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2025 - 2026

Programmation

RÉSIDENCE INTERSECTIONS 2026 - Appel de candidatures
du 25 août 2025 au 3 novembre 2025

MOMENTA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN
Commissaire | Curator: Marie-Ann Yemsi

du 5 septembre 2025 au 18 octobre 2025

MOMENTA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN
Commissaire | Curator: Marie-Ann Yemsi

du 5 septembre 2025 au 18 octobre 2025

Alvaro Marinho
du 15 septembre 2025 au 15 septembre 2025

Lou Sheppard, Paul Seesequasis
du 26 septembre 2025 au 26 septembre 2025

Offre d’emploi / Job Offer
du 30 septembre 2025 au 27 octobre 2025


du 1 novembre 2025 au 12 septembre 2026

Alvaro
du 4 novembre 2025 au 13 décembre 2025

Po B. K. Lomami
du 4 novembre 2025 au 13 décembre 2025

Lucile Beaudouin
du 21 novembre 2025 au 21 novembre 2025

Po B. K. Lomami
du 29 novembre 2025 au 29 novembre 2025

Alvaro
du 13 décembre 2025 au 13 décembre 2025

Aïda Vosoughi
du 12 janvier 2026 au 2 novembre 2026

Commissaire/Curator : Didier Morelli ; artistes : Elizabeth Chitty, Marie Décary, Johanna Householder, Kamissa Ma Koïta, Francine Larivée, Lise Nantel, Bé van der Heide
du 16 janvier 2026 au 13 juin 2026

Atelier de médiation à OPTICA
du 16 janvier 2026 au 13 juin 2026

Nuit Blanche 2026 à Montréal_28 fév_19h-23h
du 28 février 2026 au 28 février 2026




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RÉSIDENCE INTERSECTIONS 2026 - Appel de candidatures
du 25 août 2025 au 3 novembre 2025
NOUVELLE DATE limite de dépôt : 21 novembre 2025

Résidence Intersections 2026
Période : 7 janvier au 30 avril 2026
Date limite : 21 novembre 2025
Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Centre d’art contemporain OPTICA et l’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM lancent un appel de candidatures pour les artistes issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération) qui sont membres des minorités ethniques ou visibles **. Les candidat.e.s éligibles sont diplômé.e.s de la maîtrise à l’EAVM.

Ce partenariat vise à offrir un soutien de recherche, de création et de production à un.e artiste en lui donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à sa formation universitaire dans le milieu artistique montréalais.

Ce projet prend la forme d’une résidence en vue de la réalisation d’une œuvre qui entre en dialogue avec des archives (fonds documentaire du centre d’art contemporain OPTICA ou autre, en fonction de la recherche de l’artiste). À la fin de la résidence, OPTICA présentera une exposition de l’artiste sélectionné.e. Le lauréat ou la lauréate tiendra aussi une présentation publique sur sa pratique artistique au centre. Un accompagnement par l’EAVM et OPTICA sera fourni dans le cadre du projet d’une durée d’un an.

Conditions d’admissibilité
– être un.e artiste issu.e. de l’immigration (de première ou de seconde génération) membre des minorités ethniques ou visibles**;
– être un.e artiste professionnel.le** en arts visuels;
– être diplômé.e du programme de maîtrise à l’EAVM;
– être citoyen.ne canadien.ne ou résident.e permanent.e du Canada à la date de dépôt de la demande;
– être domicilié.e sur le territoire de l’île de Montréal depuis au moins un an;
– être disponible pour toutes les activités incluses dans le cadre du projet.
Soutien offert
– trois mois de résidence de recherche à l’hiver 2026 (janvier – mars) au centre d’art contemporain OPTICA incluant un espace de travail et un accès aux équipements de bureau, aux archives et à la documentation;
– un studio pour la création et la production, ainsi qu’un accès aux ateliers techniques spécialisés de l’EAVM, « sous toute réserve» en raison des travaux en cours ou pour d’autres impondérables à l’UQAM, pour une durée de 8 mois;
– un accompagnement professionnel totalisant 60 heures par OPTICA (30h) et l’EAVM (30h);
– des frais de recherche conditionnel aux disponibilités financières et en collaboration avec La Faculté des arts de l’UQAM (max. 1 500 $);
– un cachet de production (4,375$), d’exposition (2,475$) et de présentation publique (125$);
– une plage d’exposition ou de diffusion du projet final dans la programmation d’OPTICA et une présentation publique au cours de l’année 2026.
Veuillez noter que nous ne prenons pas en charge les frais d’hébergement ou de transport. Le calendrier et les conditions de travail peuvent être modifiés en fonction des disponibilités financières des partenaires.

Dossier de candidature
– une lettre de motivation décrivant le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique (max. 400 mots);
– une démarche artistique (max. 500 mots);
– un curriculum vitae (max. 3 pages);
– 10 images maximum au format JPG d’un poids maximal de 1Mo par image et/ou extraits vidéo et audio (5 minutes maximum, par hyperliens) avec une liste descriptive des images et/ou des extraits audiovisuels;
Le dossier de candidature doit être soumis dans un seul document PDF (taille maximale du fichier de 15 Mo) et envoyé au plus tard le 21 novembre 2025 à minuit à l’adresse courriel: intersections@uqam.ca

Seuls les documents exigés seront transmis aux membres du comité d’évaluation. Il n’y aura pas de commentaires du jury.

Pour plus de renseignements, vous êtes invité.e à participer à la séance d’information virtuelle qui aura lieu le mercredi 24 septembre à 10h via ce lien ZOOM:
https://uqam.zoom.us/j/82546397978


** Pour plus d’information sur les termes utilisés, consulter le Glossaire du Conseil des arts de Montréal: https://www.artsmontreal.org/glossaire/




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Lou Sheppard, Rights of Passage, 2022. Vidéo à 3 canaux, couleur, 60 min. © Lou Sheppard. Avec l’aimable permission de l'artiste. | Three-channel video, colour, 60 min. © Lou Sheppard. Courtesy of the artist.



MOMENTA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN
Commissaire | Curator: Marie-Ann Yemsi

du 5 septembre 2025 au 18 octobre 2025
MOMENTA x OPTICA | Éloges de l’image manquante; Lou Sheppard, Rights of Passage

Vernissage : vendredi le 5 septembre 2025 - 17h à 22h
5 septembre 2025
Performance de Lou Sheppard, Pamela Hart et des membres du Riparian Chorus
Rights of Passage (Bassin versant du Saint-Laurent) 17h30, Champ des possible, rendez-vous à l’angle de l’avenue de Gaspé et de l’allée St-Viateur. Événement anullé en cas de pluie.

OPTICA est fier de participer à la 19e édition de MOMENTA Biennale d’art contemporain intitulée Éloges de l’image manquante, une proposition de la commissaire invitée Marie-Ann Yemsi. OPTICA présentera les expositions individuelles des artistes Paul Seesequasis et Lou Sheppard.

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, du 5 septembre au 18 octobre 2025, à OPTICA, les artistes Paul Seesequasis et Lou Sheppard présenteront des expositions individuelles dont les œuvres invitent à imaginer collectivement des manières politiques et poétiques d’habiter les impasses du présent en esquissant des passages vers l’avenir.

Dans un monde saturé d’images, certaines font singulièrement défaut. Cette édition de MOMENTA ouvre des perspectives d’expérimentation et de spéculation autour de la nature, des usages et de la production de ces images manquantes. Éloges de l’image manquante interroge aussi bien les enjeux contemporains de l’image que les conséquences actuelles des dynamiques complexes de construction des récits. Quelles histoires sont racontées, comment le sont-elles et par qui ?

MOMENTA x OPTICA

Rights of Passage est un opéra drag présenté sous la forme d’une installation sonore et vidéo immersive. Lou Sheppard y met en scène trois personnages hybrides, Hogweed, Turkeytail et Algae, errant à travers les cours d’eau disparus, enterrés ou compromis du grand Toronto. L’exposition, qui inclut aussi des éléments sculpturaux inspirés des plantes et champignons du Saint-Laurent, explore les droits d’accès aux rives, désormais restreints par la privatisation des berges. À travers un scénario composé par l’intelligence artificielle et édité par l’artiste, l’œuvre orchestre des points d’émergence queer, où les frontières entre l’urbain et la nature, le passé et le futur, l’accès et l’intrusion se brouillent, permettant d’imaginer d’autres passages vers des paysages communs.

MOMENTA Créatif

La Biennale inclut le programme MOMENTA Créatif, qui comprend une série d’activités éducatives, d’ateliers créatifs et de visites guidées. Chacune de ces activités est gratuite et élaborée en relation avec le thème de la Biennale pour les groupes, les familles et les individus. Conçues dans un souci d’inclusion et de représentativité, les activités traduisent notre désir d’innover en matière de médiation culturelle.

L’atelier Entre ville et nature est construit autour de la pratique de Lou Sheppard et sera animé par l’équipe de MOMENTA Créatif, et d'OPTICA, en collaboration avec le Champ des Possibles. Le grand public pourra participer à cette activité, animée à OPTICA, le 26 septembre à 15h, et le 18 octobre à 13h. Les centres de la petite enfance, les groupes scolaires et communautaires peuvent y participer tout au long de la biennale, du mardi au vendredi. Toute participation à un atelier nécessite une réservation.

L'atelier Ka'nikonhri:io : esprit sain, corps sain est construit autour de la pratique de Paul Seesaquasis et sera animé par l'équipe de MOMENTA Créatif et d'OPTICA, en collaboration avec le Champ des Possibles. Le grand public pourra participer à cette activité, animée à OPTICA, le 26 septembre à 12h, et le 18 octobre à 15h. Les groupes scolaires et communautaires peuvent y participer tout au long de la biennale, du mercredi au vendredi. Toute participation à un atelier nécessite une réservation.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE



Lou Sheppard a développé une pratique interdisciplinaire basée sur le son, la performance, la vidéo et l’installation. Sa pratique porte sur la crise climatique, la perte, les corps et les écologies queer, en résonance avec les histoires matérielles et discursives des sites, des corps et des environnements. Il s'investit à remettre en question et à perturber les systèmes de pouvoir, en déconstruisant le langage, les architectures, les généalogies et les taxonomies qui maintiennent ces systèmes en place. À travers des méthodes de recherche hors norme, l'artiste explore ce qui n'est pas visible, ce qui se trouve entre les deux, ce qui n'est pas dit et utilise des métaphores, des procédés de déplacement sémiotique, de traduction et de lectures d'espaces négatifs afin d’aborder ces espaces intermédiaires – souvent des espaces hors limites.

Sheppard a performé et a exposé au Canada, notamment à la galerie GoldFarb (Galerie d’art de l'Université York, Toronto), au Centre des arts de la Confédération (Charlottetown), à Plug In Institute Of Contemporary Art (Winnipeg), à la Biennale de Toronto ainsi qu'à l'étranger au Kumu Kunstimuuseum (Estonie), à la Biennale de l'Antarctique et à la galerie Titanik (Finlande). L’artiste a participé à de nombreuses résidences, notamment à l'International Studio Curatorial Program (New York), à la Cité des Arts (Paris) et au Centre des arts de Banff où il a enseigné. Il a été sélectionné pour le Sobey Art Award en 2018, 2020 et 2021, puis a remporté le Emerging Atlantic Artist Award en 2017. Descendant des colons, Sheppard vit sur le territoire traditionnel et non cédé des Mi'kmaq, Mi'kma'ki/Nouvelle-Écosse.

Marie-Ann Yemsi est commissaire, consultante en art contemporain et directrice du centre d’art de la Villa Arson à Nice (France) depuis septembre 2024. Diplômée en sciences politiques, elle porte une attention particulière aux productions théoriques, critiques et esthétiques du Sud global et développe des programmes artistiques multidisciplinaires à l’intersection des arts visuels, de la performance, de la danse, de la musique et de l’écriture. Ses projets sont particulièrement axés sur les pratiques artistiques collaboratives et les formes expérimentales, mettant en lumière les thèmes de la mémoire, de l’histoire, du genre et de l’identité en lien avec les enjeux politiques, sociaux et écologiques du monde actuel. Elle a assuré le commissariat de nombreuses expositions internationales dont, récemment, l’exposition collective Ubuntu, a Lucid Dream au Palais de Tokyo à Paris, et A World of Illusions de Grada Kilomba à la Norval Foundation au Cap, en Afrique du Sud. Lauréate 2025 de la Villa Albertine, prestigieux programme français de résidences aux États-Unis, elle présentera en 2026 une exposition et une publication nourries de ses recherches et de son travail avec des artistes contemporaines dans les archives de The Afro, l’une des plus anciennes et importantes archives de presse africaine-américaine conservée à Baltimore.

À propos de MOMENTA Biennale d’art contemporain MOMENTA Biennale d’art contemporain est un évènement montréalais incontournable qui donne rendez-vous tous les deux ans à ses publics dans les musées, les galeries et les centres d’artistes de la métropole. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics et des ateliers éducatifs qui permettent de découvrir des artistes d’ici et d’ailleurs dont les œuvres stimulent la curiosité et la réflexion.




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Wishe Ononsanorai, Michael Deerhouse, joueur de crosse, Montréal (Québec), 1876. Épreuve à l’albumine, 17,8 × 12,7 cm. Photo: William Notman Studio. Reproduit par Paul Seesequasis pour l’Indigenous Archival Photo Project. Numéro d’accession II-41669.1, division Photographie – Archives photographiques Notman, collection McCord, Musée McCord Stewart.

MOMENTA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN
Commissaire | Curator: Marie-Ann Yemsi

du 5 septembre 2025 au 18 octobre 2025
MOMENTA x OPTICA | Éloges de l’image manquante; Paul Seesequasis, Indigenous Archival Photo Project : dévoiler le jeu du Créateur

Vernissage : vendredi le 5 septembre 2025 - 17h à 22h

OPTICA est fier de participer à la 19e édition de MOMENTA Biennale d’art contemporain intitulée Éloges de l’image manquante, une proposition de la commissaire invitée Marie-Ann Yemsi. OPTICA présentera les expositions individuelles des artistes Paul Seesequasis et Lou Sheppard.

Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, du 5 septembre au 18 octobre 2025, à OPTICA, les artistes Paul Seesequasis et Lou Sheppard présenteront des expositions individuelles dont les œuvres invitent à imaginer collectivement des manières politiques et poétiques d’habiter les impasses du présent en esquissant des passages vers l’avenir.

Dans un monde saturé d’images, certaines font singulièrement défaut. Cette édition de MOMENTA ouvre des perspectives d’expérimentation et de spéculation autour de la nature, des usages et de la production de ces images manquantes. Éloges de l’image manquante interroge aussi bien les enjeux contemporains de l’image que les conséquences actuelles des dynamiques complexes de construction des récits. Quelles histoires sont racontées, comment le sont-elles et par qui ?

MOMENTA x OPTICA

Indigenous Archival Photo Project est une initiative de relecture critique des archives photographiques canadiennes de Paul Seesequasis visant à restituer aux communautés autochtones la narration de leurs propres histoires. Dévoiler le jeu du Créateur est une nouvelle itération du projet avec laquelle Seesequasis s’intéresse à la crosse, un sport sacré pour les Haudenosaunee. Photographies historiques et images contemporaines dialoguent dans une installation qui réactive la mémoire collective. En révélant des récits absents de l’histoire officielle, ce projet invite à repenser le rôle des archives dans la transmission des cultures autochtones et dans les dynamiques de réconciliation.

MOMENTA Créatif

La Biennale inclut le programme MOMENTA Créatif, qui comprend une série d’activités éducatives, d’ateliers créatifs et de visites guidées. Chacune de ces activités est gratuite et élaborée en relation avec le thème de la Biennale pour les groupes, les familles et les individus. Conçues dans un souci d’inclusion et de représentativité, les activités traduisent notre désir d’innover en matière de médiation culturelle.

L'atelier Ka'nikonhri:io : esprit sain, corps sain est construit autour de la pratique de Paul Seesaquasis et sera animé par l'équipe de MOMENTA Créatif et d'OPTICA, en collaboration avec le Champ des Possibles. Le grand public pourra participer à cette activité, animée à OPTICA, le 26 septembre à 12h, et le 18 octobre à 15h. Les groupes scolaires et communautaires peuvent y participer tout au long de la biennale, du mercredi au vendredi. Toute participation à un atelier nécessite une réservation.

L'atelier Entre ville et nature est construit autour de la pratique de Lou Sheppard et sera animé par l'équipe de MOMENTA Créatif et d'OPTICA, en collaboration avec le Champ des Possibles. Le grand public pourra participer à cette activité, animée à OPTICA, le 26 septembre à 15h, et le 18 octobre à 13h. Les centres de la petite enfance, les groupes scolaires et communautaires peuvent y participer tout au long de la biennale, du mardi au vendredi. Toute participation à un atelier nécessite une réservation.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE


DELGADO, Jérôme. « Autres voix, autres récits, autres musiques à la biennale Momenta», Le Devoir, 4 octobre 2025.

Campeau, Sylvain. "Éloges de l’image manquante MOMENTA Biennale d’art contemporain, Montréal", paru dans Ciel variable, web, «Plantes et jardins», Montréal, Automne et hiver 2025.



Paul Seesequasis (Willow Cree), membre de la Nation Crie Beardy et Okemasis, est un commissaire et auteur qui habite à Saskatoon (Saskatchewan). Depuis le début des années 1990, il s'intéresse aux questions touchant à la décolonisation des récits historiques dominants. Il recueille des images d'archives de la vie quotidienne des communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuit, allant des années 1920 aux années 1970, issues d’un regard extérieur – colonial – qui a contribué à l’effacement de ces communautés en tant que cultures vivantes et dynamiques. En partageant ces images sur les médias sociaux et en recueillant des informations auprès des communautés autochtones, Seesequasis identifie les personnes, les lieux, les événements et les histoires liés à chaque image, révélant ainsi les informations historiquement oubliées, effacées ou négligées dans les archives et les collections des musées et des galeries.

Il est l’auteur des livres primés Blanket Toss Under Midnight Sun publié chez Knopf en 2019 et People of the Watershed: Photographs by John Macfie publié par Figure 1 et McMichael Canadian Art Collection en 2024. Parmi les expositions qu'il a commissariées, People of the Watershed, présentée à la McMichael Canadian Art Collection de mai à novembre 2024 et en tournée, a été sélectionnée comme « l’une des 10 meilleures expositions en arts visuels en 2024 » par The Globe and Mail.

Marie-Ann Yemsi est commissaire, consultante en art contemporain et directrice du centre d’art de la Villa Arson à Nice (France) depuis septembre 2024. Diplômée en sciences politiques, elle porte une attention particulière aux productions théoriques, critiques et esthétiques du Sud global et développe des programmes artistiques multidisciplinaires à l’intersection des arts visuels, de la performance, de la danse, de la musique et de l’écriture. Ses projets sont particulièrement axés sur les pratiques artistiques collaboratives et les formes expérimentales, mettant en lumière les thèmes de la mémoire, de l’histoire, du genre et de l’identité en lien avec les enjeux politiques, sociaux et écologiques du monde actuel. Elle a assuré le commissariat de nombreuses expositions internationales dont, récemment, l’exposition collective Ubuntu, a Lucid Dream au Palais de Tokyo à Paris, et A World of Illusions de Grada Kilomba à la Norval Foundation au Cap, en Afrique du Sud. Lauréate 2025 de la Villa Albertine, prestigieux programme français de résidences aux États-Unis, elle présentera en 2026 une exposition et une publication nourries de ses recherches et de son travail avec des artistes contemporaines dans les archives de The Afro, l’une des plus anciennes et importantes archives de presse africaine-américaine conservée à Baltimore.

MOMENTA Biennale d’art contemporain est un évènement montréalais incontournable qui donne rendez-vous tous les deux ans à ses publics dans les musées, les galeries et les centres d’artistes de la métropole. Ses activités comprennent des expositions, des évènements publics et des ateliers éducatifs qui permettent de découvrir des artistes d’ici et d’ailleurs dont les œuvres stimulent la curiosité et la réflexion.




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Alvaro Marinho, Sans titre, 2025, sérigraphie. Avec l'aimable permission de l'artiste. | serigraphy. Courtesy of the artist.

Alvaro Marinho
du 15 septembre 2025 au 15 septembre 2025
CONVERSATION AVEC ALVARO MARINHO, RÉCIPIENDAIRE DE LA RÉSIDENCE INTERSECTIONS 2024

CONVERSATION AVEC ALVARO MARINHO,
RÉCIPIENDAIRE DE LA RÉSIDENCE INTERSECTIONS 2024
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2024, 12H45 À 13H45
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
PAVILLON JUDITH-JASMIN, LOCAL J-7130 (SITUÉ AU 7E ÉTAGE)
405, RUE SAINTE-CATHERINE EST (ANGLE ST-DENIS) H2L 2C4

Alvaro Marinho explore les enjeux de l’appropriation et du détournement d’images à travers les techniques de l’impression. Par un travail hybride entre sérigraphie, pochoir et estampe, il interroge les récits dominants, les identités et les circulations culturelles. Designer, artiste en arts visuels et vidéaste d’origine brésilienne, Alvaro a obtenu une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM en 2023.

Il s’intéresse entre autres à l’appropriation et au détournement d’images en art imprimé, à travers l’hybridation des techniques de la sérigraphie, de la peinture au pochoir et de l’estampe.
www.alvaroartist.ca

Au cours de cette conversation, il fera part de sa démarche artistique et de la recherche qu’il a réalisée pendant sa résidence au centre OPTICA. Il s’entretiendra aussi sur sa production effectuée dans les ateliers de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. La discussion sera animée par Bahar Majdzadeh, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, et Marie-Josée Lafortune, directrice du Centre d’art contemporain OPTICA. Une période de questions suivra sa présentation avec le public.

PROGRAMME DE RÉSIDENCE ARTISTIQUE INTERSECTIONS La résidence Intersections de recherche, de création et de diffusion récompense des artistes http://xn--mergent-9xa.es/, issu.e.s de l’immigration (de première ou de seconde génération), qui sont membres des minorités ethniques ou visibles et diplômé.e.s de la maîtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Ce programme vise à offrir un soutien aux artistes de la diversité en leur donnant accès à un accompagnement professionnel, complémentaire à leur formation universitaire dans le milieu artistique montréalais Pour de plus amples informations, consulter : https://intersections.uqam.ca La résidence Intersections est une initiative conjointe du Conseil des arts de Montréal, du Centre d’art contemporain OPTICA et de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.




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Lou Sheppard, Paul Seesequasis
du 26 septembre 2025 au 26 septembre 2025
26 septembre : Journées de la culture chez OPTICA

À l'occasion des Journées de la culture, OPTICA, en collaboration avec MOMENTA Créatif, a le plaisir d'inviter le public à découvrir ses expositions en cours et à prendre part à des ateliers stimulants.

En lien avec l'exposition Indigenous Archival Photo Project: Dévoiler le jeu du Créateur de l'artiste Paul Seesequasis, l'atelier Ka'nikonhri'io: Corps Sain, Esprit Sain propose une méditation guidée décontractée qui permet d'en apprendre plus sur l'esprit sportif, le travail d'équipe et sur la manière d'affronter chaque défi avec le concept Haudenousaunee de « Ka'nikonhri:io: a good mind ».

L'atelier Entre ville et nature est quant à lui lié à l'exposition de Lou Sheppard, Rights of Passage. Il s'agit d'une sortie exploratoire qui propose d'imaginer les droits des espaces liminaux entre la ville et la nature, comme si ces espaces étaient des êtres vivants. Le public pourra explorer les liens entre écologie, territoire et identité queer en participant à la création d'une installation hybride collective faite d'éléments trouvés.

La galerie sera ouverte comme à l'habitude le 26 septembre de 12h à 17h pour des visites en continu (sans réservation). L'atelier Ka'nikonhri'io: Corps Sain, Esprit Sain aura lieu de 12h à 14h et Entre ville et nature se déroulera de 15h à 17h (réservation requise). Voici le lien pour réserver votre place.

Toutes nos activités sont offertes gratuitement Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous à partir de septembre en contactant la responsable du programme éducatif public : mediationoptica@gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Suivant toujours un désir d’amélioration en matière d’inclusion et d’accessibilité, le centre oriente ses approches afin de répondre du mieux possible aux défis engendrés par ces enjeux contemporains. OPTICA tient à offrir un environnement accueillant et inclusif.

La responsable du programme éducatif public a reçu une formation sur l’accessibilité en centre d’artistes, présentée par le RCAAQ et l’organisme Kéroul. De plus, sachez qu’il n’y a aucun coût lié à la visite d’expositions ou à la participation aux ateliers de création.

Une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé. Si vous avez des questions ou si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter.




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Atelier éducatif avec le duo Leisure | Educational workshop with the duet Leisure. Photo: Michael Patten.

Offre d’emploi / Job Offer
du 30 septembre 2025 au 27 octobre 2025
Responsable du programme éducatif public d’OPTICA

Date limite pour postuler : 27 octobre

Le centre d’art contemporain OPTICA est à la recherche d’une personne dynamique afin de pourvoir le poste de responsable de son programme éducatif public. La personne recherchée doit posséder 2-3 années d’expérience en médiation culturelle ou avoir acquis une expérience complémentaire dans le cadre de ses études et détenir une bonne connaissance du milieu de l’art actuel.

Les tâches sont rattachées au développement des contenus et des ressources pédagogiques en art contemporain, à l’accueil des groupes scolaires et du public, à la préparation et à l’animation de visites, de discussions et d’ateliers de création, à des activités de recherche en médiation culturelle ainsi qu’à la réalisation de projets spéciaux.

À propos d’OPTICA

Situé à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, OPTICA compte parmi les premiers centres d’artistes autogérés canadiens. Depuis 1972, le centre œuvre à promouvoir l’art contemporain canadien et cherche à sensibiliser les différents publics aux enjeux qui animent les discours et les pratiques artistiques en arts visuels par le biais d’un programme varié d’expositions, de publications, de résidences, d’activités critiques et éducatives.

► Poste : Poste permanent

► Durée : Contrat de travail à durée indéterminée

► Horaire de travail: 4 jours soit 28 heures par semaine, du mardi au vendredi de 10h à 17h (flexibilité les lundis à déterminer avec la personne sélectionnée)

► Salaire : 24,73 $ de l'heure, 36 000$ annuel

► Date entrée en fonction : 11 novembre 2025

► Entrevue d’embauche : du 3 au 7 novembre 2025

► Lieu de travail : OPTICA, 5445 Av.de Gaspé, local 106, Montréal, QC H2T 3B2

DATE LIMITE POUR POSTULER : 27 OCTOBRE 2025 à 23h59

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Programme éducatif public | saison 2025-26. Public Education Program | Season 2025-26 Design: Pastille rose


du 1 novembre 2025 au 12 septembre 2026
Programme éducatif public | Automne - Printemps 2025-26

Le programme éducatif public d’OPTICA propose différents ateliers de création et des visites interactives adaptés au public dès l’âge de 4 ans. Les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies, les écoles primaires et secondaires, les cégeps, les universités, les résidences pour personnes aînées et les organismes communautaires peuvent participer à nos activités. Celles-ci se déroulent dans un climat favorisant la discussion et la réflexion, dans le but d’en apprendre plus sur la création actuelle.

Toutes nos activités sont offertes gratuitement!

Pour planifier une visite commentée et/ou pour participer à un atelier, vous n’avez qu’à prendre rendez-vous en contactant la responsable du programme éducatif public Lucile Beaudoin : mediationoptica @ gmail.com ou par téléphone au 514-874-1666.

CONSULTEZ NOTRE PROGRAMMATION ANNUELLE 2025-2026 EN FORMAT PDF




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Alvaro, Sans titre, 2025, sérigraphie. Avec l'aimable permission de l'artiste. | screen printing. Courtesy of the artist.

Alvaro
du 4 novembre 2025 au 13 décembre 2025
De sable et de neige

**Vernissage le 8 novembre 2025, de 15h à 17h.
Présentation public : Samedi 13 décembre 2025, 15h à 16h

Au cours de sa recherche dans le cadre de la résidence Intersections, Alvaro s’est intéressé aux pratiques d’artistes immigrant.e.s qui ont utilisé leurs parcours d’intégration comme matière à la création. En consultant les archives du centre OPTICA, ce choix l’a conduit à incorporer une autre temporalité datée de seize ans, qui correspond à la période depuis son arrivée au Canada, cherchant à faire dialoguer les archives institutionnelles avec les archives personnelles.

Issues de cette recherche, deux démarches ont été particulièrement inspirantes : la première est Fragment-s de silence I (2020–2022) de Maryam Eizadifard, artiste originaire d’Iran. Son travail illustre la complexité du rapport entre territoire d’accueil et territoire d’origine, où le paysage devient porteur des tensions identitaires liées à l’exil. La seconde est The Novels of Elsgüer (Episode 4): Camouflaged Screams (2021) de Laura Acosta et Santiago Tavera, artistes canado-colombiens établis à Montréal. Leur œuvre mobilise le camouflage comme métaphore de l’intégration culturelle et sociale, en interrogeant la visibilité et l’invisibilité des minorités. Ici le camouflage est un outil critique pour réfléchir à la manière dont les corps immigrés sont vus ou occultés.

En revenant sur ses archives personnelles, Alvaro a retrouvé plusieurs portraits photographiques au format 2 x 3 pouces, initialement produits pour des documents officiels. Ces photographies, réalisées selon les exigences institutionnelles, reprennent les canons traditionnels du portrait occidental – regard frontal, cadrage limité à la tête, au cou et aux épaules, absence d’accessoires – tout en intégrant des paramètres contemporains comme le fond blanc, qui détache l’identité de son contexte. Bien que leur usage artistique n’était pas prévu au départ, elles se sont imposées comme moyens d’explorer l’identité à travers quatrevisages différents d’Alvaro. À cette recherche est venu s’ajouter un autre élément : les plans urbains des quartiers montréalais où il a vécu, fabriqués par des technologies GPS représentant la présence de l’artiste dans la ville. En faisant dialoguer ses portraits institutionnels avec la rigidité des cartes, Alvaro a exploré la façon dont l’organisation urbaine transforme l’image du visage, et comment, en retour, les traits organiques modifient la perception des lieux. L’articulation entre identité et territoire est ainsi devenue centrale, révélant la réciprocité entre l’individu et son environnement.

Sur le plan technique, deux orientations guident le processus créatif : la première concerne le rapport à la nature, où neige et sable symbolisent respectivement le pays d’accueil et le pays d’origine où la marche prend son importance comme geste de découverte sensoriel du territoire par le corps. La deuxième, concerne la couleur, abordée de manière expérimentale : plutôt que des teintes préparées, les couleurs se construisent directement sur la toile d’impression ou sur le papier, dans un processus ouvert à la surprise. L’utilisation de papiers « pauvres » et de papiers « prestigieux » permet de questionner les codes de l’art imprimé, tandis que l’alternance entre espace institutionnel d’exposition et affichage sauvage dans la rue interroge la circulation des images et leur réception : certaines images ont été créées pour la diffusion hors murs, apposées de manière non-autorisée aux abords de la galerie conjointement à l’exposition en salle.

Alvaro

La résidence Intersections est une initiative conjointe du Conseil des arts de Montréal, du Centre d’art contemporain OPTICA et de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Alvaro est un artiste visuel, designer et vidéaste qui vit et travaille à Montréal depuis seize ans. Originaire du Brésil, il explore les arts visuels comme un espace de recherche critique de l’image imprimée. Dans sa pratique, il aborde les archives coloniales et personnelles comme matière première pour composer de nouvelles images qui interrogent la temporalité des représentations visuelles. Sa démarche s’inscrit dans une posture décoloniale et queer, par des gestes d’appropriation et de détournement d’images sources. L’artiste s’intéresse particulièrement aux enjeux de la réactivation des archives et à la transformation des perceptions à travers les techniques de l’impression. Par un travail hybride entre sérigraphie, pochoir et estampe, il remet en question les récits dominants, les identités figées et les circulations culturelles. Alvaro détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2023) et ses recherches se concentrent sur la transformation des imaginaires collectifs liés aux symboles coloniaux.

www.alvaroartist.ca




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Po B. K. Lomani, Nothing 01 (Small Talk), 2023-...
Vidéo interactive en temps réel et son stéréo, traitement des données en temps réel. | Real-time, interactive video and stereo sound, real-time data processing.
Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _), 2023.
Vidéo interactive en temps réel et son stéréo, sauvegarde des données, ~ 11 ans.
Avec l'aimable permission de l'artiste. | Courtesy of the artist.

Po B. K. Lomami
du 4 novembre 2025 au 13 décembre 2025
Screensavers

Conversations publiques à OPTICA
En collaboration avec le Dark Opacities Lab
Samedi 29 novembre 2025 - 15h à 16h - Po B. K. Lomami et Somayeh Rashvand
16h30 à 17h30 - Po B. K. Lomami et RÉSEAU MAYELE


L’exposition Screensavers propose deux œuvres tirées de la série en cours Nothing de Po B. K. Lomami, soit Nothing 01 (Small Talk) et Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _), faisant partie de son plus vaste projet intitulé Body of Nothing: Silence, Avoidance, Compartmentalization. Ces œuvres sont issues de l’intérêt que porte depuis longtemps Lomami pour les récits emmêlés de génocide et d’extraction minière coloniale en République démocratique du Congo. Au cœur de la pratique de Lomami logent la question de la représentation de ces récits en cours et la recherche de modes alternatifs d’engagement. Que voit-on quand on regarde ces histoires ? Rien. Pourtant, aux yeux de Lomami, ce « nothing », ou ce rien, n’est pas un vide ; c’est ce qui émerge là où les archives échouent : le non-documenté, le non-dit et le non-dénombré. Dans ce que les archives officielles inscrivent comme manquant ou disparu, Lomami voit une présence affective chargée de traces de vie, d’endurance et de refus. Loin d’être un motif récurrent ou un thème primordial, ce « nothing » devient ainsi un mode de provocation : une façon de s’occuper de l’histoire en usant d’opacité, d’y rester et d’en être témoin.

Nothing 01 (Small Talk) part de l’impossibilité de rendre compte de la catastrophe, et pourtant du besoin pressant de le faire. Il n’existe pas de documents (ou de données) précis sur les nombreuses vies perdues durant le génocide au Congo, pas plus que sur les grandes quantités de minéraux pillés en son sol. Avec cette toile de fond, et dans un geste ironique, Lomami se tourne vers la météo. Après tout, qui ne veut pas parler de la pluie et du beau temps ? Dans Nothing 01, les données météorologiques sont transformées en une composition audiovisuelle amorphe, variant constamment, qui évoque la manière dont la catastrophe est réduite à des données abstraites, à des chiffres informes. En introduisant du bruit dans le flot des données météorologiques, Lomami crée un espace instable, rendant palpable la difficulté de témoigner de ce qui a été rendu invisible, suggérant que ce qui reste de la violence est souvent diffus, insaisissable, en suspens – tout comme le temps, la météo. Si Nothing 01 met en scène la désincarnation de la catastrophe, Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _),revendique le corps en tant que site d’endurance et comme témoin. À l’écran, on voit en gros plan un visage couvert de terre, ou de poussière minérale, se mettant à réciter des chiffres à haute voix, chacun énoncé comme s’il s’agissait d’un nom. Ce visage voilé de poussière rappelle l’extraction minière coloniale au Congo, révélant les enchevêtrements de la disparition d’êtres humains et de l’appauvrissement du sol. Le décompte continue tant et aussi longtemps qu’il y a quelqu’un (témoin) et, s’il n’était jamais interrompu, il se poursuivrait pendant des années. Ce faisant, Lomami nous met devant l’impossibilité de rendre compte de la catastrophe et devant le fardeau d’en témoigner. Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _), revendique ce que les données rendent anonymes, transformant l’acte même du décompte, le faisant passer d’une forme de mesure en un geste de deuil, de bienveillance et de mémoire.

L’exposition Screensavers de Lomami se déploie au seuil de la visibilité et de l’opacité, de la présence et de la disparition, offrant une rencontre plus lente et attentive avec les récits de génocide et d’extraction coloniale des ressources en République démocratique du Congo. Ces œuvres créent des rencontres affectives et incarnées dans lesquelles le public est invité à prendre acte de ces récits à travers des formes qui résistent à la représentation et à la transparence. À une époque obsédée par la consommation de données et par la quantification, la politique d’opacité de Lomami devient un acte de désobéissance épistémique, une façon autre de connaître qui ébranle les régimes mêmes de visibilité à travers lesquels la catastrophe devient lisible.



Autrice : Somayeh Rashvand

Traductrice : Colette Tougas



COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)



Po B. K. Lomami est une artiste-chercheure indisciplinaire, enseignante et programmatrice dans le milieu communautaire. Issue de la diaspora congolaise en Belgique, iel vit actuellement à Tiohtià:ke-Mooniyang-Montréal depuis 2017.

Explorant la rage et l'échec, la pratique artistique de Lomami s'articule autour du déplacement du travail, du devenir de sa subjectivité et des futurs collectifs possibles avec des perspectives noires, crip et afroféministes. Iel interroge les gens, les institutions et elle-même à travers l'affection, la force, l'absurde et le quotidien.

Lomami est titulaire d'une licence (2011) et d'une maîtrise (2014) en ingénierie de gestion de l'université de Namur, d'une maîtrise en études des communications (2022) et d'une maîtrise en Studio Arts - Intermediade de l'université Concordia (2025). Cependant, leur pratique interventionniste ne s'est pas développée dans un contexte éducatif institutionnel.

Somayeh Rashvand est une chercheuse interdisciplinaire qui écrit sur l’art ; elle est présentement doctorante en histoire de l’art à l’Université Concordia à Tiohtiá:ke/Montréal.




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Portrait de Lucile Beaudouin. Crédits photo : Melina Vera-Jaramillo

Lucile Beaudouin
du 21 novembre 2025 au 21 novembre 2025
Bienvenue à Lucile Beaudouin!

OPTICA est ravi d'accueillir Lucile Beaudouin qui se joint à l’équipe en tant que responsable du programme éducatif public d’OPTICA!

Artiste visuelle, médiatrice culturelle et enseignante, Lucile Beaudouin a travaillé en éducation artistique et en coordination de projets au Canada, en France et au Panama. Diplômée des Beaux-Arts de Concordia, elle a également étudié les sciences -diplôme MIAS (Mathématiques et Informatique Appliquées aux Sciences)- ainsi que les physiques fondamentales et l’éducation. Son parcours inclut la participation à des jurys, le commissariat pédagogique et l’accompagnement d’artistes invité·e·s. Elle a présenté des conférences et animé des discussions sur les dynamiques créatives et le travail collaboratif. Elle se positionne comme une personne-ressource, désireuse d’ouvrir des espaces où l’art favorise la rencontre.




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Po B. K. Lomami, Screensavers, vue d'exposition. Crédit photo : Paul Litherland

Po B. K. Lomami
du 29 novembre 2025 au 29 novembre 2025
Conversation publique - autour de Screensavers

Afin d’approfondir des aspects de la programmation, OPTICA accueille des conversations publiques dans le cadre de l’exposition de Po B. K. Lomani Screensavers, en collaboration avec le Dark Opacities Lab et le RÉSEAU MAYELE.


Samedi 29 novembre 2025
15h à 16h - Po B. K. Lomami et Somayeh Rashvand en anglais
16h30 à 17h30 - Po B. K. Lomami et RÉSEAU MAYELE en français
Prenez note que les traductions vers le français et l’anglais seront disponibles.

L’exposition Screensavers propose deux œuvres tirées de la série en cours Nothing de Po B. K. Lomami, soit Nothing 01 (Small Talk) et Nothing 02 (_ _ _ _ _ _ _ _), faisant partie de son plus vaste projet intitulé Body of Nothing: Silence, Avoidance, Compartmentalization. Ces œuvres sont issues de l’intérêt que porte depuis longtemps Lomami pour les récits emmêlés de génocide et d’extraction minière coloniale en République démocratique du Congo.

Dans un premier temps Somayeh Rashvand ouvre le dialogue avec Po B. K. Lomani à propos d'enjeux esthétiques et de la manière dont les oeuvres de l'exposition mobilisent le silence, l'opacité et la mémoire. Par la suite, le RÉSEAU MAYELE lance avec Po une discussion essentielle sur notre déconnexion face aux violences en RDC - cette tendance à détourner le regard lorsque les atrocités nous dépassent. Ensemble, ils invitent le public à regarder autrement : traverser l'opacité, affronter l'inconfort et réapprendre à être témoins.



Somayeh Rashvand est historienne de l'art, artisane et chercheuse interdisciplinaire. Elle poursuit actuellement des études doctorales en histoire de l'art à l'université Concordia. Ses recherches portent principalement sur l'art, l'esthétique, les crises planétaires et les questions de justice sociale et écologique. Elle s'intéresse particulièrement à la manière dont le domaine esthétique devient un lieu de production de connaissances, de sensibilité et de création spéculative queer, rebelle et insurgée, afin de faire face à la dystopie marquée par les guerres impériales, l'extraction des ressources, le changement climatique et la destruction écologique. Son travail s'appuie sur des méthodologies décoloniales et anti-extractives ancrées dans les pratiques ancestrales et autochtones d'écoute, de perception et de narration - des approches à travers lesquelles elle réfléchit, écoute et imagine aux côtés d'artistes et de leurs pratiques esthétiques. Avant de commencer son doctorat à Concordia, elle a été chargée de cours à l'université en Iran pendant plus de dix ans, où elle a enseigné un large éventail de cours sur les théories et les méthodes en histoire de l'art. Ses écrits ont été publiés dans Art Journal et PUBLIC, entre autres.

Dark Opacities Lab est sous-titré « centre d'études et de stratégies politiques et esthétiques pour les personnes PANDC (noires, autochtones et de couleur)» afin de signaler que ce travail est centré sur les personnes de couleur et sur nos engagements politiques, qui priment sur l'esthétique. C'est dans cette approche centrée sur le politique que nous devons comprendre que l'engagement en faveur de la justice raciale découle de la politique, qu'il émerge non seulement de la conscience de l'antagonisme général, mais qu'il a déjà pris parti. C'est ainsi que le laboratoire aborde la politique comme une question d'éthique, de choix de camp, de travail de conscience radicale qui nécessite des formes d'étude et d'organisation qui ne sont pas toujours disponibles à l'école ou à l'université. Cette logique structurelle, qui peut sembler évidente, s'inspire d'une politique et d'une éthique anticolonialistes qui s'appuient également sur l'ouvrage de Moten et Harney, The Undercommons.

Le RÉSEAU MAYELE est un organisme à but non lucratif qui aspire à mobiliser la jeunesse canado-congolaise autour d’un patriotisme ancré dans l’engagement communautaire et le changement durable en RDC. L'organisation est composé d’une diaspora militante qui questionne et agit pour le Congo. Ils ont pour mission de sensibiliser sur la situation actuelle du Congo, d’outiller les jeunes face aux réalités du marché du travail, d’encourager l’esprit critique et la réflexion, et de valoriser la culture congolaise à travers l’écriture, les arts et l’histoire. Leur ambition : rassembler la jeunesse de la diaspora congolaise au Canada et éveiller un sens des responsabilités face aux défis de notre communauté. Le RÉSEAU MAYELE est un espace de dialogue, de transmission et de mobilisation — pour une jeunesse consciente qui rayonne d’un océan à l’autre. L’intelligence collective commence maintenant.




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Alvaro
du 13 décembre 2025 au 13 décembre 2025
Conversation publique - autour De sable et de neige

Conversation publique à OPTICA
Ce samedi 13 décembre 2025, 15h à 16h
Rencontre avec Alvaro dans le cadre de son exposition De sable et de neige. L'artiste partagera le fruit de ses recherches et présentera un essai vidéo documentaire, personnel, qu'il a réalisé, dressant un survol de la résidence Intersections à OPTICA en partenariat avec le Conseil des arts de Montréal et l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM.


Alvaro est un artiste visuel, designer et vidéaste qui vit et travaille à Montréal depuis seize ans. Originaire du Brésil, il explore les arts visuels comme un espace de recherche critique de l’image imprimée. Dans sa pratique, il aborde les archives coloniales et personnelles comme matière première pour composer de nouvelles images qui interrogent la temporalité des représentations visuelles. Sa démarche s’inscrit dans une posture décoloniale et queer, par des gestes d’appropriation et de détournement d’images sources. L’artiste s’intéresse particulièrement aux enjeux de la réactivation des archives et à la transformation des perceptions à travers les techniques de l’impression. Par un travail hybride entre sérigraphie, pochoir et estampe, il remet en question les récits dominants, les identités figées et les circulations culturelles. Alvaro détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2023) et ses recherches se concentrent sur la transformation des imaginaires collectifs liés aux symboles coloniaux. www.alvaroartist.ca


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Crédit photo : Andrea Calderón

Aïda Vosoughi
du 12 janvier 2026 au 2 novembre 2026
Aïda Vosoughi, lauréate de la résidence Intersections 2026

Le Conseil des arts de Montréal, OPTICA, centre d’art contemporain et l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM ont le plaisir d’annoncer que l’artiste canadienne d’origine iranienne Aïda Vosoughi est la lauréate de la résidence Intersections 2026.

Cette résidence offre un accompagnement professionnel à l’artiste de la part des partenaires en sus d’une bourse de production et l’accès aux ateliers techniques, à une main d’œuvre et à des ressources spécialisées de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. À la fin de la résidence, l’artiste présente les résultats de sa recherche dans le cadre d’une exposition au centre OPTICA.

Originaire d’Iran, Aïda Vosoughi vit à Montréal depuis 2014. Sa pratique artistique s’inscrit dans des projets au long cours, à l’intersection de l’art contemporain et des sciences humaines. Inspirée par la littérature, la mythologie et la tradition picturale de la région aujourd’hui reconnue comme le Moyen-Orient, Vosoughi a su développer un langage métaphorique qui est devenu par la suite central dans sa pratique.

L’artiste explore le motif du paysage et ses transformations dans une perspective historique en le reliant à des enjeux tels que l’économie et l’environnement et en adoptant une approche décoloniale. Ses recherches actuelles se penchent sur la frontière en tant qu’agent de transformation du paysage, notamment à travers sa dynamique liée aux mouvements migratoires et en mettant l’accent sur sa dimension géopolitique.

Dans le cadre de la résidence Intersections, Aïda Vosoughi compte adopter une démarche expérimentale qui est propre à la matérialité de chaque projet qu’elle entreprend. https://aidavosoughi.com/

La résidence Intersections est une initiative conjointe du Conseil des arts de Montréal, du centre d'art contemporain OPTICA et de l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM. Elle s’adresse aux artistes issu.e.s d’une communauté culturelle qui sont diplômé.e.s de la maîtrise de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.




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Bé van der Heide, Pisces Pedic Pleasure Palace, 1978. Exposition et performance. Avec l'aimable permission des Collections spéciales et archives de l'Université Concordia, le fonds La Centrale.
| Exhibition and performance. Image courtesy of Concordia University Special Collections and Archives, La Centrale Fonds.



Commissaire/Curator : Didier Morelli ; artistes : Elizabeth Chitty, Marie Décary, Johanna Householder, Kamissa Ma Koïta, Francine Larivée, Lise Nantel, Bé van der Heide
du 16 janvier 2026 au 13 juin 2026
Street Actions : Women Performing in Montréal and Toronto, 1970-1980 [Actions de rue : femmes en performance à Montréal et à Toronto]

Quand l’artiste Rita Letendre est interviewée sur les ondes de Radio-Canada à propos de sa pratique muraliste, ayant alors réalisé des œuvres monumentales en Californie (Sun Rise, 1965) et à Toronto (Sunrise, 1971), ce sont ses actions dans la rue plutôt que ses œuvres qui se retrouvent au cœur de la conversation

Letendre : Pour une œuvre murale à l’extérieur, comme celle que j’ai réalisée en Californie en ‘65 – celle-là, je l’ai fait moi-même. Elle mesurait vingt-et-un pieds par vingt-quatre ; je pouvais garder le contrôle. L’autre a été réalisée par des hommes qui l’ont traduite, parce qu’elle faisait soixante pieds par soixante à deux cents pieds au-dessus du sol […].

Andréanne Lafond : L’échafaudage pour une femme, wow, vous avez dû grimper vingt-et-un pieds ; vous l’avez fait vous-même ?

On ne s’attendait pas, semble-t-il, à ce que Letendre exécute des actions physiques en-dehors des normes établies par la société.

Street Actions: Women Performing in Montréal and Toronto (1970-1980) [Actions de rue : femmes en performance à Montréal et à Toronto] pose un regard sur la manière dont les femmes, dans les années 1970, ont revendiqué la ville dans une variété de performances ou de gestes et d’actions marqués par la performance. En résistance au fonctionnalisme urbain et à l’argumentaire des espaces publics et privés basé sur les sexes, elles ont imaginé d’autres façons d’être à Montréal et à Toronto. Aux deux extrémités du spectre culturel, divisées par la langue mais unies par des causes communes, ces artistes ont soit donné forme à la deuxième vague du discours et de l’activisme féministes, soit elles ont avancé de manière parallèle en posant des gestes d’affirmation.

Au sommet du mouvement de libération des femmes au Canada, Actions de rue explore comment des enjeux comme la représentation, les droits de reproduction, la violence basée sur le sexe et l’environnementalisme ont été amplifiés par ces artistes, de manière performative, par leur positionnement en marge de la ville – fragments d’un pavillon construit pour exposer la condition des femmes, performances ancrées dans le mouvement, bannières colorées portées lors de manifestations féministes dans la rue ou pieds-oreillers ludiques ajoutés à une œuvre d’art public. Toutes disciplines confondues, ces femmes artistes ont produit un vocabulaire cinesthésique qui s’écartait des codes sociaux, qui instaurait des modes de production artistique, des modèles fonctionnels pour penser la ville et des identités spatiales genrées.

La présente exposition propose les œuvres originales de sept artistes, leur documentation et leurs archives, ce qui représente un fragment d’un plus vaste projet de recherche en cours qui comprend plusieurs autres artistes. Elle s’appuie également sur du matériel de soutien visuel provenant de regroupements féministes et de mouvements de libération des femmes, tel qu’articulé dans divers pamphlets, journaux et le plus vaste écosystème des médias qui ont saisi l’action de femmes en train de défier les normes sociétales avec leurs corps. De plus, l’exposition attire l’attention sur la diffamation dont les femmes ont fait l’objet dans des caricatures, des journaux et d’autres sources.

La reconstitution par Kamissa Ma Koïta d’une image iconique documentant la fondation de La Centrale galerie Powerhouse, un centre d’artistes féministes majeur créé au milieu des années 1970, vise à élargir cette archive et à la relier au moment présent. Pour la plupart blanches, les femmes qui se sont exposées en public dans Street Actions ne sont pas un reflet de l’importante présence de femmes noires, autochtones et non blanches ayant contribué à façonner les mouvements de protestation dans les années 1960 et 1970. Intentionnellement anachronique et travaillant également à l’intérieur même de ces héritages, Koïta nous rappelle que les artistes continuent à se servir de la rue comme espace politique pour aborder des enjeux d’agentivité, de droits et de représentation, produisant une friction avec l’architecture des villes qui les contient.

Traduction : Colette Tougas

Didier Morelli tient à remercier les artistes qui ont rendu possible Actions de rue, de même que les nombreuses institutions qui ont apporté leur contribution en prêtant des œuvres, des documents et d’autre matériel d’exposition. Ce projet a reçu l’aide du Fonds de recherche du Québec (FRQSC), des Presses de l’Université Concordia et du Centre Canadien d’Architecture (CCA). Un soutien matériel a également été offert par la Galerie d’art Leonard & Bina Ellen et le CCA.

OPTICA remercie Rian Adamian, Gregory Prescott et Natacha Chamko de l’Atelier Clark pour la réalisation des plateformes dans l’exposition.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (pdf)

REVUE DE PRESSE

MAVRIKAKIS, Nicolas. « Que découvrir dans les centres et galeries d’art cet hiver?», Le Devoir, 10 janvier 2026.

BOUCHARD, Karine. « Les débuts de 2026 en arts visuels», La Presse, 10 janvier 2026.



Didier Morelli est commissaire, historien de la performance et de l’art, critique culturel et artiste visuel. Sa bourse postdoctorale du Fonds de recherche du Québec — Société et culture (FRQSC) (2022-2025), qu’il a menée à l’Université Concordia et au CCA, examine comment les performances féministes de la deuxième vague ont subverti le fonctionnalisme urbain en imaginant d’autres modes d’incarnation à Montréal et à Toronto dans les années 1970. Auparavant rédacteur adjoint à Espace art actuel, il a également publié des textes dans Art Journal, CTR: Canadian Theatre Review, C Magazine, CBC Arts, Esse Arts + Opinions, RACAR, Spirale et TDR: The Drama Review. Morelli est le commissaire de la MANIF 2026, la Biennale de Québec, intitulée « Briser la glace / Splitting Ice ».

Bé van der Heide est née aux Pays-Bas où elle a suivi une formation en peinture de quatre ans. Installée au Canada en 1960, elle a réalisé une grande œuvre murale au pavillon des Pays-Bas durant Expo 67, l’exposition universelle de Montréal.

Elizabeth Chitty a eu une pratique artistique de 1975 à 2021 à Toronto, à Vancouver et dans la région de Niagara, à la croisée de la performance, de la vidéo, du son, de la photographie, de la danse ainsi que d’approches axées sur la communauté dans les domaines muséal, scénique et publique. Son matériau principal a été le mouvement : des images numériques, du son et du corps humain. Sa dernière œuvre intitulée Power, une vidéo de 15 minutes à trois canaux et une installation audio à quatre canaux, abordait la réparation écologique et la décolonisation à travers la rivière Niagara, le Traité de Niagara et trois femmes qui se promènent.

Johanna Householder a émigré au Canada des États-Unis en 1975, et a compté parmi plusieurs des chorégraphes et interprètes indépendant·es ayant reçu une formation au 15 Dance Lab à Toronto. En tant que membre d’un groupe de performance féministe, The Clichettes, elle a contribué à établir le lip-sync comme support viable pour la critique politique. Son intérêt pour la manière dont les idées façonnent le corps a guidé sa pratique souvent collaborative en performance, vidéo et chorégraphie.

Créatrice polyvalente formée en communications, Marie Décary s’est dessiné un parcours entre l’artisanat et les arts textiles, notamment en duo complice avec Lise Nantel, le cinéma documentaire et la vidéo expérimentale, le journalisme culturel et la littérature de fiction jeunesse. Avoir son mot à dire, à écrire, à coudre ou à filmer lui tient toujours à cœur. Pour le plaisir de partager des idées, des images ou des histoires féministement engageantes et faire bouger les choses.

Lise Nantel puise dans les matériaux du quotidien, visant à intégrer dans son œuvre des savoirs liés autant au travail domestique qu’à l’horticulture, à l’ethnologie ou à l’art. Sa pratique est une résistance, ancrée dans un désir profond d’identifier les obstacles à la création, les interdits, à la recherche d’un langage qui nomme à la fois ce qui est nié dans l’histoire et les multiples couches de mémoire. Sa volonté de diversifier les champs d'intervention de l'art a inspiré la création et la diffusion d'œuvres, souvent éphémères : recherches et publications sur l'art populaire, création d'éléments visuels pour des manifestations politiques, aménagement de lieux de recueillement, co-fondation des Éditions du remue-ménage, enseignement, entre autres.

Francine Larivée est née à Montréal, où elle vit et travaille. Diplômée de l’École des beaux-arts de Montréal, elle détient un baccalauréat en histoire de l’art et une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal. Sa pratique sculpturale a eu un impact majeur sur les arts au Québec, à commencer par l’installation La chambre nuptiale (1976) qui bouleversait tous les clichés à propos de l’identité des femmes. Dans les années 1980, dans un esprit tout aussi socialement et politiquement engagé, elle travaille avec des matériaux naturels « vivants », et installe notamment Mousses en situation (1983) dans le hall d’entrée de Place Ville Marie.

Kamissa Ma Koïta est une artiste visuelle et designer canado-malienne établie à Montréal. Sa pratique transdisciplinaire mobilise archives, technologies et savoirs ouest-africains, et se déploie à travers la performance, l’image, la poésie et les arts visuels. Elle s’intéresse particulièrement aux vecteurs de domination sociale et aux groupes historiquement marginalisés, dans une perspective panafricaine et décoloniale. Elle a présenté son travail à Dare-Dare (2018), à la Galerie de l’UQAM (2018) et au Musée national des beaux-arts du Québec (2021). Elle a également contribué à la cocréation et à la conception visuelle de Survival Technologies, présenté au Festival TransAmériques en 2024.




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Jeune adulte réutilisant du tissu. Image libre de droits. | Young adult reusing fabric material. Copyright-free image.

Atelier de médiation à OPTICA
du 16 janvier 2026 au 13 juin 2026
OPTICA invite le public à réactiver les mémoires féministes dans l’espace public

Dans le cadre de l'exposition Actions de rue: femmes en performance à Montréal et à Toronto (1970-1980), présentée du 16 janvier au 13 juin 2026, le programme éducatif d’OPTICA organise deux ateliers participatifs ouverts au grand public qui prolongent les questions soulevées par les performances féministes des années 1970 : comment les corps habitent-ils l'espace public ? Comment la création collective peut-elle devenir un acte de résistance ?

L'atelier Nos corps, nos rues : mémoires féministes de Montréal invite les personnes à réactiver leurs souvenirs. À travers une visite dialoguée de l'exposition suivie d'un cercle de témoignages, les participant·e·s pourront créer collectivement une bannière textile inspirée des œuvres de Marie Décary et Lise Nantel. Cet atelier transforme la mémoire orale en archive vivante et matérielle.

GRATUIT
Réservation
Lucile Beaudouin : mediationoptica @ gmail.com ou au 514-874-1666.



Accessibilité
OPTICA porte une attention particulière pour offrir à tous et à toutes une expérience de visite optimale et réussie. Suivant toujours un désir d’amélioration en matière d’inclusion et d’accessibilité, le centre oriente ses approches afin de répondre du mieux possible aux défis engendrés par ces enjeux contemporains. OPTICA tient à offrir un environnement accueillant et inclusif.

Une rampe d’accès est située à l’entrée du côté nord du 5455, avenue de Gaspé. Si vous avez des questions ou si vous avez des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter.




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Crédit photo : kimura byol lemoine

Nuit Blanche 2026 à Montréal_28 fév_19h-23h
du 28 février 2026 au 28 février 2026
Ateliers Le corps-monument : danser pour se réchauffer avec Helena Martin Franco

RÉSERVATIONS requises via ce courriel : mediationoptica @ gmail.com

À l’occasion de la Nuit blanche 2026, OPTICA est heureux d’ouvrir ses portes au grand public et de proposer une soirée de création dans une atmosphère décontractée et chaleureuse. Le centre accueille l'artiste multidisciplinaire Helena Martin Franco à donner un atelier. À travers des jeux de mouvement et des gestes simples, les participant·e·s exploreront la dimension politique du corps dans l'espace urbain, puis traduiront leurs réflexions en créations visuelles (dessins, collages, maquettes).
Trois ateliers seront offerts à 19h, 20h et 21h.



L'exposition Street Actions : Women Performing in Montréal and Toronto, 1970-1980 [Actions de rue : femmes en performance à Montréal et à Toronto] sera ouverte au public!



Helena Martin Franco, née en Colombie ; elle vit et travaille à Tiohtiá:ke/Montréal depuis 1998. Sa pratique interdisciplinaire explore le métissage de différents procédés artistiques et l’hybridation entre des techniques traditionnelles et de nouvelles technologies. Helena crée des autofictions où elle explore la perméabilité et les frontières entre les identités culturelles, nationales et de genre. Ses propositions artistiques participent au dialogue au sujet de la violence sexiste, de l’immigration et de la censure artistique. Dans une perspective féministe, elle tisse des liens entre des collectifs et des organismes culturels afin de favoriser rencontres et échanges de pratiques artistiques, notamment entre le Canada et la Colombie.

Elle est fondatrice de L'Araignée, un collectif de diffusion d'art actuel; La Redhada, Red de mujeres artistas del Caribe colombiano; CAVCA, Comunidad de artistas visuales de Cartagena y Bolívar; et Las meninas emputás!, un collectif activiste anti-colonial carthagénois. Elle est lauréate du prix Powerhouse 2018 et elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses projets ont été présenté en République dominicaine, en Lituanie, en Espagne, en Nouvelle-Zélande, en Colombie, en Argentine, à Cuba, au Canada parmi d'autres.