectif Diffracting the North: Contemporary Latinx Canadian Experiences and Practices in Film, New Media, and Visual Arts (2025). En tant que commissaire indépendante, elle a organisé des expositions à Toronto et à Montréal, dont The Recipe: Making Latin American Art in Canada et On Americanity and Other Experiences of Belonging.

Rose Marie Arbour, historienne de l’art, a été professeure à l’UQAM de 1969 à 1999. Une partie de ses recherches et de son enseignement ont porté sur l'apport des femmes artistes à la modernité dans les années 1960, 1970 et 1980. Elle a été la commissaire invitée de l’exposition Art et féminisme (1982) présentée au Musée d'art contemporain de Montréal.

Elizabeth Chitty a eu une pratique artistique de 1975 à 2021 à Toronto, à Vancouver et dans la région de Niagara, à la croisée de la performance, de la vidéo, du son, de la photographie, de la danse ainsi que d’approches axées sur la communauté dans les domaines muséal, scénique et public. Son matériau de prédilection a été le mouvement : celui des images numériques, du son et du corps humain. Sa dernière œuvre intitulée Power, une vidéo de 15 minutes à trois canaux et une installation audio à quatre canaux, abordaient la réparation écologique et la décolonisation à travers la rivière Niagara, le Traité de Niagara et trois femmes qui se promènent.

Le potentiel relationnel, expérimental et joyeux de la danse anime Marie Claire Forté. L’amitié est l’un de ses moteurs artistiques. Elle vit à Montréal/Tiohtià:ke/Mooniyang, où elle danse, chorégraphie, écrit, traduit, enseigne et soutient. Son enfant l’enchante, lui apprend, la bouleverse. Sa carrière se caractérise par de longues relations artistiques avec des artistes de différentes générations et esthétiques qui partagent un amour du processus, de la rigueur et de l’exploration. Elle crée — en chorégraphie, en mots, en vidéo et en son — et travaille auprès d’artistes qu’elle respecte. Elle œuvre actuellement avec Peter Boneham à la rédaction d'un ouvrage consacré à sa pratique pédagogique.

Créatrice polyvalente formée en communications, Marie Décary s’est dessiné un parcours entre l’artisanat et les arts textiles, notamment en duo complice avec Lise Nantel, le cinéma documentaire et la vidéo expérimentale, le journalisme culturel et la littérature de fiction jeunesse. Avoir son mot à dire, à écrire, à coudre ou à filmer lui tient toujours à cœur. Pour le plaisir de partager des idées, des images ou des histoires féministement engageantes et faire bouger les choses.

Johanna Householder a émigré au Canada des États-Unis en 1975, et compte parmi plusieurs des chorégraphes et interprètes indépendant·es ayant reçu une formation au 15 Dance Lab à Toronto. En tant que membre d’un groupe de performance féministe, The Clichettes, elle a contribué à établir le lip-sync comme moyen d'expression à part entière en matière de critique politique. Son intérêt pour la manière dont les idées façonnent le corps a guidé sa pratique souvent collaborative en performance, vidéo et chorégraphie.

Kamissa Ma Koïta est une artiste visuelle et designer canado-malienne établie à Montréal. Sa pratique transdisciplinaire mobilise archives, technologies et savoirs ouest-africains, et se déploie à travers la performance, l’image, la poésie et les arts visuels. Elle s’intéresse particulièrement aux vecteurs de domination sociale et aux groupes historiquement marginalisés, dans une perspective panafricaine et décoloniale. Elle a présenté son travail à Dare-Dare (2018), à la Galerie de l’UQAM (2018) et au Musée national des beaux-arts du Québec (2021). Elle a également contribué à la cocréation et à la conception visuelle de Survival Technologies, présenté au Festival TransAmériques en 2024.

Kama La Mackerel est une écrivaine multilingue, artiste visuelle, performeuse, éducatrice, traductrice littéraire et ritualiste, dont l’œuvre s’enracine dans un engagement envers l’amour, la justice et l’émancipation collective. Sa pratique interdisciplinaire, nourrie par des recherches sur l’insularité, la mémoire océanique, la poétique trans, la créolité et les écologies décoloniales, recompose les esthétiques dominantes en y tissant des vocabulaires décoloniaux et queer/trans. Elle est l’autrice de Indrazaal et la quête de l’océan et de ZOM-FAM.

Po B. K. Lomami est une artiste-chercheure indisciplinaire, enseignante et programmatrice dans le milieu communautaire. Issue de la diaspora congolaise en Belgique, iel vit actuellement à Tiohtià:ke-Mooniyang-Montréal depuis 2017. Explorant la rage et l'échec, la pratique artistique de Lomami s'articule autour du déplacement du travail, du devenir de sa subjectivité et des futurs collectifs possibles avec des perspectives noires, crip et afroféministes. Iel interroge les gens, les institutions et elle-même à travers l'affection, la force, l'absurde et le quotidien. Lomami est titulaire d'une licence (2011) et d'une maîtrise (2014) en ingénierie de gestion de l'université de Namur, d'une maîtrise en études des communications (2022) et d'une maîtrise en Studio Arts - Intermediade de l'université Concordia (2025). Cependant, leur pratique interventionniste ne s'est pas développée dans un contexte éducatif institutionnel.

Map est artiste-chercheur·e et fondateur·ice de DC–Art Indisciplinaire, un centre d’artistes dédié à l’art sourd et handicapé. Iel détient une maitrise avec mention d’excellence en recherche-création (UdeM). Iel termine une formation en interprétation Langue des Signes Québécoise-Français dans un souci de repenser les fonctions des milieux de l’art. Son travail a été présenté à Tiohtiàke, Wôbanakiak, Nitassinan, Tkaronto et Szczecin. D’ordre performatif, sa pratique de création de situations transforme l’état des environnements (im) matériels par un agencement de moves particuliers, où ses déplacements sont ses matériaux du fait de s’y engager dans l’étrangeté de ses propres processus neuroqueer.

Lise Nantel puise dans les matériaux du quotidien, visant à intégrer dans son œuvre des savoirs liés autant au travail domestique qu’à l’horticulture, à l’ethnologie ou à l’art. Sa pratique est une résistance, ancrée dans un désir profond d’identifier les obstacles à la création, les interdits, à la recherche d’un langage qui nomme à la fois ce qui est nié dans l’histoire et les multiples couches de mémoire. Sa volonté de diversifier les champs d'intervention de l'art a inspiré la création et la diffusion d'œuvres, souvent éphémères : recherches et publications sur l'art populaire, création d'éléments visuels pour des manifestations politiques, aménagement de lieux de recueillement, co-fondation des Éditions du remue-ménage, enseignement, entre autres.

Women With Kitchen Appliances (WWKA) sont trois, quatre, ou cinq, ou six…. Interchangeables. Jetables. Et mortellement sérieuses. Elles sont un collectif de performance, un band, une cacophonie, un spectacle cabaret, une recette, une routine synchronisée pour gants en caoutchouc, une laveuse à poulet barbecue, un jingle de Noël pour de la farine de confiserie et un service de certification de cuisine. Depuis sa création en 1999, plus d’une cinquantaine d’artistes féministes anonymes ont participé au projet collectif WWKA. Elles ont performé sur des scènes et sur la pelouse, sous un chapiteau, à la radio, à la télé, dans des lofts, des lounges, des galeries, des épiceries, des cubes blancs et des cubes noirs, des bars, des festivals, des théâtres, et chez les gens, dans leurs cuisines.

Didier Morelli est commissaire, historien de la performance et de l’art, critique culturel et artiste visuel. Sa bourse postdoctorale du Fonds de recherche du Québec — Société et culture (FRQSC) (2022-2025), qu’il a menée à l’Université Concordia et au CCA, examine comment les performances féministes de la deuxième vague ont subverti le fonctionnalisme urbain en imaginant d’autres modes d’incarnation à Montréal et à Toronto dans les années 1970. Auparavant rédacteur adjoint à Espace art actuel, il a également publié des textes dans Art Journal, CTR: Canadian Theatre Review, C Magazine, CBC Arts, Esse Arts + Opinions, RACAR, Spirale et TDR: The Drama Review. Morelli a été le commissaire de la MANIF 2026, la Biennale de Québec, intitulée « Briser la glace / Splitting Ice ».




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Richard Max-Tremblay

Offre d’emploi / Job Offer
du 6 août 2026 au 28 septembre 2026
Responsable des communications,
du développement des publics et des archives


Date limite pour postuler : 28 septembre 2026 à 23h59

Entrée en fonction : 13 octobre 2026

offre d'emploi, version pdf

Le centre d’art contemporain OPTICA est à la recherche d’une personne dynamique afin de pourvoir le poste de Responsable des communications, du développement des publics et des archives. La personne recherchée doit posséder 3 à 5 années d’expérience dans la gestion des communications soit d’un organisme culturel, d’un centre d’artistes ou avoir acquis une expérience complémentaire dans le cadre de ses études et détenir une bonne connaissance du milieu de l’art actuel.

À propos d’OPTICA

Situé à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, OPTICA compte parmi les premiers centres d’artistes autogérés canadiens. Depuis 1972, le centre œuvre à promouvoir l’art contemporain canadien et cherche à sensibiliser les différents publics aux enjeux qui animent les discours et les pratiques artistiques en arts visuels par le biais d’un programme varié d’expositions, de publications, de résidences, d’activités critiques et éducatives.

Responsabilités

Description des tâches

Relevant de la direction générale, cette personne assumera les fonctions suivantes :
• Assurer l’accueil en galerie;
• Concevoir un plan de communication et mettre en œuvre des stratégies de développement des publics incluant des groupes sous-représentés;
• Promouvoir les activités du centre dans l’info lettre et sur le site d’OPTICA, les réseaux sociaux, auprès de la communauté collégiale, universitaire et de groupes sous représentés;
• Assurer les relations de presse;
• Optimiser la présence en ligne du centre sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Youtube, Linktree);
• Coordonner les placements publicitaires;
• Contribuer à la rédaction et à la transmission des demandes et rapports de subvention;
• Coordonner les appels de dossiers dans la programmation;
• Participer aux différentes activités du centre :
vernissages, lancements, événements pour le grand public lors des Journées de la culture et de la Nuit blanche à Montréal.

Archives et publications
• Administrer et organiser les dépôts des archives au Fonds documentaire OPTICA, Service des archives de l’université Concordia;
• Superviser les stagiaires;
• Coordonner le processus de numérisation des publications d’OPTICA;
• Assurer la distribution des publications du centre, incluant les revues en consignation vendues à OPTICA;
• Assurer la rédaction et le suivi des ententes de licences de droits d’auteur et de reproduction

Profil recherché
• Être titulaire d'un diplôme universitaire dans une discipline pertinente : sciences de la communication, histoire de l’art, arts visuels;
• Expérience de 3 à 5 années dans la gestion des communications d’un organisme culturel ou d’un centre d’artistes;
• Connaissance de l’art actuel et de ses principales structures de diffusion au Québec et au Canada;
• Capacité à avoir une vision d’ensemble sur les stratégies de communication en arts visuels;
• Capacité à planifier, à organiser, à s’adapter aux contextes changeants et à travailler aussi bien seul.e qu’en équipe;
• Sens de l’initiative et polyvalence;
• Habilité à entretenir des relations positives et bienveillantes;
• Excellentes aptitudes à la communication, à la rédaction et à s’exprimer en public;
• Capacité à travailler dans un environnement MAC, connaissance des logiciels : suite Microsoft (Word, Excel), suite Adobe (Indesign, Illustrator, Photoshop, Dreamweaver, Acrobat) et des plateformes de réseaux sociaux (Instagram, Facebook, etc);
• Rigueur, méthodologie de travail ;
• Maîtrise du français et de l’anglais, tant à l’oral qu’à l’écrit.

Conditions d’emploi :
• Poste permanent
• Contrat de travail à durée indéterminée
• 4 jours soit 28 heures par semaine, du mardi au vendredi de 10h à 17h
• Salaire: 27,31 $ de l'heure, 39 000$ annuel
• Entrée en fonction : 13 octobre 2026

Avantages :
• 2 semaines de congé payé à la période des Fêtes
• 4 semaines de vacances payées par année

Lieu de travail :
OPTICA, centre d’art contemporain
5445 avenue de Gaspé, local 106,
Montréal, Québec H2T 3B2
514 874-1666
www.optica.ca

Travail en présentiel, environnement agréable, une équipe dynamique, conciliation travail-famille et un lieu de diffusion reconnu pour ses réalisations en art contemporain sur la scène locale et nationale.

Les candidat·e·s intéressé·e·s sont prié·e·s de bien vouloir soumettre leur curriculum vitae, accompagné d’une lettre d’intention au plus tard le 28 septembre 2026 à 23h59 à l’attention de Marie-Josée Lafortune, directrice générale : mjlafortune@optica.ca

Veuillez SVP inscrire le nom du poste dans le titre de votre courriel :
Responsable des communications, du développement des publics et des archives

Nous remercions à l’avance toutes les personnes qui poseront leur candidature. Nous communiquerons toutefois seulement avec celles et ceux qui seront retenu.e.s en entrevue.

Nous accordons une grande valeur à la diversité culturelle et encourageons les candidat.e.s à mentionner si elles et ils (iels) sont issu.e.s de l’immigration, membres de minorités visibles ou autochtones.




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Autoportrait, 2026.

Nouvelle responsable du Programme éducatif/New Head of the Educational Program
du 8 août 2026 au 0 0000
Bienvenue à Éléonore Servantie

Passionnée par les arts sous toutes leurs formes et par leur pouvoir transformateur, Éléonore Servantie s’évertue à mener des projets artistiques à fort impact social. Après une maîtrise en Politiques culturelles à Sciences Po Aix en France, ses passions l’ont amenée à travailler dans de multiples univers artistiques et au bénéfice d’une diversité de publics : au musée du Louvre avec des publics communautaires et des jeunes en insertion ; dans la musique avec des personnes en situation de précarité socio-économique, et dans la danse contemporaine avec des publics scolaires de tout âge. Aujourd’hui, elle place ses valeurs d’inclusion, de transmission et de co-création au cœur du programme éducatif d’OPTICA, pour faire de l’art un levier d’émancipation collective.




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Claudia Goulet-Blais, Untitled IV de la série Entre tes mains (In Your Hands), impression jet d’encre, 2026. Avec l’aimable permission de l'artiste.

Claudia Goulet-Blais
du 11 septembre 2026 au 24 octobre 2026
Entre tes mains (In Your Hands)

--->Présentations publique à OPTICA
Samedi 12 septembre 2026
15h à 16h
Sensible et évocateur, le projet de Claudia Goulet-Blais, Entre tes mains (In Your Hands), propose une approche immersive et performative de la photographie et de son installation, présentée sous diverses formes dont la céramique et le textile. Son œuvre se déploie dans la sphère de l’intimité familiale, offrant une réflexion sur les sites souvent invisibles de la bienveillance et de la relationnalité qui sont à la base des expériences de vie, faites d’émerveillement, de compassion et de création de mondes. Ces relations commencent la plupart du temps dans les mains de la mère. Lorsque présente, la bienveillance maternelle offre une première orientation dans le monde, la première place où l’on apprend à se connaître soi-même, où, véritablement, l’on devient quelqu’un. Comme l’écrit la philosophe Sara Ahmed, cette orientation est à l’origine de notre individualité : « Être orientée […] c’est se tourner vers certains objets, ceux qui aident à trouver son chemin […]. Les orientations façonnent non seulement notre manière d’habiter l’espace, mais aussi notre manière d’appréhender ce monde d’habitation partagée, de même que ce vers quoi nous dirigeons notre énergie et notre attention. 1 »

Que signifie la bienveillance dans le cadre des économies du 21e siècle qui jugent la productivité et le travail principalement en termes de capital ? À quoi ressemblent les relations qui façonnent nos vies dans une telle superstructure ? Le projet autobiographique de Goulet-Blais supplante les termes réducteurs tels que l’économie de la réputation et les idées de capital personnel pour adhérer de nouveau à la complexité et à la luminescence de l’amour en tant que conception architecturale pour le monde humain et plus-qu’humain.

La maternité, et par extension la bienveillance, se distingue par sa place comme lien entre l’utilité, le capital et la cosmologie : qu’est-ce qui fait le monde, qu’est-ce qui nous fait et fait que le monde vaut la peine d’y vivre ? L’œuvre de Goulet-Blais apporte une forme de résistance et met en lumière des types de bienveillance intergénérationnelles et interrelationnelles, à commencer par le phénomène de la « hidden mother », ou mère cachée, du 19e siècle, qui peut se voir comme une transcription littérale de l’apparence et de l’utilité maternelles. Dans des formes émergentes de néo-libéralisme, apparues au 19e siècle, le corps de la mère n’est utile que dans la mesure où il soutient l’entrée de l’enfant dans le monde utilitaire, c’est-à-dire dans le monde du travail si c’est un garçon ou dans celui de la maternité si c’est une fille.

Goulet-Blais relie les utilisations de la photographie du 19e siècle au présent – sa documentation de la vie de famille et du travail, et ses processus matériels, dont la superposition, la transparence et les conditions de l’accéléré –, pour évoquer les tensions et les joies qui entrent dans la négociation de ces relations à travers le changement, dans la durée et dans la distance. L’interaction du tissu, ses associations avec les langes et le suaire, et sa mise en parallèle avec la qualité durative de la porcelaine proposent des lieux d’où l’on peut considérer la vulnérabilité des relations, et de la photographie, au changement, à la disparition et à la réinscription. Ces diverses formes de rencontre engagent l’architecture de la galerie en soi comme lieu de passage.

Le geste joue un rôle clé dans le projet de Goulet-Blais. Dans cette série, les objets et les sujets sont chorégraphiés sur un tempo lent. Il en résulte une archive du mouvement et une orientation vers les nuances uniques d’un site précis. En collaboration avec sa mère et mis en scène dans des cadres domestiques aussi bien que dans des paysages, le projet de Goulet-Blais offre l’image d’un temps mitochondrial et d’une évolution des liens familiaux. Son œuvre révèle la capacité de bienveillance d’une main et son aptitude à communiquer par l’expérience, nous invitant à explorer, à notre tour, nos capacités d’intimité et d’engagement.

Autrice : Lisa Baldissera

1. Sarah Ahmed, Queer Phenomenology: Orientations, Objects, Others, Londres et Durham, Duke University Press, 2006, p. 1-2. [Notre traduction.]



Claudia Goulet-Blais (née en 1996) a obtenu sa maîtrise en beaux-arts à l’Université d’art et de design Emily Carr en 2025, où elle s’est vu décerner le prestigieux prix ECUxGriffin Graduate Residency Award pour son projet de mémoire. Sa pratique photographique explore les liens intergénérationnels à travers la collaboration et la performance, en associant des photographies d’archives trouvées à la photographie argentique. Parmi ses expositions récentes, mentionnons le Capture Photography Festival, la galerie FOFA et la Gallery 881.

Lisa Baldissera occupe des postes de conservation dans des musées et galeries d’art publiques dans l’Ouest du Canada depuis 1999, entre autres comme conservatrice principale (Contemporary Calgary), conservatrice en chef (Mendel Art Gallery) et conservatrice de l’art contemporain (Art Gallery of Greater Victoria). Elle a réalisé plus de soixante-dix expositions d’artistes des scènes locale, canadienne et internationale et détient des maîtrises en beaux-arts, en Creative Writing (The University of British Columbia), en Art (University of Saskatchewan) et un doctorat en Art Writing and Curating (Goldsmiths College). Elle a travaillé pour des collections publiques et particulières à travers le Canada. Parmi ses projets commissariaux, mentionnons les expositions individuelles Stan Douglas: Allegories of the Present et William Kentridge: The Colander ; elle a également été cocommissaire de l’exposition internationale, incluant des résidences et des conférences, réunies sous les titres de Worldings (2021) et Future Worldings (2024), qui rassemblaient des artistes, des commissaires et des organismes d’Afrique du Sud et du Canada. Baldissera a été membre de jurys en art contemporain à travers le Canada et à l’internationale, dont l’Alvin Balkind Curator’s Prize (The Doris and Jack Shadbolt Foundation), le Conseil des arts du Canada, le Saskatchewan Arts Board, le Concours de peintures canadiennes RBC, les prix en arts visuels de la Fondation Hnatyshyn, le prix Sobey pour les arts, le British Columbia Arts Council, le Prix Pierre-Prince-de-Monaco et comme invitée au programme de développement du British Arts Council. Dans sa thèse de doctorat, elle examinait l’écriture en tant qu’approche à la vulnérabilité dans la sphère publique ; sa thèse incluait des expositions, un recueil de nouvelles et des évaluations critiques d’auteur·es du Canada et des États-Unis, dont Emily Carr, Billy-Ray Belcourt, Lisa Robertson, Chris Kraus, Christina Sharpe et Claudia Rankine. Elle est présentement directrice de Griffin Art Projects à North Vancouver, en Colombie-Britannique.




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Anne-Marie Proulx et Sara A.Tremblay, images tirées du projet Fleurs coupées, 2026. Avec l’aimable permission des artistes.

Anne-Marie Proulx, Sara A.Tremblay
du 11 septembre 2026 au 24 octobre 2026
Fleurs coupées

--->Présentation publique à OPTICA
Samedi 12 septembre 2026
16h à 17h
Fleurs coupées découle d’un processus de collaboration entre Sara A.Tremblay et Anne-Marie Proulx durant lequel les trajectoires de leurs approches respectives de la photographie comme mode d’expression se rejoignent dans un assemblage de chacun de leurs cadres de vie. Fortes des pratiques marquées par une attention rigoureuse portée aux processus de fabrication de l’image et au rendu pictural de formes naturelles, les artistes explorent la manière dont les images de paysages deviennent porteuses de souvenirs, de relations et de rencontres. Les expériences qui sous-tendent leurs vécus s’entremêlent à la temporalité photographique en tant que pratique de l’être-ensemble. Ce faisant, elles franchissent les limites de l’indexicalité de la photographie pour en atteindre la relationalité, construisant ainsi une rencontre triangulée dans laquelle leur positionnement avec l’objectif, le cadre et le mode d’expression soulève des questions liées aux relations intersubjectives.

Recadrant leur déplacement photographique passant de l’exposition de champs ouverts à celle de lieux clos, le jardin s’avère une base symbolique à leur parenté relationnelle au sein même des frontières protégées du soi, prenant la forme de réflexions introspectives sur la bienveillance, la vulnérabilité et la régénération. En synchronicité avec l’instantanéité de l’obturateur, Fleurs coupées maintient la tension entre la coupure comme rupture et comme inclination vers la reconquête, la réminiscence et le réassemblage. Marquant une ligne d’horizon à travers l’espace de la galerie, les images en arrière-plan dessinent une parenté entre des lieux rencontrés individuellement, projetant des fragments de souvenirs visuels mis de l’avant par leur convergence au moment de leur rencontre.

Les autoportraits de la série, qui découlent d’une prise déliée du câble de l’obturateur en tant que dispositif d’une relation photographique, deviennent des moments de témoignage, interrogeant la positionnalité du soi représenté. Ils témoignent de la présence mutuelle des artistes, partagée à travers le véhicule de l’image et fixée dans ses orientations gestuelles. Ce processus autoréflexif est répété alors que les artistes endossent le double rôle de photographe et de sujet photographié, révélant la manière dont le soi s’accomplit par et contre le mécanisme de l’appareil photo. Dans ce cadre, le positionnement et la pose du corps lors de chacune des rencontres photographiques confèrent à l’image une dimension performative et une fixité affective particulières.

Prenant en compte l’état situé du regard, l’arrangement des photographies dans l’exposition élargit ces positionnalités en mettant l’accent sur la présence de l’appareil photo à travers sa subversion. L’image agrandie de l’appareil est placée et alignée à la perspective imaginée du duo, dans et contre leur rencontre avec le paysage à l’avant-plan. Elle inverse notre position par rapport à l’appareil, reproduisant le reversement de positions incarné par les artistes. En retour, dans leur approche régénérative de la photographie, elles observent leur relation à travers le viseur, soulevant des questions quant à la manière dont la relationnalité est projetée dans l’image et réfléchie dans l’acte de regarder.

Guidée par la réciprocité dès le départ, Fleurs coupées émerge de la pratique co-créative de Sara A.Tremblay et d’Anne-Marie Proulx au sein d’une philosophie féministe de la photographie, dans laquelle regarder et être regardée deviennent transformatifs – un engagement réflexif avec la problématique de la présence et de l’absence dans le cadre photographique. Leur processus demeure ouvert au passé et au futur des images, attentif à la latence de ce qui demeure, à ce qui revient et à ce qui se donne à voir.

Auteur : Nima Esmailpour



Puisant dans nos conversations avec les territoires, et dans nos relations avec le langage, Anne-Marie Proulx crée des univers poétiques qui interpellent les liens à la fois individuels et collectifs que nous entretenons avec nos environnements. Son travail de l’image, principalement photographique, entre souvent en dialogue avec des textes, des sons ou des vidéos, et se déploie en exposition dans des installations immersives, ou parfois dans la forme plus intimiste du livre. Ses projets actuels réfléchissent particulièrement aux liens de réciprocité à créer ou à entretenir avec le vivant et avec les espaces naturels qui nous entourent, une réflexion qui se fait dans le partage d’idées et de regards et par le biais de différentes démarches collaboratives. L’amitié est d’ailleurs au cœur de sa démarche, alors que plusieurs de ses œuvres émergent de conversations, d’affinités et de complicités diverses.

Anne-Marie Proulx a exposé notamment à VOX, au Musée Colby-Curtis, à la Galerie des arts visuels, à Vaste et Vague et à YYZ, ainsi que dans les biennales Manif d’art 9 et MOMENTA. Ses œuvres font partie des collections du Musée d’art contemporain de Montréal, d’Hydro-Québec, de la Ville de Montréal et de Méduse. Son livre photographique Le jardin d’après a été publié aux Éditions Loco en 2021. Lauréate du Prix du CALQ – Artiste de l’année en Chaudière-Appalaches (2025) et du Prix en art actuel du Musée national des beaux-arts du Québec (2025), elle vit et travaille entre Saint-Roch-des-Aulnaies et Québec, le long du grand fleuve auprès duquel elle a grandi et dont les rives sont fréquentées depuis des millénaires par les Wendats, les Wolastoqiyik, les Innus, les Abénakis et les Atikamekw.

Artiste de l’image, Sara A.Tremblay documente les transformations intimes et environnementales qui l’entourent à travers des objets, des gestes et des interventions liés au quotidien, aux phénomènes naturels et à la matière. Dans les dernières années, sa pratique photographique s’est élargie vers des formes sculpturales et performatives, marquée par une exploration continue des étapes d’apparition de l’image – des strates et des matérialités qui lui donnent corps. Son approche cumulative et maximaliste, façonnée par une proximité entre vie et art, trace et retrace les enchevêtrements du visible et de l’invisible. constitue ainsi une vaste collection ancrée dans son expérience personnelle où le vécu devient lui-même matière artistique.

Basée en Estrie jusqu’à tout récemment, Sara A.Tremblay vit et travaille maintenant à Tiohtià:ke/Montréal. Ses œuvres ont entre autres été présentées au Musée national des beaux-arts du Québec en tant que lauréate du Prix en art actuel du MNBAQ 2023, au Musée Colby-Curtis, à la Galerie B-312, à la Maison des arts de Laval, à la Fondation Guido Molinari et à YYZ Artists’ Outlet. Elle a participé à plusieurs résidences artistiques en Suède, en Tunisie et à travers le Québec dont les plus récentes à L’atelier de l’île et à Est-Nord-Est en 2026. Engagée dans son milieu, elle a fondé Les Encans de la quarantaine en 2020 et s’est impliquée au sein de la Grande mobilisation pour les arts au Québec (2024-2025).

Nima Esmailpour est historien de l’art, auteur et commissaire ; il vit et travaille entre Toronto et Montréal. Ses essais sont parus dans diverses revues et plateformes d’art à travers le Canada et sur la scène internationale.





Pôle de Gaspé
du 11 septembre 2026 au 11 septembre 2026
Rentrée de Gaspé 2026

Le Regroupement Pied Carré vous invite à venir célébrer la rentrée culturelle lors de cet événement incontournable rassemblant les centres d'art du Pôle de Gaspé : Atelier Circulaire, le Centre CLARK, daphne, Dazibao, Diagonale, ELEKTRA, Occurrence, OPTICA, perte de signal, TOPO; les revues culturelles Ciel Variable, ESPACE art actuel, ESSE arts + opinions, art actuel, Le Sabord, Spirale, Tristesse et Vie des arts; ainsi que Céline Bureau et le Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec (RCAAQ).

Au programme : vernissages, tables de ventes de revues d'art, bars, snacks de Che Churros et plus encore!

Le vendredi 11 septembre de 17h à tard

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