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2023 - 2024

Programmation

Appel de candidatures. Résidence Intersections de recherche, création et production
Date limite de dépôt : 5 octobre 2023

du 11 août 2023 au 5 octobre 2023

MOMENTA Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Ji-Yoon Han
du 8 septembre 2023 au 21 octobre 2023

MOMENTA Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Ji-Yoon Han
du 8 septembre 2023 au 21 octobre 2023

Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, Lindsay Katsitsakatste Delaronde
du 29 septembre 2023 au 29 septembre 2023

Maria Hoyos
du 1 novembre 2023 au 1 avril 2024


du 1 novembre 2023 au 1 juin 2024

Leyla Majeri
du 11 novembre 2023 au 16 décembre 2023

Barbara Claus
du 11 novembre 2023 au 16 décembre 2023

Leyla Majeri
du 13 novembre 2023 au 15 décembre 2023

Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny
Commisssaire/Curator: Ella den Elzen

du 20 janvier 2024 au 23 mars 2024

Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny
du 20 janvier 2024 au 20 mars 2024

Appel à projets - Programmation / Programming 2026-2027
Call for Proposals
Concours ouvert du 1er mars jusqu'au 19 avril 2024, 11:59 PM, HAE, Heure avancée de l’Est (Québec)
Open from March 1st until April 19th, 2024, 11:59 PM, EDT, Eastern Daylight Time (Québec)

du 1 mars 2024 au 19 avril 2024

Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny Commisssaire/Curator: Ella den Elzen

du 2 mars 2024 au 2 mars 2024

Santiago Tavera et Laura Acosta
du 13 avril 2024 au 15 juin 2024




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Leyla Majeri, Sans titre, 2023, crédit photo: Édouard Larocque. Avec l’aimable permission de l’artiste.| Courtesy of the artist.

Appel de candidatures. Résidence Intersections de recherche, création et production
Date limite de dépôt : 5 octobre 2023

du 11 août 2023 au 5 octobre 2023
Intersections - Résidence de recherche, création et production 2023-2024

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM lancent un appel de candidatures pour les artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération) qui sont membres des minorités ethniques ou visibles**. Les candidat.e.s éligibles sont diplômé.e.s de la mâtrise à l’EAVM.

Ce partenariat vise à offrir un soutien de recherche, de création et de production à un.e artiste en lui donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à sa formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

Ce projet prend la forme d’une résidence en vue de la réalisation d’une œuvre qui entre en dialogue avec des archives (fonds documentaire du centre d’art contemporain OPTICA ou autre, en fonction de la recherche de l’artiste). À la fin de la résidence, OPTICA présentera une exposition de l’artiste sélectionné.e. Le lauréat ou la lauréate tiendra aussi une présentation publique sur sa pratique artistique au centre. Un accompagnement par l’EAVM et OPTICA sera fourni dans le cadre du projet d’une durée d’un an.

Conditions d'admissibilité
- être un.e artiste issu.e. de l’immigration (de première ou de seconde génération) membre des minorités ethniques ou visibles**;
- être un.e artiste professionnel.le** en arts visuels;
- être diplômé du programme de mâtrise à l’EAVM;
- être citoyen.ne canadien.ne ou résident.e permanent.e du Canada à la date de dépôt de la demande;
- être domicilié.e sur le territoire de l’île de Montréal depuis au moins un an;
- être disponible pour toutes les activités incluses dans le cadre du projet.

Soutien offert
- trois mois de résidence de recherche à l’hiver 2024 (janvier – mars) au centre d’art contemporain OPTICA incluant un espace de travail et un accès aux équipements de bureau, aux archives et à la documentation;
- un studio pour la création et la production, ainsi qu’un accès aux ateliers techniques spécialisés de l'EAVM, sous toute réserve, pour une durée de 8 mois;
- un accompagnement professionnel totalisant 60 heures par OPTICA (30h) et l’EAVM (30h);
- une subvention de recherche (max. 1500$);
- un cachet de production (3,000$), d’exposition (2,240$) et de présentation publique (125$);
- une plage d’exposition ou de diffusion du projet final dans la programmation d’OPTICA et une présentation publique au cours de l’année 2024.

Veuillez noter que nous ne prenons pas en charge les frais d’hébergement ou de transport. Le calendrier et les conditions de travail peuvent être modifiés en fonction des disponibilités financières des partenaires.

Dossier de candidature
- une lettre de motivation décrivant le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique (max. 400 mots);
- une démarche artistique (max. 500 mots);
- un curriculum vitae (max. 3 pages);
- 10 images maximum au format JPG d'un poids maximal de 1Mo par image et/ou extraits vidéo et audio (5 minutes maximum, par hyperliens) avec une liste descriptive des images et/ou des extraits audiovisuels.

Le dossier de candidature doit être soumis dans un seul document PDF (taille maximale du fichier de 15 Mo) et envoyé au plus tard le 5 octobre 2023 à minuit à l’adresse courriel :intersections@uqam.ca

Seuls les documents exigés seront transmis aux membres du comité d'évaluation. Il n'y aura pas de commentaires du jury.

Pour plus de renseignements, vous êtes invité.e à contacter : intersections@uqam.ca

** Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal:
https://www.artsmontreal.org/glossaire/






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Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, The Pond, 2022.
Image animée en 3D, feedback vidéo | 3D animated graphics, video feedback © Bianca Shonee Arroyo-Kreimes

MOMENTA Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Ji-Yoon Han
du 8 septembre 2023 au 21 octobre 2023
MOMENTA x OPTICA | Mascarades. L’attrait de la métamorphose; Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, Mirages sur l’étang

Vernissage : vendredi le 8 septembre 2023 - 17h à 22h
Présentation publique et visite guidée de l'exposition par Bianca Shonee Arroyo-Kreimes : 14 octore 2023 à 15h.

OPTICA est fier de participer à la 18e édition de MOMENTA Biennale de l’image intitulée Mascarades. L’attrait de la métamorphose, commissariée par Ji-Yoon Han. OPTICA présente les expositions individuelles des artistes Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et Lindsay Katsitsakatste Delaronde.

Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal – Du 8 septembre au 21 octobre 2023, OPTICA présente les expositions individuelles des artistes Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et Lindsay Katsitsakatste Delaronde, dont les œuvres activent des processus de transformation, de mimétisme et de mutation à travers le vivant.

Alors que les individus sont sans cesse fichés, formatés, figés dans du même et de l’identique, comment pouvons-nous mettre en mouvement nos manières de comprendre les identités et les différences? Ces questionnements sont autant de terrains d’exploration et de pistes de réflexion autour du thème de la Biennale et des œuvres de ses artistes.

Bianca Shonee Arroyo-Kreimes interroge les relations ambivalentes entre l’humain et le monde naturel dans un contexte de ravage écologique. En construisant des univers virtuels peuplés d’êtres hybrides inspirés de la faune et de la flore réelles, notamment celles de la forêt tropicale de son Costa Rica natal, ses œuvres en animation 3D simulent une nature opulente qui évolue en miroir de l’humanité. La technologie numérique s’apparente elle-même à un organisme composé de multiples couches d’images superposées et reliées entre elles, offrant de possibles rebranchements avec notre environnement dévasté.

Avec l’installation multimédia The Pond, Arroyo-Kreimes investit la forme du diorama, dispositif de mise en scène du vivant que l’on retrouve dans les musées d’histoire naturelle. Des animaux imaginaires vibrent et pulsent dans des écrans-enclos, immergés dans un décor aqueux aux reflets de nacre. Certes captifs, ils naviguent et se métamorphosent aÌ€ travers des boucles de rétroaction, qui convertissent les signaux numériques en signaux analogiques, pour les encoder aÌ€ nouveau en format numérique. Nous voilà nous-mêmes pris·es au milieu de ce refuge fantasmagorique, coexistant par moments avec des papillons, millepattes et autres salamandres de chimère. Qui dès lors est l’objet du spectacle?

L'exposition est présentée dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image et produite en partenariat avec OPTICA. Cette artiste est soutenue par le programme MOMENTA x RBC Fondation.

Animation 3D : Bianca Shonee Arroyo-Kreimes
Son : Philippe Lambert
Développement en réalité augmentée : Teo Zamudio, Milo Reinhardt

MOMENTA Créatif
La Biennale inclut le programme MOMENTA Créatif, qui comprend une série d’activités éducatives, d’ateliers créatifs et de visites guidées. Chacune de ces activités est gratuite et élaborée en relation avec le thème de la Biennale pour les groupes, les familles et les individus. Conçues dans un souci d’inclusion et de représentativité, les activités traduisent notre désir d’innover en matière de médiation culturelle.

L'atelier Les êtres invisibles, destiné aux groupes du préscolaire et du primaire explore les pratiques artistiques de deux artistes : Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, dont l’expositon est présentée à OPTICA, et Bianca Baldi, qui expose à Diagonale. Conduite par l’équipe de MOMENTA, en collaboration avec OPTICA Jeunesse, l’activité comprend une visite interactive des deux expositions ainsi qu’un moment de création qui se tiendra à OPTICA.

Réservations écoles primaires :
mediation@momentabiennale.com

Réservations CPE, garderies et groupes du préscolaire :
mediationoptica@gmail.com
Gratuit

MOMENTA Balado
Dans le contexte du tout premier balado de MOMENTA, Lindsay Katsitsakatste Delaronde prendra part à une conversation sur son travail avec l'artiste Jamie Ross, qui en assure la conception et l’animation. L’épisode sera mis en ligne durant la Biennale sur le site web de MOMENTA et sur plusieurs plateformes de baladodiffusion.

MOMENTA Performance et conférence
Lindsay Katsitsakatste Delaronde donnera une conférence sur sa pratique à OPTICA le 8 septembre à 17h30, qui sera suivie d’une activation performative intitulée Before all else à 18h30 dans le cadre de l’ouverture de la Biennale du Pôle de Gaspé.

Lindsay Katsitsakatste Delaronde présentera également la performance Sturgeon Women Rising, le 9 septembre à 17h à la Plage de l'Horloge du Vieux-Port de Montréal, 1 rue Quai de l'Horloge, Montréal, QC H2Y 2E2.

ANNULATION- MOMENTA Visite d’exposition
Une visite de l’exposition Mirages sur l'étang en compagnie de l’artiste Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et de la commissaire Ji-Yoon-Han se tiendra à OPTICA le 23 septembre à 15h.

À propos de MOMENTA Biennale de l’image
MOMENTA Biennale de l’image est un événement montréalais incontournable voué à l’art contemporain. Depuis plus de 30 ans, MOMENTA est un rendez-vous international qui convie ses publics dans les musées, les galeries et les centres d’artistes de la métropole. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics et des ateliers éducatifs qui permettent de découvrir des artistes d’ici et d’ailleurs dont les œuvres stimulent la curiosité et la réflexion.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

CERVETTO, Renata. « MASQUERADES. MOMENTA BIENNALE DE L’IMAGE, MONTREAL », Artishock, 30 octobre 2023.

SIAG, Jean. « Momenta, Biennale de l’image Parcours d’introduction dans le Mile End», La Presse, 16 septembre 2023.

MAVRIKAKIS, Nicolas. « D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous? », Le Devoir, 9 septembre 2023.

RCI. « MOMENTA Biennale de l’image veut 'rendre plus visibles les cultures autochtones'. La 18e édition du festival a lieu du 7 septembre au 22 octobre à Montréal », Radio Canada International, 8 septembre 2023.

PAUL, Eléonore. « MOMENTA Biennale | Les mascarades selon 5 artistes », ATUVU.CA, 5 septembre 2023.

SAMARIO, Jessica. « MOMENTA Biennale de l’image présente 'Mascarades. L’attrait de la métamorphose', L’art de démystifier l’étrange, du 7 septembre au 22 octobre 2023», La bible urbaine, 7 septembre 2023.

Équipe de Vie des arts. « Momenta dévoile sa programmation de 2023! », Vie des arts, 1 mai 2023.



Étudiante à la mâtrise en Intermedia à l’Université Concordia, Bianca Shonee Arroyo-Kreimes explore le langage des technologies numériques, de l’animation 3D et de l’installation pour interroger le mimétisme entre les formes de vie technologiques et biologiques. Ses œuvres inventent des mondes virtuels qui sont de véritables écologies numériques. Son exposition à OPTICA sera conçue comme un environnement immersif peuplé d’animaux fantastiques inspirés de la faune costaricienne.

Ji-Yoon Han vit et travaille à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Volontiers interdisciplinaires, ses projets aspirent à mettre en évidence la force sensible et réflexive des arts visuels dans des contextes sociaux, culturels et psychiques mouvants. Auparavant commissaire à la Fonderie Darling, elle a organisé des expositions de Cynthia Girard-Renard, Barbara Steinman, Javier González Pesce et Guillaume Adjutor Provost, ainsi qu’un cycle d’activations performatives centré sur l’écoute et les pratiques en art sonore. En 2022, elle a conçu l’exposition-résidence collective Exercices de réciprocité pour la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement et développé le projet multidisciplinaire Tresser la ligne : Claudia Brutus et Stéphane Martelly. Elle a contribué à des monographies sur Geneviève Cadieux et Louise Robert et écrit régulièrement sur les artistes montréalais·es. Autrice d’une thèse de doctorat intitulée La métaphore vacante. Concurrence des images entre 1929 et 1936 : photographie, surréalisme, revues, publicité, elle est actuellement chargée de recherches pour la mission Photographie et commande au Cabinet de la photographie, avec le soutien des amis du Centre Pompidou, à Paris.




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Lindsay Katsitsakatste Delaronde, Becoming Supernatural, 2021. Impression numérique, dimensions variables. | Digital print, variable dimensions. Photo: Anne Crillio
© Lindsay Katsitsakatste Delaronde


MOMENTA Biennale de l'image; Commissaire | Curator: Ji-Yoon Han
du 8 septembre 2023 au 21 octobre 2023
MOMENTA x OPTICA | Mascarades. L’attrait de la métamorphose; Lindsay Katsitsakatste Delaronde, Gemini: TEKENÍKHEN (jumeaux·elles)

vendredi le 8 septembre 2023
Vernissage : 17h à 22h
Performance de Lindsay Katsitsakatste Delaronde : 18h30

OPTICA est fier de participer à la 18e édition de MOMENTA Biennale de l’image intitulée Mascarades. L’attrait de la métamorphose, commissariée par Ji-Yoon Han. OPTICA présente les expositions individuelles des artistes Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et Lindsay Katsitsakatste Delaronde.

Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal – Du 8 septembre au 21 octobre 2023, OPTICA présente les expositions individuelles des artistes Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et Lindsay Katsitsakatste Delaronde, dont les œuvres activent des processus de transformation, de mimétisme et de mutation à travers le vivant.

Alors que les individus sont sans cesse fichés, formatés, figés dans du même et de l’identique, comment pouvons-nous mettre en mouvement nos manières de comprendre les identités et les différences? Ces questionnements sont autant de terrains d’exploration et de pistes de réflexion autour du thème de la Biennale et des œuvres de ses artistes.

Le théâtre autochtone et la dramaturgie liée à la terre constituent les fondements de la démarche de l’artiste multidisciplinaire kanien'kehà:ka Lindsay Katsitsakatste Delaronde. Mue par le souci de guérir les blessures intergénérationnelles transmises au sein des Premiers Peuples, Delaronde appelle, active et réactive les relations entre le corps, les identités culturelles, le territoire et le cosmos. Elle affirme ainsi la résurgence des forces créatrices de la tradition haudenosaunee dans des constellations hybrides et plurielles qui mobilisent l’art, le rituel, l’histoire, la spiritualité, le collectif, la collaboration et les communautés.

Gemini : TEKENÍKHEN (jumeaux·elles) est une cérémonie de remontée aux origines. Elle commence par une action, musculaire et répétitive, de débitage du bois, pour ensuite se déployer dans des gestes de dédoublement de soi, de fusion avec la cendre et la fumée. Elle culmine avec une danse masquée et se conclut par la consommation d’une fraise. Dans l’exposition, la performance – filmée en Colombie-Britannique, où Delaronde vit et travaille – entre en résonance avec une installation au sol in situ présentant le theÌ€me astral de l’artiste, née à Tiohtià:ke. TEKENÍKHEN appelle à une gémellité fondée sur la métamorphose : l’identité se meut d’un lieu à l’autre, d’une vie à l’autre, d’une appartenance à l’autre. C’est ainsi que s’amorce la convergence entre le corps et la terre, les identités et le ciel, aÌ€ l’image de la trajectoire que l’artiste dessine, depuis son domicile sur la coÌ‚te de l’océan Pacifique jusqu’aux rives du Saint-Laurent, territoire de ses anceÌ‚tres.

Exposition présentée dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image et produite en partenariat avec OPTICA.

La performance Sturgeon Woman Rising est coproduite par MOMENTA Biennale de l’image et Bonavista Biennale avec l’appui du du Conseil des arts et des lettres du Québec.

MOMENTA Créatif
La Biennale inclut le programme MOMENTA Créatif, qui comprend une série d’activités éducatives, d’ateliers créatifs et de visites guidées. Chacune de ces activités est gratuite et élaborée en relation avec le thème de la Biennale pour les groupes, les familles et les individus. Conçues dans un souci d’inclusion et de représentativité, les activités traduisent notre désir d’innover en matière de médiation culturelle.

L'atelier Les êtres invisibles, destiné aux groupes du préscolaire et du primaire explore les pratiques artistiques de deux artistes : Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, dont l’expositon est présentée à OPTICA, et Bianca Baldi, qui expose à Diagonale. Conduite par l’équipe de MOMENTA, en collaboration avec OPTICA Jeunesse, l’activité comprend une visite interactive des deux expositions ainsi qu’un moment de création qui se tiendra à OPTICA.

Réservations écoles primaires :
mediation@momentabiennale.com

Réservations CPE, garderies et groupes du préscolaire :
mediationoptica@gmail.com
Gratuit

MOMENTA Balado
Dans le contexte du tout premier balado de MOMENTA, Lindsay Katsitsakatste Delaronde prendra part à une conversation sur son travail avec l'artiste Jamie Ross, qui en assure la conception et l’animation. L’épisode sera mis en ligne durant la Biennale sur le site web de MOMENTA et sur plusieurs plateformes de baladodiffusion.

MOMENTA Performance et conférence
Lindsay Katsitsakatste Delaronde donnera également une conférence sur sa pratique à OPTICA le 8 septembre à 17h30, qui sera suivie d’une activation performative intitulée Before all else à 18h30 dans le cadre de l’ouverture de la Biennale au Pôle de Gaspé.

Lindsay Katsitsakatste Delaronde présentera également la performance Sturgeon Women Rising, le 9 septembre à 17h à la Plage de l'Horloge du Vieux-Port de Montréal, 1 rue Quai de l'Horloge, Montréal, QC H2Y 2E2.

MOMENTA Visite d’exposition
Une visite de l’exposition Mirages sur l'étang en compagnie de l’artiste Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et de la commissaire Ji-Yoon-Han se tiendra à OPTICA le 23 septembre à 15h.

À propos de MOMENTA Biennale de l’image

MOMENTA Biennale de l’image est un événement montréalais incontournable voué à l’art contemporain. Depuis plus de 30 ans, MOMENTA est un rendez-vous international qui convie ses publics dans les musées, les galeries et les centres d’artistes de la métropole. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics et des ateliers éducatifs qui permettent de découvrir des artistes d’ici et d’ailleurs dont les œuvres stimulent la curiosité et la réflexion.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Le théâtre autochtone et la dramaturgie liée à la terre constituent les fondements de la démarche de l’artiste kanien’kehà:ka Lindsay Katsitsakatste Delaronde. À travers une approche multidisciplinaire où la performance, le jeu théâtral et la danse s’allient à des œuvres visuelles protéiformes qui incluent la photographie, la sérigraphie, le perlage et le travail du cuir et du tissu, Delaronde appelle, active et réactive les relations entre le corps, les identités culturelles, le territoire et le cosmos. @embodiedearthhealing

Ji-Yoon Han vit et travaille à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Volontiers interdisciplinaires, ses projets aspirent à mettre en évidence la force sensible et réflexive des arts visuels dans des contextes sociaux, culturels et psychiques mouvants. Auparavant commissaire à la Fonderie Darling, elle a organisé des expositions de Cynthia Girard-Renard, Barbara Steinman, Javier González Pesce et Guillaume Adjutor Provost, ainsi qu’un cycle d’activations performatives centré sur l’écoute et les pratiques en art sonore. En 2022, elle a conçu l’exposition-résidence collective Exercices de réciprocité pour la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement et développé le projet multidisciplinaire Tresser la ligne : Claudia Brutus et Stéphane Martelly. Elle a contribué à des monographies sur Geneviève Cadieux et Louise Robert et écrit régulièrement sur les artistes montréalais·es. Autrice d’une thèse de doctorat intitulée La métaphore vacante. Concurrence des images entre 1929 et 1936 : photographie, surréalisme, revues, publicité, elle est actuellement chargée de recherches pour la mission Photographie et commande au Cabinet de la photographie, avec le soutien des amis du Centre Pompidou, à Paris.




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Visuel de l'activité d'aquarelle et d'impressions de végétaux, juin 2023.| Visual of the watercolor and plant printing activity, June 2023. Photo credit: Anne St-Louis.

Bianca Shonee Arroyo-Kreimes, Lindsay Katsitsakatste Delaronde
du 29 septembre 2023 au 29 septembre 2023
Journées de la culture: Aquarelle et impressions de végétaux chez OPTICA!

Horaire : Vendredi le 29 septembre 2023 de 13h à 16h
Pas de réservation requise
Gratuit

Le temps d’un après-midi, le Programme éducatif public d’OPTICA invite le grand public à se réunir autour des œuvres présentées au centre dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image. Une belle occasion de vivre un moment de partage et de création! Autour d’un thé qui vous sera offert, venez d’abord découvrir les deux salles d’expositions lors d’une visite guidée. Vous pourrez entrer en contact avec l’univers numérique et surréaliste de Bianca Shonee Arroyo-Kreimes et avec les performances de Lindsay Katsitsakatste Delaronde, qui appellent à la réconciliation.

Formes surréalistes, motifs variés, éléments hauts en couleurs, mouvements et textures seront au rendez-vous. Par la suite, vous aurez l’occasion d’expérimenter la peinture à l’aquarelle ainsi qu’une technique d’impression de végétaux pour réaliser une œuvre complètement unique rappelant le visuel et les thématiques abordées par les artistes. À l’aide de plantes naturelles et artificielles, créez des motifs intéressants, et n’hésitez pas à vous inspirer de la nature et des éléments présents dans les salles d’expositions. Amusez-vous!

En route vers OPTICA, on vous invite à ramasser des feuilles diverses ainsi que d’autres végétaux pour assurer une variété de motifs, le tout dans le respect de la nature.

Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Si vous avez des questions concernant l’accessibilité des lieux ou des services, n’hésitez pas à nous contacter. Sachez qu’une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé.




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Maria Hoyos, Antimonumento, 2022. Crédit photo : Claudia Patricia Velasquez

Avec l’aimable permission de l’artiste. | Courtesy of the artist.

Maria Hoyos
du 1 novembre 2023 au 1 avril 2024
Récipiendaire de la Résidence Intersections!

Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM annoncent chaleureusement que Maria Hoyos est la récipiendaire de la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, 2023-2024.

La pratique artistique de Maria Hoyos aborde des questions historiques et culturelles en lien avec ses origines colombiennes. La permanence et l’enracinement des inégalités historiques, culturelles, sociales et économiques des anciennes colonies ont mené à une catégorisation sociale et raciale sans précédent. Ce passé colonial a maintenu dans la servitude certains groupes de personnes en les infériorisant, voire en les inféodant, sous le couvert de l’exploitation de la force de travail et à la faveur d’une hiérarchisation sociale normative.

Marquée par l’exploitation sucrière qu’elle a connu enfant, Hoyos cherche à révéler l’inconscient colonial omniprésent dans nos rapports quotidiens qui nourrissent la relation de domination et d’abus dans nos sociétés.

Son champ de recherche s’inscrit dans une réflexion concernant l’art et l’identité. Ses installations sont composées de dessins, de photographies, de vidéos, d’animations en sucre, d’assemblages d'objets et de rituels qui prennent ancrage dans l’espace et par lesquels l’artiste consacre le lieu de présentation.

«L'art est ma façon d'agir sur le présent, ma façon d’analyser, de comprendre et de partager l’histoire. »

La Résidence Intersections de recherche, création et diffusion récompense des artistes émergent.es, issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et récemment diplômé.e.s de la mâtrise à l’ÉAVM.

Pour plus d'informations sur la Résidence Intersections de recherche, création et diffusion, veuillez consulter le site.

Cette résidence est offerte grâce à un partenariat entre le Conseil des arts de Montréal, l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM et OPTICA.

LIENS UTILES

Site web de Maria Hoyos

Étudier à l'ÉAVM

Conseil des arts de Montréal

OPTICA, centre d'art contemporain

Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal





Maria Hoyos est une artiste colombienne, originaire de Cali. Elle vit en Abya-Yala et également dans le territoire non cédé des Premières Nations de Tiohtiá:ke. Profondément attachée à sa ville d’origine, Santiago de Cali, elle s'intéresse depuis ses débuts à la vidéo, explorant l’image en mouvement pendant ses études à Bogota, à Madrid et à La Havane. Au El Instituto Departamental de Bellas Artes de Cali, elle découvre l’installation et sa passion pour la matière et le faire. Immigrant au Québec en 2002, elle détient une mâtrise en création de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2022) et un baccalauréat en enseignement en arts visuels et médiatiques de la même université.

Abya-Yala. Autodésignation en Langue Kuna : Terre en maturité, terre vivante, terre en florescence, terre de sang.




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du 1 novembre 2023 au 1 juin 2024
Programme éducatif public | Hiver - Printemps 2023-24

Le programme éducatif public d’OPTICA propose différents ateliers de création et des visites interactives adaptés au public dès l’âge de 4 ans. Les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies, les écoles primaires et secondaires, les cégeps, les universités, les résidences pour personnes ânées et les organismes communautaires peuvent participer à nos activités. Celles-ci se déroulent dans un climat favorisant la discussion et la réflexion, dans le but d’en apprendre plus sur la création actuelle.

Toutes nos activités sont offertes gratuitement!

Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous en contactant la responsable du programme éducatif public Anne St-Louis : mediationoptica@gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

CONSULTEZ NOTRE PROGRAMMATION ANNUELLE 2023-2024 EN FORMAT PDF




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Leyla Majeri, matériel provenant d'archives personnelles et familiales, circa années 70. Avec l’aimable permission de l’artiste. | material from personal and family archives, circa 1970s. Courtesy of the artist.

Leyla Majeri
du 11 novembre 2023 au 16 décembre 2023
Anticipating Hypersea

Samedi 16 décembre 2023 de 15h à 16h
En conversation
Leyla Majeri avec
Julia Eilers Smith à OPTICA

Vernissage, 11 novembre 2023 : 15h - 17h

Leyla Majeri présente l’aboutissement de sa recherche effectuée, de septembre 2022 à avril 2023, dans le cadre de la résidence Intersections, résultant d’une entente entre l’École des arts visuels et médiatiques de l’université du Québec à Montréal, le Conseil des arts de Montréal et OPTICA.

La pratique de l’artiste est à la fois installative, sculpturale et touche aussi au film d’animation expérimental. Chez OPTICA, Majeri propose un environnement qui rassemble trois corpus d’œuvres et qui font état de ses recherches, portées sur la déconstruction et la décolonisation d’idées dominantes, en empruntant aux thématiques liées à l’ethnographie de type fictionnel et à la biologie spéculative.

Au cœur de sa pratique, elle considère le jardinage comme une façon « d’appréhender l’objet artistique autrement que par l’entremise d’une seule et même perspective ». Le métissage entre les disciplines lui permet des intrusions dans différents territoires et leur savoir-faire afin de ré-imaginer les normes au sein du monde de l’art et la manière d’appréhender ce qui fait monde. Elle met de l’avant une « approche axée sur une exploration processuelle (et existentielle) où le langage, les gestes, la matière et le lieu sont amenés à être interrogés et renégociés ».

Le vivant, le végétal, font figure de matière première pour l’artiste. Sont exposés des assemblages hybrides, composés de gourdes et de céramiques. Certaines variétés de gourdes, dénommées aussi calebasses, sont comestibles, mais la plupart ne le sont pas. Elles sont généralement cultivées, non pas pour l’alimentation, mais dans le but de s’en servir comme récipient, ornement ou comme caisse de résonance. Leur dissémination provient de l’activité humaine migratoire et des éléments naturels, principalement l’eau. Majeri modifie leur forme pendant leur croissance à l’aide de structures de céramiques où les gourdes se retrouvent circonscrites.

Ces assemblages hétéroclites véhiculent des idées autour du récipient, de la coévolution et de la mutation. Au cours du processus, Majeri s’est inspirée notamment du concept de l’évolution d'Elizabeth Fisher qui défend l’idée, dans Woman’s Creation: Sexual Evolution and the Shaping of Society(1979), que le premier dispositif culturel a probablement été un récipient, destiné entre autres à contenir les produits de la cueillette.

La notion de sac a été reprise par la romancière et poétesse Ursula K. Le Guin, connue pour son œuvre littéraire à la frontière du réalisme et de la fantaisie. Dans The Carrier Bag Theory of Fiction (1986), l’autrice présente une histoire de la technologie, centrée sur la subsistance collective de la vie. Majeri s’est aussi intéressée aux écrits de Lynn Margulis, biologiste de l’évolution, qui a été considérée radicale à l’époque par ses paires, en démontrant comment la coopération est une force primaire dans l’évolution de la vie. Ses idées étaient centrées sur la symbiose d’une multitude d’organismes, contredisant les notions véhiculées par le darwinisme et célébrant la pluralité plutôt que l’individu.

Une série de phytogrammes, technique d’impression sur papier photosensible, produite à partir de la chimie des plantes, représente des formes organiques et fantaisistes, amalgamées avec des tissus, des images tirées de magazines, des légumes et des semences. Ces phytogrammes sont réalisés sans caméra, en utilisant le soleil comme source d’exposition des images. Au contact de l'émulsion, les plantes libèrent leurs propres phénols qui jouent le rôle de révélateur.

Un disque vinyle, un 45 tours gravé à partir d’un procédé artisanal, diffuse en galerie des extraits sonores d’un script performé par des enfants. Le tout prend la forme d’une composition non linéaire et théâtrale.

Comme le soutient Majeri, « ces nouvelles installations continueront [de soulever] et de remanier – via les plantes, la sculpture, l’image et l’objet documentaire – des questionnements liés aux formes de savoirs : ce qu’elles rendent visibles ou invisibles de façon arbitraire, ce qu’elles créent comme imaginaire du vivant ».

Autrice : Esther Bourdages

L'artiste tient à remercier Véronique Proulx, Alexis Lepage, Mathieu Jacques, Janie Julien-Fort et Jean Talbot pour leur générosité, ainsi que Victor et Suzanne Pinksen, Emmanuelle Jacques, le Conseil des arts et des lettres du Québec, OPTICA et la résidence Intersections. Un grand merci également à Mylène Dupont, Stéphane Beaulieu et Édouard Larocque.



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Titulaire d’une mâtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Leyla Majeri concentre sa pratique sur l’installation sculpturale et le film d’animation expérimental. Ses œuvres puisent dans les approches fictionnelles de l’ethnographie, la biologie spéculative et les formes de savoirs marginalisés pour envisager des manières de faire qui sont ancrées dans l’idée d’engagement, à la fois comme processus artistique et mode de résistance. Elle incorpore souvent dans son travail des collages sonores, du texte, des objets trouvés et des végétaux qu’elle cultive sur une terre agricole où elle a aménagé un potager vivrier et des plantes médicinales. Lors de sa résidence au Chantier (L’imprimerie, 2022) elle a créé un jardin de plantes servant à développer des images, comme point de départ d’une réflexion collective sur les savoir-faire et les approches alternatives et décoloniales de l’image. Avec Harness the Sun (Arprim, Montréal, 2016), elle initie un dialogue entre sa pratique artistique et sa pratique de jardinage qu’elle relie aux écologies présentes entre la matière, l’imaginaire et le politique. Depuis Don't Blame Us If We Get Playful (Galerie de l’UQAM, 2018) et Garden Archive - There’s a wasp who penetrates the ladybug (CIRCA, Montréal, 2019), elle poursuit cette exploration où elle conjugue différents langages et territoires de pratique, matérialités, formes de vie et biotopes.

Outre ces réalisations, mentionnons les expositions au centre Skol en 2023 et prochainement, à l’Écart (Rouyn-Noranda) en 2024. Leyla Majeri est récipiendaire de subventions du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts et lettres du Québec et d’une résidence au centre Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli, 2017).

Esther Bourdages œuvre dans le milieu des arts visuels et des arts technologiques à titre d’autrice, commissaire et chercheure indépendante. Sa recherche curatoriale explore des formes d’art telles que l’art in situ, l’installation et la sculpture. Un aspect particulièrement important de sa pratique curatoriale est le son, qu’elle s’efforce de traiter comme un médium parfois indépendant parfois complémentaire. Elle occupe le poste d’assistante d’adjointe de direction, responsable des communications et des archives à OPTICA.




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Barbara Claus, un pour chacun, à moins que..., Shanghai 2018, crédit photo : Barbara Claus.

Barbara Claus
du 11 novembre 2023 au 16 décembre 2023
un pour tout le monde, à moins que...

Finissage le 16 décembre 2023, 16h30. Souffler le riz.
Barbara Claus vous invite à souffler le riz.

Vernissage, 11 novembre 2023 : 15h - 17h.

Riz∞ ?

Longtemps le riz a été perçu comme une denrée surabondante. À tort. Mais la leçon a-t-elle déjà été entendue ? Des milliers d’années avant notre ère, déjà, c’est à cette céréale que se référa le légendaire sage indien Sissa lorsque son roi voulut le remercier d’avoir inventé le jeu d’échecs. Il le soumit à un paradoxe véridique en l’invitant à placer sur son échiquier un grain de riz dans la première case, puis à faire de même pour les autres selon un doublé exponentiel, et ainsi de suite sur toute la surface du jeu. La deuxième case en accueillit donc deux, la troisième quatre, la quatrième huit... Le roi Belkib, à première vue, trouva la récompense fort modeste, mais une fois le marché accepté, il dut rapidement déchanter. À la fin des courses, c’est-à-dire une fois rendu à la 64e case, celle-ci en supporterait théoriquement 18 446 744 073 709 551 615. C’était bien plus que le volume jamais productible dans le royaume.

Nous nous trouvons aujourd’hui collectivement dans la situation du roi Belkib. Au fur et à mesure que la population mondiale croît, tandis que nos grands récits affairistes chantent la production sans borne comme un idéal d’enrichissement, tout est mis en œuvre pour sur-cultiver le riz à la manière d’un trésor sans fond. Pour un surcroît d’efficacité, nous en limitons le nombre d’espèces commercialisables. Mais cette perte de diversité n’entrâne pas pour autant une production illimitée. Le quotidien Le Monde titrait récemment un article ainsi : « Les prix mondiaux du riz ont augmenté de près de 10 % en un mois, à la suite des interdictions d’exportation de l’Inde ». Le pays a décidé de conserver plusieurs sortes de riz de façon à assurer la suffisance alimentaire de sa population. Il fallait éviter qu’il subisse une logique inflationniste sur les marchés ; le phénomène s’est donc produit ailleurs.

La spéculation sur les marchés financiers a donc connu un regain, au bénéfice des acteurs financiers misant sur des valeurs sensibles comme autant de prétextes à un grand jeu pour eux abstrait. Georg Simmel s’en formalisait déjà en l’année 1900 « Bien rarement , à de tels mouvements boursiers, correspondent de réelles modifications de la validité propre des objets particuliers qui font la base des titres ». Le grand récit affairiste donne à penser aux nigauds qu’une production exponentielle suivra le mouvement équivalent des chiffres à phynance. Comme si la production numéraire ajoutant toujours plus de zéros tirera vers elle le réel et équivaudra à quelque chose d’autre qu’« à rien, presque », comme l’annonçait, caustique, le poète Stéphane Mallarmé. Mais pour les initiés, spéculer n’est pas miser sur la production d’une richesse à laquelle on croit. C’est bien plutôt se prêter à un jeu qui ressemble à la chaise musicale : acheter en connaissance de cause des actions boursières qu’on sait surpayées au vu d’actifs matériels concrets, mais en se croyant apte de les fourguer à son tour à une tierce personne qui participera au même manège de la même façon. Tous se passeront le billet fétiche en espérant n’en être point le détenteur le jour où le système s’effondrera, le fait de la surévaluation de ces titres sautant au visage de tous. Il est en effet plausible qu’on s’en sorte lorsque nos algorithmes lancés dans la mêlée négocient les actifs par milliards en nanosecondes.

Amartya Sen préconisait un rapport éthique en affaires, en postulant que tous les acteurs ont intérêt à ce que des règles du jeu soient collectivement observées pour faire fonctionner un libre marché. La prémisse : si on dote la plupart des citoyens d’un pays pauvre de moyens financiers pour qu’ils se procurent des céréales, un marchand sera disposé à en produire pour écouler ses biens auprès d’eux. Naïvement, l’éthicien des affaires suppose que ledit marchand n’osera pas, dans une situation où une population se trouve dans un contexte précaire, augmenter abusivement ses prix pour « en tirer profit [...] en vue d’un bénéfice exceptionnel ». C’est pourtant ce qui se produit tous les jours sur un mode systémique.

Nous jouons collectivement à ce jeu sordide, les boursicoteurs comme froids bénéficiaires de cette organisation planifiée et les petits épargnants comme fournisseurs captifs de fonds financiers. Nous l’ignorons ou feignons de l’ignorer. L’artiste Barbara Claus reproduit le vaste échiquier mondial sur lequel on souhaiterait que chaque case capable d’accueillir un grain de riz soit apte à en démultiplier par milliers de milliards, comme Jésus le poisson et les pains. Mais comme le roi Belkib, on se brûle à ce jeu. On s’affame. Est-ce seulement une fois rendu à ce stade qu’on s’en aperçoit ?

Auteur : Alain Deneault

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)


Bibliographie

Jean-Pierre Boris, Main basse sur le riz, Paris, Fayard et Arte Éditions, 2010.
Stéphane Mallarmé, « Or », dans Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1945.
Pierre-Joseph Proudhon, Manuel du spéculateur à la bourse, Une anthologie, le Kremlin-Bicêtre, Éditions ère, 2009 [1856].
Georg Simmel, Philosophie de l’argent, Paris, Presses universitaires de France, 1987 [1900].
Amartya Sen, « L’éthique des affaires a-t-elle un sens économique ? », dans Alain Anquetil (dir.), Éthique des affaires. Marché, règle et responsabilité, Paris, Vrin, coll. « Textes clés de l’éthique des affaires », 2011.

ARTICLES
« Les prix mondiaux du riz ont augmenté de près de 10 % en un mois, à la suite des interdictions d’exportation de l’Inde », Le Monde et l’Agence France-Presse (AFP), 8 septembre 2023.
"La spéculation alimentaire ou le dangereux pari sur la faim," Oxfam France (31 mai 2023).

Barbara Claus tient à remercier OPTICA, son équipe et Alain Deneault.



Barbara Claus est artiste, aujourd’hui elle respire, un jour son souffle s’arrêtera.

Alain Deneault est professeur de philosophie au campus de Shippagan (Péninsule acadienne) de l'Université de Moncton. Ses essais portent sur l’idéologie managériale, la souveraineté des pouvoirs privés et l'histoire de la notion polysémique d'économie. Chez Lux Éditeur, il est l’auteur de Bande de colons, Gouvernance, Politiques de l’extrême centre, Mœurs. De la gauche cannibale à la droite vandale et La Médiocratie, ainsi que d'une série de titres sur le concept d'économie (L'Économie de la nature, L'Économie de la foi, L'Économie esthétique et L'Économie psychique). Il a aussi fait parâtre plusieurs essais sur les multinationales (tels que De Quoi Total est-elle la somme? et Noir Canada) de même que sur les paradis fiscaux (Une escroquerie légalisée et Paradis fiscaux: la filière canadienne) chez Écosociété et Rue de l’échiquier.





Leyla Majeri
du 13 novembre 2023 au 15 décembre 2023
Des activités pour tous les âges en lien avec l’exposition de Leyla Majeri!

Pour les jeunes du secondaire

Des élèves de l’école Robert-Gravel se sont déplacé.es jusqu’au centre pour visiter de manière interactive l’exposition et pour participer à un atelier de création. Les jeunes, accompagné.es de l’enseignant, d’un parent accompagnateur et de la médiatrice du centre, ont passé près d’une heure entouré.es des œuvres, durant laquelle ils et elles les ont observées, décodées et questionnées. Ils.elles ont également discuté et partagé leurs points de vue et leurs connaissances sur des sujets comme la remise en question d’idées dominantes, l’imagination, la symbiose et les croisements entre les vivants.

Afin d’explorer la matière végétale, omniprésente dans l’exposition, sous un autre angle, ils.elles ont ensuite mis la main à la pâte pour réaliser une œuvre à l’aide de peinture végétale. En petits groupes, ils.elles ont d’abord exploré les techniques de fabrication de cette peinture, faite à base de légumes et d’épices, et ont ensuite créé avec le matériel produit une aquarelle complètement naturelle, devenue un souvenir de l’expérience vécue.

Pour les tout-petits des centres de la petite enfance et des garderies

Le programme éducatif du centre offre, depuis le 13 novembre, un nouveau Laboratoire contemporain pour les enfants âgés entre 3 et 6 ans. En groupe, et guidés par la médiatrice du centre, les tout-petits discutent du concept du jardinage et des relations entre les humains et les végétaux, tout en observant les œuvres de l’artiste. L’attention se dirige sur des photographies développées avec des plantes et la lumière du soleil, assemblées de manière à créer des personnages. Les enfants sont par la suite invités à créer leur propre personnage lors d’un atelier de collage intégrant divers matériaux simples et réutilisés rappelant la thématique du jardin. Cela se veut une occasion de poursuivre la réflexion entamée tout en expérimentant une nouvelle façon de faire de l’art dans le plaisir!
  Toutes nos activités sont offertes gratuitement!

Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous en contactant la responsable du programme éducatif public Anne St-Louis : mediationoptica @ gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

Consultez la programmation annuelle 2023-2024 en format pdf

Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Suivant toujours un désir d’amélioration en matière d’inclusion et d’accessibilité, le Centre oriente ses approches afin de répondre du mieux possible aux défis engendrés par ces enjeux contemporains. OPTICA tient à offrir un environnement accueillant et inclusif.

La responsable du programme éducatif public a reçu cette année une formation sur l’accessibilité en centre d’artistes, présentée par le RCAAQ et l’organisme Kéroul. De plus, sachez qu’il n’y a aucun coût lié à la visite d’expositions ou à la participation aux ateliers de création.

Une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé. Si vous avez des questions ou si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter.




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Studio LOBE, Berlin, 2023.

Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny
Commisssaire/Curator: Ella den Elzen

du 20 janvier 2024 au 23 mars 2024
Undoing Earthwriting

Vernissage : 20 janvier 2024 16h - 18h
En présence d'Ella den Elzen, Patrick Henry, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny

Écrire dans la terre signifie extraire, déposséder, inscrire la violence à la surface du territoire par le déplacement du sol, des roches, des plantes et des gens. Undoing Earthwriting a pour thèmes les plantes et le territoire, vus à travers un prisme afro-diasporique, en raison précisément de l’histoire chargée que la subjectivité noire entretient avec ces matériaux. Les plantes et le sol sont essentiellement vivifiants et nécessaires à l’alimentation et à la survie de tous les êtres. Inversement, les matières botaniques et géologiques ont été cultivées et extraites à très grande échelle pour créer les dispositifs des plantations et des mines, constitués en même temps que l’imposition du travail humain forcé ou exploiteur au nom du capitalisme racial. À travers de nouvelles commandes d’œuvres, Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe et Eve Tagny se penchent sur la force des plantes en tant que symboles, marchandise et vie. À cause des différentes manières dont le sol et les plantes sont empreints de ces récits complexes, l’exposition vise à positionner ces matières, aux côtés de l’identité noire (Blackness), en tant qu’ensemble de vecteurs concrets créant des ruptures dans l’espace et le temps en lien avec la nature.

Essai curatorial d’Ella den Elzen; graphisme : Studio LOB (pdf).

Undoing Earthwriting a pour thèmes les plantes et le territoire, vus à travers un prisme afro-diasporique, en raison précisément de l’histoire chargée que la subjectivité noire entretient avec ces matériaux. Écrire dans la terre signifie extraire, déposséder, inscrire la violence à la surface du territoire par le déplacement du sol, des roches, des plantes et des gens 1. Des matières botaniques et géologiques ont été cultivées et extraites à très grande échelle pour créer les dispositifs des plantations et des mines, constitués en même temps que l’imposition du travail humain forcé ou exploiteur au nom du capitalisme racial 2. À cause des différentes manières dont le sol et les plantes portent l’empreinte de ces récits, tout en résistant parfois aux formes coloniales de savoir et de saisie, l’exposition vise à positionner ces matières, aux côtés de l’identité noire (blackness), en tant qu’ensemble de vecteurs matériels créant des ruptures dans les géographies de l’espace et du temps.

Katherine McKittrick écrit sur les manières dont l’espace terrestre en vient, à travers le temps, à être représenté comme un espace profond (deep space), précisément en lien avec les géographies noires et comme héritage et reproduction du capitalisme et de sa logique raciale, et elle conceptualise l’espace profond en tant que production d’un espace qui devient organisé par la politique et l’idéologie. Ces systèmes, qui se superposent et structurent notre environnement, « organisent le quotidien dans de multiples contextes et
à différentes échelles : dans et à travers les
foyers, les usines, les rues, les banques locales
et mondiales, les invasions militaires, les nations en voie de développements et surdéveloppées,
les tactiques de résistance, les projets de gentrification 3 ». Inversement, McKittrick souligne la potentialité et la relationnalité de l’identité
noire dans un engagement avec la géographie, en raison de la manière dont les sujets noirs luttent souvent contre des dimensions temporelles et des historicités qui sont en place et qui se chevauchent 4. Ces temporalités offrent également l’occasion
de briser la linéarité du temps historique dont les traces sont inscrites dans le matériau biologique et géologique. Bien que les artistes dans Undoing Earthwriting aient des relations différentes à la géographie, chacun et chacune présentent des refus, des propositions et des complications variés aux liens entre la propriété, les plantes et les gens.

Émergeant d’un lieu de dialogue, les artistes
ont eu des rencontres pendant plusieurs mois pour parler des thèmes de l’exposition. Ces conversations ont été enregistrées et des extraits de leur transcription seront publiés plus tard pour accompagner les œuvres élaborées au cours des nombreux derniers mois. Patrick Henry, Kosisochukwu Nnebe et Eve Tagny ont créé de nouvelles œuvres pour Undoing Earthwriting, nourries par leurs engagements
au sein de leurs pratiques avec des matériaux botaniques ou géologiques. Flowers for Africa de Kapwani Kiwanga (2013–en cours) a servi de
 base conceptuelle en lien avec ses intérêts pour l’histoire, l’archive, la représentation des fleurs dans l’imagerie occidentale et le mouvement
des plantes sur la planète. À ce jour, l'œuvre se compose de 16 arrangements floraux, dont trois sont présentés ici : Flowers
 for Africa: Nigeria, Flowers for Africa: Uganda et Flowers for Africa: Ivory Coast. Chaque œuvre est reconstruite à partir d’un protocole minutieux qui comprend des photographies d’archives sur les procédures d’indépendance des États-nations africains, illustrant la transition du pouvoir entre les officiels coloniaux et les gouvernements locaux. Kiwanga a puisé ces images dans diverses archives nationales. Les fleurs elles-mêmes sont les produits de routes commerciales et
 de forces géopolitiques qui entremêlent leurs trajectoires, ce que documente Kiwanga lors
de conversations avec des fleuristes. Par cette action, elle examine l’insaisissabilité de l’archive, de même que les formes de pouvoir contenues
dans sa documentation. Au fil de l’exposition, ces fleurs flétriront, selon les protocoles de l’artiste, symbolisant la nature éphémère de ceux qui ont initié la création d'un État et mettant en évidence la fragilité de certains États-nations.

Les sculptures en bronze coulé de Patrick Henry, Soi-même comme un autre illustrent une fleur fictionnelle et hybride, créée à partir de la fleur de Jamaïque (hibiscus) et de la banane. En choisissant de couler une fleur qui a peu de valeur commerciale, comparée aux fruits que la même plante porterait, Henry rejette les notions de productivité et de domestication. La plante hybride nie la reconnaissabilité sur le plan formel, en incorporant des renvois à la propre biographie d’Henry par le mélange d’espèces végétales à un sac de boxe. Abordant la dualité, précisément l’aspect inattendu de la croissance et de la pourriture en lien avec
le temps – la plante a le potentiel de respirer, s’élargissant et flétrissant selon la positionnalité de quiconque la regarde en se rapprochant.

L’œuvre de Kosisochukwu Nnebe intitulée the seeds we carry (bury this where the one you want to trick walks) attire l’attention sur la manière dont la vie végétale a servi à surmonter les réalités de la vie dans les plantations en Jamaïque, en Haïti et dans le Sud des États-Unis, sous forme de produit médicinal servant à guérir ou à empoisonner, que ce soit pour se venger ou se protéger, ou de plante abortive visant l’autonomie physique. Créées par des guérisseurs dans la communauté même, dont la capacité à allier éléments de guérison et puissance spirituelle menaçaient parfois de supplanter le pouvoir et le contrôle des propriétaires d’esclaves, ces concoctions circulaient en secret dans divers types de contenants, toutes puisant dans les mêmes racines de traditions spirituelles de l’Afrique occidentale et centrale. Comme manière de rendre hommage à ces ancêtres et au savoir incarné qu’ils portaient, tout en respectant le besoin du secret et de l’opacité, les sculptures de Nnebe renvoient à ces contenants. Elle les orne à la manière des bouteilles de libation haïtiennes, conçues comme retables pour des loas, des esprits ou, comme dans le cas présent, des ancêtres particuliers.

Partition scores et Mythologies de la valeur d’Eve
 Tagny se compose d’une série de photographies mettant en lumière des moments de tendresse 
chez les sujets qu’elle documente dans de multiples géographies, dont Los Angeles, Johannesburg, Londres, Montréal, Toronto et Sharjah ; ces sujets occupent ces villes différemment selon la classe,
le pouvoir et l’usage. Dans ces photographies, l’artiste explore son intérêt pour le territoire et la propriété, et la manière dont la logique en cours
du capitalisme racial se prolonge dans le cadre
bâti à travers des formes de ségrégation, de discrimination, de gentrification et de déplacement. Elle met délibérément en lumière la sollicitude
et l’intimité entre ses sujets, travaillant souvent avec des formes gestuelle ; se réappropriant dans certains cas des gestes de la main et du corps issus de représentations euro-centriques de personnes noires dans les portraits occidentaux, Tagny vise
 à problématiser des notions de subjectivité et de lisibilité 5.

De plus en plus urgemment, les spécialistes affirment que notre crise climatique contemporaine, inscrite dans l’âge géologique actuel, soit l’Anthropocène, est profondément imbriquée dans l’héritage du colonialisme, de l’esclavage, de la transplantation du capitalisme agraire et de l’invention de la propriété privée
dans les Amériques, en Afrique et en Asie via l’Europe de l’Ouest 6. Sylvia Wynter met à mal cette notion que nous pouvons, en tant qu’êtres humains, être collectivement compris comme anthropos singuliers responsables de la conjoncture environnementale et écologique dans laquelle nous nous trouvons historiquement, fabriquant « l’Homme » en tant que sujet maître de soi, blanc-européen, occidental, ayant la capacité de posséder à la fois des gens (esclaves, ouvriers apprentis, épouses) et du territoire en tant que propriété 7. Ce cadre situe conceptuellement et matériellement le « pic d’or », ou début de notre crise environnementale accélérée, en 1452, soit l’année où le premier négrier a quitté la côte d’Afrique de l’Ouest pour rejoindre Madère, une île portugaise 8. Ce moment dans l’histoire, avance Wynter, nous relie toutes et tous en tant qu’êtres terrestres (humain, végétal, non-humain), puisque c’est le moment où les systèmes de connaissances occidentaux – religion, propriété, loi, genre, capitalisme – ont tous été violemment transplantés et transcrits dans des géographies à l’extérieur de l’Occident, cimentant ces logiques en tant que vision du monde dominant 9. Ce glissement a changé la relation entre « l’Homme » et le monde naturel, transformant le territoire en propriété et les plantes en marchandises. Ces épistémologies ont eu un impact disproportionné sur les peuples autochtones et afro-diasporiques, à la fois sur l’Île de la Tortue-Amérique du Nord et au-delà,
en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie, et ces héritages continuent à se déployer et à avoir un impact sur ces communautés et leur diaspora
en Europe et en Occident. Défaire complètement ces héritages du colonialisme, de l’esclavage et de la dépossession est éminemment ambitieux, et pourtant les œuvres présentées ici visent à bousculer et à ébranler ces récits sur le monde naturel.

Rinaldo Walcott prône l’abolition de la propriété privée et un retour à la conceptualisation de communes, pour défaire l’héritage du capitalisme 10. Les communes offrent des modes d’engagement réciproque avec le monde naturel à travers des formes d’intendance des terres – empruntées à des pratiques autochtones et au marxisme – afin que les êtres humains reconnaissent leurs liens au sol, aux plantes, aux animaux. Walcott soutient que l’abolition de la propriété est reliée à la liberté de tout un chacun. Défaire l’écriture dans la terre, c’est dénoncer ou contester les fondements conceptuels du capitalisme moderne, lesquels s’appuient sur l’accumulation par l’extraction, et c’est mettre de l’avant une compréhension des plantes et du territoire comme étant la vie.

- Ella den Elzen

Traduction : Colette Tougas

1. Le terme de « earthwriting » est emprunté à Kathryn Yussof, qui écrit sur l’Anthropocène dans le cadre du colonialisme et de l’esclavage. Kathryn Yussof, A Billion Black Anthropocenes or None (Minneapolis, Minn., University of Minnesota Press, 2018).

2. Le capitalisme racial, tel que défini par Cedric Robinson, avance que le capitalisme occidental moderne a pour origine la création de catégories raciales permettant la production d’une valeur socio-économique à travers une subjugation raciale, précisément de personnes africaines ou afro-descendantes soumises à l’esclavage de même que la ponction économique de l’Afrique sous le colonialisme. Cedric J. Robinson, Black Marxism: The making of the black radical tradition (University of North Carolina Press, 2000), https://ebookcentral.proquest.com/lib/mcgill/detail.action?docID=475202.

3. Voir Katherine McKittick, Demonic Grounds: Black Women And The Cartographies Of Struggle (Minneapolis, Minn., University of Minnesota Press, 2006), p. 15, muse.jhu.edu/book/31692.

4. Ainsi, elle explique la manière dont à la violence historique – par exemple, les lieux de plantation – se superposent des formes contemporaines de violence spatiale, par exemple, des quartiers souffrant de ségrégation raciale, suivis par la suite de la gentrification et du déplacement, reproduisant un « faisceau » (stacking) spatio-temporel. Voir McKittick, op. cit, p. 1-36.

5. Dans plusieurs cas, les sujets historiques illustrés dans les tableaux de Tagny portent des fruits tropicaux en abondance, ce qui représente la richesse mais, dans d’autres cas, ils sont eux-mêmes des possessions. Voir Charmaine A. Nelson à propos du Portrait d’une femme haïtienne (1786) de François Malépart de Beaucourt au Musée McCord, dans « Portrait d’une esclave noire », L’Encyclopédie canadienne, dernière modification, 4 mars 2015.

6. Voir Heather Davis et Zoe Todd, « On the Importance of a Date, Or, Decolonizing the Anthropocene », ACME: An International Journal for Critical Geographies 16 (4), p. 761-80, https://acme-journal.org/index.php/acme/article/view/1539.

7. Voir Sylvia Wynter, « Unparalled Catastrophe for Our Species? Or, to Give Humanness a Different Future: Conversations », dans Katherine McKittrick (dir.), Sylvia Wynter: On Being Human as Praxis, Durham, C. N., Duke University Press), p. 9-89.

8. Kathryn Yusoff avance que cette importation initie « le complexe “sucre-esclave” ; une replantation massive d’écologies et la relocalisation forcée de personnes ». Op. cit., p. 40-48.

9. Wynter, op. cit., p. 9–89.

10. Les communes étaient des terres gérées collectivement en Europe médiévale. Voir Rinaldo Walcott, On Property: Policing, Prisons, and the Call for Abolition, Windsor, Ont., Biblioasis, 2021, chap. 3, ProQuest Ebook Central, https://ebookcentral. proquest.com/lib/mcgill/detail. action?docID=6357581

Ella den Elzen tient à exprimer sa reconnaissance à Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe et Eve Tagny pour leur esprit de collaboration et leur générosité. Le développement de Undoing Earthwriting a été rendu possible grâce au Conseil des arts du Canada, au Conseil des arts et des lettres du Québec et au séjour passé au International Studio and Curatorial Program. Merci à Marie-Josée Lafortune, Esther Bourdages et Anne St-Louis d'OPTICA, Bon matin Studio, Sarah Boutin, Studio LOB, Bonsoir Fleurs, Gervais Marsh et Mojeanne Behzadi.

REVUE DE PRESSE

MORELLI, Didier. « Undoing Earthwriting », Esse arts + opinions, 2023.



Ella den Elzen est artiste, commissaire et éducatrice. Elle vit entre New York et Tiohtià:ke /Mooniyang / Montréal. Elle est présentement boursière de la Helena Rubinstein Curatorial Fellow au Whitney Independent Study Program et elle détient une maîtrise en architecture (M.Arch.) de l’Université McGill.

Artiste multidisciplinaire d'origine haïtienne, Patrick F. Henry explore le thème du « devenir » à travers la sculpture, la peinture et l'installation. Il s'approprie souvent des objets du quotidien et des matériaux récupérés, les réaffectant dans ses œuvres pour créer des sites qui favorisent les relations avec le spectateur, l'invitant à s'engager dans une expérience d'auto-reconstruction. Diplômé de l'Université du Québec à Montréal, il est le récipiendaire de la bourse d'excellence en sculpture de la Fondation McAbbie de l'École des arts visuels et médiatiques, UQAM (2019), de la bourse de la Fondation Elizabeth Greenshields ainsi que de la bourse Explorer et Créer du Conseil des Arts du Canada pour sa prochaine exposition solo à Toronto intitulée Am I a hero? (mai 2024). Il poursuit actuellement une maîtrise en sculpture à la Yale School of Art. Il vit à Montréal depuis 2011.

Artiste multimédia conceptuelle franco-canadienne, Kapwani Kiwanga traite des asymétries de pouvoir en faisant dialoguer des récits historiques, des réalités contemporaines, des archives et les futurs possibles. Sa pratique met en perspective des histoires marginalisées ou oubliées, en utilisant différents matériaux et plusieurs médiums comme la sculpture, l'installation, la photographie, la vidéo et la performance. Kiwanga a développé un vocabulaire esthétique qu'elle décrit comme des « stratégies de sortie », des œuvres qui nous invitent à multiplier les perspectives afin d'aiguiser notre regard sur les structures existantes et d'envisager autrement le futur.

Elle est la lauréate inaugurale du Frieze Artist Award (2018), du Sobey Prize for the Arts (Canada 2018), du Prix Marcel Duchamp (2020) et du Zurich Art Prize (2022). Elle est récipiendaire de la bourse Guggenheim en 2023 et de la bourse Radcliffe à l'université de Harvard en 2022-2023. Sa première rétrospective est actuellement visible au Kunstmuseum Wolfsburg ainsi qu’une installation in situ au Capc Musée d'art contemporain de Bordeaux. Une exposition individuelle suivra cet automne à la Fundação de Serralves, à Porto. En 2024, elle représentera le Canada à la Biennale de Venise.

Elle est représentée par la Galerie Poggi, à Paris, la Goodman Gallery, à Johannesburg, Le Cap et Londres et par la Galerie Tanja Wagner, à Berlin.
Sources : Galerie Poggi, Paris; Palais des Beaux-Arts, Bozar, Bruxelles.

Kosisochukwu Nnebe est une artiste conceptuelle, commissaire et autrice nigériane-canadienne, qui a recours à l’installation, la vidéo, la photographie, les arts numériques et la sculpture pour traiter de sujets allant de la politique de la visibilité noire, en passant par la corporéité et la spatialité, jusqu’à l’utilisation des pratiques culinaires et de la langue comme contre-archives des récits coloniaux. Puisant dans les travaux de penseurs postcoloniaux et de chercheuses féministes – Frantz Fanon, Édouard Glissant, bell hooks, Sylvia Wynter –, la pratique de Nnebe s’intéresse fondamentalement à la construction d’un monde anticolonial et anti-impérialiste au moyen de gestes de solidarité (humain et autres), du brouillage de la logique coloniale et de la réinvention spéculative de passés, de présents et de futurs autres.

Les œuvres de Nnebe ont été présentées dans des expositions au Canada et sur la scène internationale, entre autres aux États-Unis et aux Pays-Bas. Elle a été lauréate, en 2023, de la G.A.S. Felllowship lancée par Yinka Shonibare à Lagos, au Nigeria, et a reçu des commandes de Plug In ICA et de la Mozilla Foundation. Nnebe vit maintenant entre Montréal, au Canada, et Lagos, au Nigeria.

Eve Tagny est une artiste basée à Tiohtià:ke/Montréal. Sa pratique considère les jardins et les paysages perturbés par les humains comme des lieux mutables de notre mémoire personnelle et collective qui s’inscrivent dans des dynamiques de pouvoir, les histoires coloniales et leurs héritages. À travers les lentilles photographique et cinématographique, l’installation, le texte et la performance, elle explore les expressions spirituelles et incarnées du deuil et de la résilience et leurs corrélations avec les rythmes naturels, ses cycles et sa matérialité.

Tagny détient un baccalauréat en production cinématographique de l’Université Concordia et un certificat en journalisme de l’Université de Montréal. Elle a exposé, entre autres, au Henry Art, Seattle; à Platform, Winnipeg; au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée d'art de Joliette, à MOMENTA Biennale de l’image, au Musée d'art contemporain de Montréal et au Centre Clark, Montréal; au Cooper Cole, au Visual Arts Centre of Clarington, à TPW, à la Galerie 44, et à Franz Kaka, Toronto. Elle a présenté des performances au Swiss Institute, N-Y; C- CAP, Winnipeg; à la Nuit Blanche (2023), Cooper Cole et Galerie 44, Toronto. Elle est récipiendaire du prix Galeries Ontario / Ontario Galleries (GOG) (2023) ainsi que de la Bourse Plein Sud (2020) et de la bourse Mfon (2018). Elle a été présélectionnée pour le prix en arts actuels du Musée national des beaux-arts du Québec (2023), le Prix GOG (2020), le Gala Dynastie (2023), le CAP Prize (2018), la bourse Burtynsky Photobook (2018) et incluse dans la liste courte du New Generation Photography Award (2022).




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Atelier de création avec l'école Robert Gravel, Montréal. | Creative workshop with Robert Gravel school, Montreal. Photo: Anne St-Louis

Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny
du 20 janvier 2024 au 20 mars 2024
Undoing Earthwriting / Programme éducatif public

Une rentrée importante pour le programme éducatif

À l’occasion de l’exposition Undoing Earthwriting, le programme éducatif offrira dans les prochaines semaines un nombre considérable de visites interactives et d’ateliers créatifs à divers publics. Que ce soit dans le cadre des Laboratoires contemporains, des activités scolaires ou des visites commentées pour les groupes collégiaux et universitaires, le centre sera très fréquenté, permettant ainsi des discussions en groupe, des ateliers d’écriture en galerie et des ateliers de création impliquant l’utilisation de matières végétales et biologiques. OPTICA poursuit également pour une deuxième année son partenariat avec le Centre de services scolaire Marie-Victorin (CSSMV), afin d’offrir à des classes d’accueil de niveau secondaire de la Rive-Sud des activités artistiques et des outils d’accompagnement adaptés dans le cadre du projet Voix Migrantes.

Toutes nos activités sont offertes gratuitement!

Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous en contactant la responsable du programme éducatif public Anne St-Louis : mediationoptica @ gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

Pour rester à l’affût des activités de médiation du centre, suivez le programme éducatif sur « Instagram / OPTICA jeunesse», .




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Appel à projets - Programmation / Programming 2026-2027
Call for Proposals
Concours ouvert du 1er mars jusqu'au 19 avril 2024, 11:59 PM, HAE, Heure avancée de l’Est (Québec)
Open from March 1st until April 19th, 2024, 11:59 PM, EDT, Eastern Daylight Time (Québec)

du 1 mars 2024 au 19 avril 2024
Appel à projets - Concours 2024

OPTICA présente annuellement un programme varié d’expositions, de conférences et de rencontres avec les artistes et s’investit dans la production de commissariats d’expositions en relation avec les thématiques développées par le centre. L’ensemble de ces programmes propose une réflexion critique sur l’actualité de l’art, soutenue par une activité éditoriale.

Le centre comporte deux espaces d’exposition et offre une aide technique professionnelle en galerie. Les artistes et les commissaires sont invités à déposer des projets pour la programmation régulière en galerie. La nature des projets est soumise au comité de programmation qui recommande leur réalisation.

Pour plus amples informations, consulter cette page.

FORMULAIRE d'inscription en ligne




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Nuit blanche 2024, atelier d'argile. Crédit photo : Anne St-Louis.

Patrick Henry, Kapwani Kiwanga, Kosisochukwu Nnebe, Eve Tagny Commisssaire/Curator: Ella den Elzen

du 2 mars 2024 au 2 mars 2024
Nuit blanche 2024 : Atelier d’argile et d’impression de fleurs séchées chez OPTICA

À l’occasion de la Nuit blanche 2024, OPTICA invite le grand public à une nuit de découvertes et de créations artistiques ayant pour thème les végétaux. S’inspirant de l’exposition en cours Undoing Earthwriting, venez profiter d’un atelier d’argile, familiarisez-vous avec la technique d’impression de plantes séchées et créez un délicat porte-clé. Boissons chaudes et biscuits seront offerts. Les places sont limitées!

19h à minuit

Gratuit

nuitblanche24



montrealenlumiere24





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Laura Acosta et Santiago Tavera, The Novels of Elsgüer, Prologue, image tirée du documentaire interactif | Still of interactive documentary, 2023

Santiago Tavera et Laura Acosta
du 13 avril 2024 au 15 juin 2024
The Novels of Elsgüer Documentaire interactif

Laura Acosta et Santiago Tavera forment un duo d’artistes canado-colombiens établis à Montréal. Dans leur pratique de collaboration, ils se sont forgé une intersection entre l’investigation par Tavera des pratiques vidéographiques et des environnements virtuels et interactifs en lien avec le corps, et l’exploration de l’identité par Acosta au moyen de la performance et des textiles. Depuis 2017, Tavera et Acosta ont créé une série de cinq installations immersives et interactives à grande échelle, réunies sous forme d’épisodes dans The Novels of Elsgüer. Au moyen d’explorations variées avec la vidéo, la réalité virtuelle, les techniques de visualisation des données, les configurations audiovisuelles interactives, les installations lumineuses et des éléments sculpturaux, qui se combinent à la performance, aux textiles et à des récits non linéaires, chaque épisode de la série immerge le public dans des écosystèmes surréels qui déconstruisent la relation colonialiste entre corps et espace. À travers ces scénographies immersives et ces performances élargies, les frontières entre la personne qui regarde et celle qui s’exécute sont estompées, et les notions de transformation, d’adaptation et de fluidité deviennent les ancrages de l’autonomisation.

Commande du centre d’art contemporain OPTICA avec le soutien du Conseil des arts du Canada dans le cadre de l'initiative Présent numérique, le projet documentaire interactif intitulé The Novels of Elsgüer invite le public à naviguer dans le monde d’Elsgüer que Tavera et Acosta ont créé sous la forme d’une expérience interactive virtuelle et d’un documentaire vidéographique en cinq parties. L’expérience interactive offre l’occasion de visiter des interprétations virtuelles des installations, ainsi que des textes commissariaux et des images et vidéos d’archives de l’œuvre. En accompagnement, cinq capsules vidéo comprenant des interviews et des images en coulisses de chaque épisode procurent un éclairage sur le processus de production et soulignent l’incroyable communauté noire, autochtone, de couleur et queer, regroupant artistes, interprètes et commissaires, qui ont fait partie de ce projet au fil des années. Au-delà des cinq installations et des explorations de Tavera, Acosta et leurs collaborateurs, ce documentaire met en lumière la puissante interconnectivité de tous ces individus qui sont considérés comme étant « autres », en particulier le potentiel dont dispose l’art transdisciplinaire pour déconstruire les histoires, créer de nouveaux récits et élargir le savoir collectif.

Auteurs : Laura Acosta et Santiago Tavera
Traduction : Colette Tougas

Crédits
Réalisation : Laura Acosta & Santiago Tavera
Unity artist et développeur : Milton Riaño
Directeur de la photographie : Abraham Mercado
Aide à la production audiovisuelle, éclairage et montage: Juan David Padilla
Design sonore et production: AM DeVito
Coloriste : Cedric Laurenty
Assistant à la production : Bronson Smillie, Cuto Reed, Carolina Etchart
Consultant à la scénarisation : Muhammad Elkhairy
Performeurs : Aizysse Baga, Sam Blake, Phoebe (Yì Líing) Chang, Beatriz Golovan del Pino, Francisco González Rosas, Alicia Kazobinka
Textes curatoriaux et voix hors-champ : Claudia Arana, Nuria Carton de Grammont, Shauna Janssen, Mariza Rosales Argonza, Jamie Ross
Personnes interviewées : Eunice Belidor, Marie-Josée Lafortune
Traductrices : Caroline Künzle, Colette Tougas, Karla Aguilar Trejo


OPTICA remercie MOMENTA Biennale de l'image pour l'aimable prêt d'équipement.



Les projets collaboratifs du duo Laura Acosta et Santiago Tavera ont été présentés sous forme d’expositions et de publications au Canada et à l'étranger. Leurs réalisations les plus importantes comprennent leur participation à des expositions solos à OPTICA, centre d'art contemporain et au MAI - Montréal, arts interculturels, ainsi qu'à des expositions collectives et des projections à Articule, au SUR Gallery, à Projet Casa, à La Grande rencontre des arts médiatiques en Gaspésie (en collaboration avec le Géoparc mondial UNESCO de Percé), à MTL Connect - Printemps Numériques à Montréal et en Belgique. À l'échelle internationale, ils ont exposé à la Biennale de sculpture de Changwon en Corée du Sud et au Festival international d'images de Manizales en Colombie. Ils ont pris part à des conférences, entre autres à la résidence d'artistes Via Farini à Milan, en Italie.

De plus, ils ont été en nomination pour le prix Plein Sud au Québec en 2021, et en 2023, ils ont été sélectionnés sur la liste longue du Prix Sobey. Santiago est actuellement professeur en résidence dans le programme Intermédia du département Studio Arts de l'université Concordia et Laura commence le programme de doctorat en Humanities and research creation à l'université Concordia à l'automne 2024.